Clôture Paris : le CAC40 retombe vers les 5.400 pts...

Clôture Paris : le CAC40 retombe vers les 5.400 pts...
marchés financiers, crise 9 août 2007 subprimes

Boursier.com, publié le jeudi 09 novembre 2017 à 18h00

LA TENDANCE

Le CAC40 a perdu 1,16% ce jeudi, à 5.407 pts en clôture, enregistrant par la même occasion une quatrième séance consécutive de recul. Les marchés sont pénalisés aujourd'hui par les craintes qui entourent l'adoption de la réforme fiscale aux Etats-Unis et par les propos d'un haut responsable de la Banque centrale européenne (Benoît Coeuré, membre du directoire). Aux Etats-Unis, Wall Street s'affiche également en nette baisse actuellement, après avoir enregistré de nouveaux sommets historiques hier soir...

ECO/DEVISES

Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne, estime, d'une part que la BCE pourrait avoir du mal à répondre à une nouvelle crise en Europe, et d'autre part que le niveau de développement de la gamme d'actifs en Europe, plus faible qu'aux Etats-Unis, allait finir par poser des limites techniques à la politique d'assouplissement quantitatif de la BCE. Benoît Coeuré s'inquiète en outre de l'endettement privé élevé en Europe (entreprises et banques) et de la faible force de frappe budgétaire des pays, eux aussi trop endettés...

L'incertitude concernant la réforme fiscale américaine pèse sur les marchés, alors que le Sénat doit présenter aujourd'hui son propre projet, qui diffèrerait de celui de la Chambre des représentants. Ces divergences entre chambre haute et chambre basse du Congrès américain pourraient donc compliquer l'approbation d'un plan définitif de réforme...

L'indice du climat des affaires dans l'industrie, dévoilé par la Banque de France, atteint un niveau plus observé depuis avril 2011, à 106 (après 105 en septembre). Selon l'indicateur synthétique mensuel d'activité, le produit intérieur brut progresserait de 0,5% au quatrième trimestre. Il s'agit de la première estimation de la BdF. Une prévision conforme à celle de l'Insee dans son dernier point de conjoncture publié début octobre.

D'après le Département américain au travail, les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 4 novembre sont ressorties au nombre de 239.000, contre 232.000 de consensus de place et 229.000 une semaine auparavant.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1638$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 57,2$ et le Brent s'affiche à 64$.

VALEURS EN HAUSSE

* ADP (+1,2%). En consortium avec Meridiam et ASMA Capital Partners, le groupe est entré en négociations exclusives pour l'acquisition d'Airport International Group (AIG), concessionnaire de l'aéroport international Queen Alia à Amman, en Jordanie, qui a accueilli 7,4 millions de passagers en 2016. Par ailleurs, l'Agence des participations de l'Etat a démenti avoir pris une décision concernant la privatisation de la société.

* Sur le CAC40, Carrefour gagne aussi 0,6% avec Publicis (+0,3%) et LafargeHolcim (+0,7%).

* Engie gagne 0,6%. En marge de la publication des résultats sur neuf mois, le groupe a confirmé ses objectifs financiers pour 2017. Le bénéfice net récurrent part du groupe sera compris entre 2,4 et 2,6 MdsE, attendu milieu de fourchette. Cet objectif repose sur une fourchette indicative d'Ebitda de 9,3 à 9,9 MdsE. Le ratio dette nette/Ebitda sera inférieur ou égal à 2,5 fois et le dividende sera de 0,70 euro en numéraire.

VALEURS EN BAISSE

* Europcar chute de 10% après sa publication trimestrielle. La confirmation des objectifs ne suffit pas au marché, les investisseurs sanctionnant notamment le ralentissement de la croissance organique au troisième trimestre et des marges décevantes.

* STMicroelectronics subit des prises de bénéfices et chute de 5,6% ce jeudi, de retour sur les 20 Euros.

* Air France KLM (-4,3%). Avec 8,9 millions de passagers transportés au cours du mois d'octobre, le groupe Air France KLM a fait progresser sa clientèle de 5,4%. Le coefficient d'occupation moyen a progressé de 1,7 point pour atteindre 87%, grâce à une hausse du trafic de 4% alors que les capacités n'ont été accrues que de 1,9%. Les rendements sont en hausse.

* ArcelorMittal (-3,4%). L'avenir d'Ilva, l'aciérie géante de Tarente, n'est pas encore assuré. La Commission européenne a annoncé une enquête approfondie sur le projet de rachat du site, le plus grand d'Europe, par ArcelorMittal. Ce dernier a réagi dans un communiqué assez bref expliquant que les discussions vont se poursuivre avec la Commission, avec qui il travaille "constructivement", de façon à obtenir son feu vert "dans un délai raisonnable".

* Capgemini perd aussi 3% pour sa troisième séance consécutive de baisse.

* Kering recule de 2,9% après des perspectives jugées décevantes publiées par le groupe britannique Burberry.

* Arkema (-2,8%) a publié de bons résultats pour le compte du 3ème trimestre. Le groupe a réitéré ses objectifs annuels en indiquant viser le haut de la fourchette de ses prévisions initiales, ce qui tombe bien puisque les analystes ciblaient déjà une telle performance. Les perspectives pour la fin d'année sont prudemment optimistes.

* Peugeot (-2,2%). La direction d'Opel a présenté le plan stratégique censé permettre à la marque allemande et à son alter ego britannique Vauxhall de renouer avec la rentabilité, sous la houlette du Groupe PSA. "PACE!", c'est le nom du programme, doit permettre à la division de générer un free cash-flow opérationnel positif et une marge opérationnelle courante pour la division automobile de 2% d'ici 2020, puis de 6% d'ici 2026.

* Airbus (-1,6%) a enregistré 288 commandes nettes d'avions à fin octobre et a effectué 517 livraisons d'appareils depuis le 1er janvier. Boeing doit publier jeudi ses chiffres d'octobre. A la fin septembre, le groupe américain était en avance sur son concurrent européen, avec 498 commandes nettes et 554 appareils livrés depuis le 1er janvier.

* Total (-0,7%) a signé un accord avec Engie portant sur un projet d'acquisition de son portefeuille d'actifs amont de gaz naturel liquéfié pour une valeur d'entreprise de 1,49 Md$. Elle comprend notamment les parts dans le projet Cameron aux Etats-Unis. Des compléments de prix pouvant aller jusqu'à 550 M$ seraient versés par Total en cas d'amélioration des marchés pétroliers dans les prochaines années.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.