Clôture Paris : le CAC40 termine dans le vert

Clôture Paris : le CAC40 termine dans le vert
Vue générale du Palais Brongniart, place de la bourse.

Boursier.com, publié le lundi 30 mars 2020 à 18h00

LA TENDANCE

A l'issue d'une journée encore très volatile, en hausse à l'ouverture, puis en repli de plus de 2% en séance et de nouveau dans le vert en fin de journée, le CAC40 termine finalement en progression de 0,62% à 4.378 pts malgré des cours du brut qui ont continué de chuter, le baril de Brent touchant un plancher depuis novembre 2002, plombé par la chute de la demande liée à la pandémie et par la guerre des prix engagée entre l'Arabie saoudite et la Russie.
A Wall Street, la tendance est finalement en hausse. Donald Trump a indiqué dimanche qu'il allait prolonger jusqu'au 30 avril les recommandations visant à ralentir la propagation du nouveau coronavirus dans le pays, abandonnant l'idée de faire repartir l'économie américaine d'ici mi-avril... Une décision prise alors que le bilan a franchi les 2.400 mort aux Etats-Unis, soit un quasi-doublement en trois jours. Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des maladies allergiques et infectieuses, a estimé sur 'CNN' que la pandémie pourrait provoquer la mort de 100.000 à 200.000 personnes aux Etats-Unis, de loin le pays le plus touché au monde.

ECO ET DEVISES

Les opérateurs se demandent désormais si les multiples plans de soutien adoptés à travers le monde par les gouvernements et les Banques centrales suffiront à faire face à une situation sans précédent... Donald Trump a promulgué vendredi le plan de soutien historique de 2.000 milliards de dollars, adopté précédemment par le Sénat puis la Chambre des représentants. Mais les chiffres hebdomadaires de l'emploi dévoilés la semaine passée sont un premier indicateur des ravages que pourrait faire la pandémie sur l'économie de la première puissance mondiale. A ce titre, les nombreuses données au programme cette semaine seront particulièrement surveillées : outre les chiffres mensuels de l'emploi vendredi, les indices ISM, les dépenses de construction et les promesses de ventes de logement (cet après-midi) sont notamment attendus.

Le dollar retrouve un peu de couleurs après avoir essuyé sa plus forte baisse hebdomadaire depuis 2009. L'indice du dollar, qui reflète son évolution face à 6 devises de référence (euro, livre sterling, franc suisse, dollar canadien, yen et couronne suédoise) reprend actuellement 0,7% à 99,3 points.
A l'inverse, les cours du brut poursuivent leur dégringolade, au plus bas depuis 17 ans ! Le WTI est même tombé brièvement sous la barre des 20$, plombé par la chute de la demande et la guerre des prix engagée entre l'Arabie saoudite et la Russie. Le baril de brut léger américain WTI perd actuellement 6% à 20,25$ (contrat à terme de mai sur le Nymex), tandis que le Brent de mer du Nord corrige de 9% à 22,10$.
L'indice Vix de la volatilité, aussi appelé "indice de la peur", recule de 2 points à 63,7 points, après avoir atteint dernièrement des niveaux records supérieurs à 85.

Côté sanitaire, on attend les pics de cas de contamination en Europe dans les prochains jours... En France, le nouveau coronavirus a fait 2.606 morts en milieu hospitalier depuis le 1er mars et en Italie, le bilan atteint désormais 10.779 décès.

VALEURS EN HAUSSE

Biosynex poursuit son envolée (+66%). Biosynex prévoit le lancement à brève échéance d'un test sérologique rapide de détection dans le sang des anticorps spécifiques du virus responsable du Covid-19. Ce test permet à partir d'une goutte de sang de détecter en 10 minutes les anticorps spécifiques du Covid-19 qui apparaissent environ 10 à 15 jours après la contamination. Cette détection sérologique permet de déterminer rétrospectivement l'exposition au virus de porteurs sains ou de patients ayant présenté des signes mineurs de l'infection au Covid-19. Ce type de tests pourraient bien sûr être utilisés à grand échelle dans le cadre de la stratégie de sortie du confinement.

Immersion : +20% suivi de Adocia (+19%) et Innate (+15%)

Thermador : +10% avec Groupe Gorgé (+8%)

Total : +6,5% avec Cegedim, 2CRSI et Nexans

M6 : +5% avec STM

Air Liquide (+5,3%) a placé en fin de semaine dernière avec succès une émission obligataire long terme de 1 milliard d'euros. Cette opération a été très significativement sursouscrite par les investisseurs. Ce placement a été réalisé dans le cadre du programme Euro Medium Term Note (EMTN) du groupe. Il permet d'émettre 1 MdE d'obligations, dont 500 millions d'euros sur une durée de 5 ans à un rendement actuariel de 1,022%, et 500 ME sur une durée de 10 ans à un rendement actuariel de 1,47%.

Sanofi : +4,5% avec Virbac, Argan et Veolia

Sartorius : +4% avec Mauna Kea, Sartorius et Ubisoft

Alten : +3,5% suivi de IPSOS, Atari, Eutelsat

LVMH gagne 2,5%. Le numéro un mondial du luxe a annoncé vendredi soir "pouvoir raisonnablement supposer" que son chiffre d'affaires du premier trimestre 2020 "baissera dans une fourchette comprise entre 10 et 20% par rapport à l'an dernier".

Orpea : +2,5% avec L'Oreal, Danone, Soitec

Publicis : 2% avec Nicox, Vinci, Mersen, Dassault Systemes

VALEURS EN BAISSE

Voluntis : -17%. Le chiffre d'affaires consolidé de Voluntis s'est élevé sur l'exercice 2019 à 3,7 millions d'euros (4,5 ME sur l'exercice 2018). Le Groupe a déployé sa stratégie d'investissement aux Etats-Unis et en Europe liée à la structure commerciale et aux capacités technologiques de la plateforme Theraxium. La maîtrise des coûts et l'allocation rigoureuse des ressources ont permis de contenir les charges opérationnelles à 19,7 ME sur l'exercice 2019 (20 ME sur l'exercice 2018). Par conséquent, la perte d'exploitation avant amortissements (EBITDA) s'établit sur l'exercice 2019 à -12,5 ME (-14 ME sur l'exercice 2018).
Le résultat net consolidé est une perte de -15,8 ME, stable au regard de l'année précédente (-15,9 ME).
Au 31 décembre 2019, la trésorerie de Voluntis s'élevait à 5,1 ME (19,8 ME au 31 décembre 2018). Cette diminution découle de la perte opérationnelle de 14,8 ME enregistrée en 2019, correspondant au financement de la stratégie d'investissement aux Etats-Unis et en Europe au cours de l'exercice.
Au 26 mars 2020, la position de trésorerie est estimée à 6,8 ME, reflétant principalement l'enregistrement de paiements liés aux nouvelles collaborations signées depuis décembre 2019.
Compte tenu de la perte opérationnelle de l'exercice 2019 et de la décision d'allocation prioritaire de ses ressources vers le domaine de l'oncologie, le groupe a engagé en mars 2020 un plan significatif d'ajustement des dépenses opérationnelles afin d'atteindre son objectif d'équilibre financier en 2021.
Ainsi, à date, Voluntis a déjà interrompu, aux Etats-Unis, les dépenses liées à la commercialisation directe de sa solution Insulia auprès des centres de soin. Ces dépenses représentaient environ 15% de la base de coûts opérationnels. Par ailleurs, le Groupe a initié en France un processus d'information et de consultation des institutions représentatives du personnel afin d'échanger sur différentes mesures qui pourraient permettre de réaliser une baisse sensible des charges du Groupe.
La société a conclu le 23 mars un contrat d'émission avec le fonds d'investissement luxembourgeois European High Growth Opportunities Securitization Fund (ABO) d'une ligne de financement obligataire flexible par émission de 1.000 bons d'émission d'obligations convertibles ou échangeables en actions nouvelles et/ou existantes d'une valeur nominale de 10.000 euros chacune (OCEANE) assorties, le cas échéant, de bons de souscription d'actions (BSA). Les OCEANE et les BSA forment ensemble, les 'OCEANE-BSA' représentant un montant nominal maximum de 10 ME.
Pour contribuer à financer son activité en 2020 et 2021, notamment la recherche et développement de produits actuels et futurs, le groupe s'appuiera sur différentes sources de financement. Le groupe restera en outre vigilant sur sa capacité de remboursement de la dette existante souscrite auprès de Kreos capital.
Au-delà de la signature de nouveaux contrats de collaboration, le Groupe pourra éventuellement mobiliser le crédit d'impôt recherche et, le cas échéant, utiliser la ligne de financement en OCEANE accordée par Alpha Blue Ocean en mars 2020.
En tenant compte des éléments précités et notamment de l'émission éventuelle de 25 Oceane représentant un montant de 2,5 ME, la société considère être en mesure de faire face à ses échéances des 12 prochains mois.

Début de semaine déprimant pour le secteur bancaire. Natixis (-11%), BNP Paribas (-5,5%), la Société Générale (-5%)et le Crédit Agricole (-4,5%) sous-performent nettement le marché dans le sillage de la poursuite de la détente des rendements obligataires sur fond d'aversion au risque. Les établissements financiers sont également pénalisés par la demande de la Banque centrale européenne qui leur a recommandé de suspendre leurs dividendes et leurs rachats d'actions jusqu'au 1er octobre prochain, au moins, pour privilégier leur solvabilité et leur capacité de prêt aux entreprises et aux ménages dans le contexte de la pandémie de coronavirus.
Le régulateur a demandé aux banques qui avaient déjà prévu de soumettre une proposition de paiement de dividende lors de leur prochaine assemblée générale de l'amender pour la mettre en conformité avec sa recommandation. Une mauvaise nouvelle pour les actionnaires des banques françaises dans la mesure où, selon les calculs des 'Echos', les établissements cotés à Paris prévoyaient de verser en mai près de 9 milliards d'euros de dividendes au titre de l'exercice 2019.

Le secteur aéronautique continue à souffrir : Airbus reperd plus de 10%. ADP cède 9%.

Recylex : -8%, Rexel avec Elis et CNP

Rubis : -7% avec Europacorp

Valeo : -6,5% avec ALD et Gl Events

JCDecaux (-6,5%) ramène ses prévisions de croissance organique de chiffre d'affaires au 1er trimestre 2020 autour de -10%. Pire... Le chiffre d'affaires du 2e trimestre 2020 sera beaucoup plus négativement impacté, en raison de la pandémie de Covid-19. JCDecaux publiera ses prévisions pour le 2e trimestre 2020, comme prévu le 12 mai.

Lagardere : -5,5% avec Poxel, Plastic Omnium

Compagnie des Alpes (-5,5%) a suspendu ses objectifs de marge d'EBO sur ses deux métiers pour l'exercice 2019-2020, objectifs communiqués lors de la publication de ses résultats annuels en décembre dernier. Compte tenu du manque de visibilité lié principalement à l'incertitude des dates de réouverture des parcs de loisirs, il est prématuré d'estimer l'impact de la situation sur les résultats 2019-2020.

Accor : -5% avec Eiffage, Getlink

Amundi : -4% avec Engie et Elior

Bénéteau (-3,5%) avertit à son tour pour expliquer que les perspectives annuelles sont caduques.

Renault : -3% avec Tikehau, Coface

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