Clôture Paris : le CAC40 retombe sous les 5.400 pts

Clôture Paris : le CAC40 retombe sous les 5.400 pts©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 12 juin 2019 à 18h00

L'indice phare parisien, le CAC40, qui venait d'aligner trois séances de reprise, termine ce mercredi soir en retrait de 0,62% à 5.375 pts dans le sillage de la cote américaine. En l'absence de nouveau catalyseur, Wall Street poursuit sa consolidation de la veille ce mercredi, après une belle série haussière (6 séances dans le vert pour le DJIA) alimentée par les espoirs monétaires et commerciaux. A mi-parcours ce jour, le S&P500 et le DJIA sont orientés en retrait de 0,2%, alors que le Nasdaq fléchit de 0,5%. Sur le marché des changes, l'euro se traite actuellement à 1,1322$ (-0,1%), alors que l'indice dollar avance à 96,7.

Hier soir, le marché américain avait déjà opté pour la prudence, en attendant d'en savoir plus sur l'hypothétique rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping fin juin au sommet du G20 d'Osaka. Le président américain a menacé d'imposer des taxes supplémentaires à la Chine si son homologue chinois se dérobe à ce rendez-vous... Pour les marchés, l'enjeu d'un accord avec la Chine est bien plus élevé qu'avec le Mexique, avec lequel un compromis a été trouvé ce week-end. Par ailleurs, les critiques répétées de Trump contre la Fed compliquent la tâche de la banque centrale, qui doit se réunir la semaine prochaine pour statuer sur ses taux directeurs.

Cette semaine, le président américain a défendu une fois encore l'usage et l'intérêt des droits de douane. La Chine a menacé également de représailles en cas de nouvelles sanctions 'tarifaires', ce qui montre que l'heure n'est pas encore à l'apaisement entre les deux superpuissances.

Les marchés devraient donc jouer la prudence, avant la réunion de la Fed des 18 et 19 juin. Selon l'outil Fedwatch, la probabilité reste élevée d'un statu quo à cette occasion, à 77,5%, contre 22,5% de chances d'une baisse d'un quart de point des taux, actuellement logés entre 2,25 et 2,50% sur les fonds fédéraux. En revanche, les marchés espèrent désormais très clairement un assouplissement monétaire d'un quart de point pour la réunion du 31 juillet... Notons que l'indice des prix à la consommation aux États-Unis pour le mois de mai 2019 est ressorti en hausse de 0,1% en comparaison du mois antérieur, en ligne avec le consensus. Il grimpe de 1,8% en glissement annuel. Hors alimentation et énergie, le 'CPI' affiche également une augmentation timide de 0,1% par rapport au mois d'avril (+2% en comparaison de l'an dernier).

Les prix du pétrole corrigent quant à eux ce jour. Le baril de brut WTI perd 2,5% à 51,9$ sur le Nymex, alors que le baril de Brent de la mer du Nord cède 2% à 61$, suite à une réduction des prévisions de croissance de la demande mondiale 2019 de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA). Par ailleurs, d'après le Département américain à l'énergie, les stocks de brut domestiques, hors réserve stratégique, ont progressé de 2,2 millions de barils lors de la semaine close le 7 juin à 485,5 millions de barils, au plus haut depuis juillet 2017. Le consensus tablait sur un repli de 1 mb. Les stocks d'essence ont quant à eux progressé de 0,8 million de barils, alors que les stocks de produits distillés ont reculé de 1 million de barils.

La bonne dynamique du marché de l'emploi se confirme quant à elle en France. Au premier trimestre 2019, les créations nettes d'emploi salarié atteignent +93.800, soit +0,4% après +0,3% au trimestre précédent. Le consensus tablait sur une progression de 0,3%. L'Insee précise que l'emploi salarié augmente de nouveau solidement dans le privé (+92.800 après +67.900) et demeure quasi stable dans la fonction publique (+1.000 après +2.000). Sur un an, il s'accroît de 218.600 (soit +0,9%) : +225.400 dans le privé et -6.800 dans la fonction publique. Par secteur d'activité, la construction se distingue avec 16.100 créations d'emploi (+1,2% après +0,7%), soit la plus forte hausse sur un trimestre depuis fin 2007. L'emploi salarié augmente de nouveau dans l'industrie : +7.500 (soit +0,2%), après +8.800 (soit +0,3%). Plus globalement, ce sont les services marchands qui ont soutenu la tendance avec 68.200 postes créés, soit +0,6%, après +0,4% le trimestre précédent.

Valeurs en hausse

Xilam (+7,2%) a conclu un contrat avec Disney pour la production d'une série d'animation à partir des célèbres personnages du catalogue Disney Chip'N'Dale, destinée à sa nouvelle plateforme Disney+. C'est cette semaine, dans le cadre du Festival International du Film d'Animation d'Annecy, que Disney a annoncé la production de la série Chip'N'Dale avec Xilam. La série, qui va faire revivre Tic & Tac, est donc destinée à Disney+, nouveau service de streaming de Disney.

Genfit reprend 5,5%, après avoir décroché de 16,5% hier, plombé par le plongeon de son concurrent Cymabay qui a dévoilé des résultats jugés décevants d'une étude clinique dans le traitement de la maladie du foie NASH. La biotech américaine a annoncé mardi que les données préliminaires de son étude en cours testant trois doses de son traitement expérimental Seladelpar contre la NASH avaient montré une efficacité limitée, avec des résultats non significatifs par rapport à un placebo. Bryan Garnier considère que la baisse du titre représente une belle occasion de se positionner ou de se renforcer sur Genfit alors qu'une mauvaise nouvelle pour Cimabay ne signifie pas une mauvaise nouvelle pour Genfit.

Argan (+2%) a annoncé la livraison à Monoprix d'un nouveau bâtiment à Fleury-Mérogis (91), dédiée aux activités de e-commerce alimentaire de l'enseigne. L'actif sera loué au groupe Casino pour une durée ferme de 12 ans.

Ipsen (+1,6%). Debiopharm et Ipsen ont annoncé le renouvellement de leur accord Decapeptyl qui prolonge et renforce leur collaboration stratégique jusqu'en 2034 pour le développement, la fabrication et la distribution du Decapeptyl sur les marchés européens et dans certains pays asiatiques et africains... Par ailleurs, Morgan Stanley, qui juge le ratio rendement/risque plus attractif, a initié le suivi de la valeur Ipsen avec un conseil 'surpondérer' et un objectif de cours de 130 euros.

Getlink (+0,9%). Le Brexit continue à peser sur l'activité de Getlink. Le trafic Camions a ainsi encore reculé de 11% en mai suite au déstockage des entreprises britanniques en avril-mai, après les stockages réalisés pendant les trois premiers mois de l'année. Cependant, après une forte baisse de la production automobile en Grande-Bretagne en avril, la reprise des flux liés à cette industrie se fait de manière progressive. Les Navettes Passagers ont pour leur part transporté 213.613 véhicules de tourisme le mois dernier, soit une baisse de 7% par rapport à mai 2018.

Valeurs en baisse

Les valeurs pétrolières étaient malmenées avec la baisse des cours du brut. TechnipFMC perdait 3,6% sous les 20 euros et Total lâchait 2,7%. CGG reperdait aussi près de 3% et Vallourec 2%.

LafargeHolcim (-4,5%). Le principal actionnaire du cimentier, Thomas Schmidheiny, a réduit sa participation de près d'un tiers. Le milliardaire suisse détiendra un minimum 7,2% après avoir vendu un bloc de 2,4% du capital à 48,7 francs suisses pièce. Il doit également céder 1,3% du tour de table via la vente de produits dérivés. "Étant donné que jusqu'à aujourd'hui la grande majorité de ma fortune était investie dans LafargeHolcim, j'ai décidé avec ma famille de réduire mon investissement, dans le but de diversifier mon portefeuille de placements et de planifier soigneusement ma retraite et mon héritage", déclare l'homme âgé de 73 ans.

Renault (-1,3%) consolidait ce mercredi, jour d'assemblée générale pour le constructeur au losange. Il s'agissait de la première AG annuelle pour Jean-Dominique Senard, dans le contexte délicat que l'on sait, après le retrait de l'offre de rapprochement de Fiat Chrysler et sur fond de tensions avec Nissan. "La priorité est d'aller vers une alliance vivante, efficace, renforcée", a indiqué Jean-Dominique Senard lors de l'assemblée. "Il n'y aura pas de réussite de Renault sans réussite de l'alliance", a insisté le dirigeant...

Dassault Systèmes (-1,1%) a annoncé la signature d'un accord en vue d'acquérir la société américaine Medidata Solutions, spécialisée dans l'innovation technologique dans le domaine de la santé, dans le cadre d'une opération valorisant cette dernière à 5,8 milliards de dollars (5,1 milliards d'euros). Le groupe français prévoit de débourser 92,25 dollars par action pour mettre la main sur la société cotée au Nasdaq dont le chiffre d'affaires a atteint 636 millions de dollars en 2018.

Airbus (-0,9%). Saudi Arabian Airlines serait sur le point de passer une commande d'avions commerciaux de plusieurs milliards de dollars. La compagnie saoudienne négocie depuis des mois avec Airbus et Boeing pour l'achat de gros-porteurs. Son directeur général avait déclaré en mars qu'une décision pour des avions comme l'Airbus A350 ou le Boeing 787 était attendue prochainement. Selon les sources de Reuters, la commande de gros-porteurs concernerait bien des Airbus. Elle comprendrait également l'achat d'appareils à fuselage étroit de la famille A320.

Casino (-1,1%). GPA, distributeur alimentaire brésilien contrôlé par Casino, a précisé que son conseil avait accepté de céder les actions Via Varejo détenues au prix unitaire minimum de 4,75 reais. Via Varejo est un distributeur brésilien d'électroménager en vente depuis 2016, dont la capitalisation à Sao Paulo ressort à environ 6,5 milliards de reais (1,5 MdE). Selon un avis boursier relayé par Reuters, GPA a reçu une lettre de l'homme d'affaires Michael Klein, dont la famille est déjà l'un des principaux actionnaires de Via Varejo, dans laquelle il affirme que si GPA approuve la vente de ses titres Via Varejo sur le marché, il proposera, individuellement ou avec des partenaires, un prix maximum de 4,75 reais par action.

Valeo (-1,3%). Citigroup Global Markets Limited, agissant pour le compte de clients dont elle assure la gestion, a déclaré à l'AMF avoir franchi en baisse, le 10 juin 2019, les seuils de 5% du capital et des droits de vote de Valeo et détenir, pour le compte desdits clients, 9.855.902 actions Valeo représentant autant de droits de vote, soit 4,10% du capital et 4% des droits de vote. Ce franchissement de seuils résulte d'une cession d'actions Valeo sur le marché et d'une diminution du nombre de titres détenus par assimilation.

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