Clôture Paris : le CAC40 se replie vers les 5.600 pts

Clôture Paris : le CAC40 se replie vers les 5.600 pts©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 15 janvier 2021 à 18h00

LA TENDANCE

LA TENDANCE

Le CAC40 a reculé de 1,22% à 5.611 points ce soir dans une ambiance plus lourde... Les inquiétudes se concentrent sur la situation sanitaire internationale et sur le coût du plan de relance dévoilé la nuit dernière par Joe Biden. Le président élu américain a finalement dévoilé un projet de plan de relance de 1.900 milliards de dollars (1.562 milliards d'euros) pour compenser les dégâts économiques de la crise sanitaire. Ce plan comprend 415 milliards de dollars destinés à renforcer la lutte et la vaccination contre le COVID-19, environ 1.000 milliards d'aides directes aux ménages et quelque 440 milliards d'aides aux petites entreprises et aux municipalités les plus gravement touchées par la crise sanitaire.
Des chèques de 1.400 dollars seront versés aux Américains, bien plus que les 600 dollars versés au titre du dernier plan de relance voté par le Congrès. L'allocation chômage sera augmentée à 400 dollars par semaine, contre 300 actuellement, et prolongée jusqu'en septembre.
Par ailleurs, face à la brusque tension sur les taux longs observée depuis le début de l'année outre-Atlantique, le président de la Fed Jerome Powell a assuré jeudi qu'il était "bien trop tôt" pour évoquer une baisse du soutien apporté aux marchés par la banque centrale américaine pour faire face à la crise du Covid-19.

ECO ET DEVISES

Joe Biden a donc annoncé un projet de plan de relance chiffré à 1.900 milliards de dollars, face à la crise sanitaire qui frappe tout particulièrement les États-Unis. Les rumeurs de marché étaient très diverses sur le sujet, allant de 1.500 milliards jusqu'à 3.000 milliards de dollars... Biden a par ailleurs sévèrement critiqué hier soir la gestion de la crise sanitaire par Trump. "Une crise de souffrance humaine profonde est à la vue de tous et il n'y a pas de temps à perdre", a lancé le président élu depuis Wilmington, Delaware, où il réside.
Le package proposé comprend 415 milliards de dollars pour le renforcement de la lutte et de la vaccination contre le covid, 1.000 milliards environ d'aides directes aux ménages et 440 milliards de dollars d'aides aux petites entreprises et aux municipalités les plus gravement touchées. Des 'chèques de stimulus' de 1.400 dollars seront versés aux Américains, contre 600 dollars versés au titre du dernier plan voté par le Congrès. L'allocation chômage sera augmentée à 400 dollars par semaine contre 300, et prolongée jusqu'en septembre. Les leaders démocrates du Congrès, où le parti a obtenu une courte majorité dans les deux chambres, ont fait savoir qu'ils allaient faire le maximum pour adopter rapidement le plan.

Par ailleurs, Joe Biden a appelé le Congrès à relever à 15 dollars le salaire horaire minimum, et indiqué que son plan prévoyait des fonds pour un programme national de dépistage et de vaccination. "Les vaccins offrent tant d'espoir, mais leur déploiement aux Etats-Unis a été un échec lamentable jusqu'à présent", a asséné Biden. Ce dernier doit présenter ce jour un plan visant à vacciner, comme il l'avait déjà promis, 100 millions d'Américains lors de ses 100 premiers jours à la Maison blanche.

La question du "tapering" n'est actuellement pas d'actualité, a affirmé le patron de la Fed, Jerome Powell, ajoutant que la banque américaine attendra d'avoir des "preuves claires" de progrès en matière d'emploi et d'objectifs d'inflation avant de réduire son soutien. "Actuellement, ce n'est pas le moment de parler de cela (...) L'économie est loin de nos objectifs", a indiqué le patron de la Fed lors d'une conférence organisée par l'Université de Princeton. Quand les "preuves claires" seront avérées "nous communiquerons très clairement au public et nous le ferons très en avance avant de considérer concrètement de commencer à réduire graduellement nos achats d'actifs" a-t-il affirmé.
Le premier banquier central ne s'est pas montré préoccupé par un regain d'inflation qui pourrait accompagner la reprise économique, mais cette hausse des prix ne devrait pas selon lui être durable. "Le marché de l'emploi est encore très faible et il est improbable que la hausse des salaires atteigne un niveau susceptible de créer et de maintenir une inflation élevée" aux Etats-Unis, a-t-il estimé. Conformément à la nouvelle stratégie de la Fed, décidée en septembre 2020, Jerome Powell a confirmé que l'institution n'agirait plus de façon préemptive et laisserait l'inflation de dépasser temporairement son objectif de 2% avant de considérer de relever ses taux directeurs. Le moment de les relever "n'est pas près d'arriver", a-t-il ajouté.
La parité euro/dollar recule à 1,21$. Le baril de Brent se négocie 55$.

VALEURS EN HAUSSE

DBV Technologies (+41% !) a annoncé la réception de réponses écrites de la part de la Food and Drug Administration (FDA) américaine aux questions figurant dans la demande de réunion de type A que la société a présenté en octobre 2020. DBV Technologies estime que les commentaires reçus de la FDA offrent une approche réglementaire bien définie pour le futur. Dans ses échanges avec la FDA, DBV Technologies a proposé des solutions susceptibles de répondre aux deux importantes préoccupations identifiées par la FDA dans la CRL : l'impact de l'adhésion du patch sur l'efficacité et la nécessité d'apporter des modifications au patch.

TFF : +6% suivi de Bastide (+5%) et de Fermentalg

Thermador : +3,5% sur la résistance des comptes du groupe, suivi de ALD, Erytech

Neurones : +2,5% avec Natixis, Orapi, Stedim

Guerbet : +1,8% avec Innate Pharma, Publicis, Bonduelle, JC Decaux, Danone

Savencia : +1% avec BioMerieux, Eurazeo

Valeo (+1%). Le groupe a annoncé des données financières préliminaires du second semestre 2020 qui s'avèrent supérieures aux derniers objectifs. Au 4e trimestre, malgré l'accélération de la deuxième vague du Coronavirus, Valeo a enregistré une croissance de 5,3%, à périmètre et taux de change constants, de son chiffre d'affaires première monte qui a atteint 4,2 milliards d'euros pour un chiffre d'affaires total de 5 milliards d'euros. Pour l'ensemble du deuxième semestre, grâce à une bonne maîtrise des coûts, en particulier des dépenses de R&D et des frais généraux, et de bonnes performances opérationnelles, Valeo a dégagé une marge d'Ebitda supérieure à 13,5% du chiffre d'affaires (objectif communiqué en octobre 2020 : marge d'Ebitda supérieure à 12%).

Sanofi : +0,5% avec Veolia, TechnipFMC, FDJ et ADP

VALEURS EN BAISSE

Balyo : -8% suivi de Guillemot (-7%) et de Abivax (-5,5%)

SMCP : -5% avec SII, Manitou et Plastivaloire (-4,5%)

MxPhy : -4% avec Alstom

Renault : -3,5% avec BigBen et Worldline

Mersen : -3,5% avec Eramet, Iliad

Carrefour (-2,8%) continue de reculer après le blocage de l'opération "Couche Tard" par le gouvernement

LVMH : -2,5% suivi de Interparfums et de Atari

Société Générale : -2% suivi de Crédit Agricole et Beneteau

Bouygues (-1,5%) Télécom présente son plan stratégique et ses objectifs pour 2026. Pour atteindre son ambition, Bouygues Telecom accélère sa croissance dans un marché français redevenu porteur. Les objectifs financiers du plan stratégique "Ambition 2026" sont d'atteindre en 2026 : Un chiffre d'affaires Services supérieur à 7 MdsE ; un EBITDA après Loyer d'environ 2,5 MdsE avec une marge d'EBITDA après Loyer d'environ 35% ; un cash-flow libre d'environ 600 ME.

Total (-1%) a fait état d'un retour à des marges de raffinage (Europe) positives au quatrième trimestre, à 4,6$ la tonne contre -2,7$ la tonne au trimestre précédent, bien loin toutefois des 30,2$ dégagés un an plus tôt. Cet indicateur représente la marge moyenne sur coûts variables réalisée par le raffinage de Total en Europe. Le prix moyen du Brent s'est établi à 44,2$ au quatrième trimestre contre 42,9$ au trimestre précédent et 63,1$ un an plus.

Eurofins (-1%) lance de nouveaux tests et déploie "des moyens considérables" pour détecter et surveiller les nouveaux variants du SARS-CoV-2. La diversité croissante des variants et l'augmentation potentielle de la contagiosité de certaines nouvelles souches virales soulignent en effet la nécessité d'identifier, de localiser et de suivre les mutations sur l'ensemble du génome viral.

Ipsen (-1%) : Les résultats issus des cinq populations de patients ont démontré que Dysport apportait une longue durée de réponse lorsqu'il était injecté à la dose recommandée et approuvée. Une grande proportion de patients n'ont pas eu besoin de re-traitement pendant plus de 12 à 16 semaines

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