Clôture Paris : mars commence mal

Clôture Paris : mars commence mal©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 01 mars 2018 à 18h00

LA TENDANCE

Le CAC40, qui a plongé de près de 3% en février 2018, a débuté le mois de mars sur une nouvelle note négative, en baisse de 1,09%, finissant sa course sous les 5.300 pts, à 5.262 pts en clôture, dans le sillage de Wall Street qui a, une fois encore, piqué du nez hier soir. A Paris, les investisseurs ont dû digérer ce jeudi une quantité importante de publications annuelles, avec de bonnes surprises du côté d'Essilor ou encore de Peugeot, et des déceptions du côté de Carrefour. Outre-Atlantique, Wall Street reste proche de l'équilibre actuellement, après plusieurs indicateurs économiques contrastés, surveillant par ailleurs la nouvelle intervention du Patron de la Fed, Jerome Powell, devant la commission bancaire du Sénat...

ECO ET DEVISES

Le taux de chômage, corrigé des variations saisonnières, s'est maintenu à 8,6% en janvier dans la zone euro. Stable sur un mois, il affiche une baisse d'un point par rapport au taux de 9,6% de janvier 2017. Le taux de chômage reste ainsi au plus bas depuis décembre 2008. Dans l'ensemble de l'UE28, le taux de chômage ressort à 7,3% en janvier, stable par rapport à décembre 2017 et en baisse par rapport au taux de 8,1% de janvier 2017. Eurostat estime qu'en janvier 2018, 17,931 millions d'hommes et de femmes étaient au chômage dans l'UE28, dont 14,111 millions dans la zone euro. Par rapport à décembre 2017, le nombre de chômeurs a diminué de 19.000 dans l'UE28 et de 10.000 dans la zone euro.

Le secteur manufacturier de la zone euro enregistre de nouveau une forte croissance en février. Bien que les taux d'expansion de la production et des nouvelles commandes se replient par rapport aux pics enregistrés en fin d'année, le secteur continue d'afficher l'une de ses plus fortes périodes d'expansion depuis 18 ans. L'Indice PMI final pour l'Industrie Manufacturière perd ainsi un point en février, à 58,6 (estimation flash de 58,5).

La forte croissance du secteur manufacturier français se poursuit au cours du premier trimestre 2018, à un rythme toutefois moins soutenu que ceux observés en décembre et en janvier. L'indice PMI IHS Markit manufacturer s'établit ainsi à 55,9 en février contre 58,4 le mois précédent et 56,1 en première estimation. Il signale le plus faible taux de croissance depuis août 2017. La production augmente dans les trois sous-secteurs étudiés, les fabricants de biens d'équipement enregistrant la plus forte expansion.

Le Département US au Travail annonce que les inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage, sur un rythme ajusté des variations saisonnières, ont chuté de 10.000 la semaine passée, à 210.000 (plus faible niveau depuis 1969). Le consensus était logé à 230.000.

D'après un rapport gouvernemental ce jeudi, les revenus personnels des ménages américains pour le mois de janvier 2018 sont ressortis en augmentation de +0,4% en comparaison du mois antérieur, contre +0,3% de consensus. Les dépenses personnelles de consommation pour le mois de janvier ont quant à elles progressé de +0,2% en comparaison du mois précédent, en ligne avec le consensus. Enfin, l'indice ajusté des prix ('core PCE') a augmenté de +0,3% par rapport au mois de décembre 2017, également en ligne avec le consensus.

L'indice IHS Markit PMI manufacturier final américain du mois de février 2018 est ressorti à 55,3, contre 55,7 de consensus et 55,5 en janvier.

L'indice ISM manufacturier américain du mois de février 2018 est ressorti à 60,8, contre 58,6 de consensus et 59,1 pour sa lecture antérieure.

Les dépenses de construction aux USA pour le mois de janvier 2018 sont stables en comparaison du mois antérieur, contre +0,3% de consensus de place et +0,8% pour la lecture révisée (en hausse) du mois antérieur. En glissement annuel, les dépenses de construction du mois de janvier ont grimpé de 3,2%.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,2207$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 60,8$ et le Brent s'affiche à 63,7$.

VALEURS EN HAUSSE

* Nouveau coup de chaud sur Archos qui s'envole de 18,6% après deux séances consécutives de correction.

* Essilor (+4,8%) a dégagé une croissance organique 2017 proche des attentes, mais sa marge s'est un peu plus érodée que prévu. Mais le catalyseur principal du dossier reste la fusion avec Luxottica, attendue d'ici la fin du mois de juin.

* PSA Groupe s'adjuge 4,5%. Le groupe a dépassé les attentes et signé un nouveau record de bénéfices en 2017, malgré la coûteuse intégration d'Opel Vauxhall, qui a perdu -179 ME au niveau opérationnel l'année dernière, malgré un chiffre d'affaires de 7,24 milliards d'euros. PSA Groupe se dit confiant dans le redressement de sa nouvelle filiale.

* Teleperformance (+3,6%). Le champion du télémarketing a enregistré de nouvelles performances records en 2017. Cette année, la croissance organique dépassera 6% et la marge d'EBITA atteindra au moins 13,5%. Les objectifs du plan à horizon 2022 sont confirmés.

* Eiffage (+0,7%). La marge opérationnelle 2017, 11,5%, est en légère hausse. Le bénéfice net augmente de près de 15% à 545 ME. Un dividende de 2 euros sera proposé. Le management est confiant pour 2018.

* Renault gagne aussi 0,6%. L'alliance Renault Nissan Mitsubishi a enclenché la vitesse supérieure pour renforcer la convergence entre ses différentes marques. Dans le cadre du projet 2022 de l'organisation, plusieurs chantiers ont été lancés, a-t-elle fait savoir, dont l'ingénierie, la fabrication, les achats, la qualité, l'après-vente et le développement économique. Ils sont destinés à favoriser la réalisation des objectifs du plan, c'est-à-dire 10 milliards d'euros de synergies annuelles et 14 millions de véhicules vendus à l'horizon 2020, contre 5 milliards d'euros de synergies en 2016 et 10,6 millions de voitures écoulés en 2017.

VALEURS EN BAISSE

* Bonduelle perd 8,3% après la publication de ses résultats annuels.

* Europcar (-8%) sort d'un exercice 2017 contrasté. De nombreuses acquisitions ont été réalisées pour définir le futur périmètre du groupe. Les résultats sont un peu à la traîne, mais ils devraient progressivement se redresser pour atteindre les objectifs 2020. En parallèle, le groupe a annoncé la vente de ses 25% dans car2go à Daimler pour 70 ME.

* Carrefour rechute de 6%. Le groupe a dégagé comme prévu 2 MdsE de résultat opérationnel en 2017, mais sa perte nette de -531 ME est plus lourde que prévu. Le dividende a été ramené à 0,46 euro et les perspectives 2018 sont prudentes.

* Seb (-3,8%) a publié ce matin des résultats 2017 en amélioration mais légèrement en-dessous des attentes. Le groupe reste confiant dans la poursuite de la hausse de ses résultats malgré les incertitudes engendrées par l'évolution des matières premières et des devises.

* STMicroelectronics chute de 3,8% pour sa deuxième séance consécutive de baisse.

* Publicis perd 3,4% et ne résiste pas à la chute de WPP. Le titre du premier groupe publicitaire mondial s'effondre de plus de 8% à Londres après avoir accusé une baisse de 0,9% de son chiffre d'affaires net 2017, sa plus mauvaise performance depuis la crise financière, sans perspective de croissance en 2018. Le groupe britannique, qui tablait sur des revenus stables à taux de change et périmètre constants, a donc vu ces derniers reculer de 0,9% l'an passé (contre -0,4% de consensus), et explique que 2018 a mal débuté.

* Sur le CAC40, AccorHotels perd aussi 3% avec Vivendi (-2,5%) ou encore Michelin (-1,9%).

* Suez (-0,7%) avait averti le marché que ses résultats et ses perspectives seraient mauvais. Les chiffres publiés ce matin le confirment. Le management a prévu un plan d'économies.

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