Clôture Paris : timide rebond

Clôture Paris : timide rebond
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Boursier.com, publié le lundi 02 mars 2020 à 18h00

LA TENDANCE

Le rebond du CAC40 ce lundi s'est limité à +0,44% à 5.333 pts en clôture, malgré une ouverture en hausse de 2% ce matin, après une correction de 12% la semaine passée.
La cote américaine tente aussi un sursaut ce soir avec les espoirs de relance monétaire. La brutale correction des derniers jours a réveillé quelques intérêts acheteurs, malgré la crise sanitaire qui se propage rapidement dans le monde... Certains intervenants espèrent donc désormais une action coordonnée des banques centrales pour relancer la machine économique qui décline à vue d'oeil. Le ministre français Bruno Le Maire a d'ailleurs confirmé l'hypothèse d'une action concertée, recherchée par le G7 et l'Eurogroupe face à l'épidémie du coronavirus, dont l'impact sur la croissance mondiale inquiète au plus haut point. Haruhiko Kuroda, gouverneur de la Banque du Japon, a assuré pour sa part d'actions appropriées pour stabiliser les marchés. L'épidémie pourrait impacter la croissance et la Banque centrale européenne se tient prête à agir et ajuster ses instruments si nécessaire, a précisé ce lundi le vice-président de la BCE, Luis de Guindos.

ECO ET DEVISES

Donald Trump s'en est pris de son côté à son bouc émissaire préféré, à savoir le patron de la Fed Jerome Powell. Sur le réseau social média Twitter, Trump a lancé : "Comme toujours, Jay Powell et la Réserve Fédérale sont lents à agir... L'Allemagne et d'autres injectent de l'argent dans leurs économies. D'autres Banques Centrales sont bien plus agressives. Les Etats-Unis devraient avoir, pour toutes les bonnes raisons, les Taux les plus Bas. Ce n'est pas le cas, ce qui nous place dans une position concurrentielle désavantageuse. Nous devrions mener, pas suivre!"

Selon l'outil FedWatch du CME Group, la probabilité d'une baisse des taux d'un demi-point aux États-Unis le 18 mars, à l'issue de la prochaine réunion monétaire, est désormais... de 100% ! Le taux des fonds fédéraux serait alors ramené entre 1 et 1,25%, contre 1,50 à 1,75% à l'heure actuelle. Les derniers commentaires du patron de la Fed, Jerome Powell, plaident également pour un geste fort de la Banque face à la crise actuelle.

Dans le même temps, les cas de coronavirus se multiplient hors de Chine, aux Etats-Unis, en France, en Allemagne ou au Royaume-Uni. Les pays les plus touchés hors de Chine, à savoir la Corée du Sud, l'Iran et l'Italie, ont livré des bilans récents toujours aussi alarmants, même si le nombre quotidien de cas semble se stabiliser en Corée.

L'OCDE a prévenu que le coronavirus pourrait significativement peser sur la croissance mondiale, les perspectives demeurant hautement incertaines. La croissance globale du PIB pourrait tomber à 2,4% en 2020, contre 2,9% en 2019. Une possible croissance négative est envisagée au premier trimestre. Ces estimations tiennent compte d'un pic épidémique atteint au premier trimestre en Chine et d'une propagation 'légère à contenue' dans d'autres pays. En cas de crise sanitaire plus grave, la croissance du PIB mondial pourrait même tomber à 1,5% en 2020.

Les indices manufacturiers européens du mois de février publiés ce jour par Markit sont plutôt rassurants dans l'ensemble, même si la situation risque de se compliquer au mois de mars. La baisse de la demande a entraîné un recul de la production manufacturière française en février, mais l'indice PMI manufacturier national final du mois de février ressort tout de même en ligne avec le consensus de place à 49,8 (49,7 de consensus). L'indice espagnol est ressorti pour sa part à 50,4 contre 48,9 de consensus. L'indicateur italien se situe à 48,7 contre 48 de consensus. L'indicateur allemand est ressorti à 48 contre 47,8 de consensus. L'indice final PMI IHS Markit pour l'industrie manufacturière de la zone euro s'est affiché enfin sur un pic de douze mois en février, même si les tensions s'accentuent sur les chaînes d'approvisionnement. L'indice européen s'est redressé de 47,9 en janvier à 49,2 en février (estimation flash de 49,1), alors que le consensus était de 49,1.

L'indice PMI manufacturier britannique final du mois de février est ressorti à 51,7 contre 51,9 de consensus.

Le PMI manufacturier final américain du mois de février 2020 est ressorti à 50,7, contre un consensus de place de 50,8 et un niveau antérieur de 51,9 en janvier 2020. La lecture flash (préliminaire) de l'indicateur de février était de 50,8. Les effets de l'épidémie de coronavirus étaient donc apparemment encore faibles sur l'industrie manufacturière américaine en février. L'indice ISM manufacturier du mois de février 2020 est ressorti pour sa part à 50,1, contre 50,4 de consensus de place et 50,9 sur le mois antérieur.

Rappelons par ailleurs que l'activité dans le secteur manufacturier en Chine a décroché en février à son plus bas historique avec l'épidémie de coronavirus. L'indice PMI manufacturier chinois est ainsi ressorti à 35,7 seulement contre 50 en janvier, selon le Bureau national de la statistique (BNS). Le consensus était de 46. L'activité dans le secteur chinois des services a également plongé. Le PMI officiel des services est tombé à 29,6 en février contre 54,1 en janvier. Sur les devises, l'euro grimpe à 1,1150/$ entre banques, alors que le baril tente un sursaut à 52$ le brent.

VALEURS EN HAUSSE

Europacorp : +67%. EuropaCorp s'envole 0,95 euro dans un volume fourni, le groupe ayant annoncé l'approbation unanime du projet de plan de sauvegarde par les comités de créanciers ainsi que le soutien de Front Line et de Luc Besson au projet de restructuration. Le projet de plan de sauvegarde prévoit notamment la conversion en capital de l'intégralité des créances de fonds gérés ou conseillés au plus haut niveau par Vine Alternative Investments Group, LLC et Falcon Strategic Partners IV, LP sur EuropaCorp. Ils détiendraient en conséquence respectivement 60,15% et 6,29% du capital d'EuropaCorp, les actionnaires actuels conservant 33,56% du capital.
Vine et M. Luc Besson - en ce compris sa holding Front Line - concluraient également un pacte d'actionnaires constitutif d'une action de concert prenant effet à compter de la réalisation de la capitalisation des créances. A cet égard, à la suite des votes positifs des comités de créanciers sur le projet de plan de sauvegarde, Front Line et Luc Besson voteront en faveur de l'ensemble des résolutions soumises au vote de l'Assemblée générale des actionnaires, nécessaires à la mise en oeuvre du plan. Front Line, et Luc Besson, détiennent actuellement environ 31,58% du capital de la société et 31,63% des droits de vote.

EOS imaging : +57% après l'annonce de la signature d'un accord relatif au dépôt d'un projet d'offre publique avec Alphatec Holdings, Inc., société de dispositifs médicaux spécialisée dans les solutions innovantes pour la chirurgie du rachis. Selon les termes de cet accord, ATEC lancerait une offre publique visant l'intégralité des actions et OCEANEs émises par EOS. L'offre serait composée d'une offre publique d'achat en numéraire à titre principal au prix de 2,80 euros par action EOS et à titre subsidiaire d'une offre publique d'échange avec un ratio d'échange de 1 action ordinaire ATEC pour 2 actions EOS. ATEC a l'intention de mettre en oeuvre un retrait obligatoire à l'issue de l'offre au prix de l'offre en numéraire (2,80 euros par actions EOS) si les conditions permettant d'y procéder sont remplies. Il est prévu que l'offre soit déposée auprès de l'AMF à la fin du mois d'avril.

AB Science : +9%. AB Science S.A. après avoir levé plus de 12,3 millions d'euros grâce au succès d'un placement privé, à l'exercice de bons de souscription d'actions (souscrits dans le cadre du placement privé d'août 2019) et à la mise en oeuvre d'une option de financement visant à mobiliser le crédit impôt recherche 2019 de manière anticipée.
AB Science annonce aujourd'hui un placement privé de nouvelles actions ordinaires, lui permettant de lever un produit brut d'environ 6,40 millions d'euros. Ce placement privé a donné lieu à l'émission de 860.220 actions ordinaires nouvelles via une augmentation de capital sans droit préférentiel de souscription, soit 2,07% des titres en circulation avant l'opération, ce qui représente une dilution de 2,03% pour les actionnaires existants.
Le prix du placement a été fixé à 7,44 euros par action. Ce prix est égal à la moyenne pondérée par les volumes des cours de l'action AB Science des deux dernières séances de bourse précédent la date de fixation du prix.

Assystem : +6% suivi de Covivio et de Balyo

Carrefour : +4% avec Geci

Remy Cointreau : +3% avec Teleperformance, Tour Eiffel, Thermador et FDJ

Atari : 2,5% suivi de Worldline, Ingenico, Eramet,

Suez : +2% suivi de Thales, Total, Sanofi, EDF, Gecina et Veolia

Schneider : +2%. Morgan Stanley est repassé à 'surpondérer' sur le groupe en ciblant un cours de 110 euros.

XPO Logistics Europe (stable) a publié un chiffre d'affaires consolidé pour l'année 2019 de 6,414 milliards d'euros, soit une hausse de +3,6% par rapport à 2018 (+2,7% à taux de change constant). Le résultat opérationnel s'établit à 281,7 ME (224,2 millions d'euros avant l'application de IFRS 162, la nouvelle norme comptable applicable aux contrats de location), contre 182,3 ME en 2018. Le résultat net part du Groupe, à 126 ME (119,9 ME avant l'application de la norme IFRS 16), représente une hausse de 33,2 ME par rapport à 2018, en excluant l'impact de l'adoption de la norme IFRS 16.

VALEURS EN BAISSE

SES (-30%) figure en tête des plus fortes baisses du jour, le groupe étudiant une potentielle séparation de son segment Networks et réduisant dans le même temps ses estimations 2020. Dans le cadre de son plan stratégique juste annoncé, destiné à doper l'Ebitda de 50 à 50 millions d'euros par an à partir de 2021, le groupe indique donc qu'il évaluera la possibilité d'une "structure de capital séparée" pour les opérations Networks, ce qui leur fournirait potentiellement accès à des capitaux externes pour accélérer leur croissance.
L'Ebitda 2019 précisé est de 1,22 milliard d'euros contre 1,23 milliard de consensus. Les revenus annuels totalisent quant à eux 1,98 milliard d'euros contre 2 milliards de consensus. Le bénéfice net annuel attribuable aux actionnaires a atteint 296 millions d'euros, en hausse de 1,3% en données consolidées.
Par ailleurs, le groupe table désormais sur un Ebitda 2020 allant de 1,15 à 1,21 milliard d'euros, reflétant une vision plus prudente du développement des revenus du segment Video et une trajectoire de croissance légèrement plus basse au sortir de l'année 2019 sur le segment Networks. Cette guidance exclut d'ailleurs des charges de restructurations d'environ 40 millions d'euros liées au plan stratégique, ainsi que tout impact possible de la fameuse Bande C. Les revenus 2020 sont anticipés désormais entre 1,92 et 2 milliards d'euros. Le groupe proposera enfin un dividende de 0,40 euro par titre. SES tablait auparavant sur des revenus 2020 de 2,06-2,16 MdsE et un Ebitda de 1,26-1,34 MdE.

Archos : -8% avec Synergie

Air France KLM : chute encore de 7,7% dans le secteur des transports

Elior : -6,5% suivi de P&V et Robertet

Lagardere : s'enfonce encore de 5% suivi de Korian

Peugeot : -4% avec Valeo et Renault (-3%) du côté de l'automobile

Capgemini : -3% avec AST, Fnac Darty, SQLI, Crédit Agricole, Stef, Gl Events, Sopra Steria et Eutelsat (-2,5%)

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