Clôture Paris : revoilà les 5.300 points !

Clôture Paris : revoilà les 5.300 points !©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 21 février 2018 à 18h00

LA TENDANCE

Le CAC40, qui avait déjà grimpé de 0,6% hier, a encore gagné 0,23% à 5.302 pts en clôture ! Les investisseurs se sont concentrés aujourd'hui sur une belle série de publications de résultats en France. Outre-Atlantique, Wall Street reprend aussi de la hauteur actuellement, en attendant la publication ce soir des "minutes" de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed. La cote américaine avait corrigé hier, plombée notamment par la chute de 10% de Walmart et les tensions persistantes sur les marchés obligataires, mettant ainsi fin à une série de six séances consécutives de rebond pour le Dow Jones et le S&P500.

ECO ET DEVISES

La croissance du secteur privé français reste soutenue en février même si elle ralentit. L'Indice Flash Composite IHS Markit de l'activité globale en France ressort ainsi à 57,8 contre 59,6 le mois précédent, signalant le plus faible taux d'expansion depuis octobre 2017. Le consensus tablait sur un indice à 59,4. La croissance ralentit tant dans le secteur des services (indice Flash de 57,9 contre 59,2 en janvier) que dans l'industrie manufacturière (indice Flash à 56,1 contre 58,4 en janvier), les dernières données de l'enquête continuant néanmoins d'indiquer une forte hausse de l'activité dans ces deux secteurs. Pour la première fois depuis novembre 2017, le taux d'expansion de l'industrie manufacturière est ainsi inférieur à celui du secteur des services.

A l'image de la situation en France, la croissance reste solide en février dans la zone euro malgré un ralentissement par rapport au plus haut de près de 12 ans enregistré en janvier. L'Indice PMI Flash Composite de l'activité globale ressort ainsi à 57,5 contre 58,8 en janvier et 58,5 de consensus. L'Indice PMI Flash de l'activité dans le secteur des services s'inscrit pour sa part à 56,7 (58 en janvier et 57,7 de consensus) et l'Indice PMI Flash de l'industrie manufacturière tombe sur un plus bas de 4 mois, à 58,5 (59,6 en janvier et 59,2 de consensus).

Au plus bas depuis 40 ans pendant plusieurs mois, le taux de chômage britannique a légèrement augmenté sur les trois mois clos fin décembre. Il atteint 4,4% sur la période, en hausse de 0,1 point. Le marché tablait sur une stabilité à 4,3%. Les salaires ont de leur côté progressé légèrement plus vite qu'attendu puisque le salaire hebdomadaire moyen a augmenté de 2,5% (hors bonus) contre +2,4% de consensus et +2,3% sur les trois mois clos fin novembre. Même s'il s'agit du rythme le plus élevé depuis décembre 2016, les salaires restent inférieurs à l'inflation. Le salaire hebdomadaire moyen (bonus compris) a également progressé de 2,5%, soit un rythme identique au mois précédent. Une évolution en ligne avec les attentes.

Les investisseurs attendent désormais la publication, ce soir, des "minutes" de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed (du 30 et 31 janvier 2018) qui s'était soldée par un statu quo sur les taux d'intérêt. Cette réunion FOMC était la dernière sous la direction de Janet Yellen (avant la prise de pouvoir de Jerome Powell). Elle s'était également déroulée quelques jours seulement avant les fortes turbulences enregistrées sur les marchés financiers au début du mois de février, après que certains indicateurs économiques aient mis en lumière une accélération de l'inflation aux Etats-Unis. Alors que les projections de la Fed privilégiaient jusqu'ici un scénario de 3 hausses de taux d'un quart de point en 2018, certains experts n'excluaient plus une 4ème hausse si la progression des prix prenait de l'ampleur pour se rapprocher de l'objectif de 2% que s'est fixé la Fed...

Dans le reste de l'actualité économique US ce mercredi, l'indice flash PMI composite américain du mois de février 2018 est ressorti à 55,9, selon l'évaluation de Markit. Le consensus était de 54. L'indice manufacturier a atteint 55,9 contre 55 de consensus, et l'indicateur des services s'est établi également à 55,9 contre 53,5 de consensus.

Enfin, d'après la National Association of Realtors américaine ce mercredi, les reventes de logements existants pour le mois de janvier 2018 sont ressorties en baisse de 3,2%, sur un rythme de 5,38 millions d'unités, contre un consensus de place logé à 5,65 millions. En glissement annuel, la baisse des reventes de logements atteint 4,8%.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,2307$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 61,6$ et le Brent s'affiche à 65,2$.

VALEURS EN HAUSSE

* Eramet (+14,9%) a publié de très bons résultats 2017, portés notamment par la croissance de +22% du chiffre d'affaires. Il s'établit à 3,652 milliards d'euros (2,984 MdsE en 2016). La croissance est de +30% à périmètre et change constants.Le résultat opérationnel courant du Groupe est en forte progression à 608 millions d'euros, tiré principalement par l'évolution très favorable des prix du manganèse, mais également par des gains de productivité à hauteur de 99 ME (soit un total de 405 ME réalisés sur la période 2014-2017, en ligne avec l'objectif rehaussé). Le résultat net part du Groupe est positif à +203 ME alors qu'il était en perte de -179 ME pour l'année 2016.

* Sequana grimpe de 14,2% après deux séances consécutives de recul.

* Nexity grimpe de 10,1% ce mercredi après avoir profité à plein de la vitalité du marché immobilier français en 2017. Le groupe a dépassé toutes ses prévisions...

* M6 (+7,2%) a dégagé un résultat opérationnel courant record en 2017. Il sera proposé de distribuer un dividende de 0,95 euro par action (+0,1 euro par rapport à 2017). Le détachement interviendra le 16 mai et le paiement le 18 mai 2018.

* AccorHotels (+4,3%). La conférence de présentation tenue ce matin a permis de clarifier un certain nombre d'éléments, qui apparaissaient obscurs aux investisseurs à la seule lecture du communiqué de presse diffusé avant l'ouverture. Le chiffre d'affaires annuel a atteint 1,94 milliard d'euros, en progression de 17,7% en données publiées et de 7,9% à périmètre et taux de change constants. Le résultat brut d'exploitation ressort à 730 ME, en progression de 18,1% en données publiées et de 6% sur une base comparable, tandis que l'excédent brut d'exploitation, 626 ME, progresse de 23,6% en données publiées et de 8,1% en données comparables. Le groupe affiche un résultat d'exploitation de 492 ME, soit une hausse de 23,9% en données publiées et de 10,1% sur une base comparable. Le résultat net des activités conservées ressort à 374 ME, tandis que le résultat consolidé monte à 441 ME. Le cash-flow récurrent a plus que doublé pour atteindre 435 ME, tandis que l'endettement net est en hausse à 1,9 MdE, notamment à cause des acquisitions et des dividendes versés. Au titre de l'exercice 2017, le management proposera d'ailleurs un coupon de 1,05 euro à la prochaine assemblée générale.

* Sur le CAC40, STMicroelectronics monte aussi de 1,8% avec Valeo (+1,7%) ou encore Crédit Agricole (+0,9%).

* CGG reprend 0,6%. C'est le jour J pour les actionnaires et les créanciers de CGG, qui vont y voir (un peu) plus clair dans les cotations du dossier. Le règlement livraison des instruments financiers issus de la recapitalisation a lieu ce matin. Cela concerne les actions nouvelles, les BSA2, les actions créanciers 1 et 2, les BSA1, les BSA3, les BSA de Coordination et les BSA Garantie.

* Airbus (+0,7%). Après avoir livré le premier A350-1000 hier à Qatar Airways, le numéro deux d'Airbus, Fabrice Brégier, va tirer sa révérence, comme cela avait été programmé. Son départ tient notamment aux remous qui secouent le haut management du groupe après les affaires de corruption présumée identifiées sur l'obtention de plusieurs contrats. Le patron actuel, Tom Enders, quittera lui aussi le navire en 2019 après avoir assuré sa succession.

* Orange (+0,1%). Le groupe aura mis sept ans à faire progresser à nouveau son cash-flow opérationnel, mais c'est désormais une réalité : pour la première fois depuis 2009, ce métrique important a crû en 2017. La direction se réjouit d'avoir rempli ses objectifs. Les attentes du marché ont été légèrement dépassées. La dynamique positive se confirme donc pour l'entreprise, qui promet de verser l'année prochaine un dividende de 0,70 euro à ses actionnaires.

VALEURS EN BAISSE

* GTT chute de 8,1%. Sommerville Investments (Temasek) a mandaté la Société Générale pour se séparer de ses 10,4% du capital.

* Atos perd 5,4%. La SSII a bouclé le millésime 2017 sur une marge de 10,2%, légèrement supérieure aux attentes. Le groupe attend une nouvelle hausse de sa rentabilité cette année. Il propose de verser 1,70 euro de dividende. L'objectif de marge 2018 est jugé un peu décevant par Morgan Stanley, car il intègre les effets positifs de la norme IFRS 15. Sans elle, la marge 2018 serait attendue entre 10 et 10,5% après 10,2% en 2017. Le consensus était à 10,5%. La prévision de 10,5 à 11% est donc en trompe-l'oeil...

* Vivendi recule de 1,7%. Selon le quotidien italien 'Il Messaggero', les tractations en cours entre le groupe et Mediaset pour trouver une sortie par le haut à leur contentieux sur Mediaset Premium pourrait avoir échoué. Si aucun compromis n'est trouvé d'ici à la semaine prochaine, c'est la justice transalpine qui s'emparera du dossier le 27 février. Si la nouvelle se confirme, il s'agirait d'un signal négatif dans cette affaire qui empoisonne le dossier depuis plusieurs mois. De nombreux analystes ont cité récemment le règlement amiable de ce contentieux comme un catalyseur haussier pour l'action. Du côté italien, Fininvest, le holding des Berlusconi, aurait demandé à la justice de réunir en un seul dossier la question de la non-application des accords signés en 2016 et la montée hostile de Vivendi au capital de Mediaset.

* Sur le CAC40, Publicis recule aussi de 1% avec Renault (-0,8%) ou encore ArcelorMittal (-0,8%).

Vos réactions doivent respecter nos CGU.