Mi-séance Paris : deuxième vague baissière !

Mi-séance Paris : deuxième vague baissière !
finance investisseur bourse

Boursier.com, publié le lundi 21 septembre 2020 à 12h00

LA TENDANCE

Déjà en baisse de plus de 1% vendredi, le CAC40 chute de 3% ce lundi autour de 4.830 points en fin de matinée. La deuxième vague épidémique qui se confirme entraîne donc désormais une nouvelle vague baissière sur les marchés car elle remet en question tous les scénarios de reprise économique.

La recrudescence des nouveaux cas de coronavirus dans certains pays a conduit à de nouvelles mesures restrictives, notamment en Europe, et les opérateurs espèrent beaucoup des banques centrales pour minimiser l'impact de cette crise sanitaire sans précédent. La Banque centrale européenne va évaluer son programme d'achats d'obligations en urgence introduit en mars pour répondre à la crise, croit savoir le (généralement) bien renseigné Financial Times, qui cite deux membres du Conseil des gouverneurs de l'institut d'émission.

La cote américaine corrige aussi avant bourse ce lundi, les investisseurs s'alarmant de nouveau du risque sanitaire, alors que la propagation du virus se poursuit avec bientôt plus de 200.000 morts aux USA et près d'un million dans le monde, sans avancée concrète pour l'heure concernant un éventuel traitement ou vaccin.

VALEURS EN HAUSSE

* Suez se stabilise autour de 14,7 euros. Le président d'honneur d'Engie et de Suez, Gérard Mestrallet, s'oppose à l'offre de rachat de Veolia sur le spécialiste de la gestion des déchets dont il estime qu'il doit rester indépendant, écrit-il dans une tribune au Figaro parue dimanche. "Une fusion créerait-elle une entité deux fois plus grande, où 1 + 1 ferait 2 ? La réponse est non, et cela tient au caractère hostile de l'opération", estime l'ancien PDG d'Engie.

* OSE Immunotherapeutics grimpe de plus de 8% à 6,65 euros alors que la société a présenté les résultats positifs de l'étape 1 de la phase 3 de l'essai de Tedopi, vaccin thérapeutique à base de néo-épitopes, chez des patients atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC) après échec d'un traitement par checkpoint inhibiteur immunitaire, au congrès virtuel ESMO 2020 (European Society for Medical Oncology).

* Aucune hausse sur le CAC40. Même Alstom qui fait son entrée ce lundi dans l'indice principal de la bourse de Paris cède 1% à 44,95 euros.

VALEURS EN BAISSE

* Société générale (-6,4% à 11,8 euros) se préparerait à lancer la vente de sa filiale de gestion d'actifs Lyxor, une opération qui permettrait à la banque de la Défense de renforcer son bilan, selon plusieurs sources rapportées par l'agence Reuters... La troisième banque française aurait engagé Citigroup pour superviser la vente qui devrait être lancée au quatrième trimestre, ont indiqué ces sources sous couvert d'anonymat.

* BNP Paribas et Crédit Agricole reculent aussi de près de 6%.

* Vallourec (-7,6% à 18,5 euros) a reçu le 18 septembre 2020 l'accord, à la majorité requise, des porteurs de chacune de ces émissions obligataires, et a l'intention de demander, dès que possible, la nomination d'un mandataire ad hoc. Vallourec a également obtenu l'accord de ses banques, conformément aux termes de ses crédits renouvelables concernés, pour engager des discussions concernant sa restructuration financière.

* Les secteurs aéronautique et du tourisme sont en première ligne de l'augmentation des incertitudes sur l'horizon de la reprise : Safran abandonne plus de 5% à 90,4 euros et Accor 8% à 21,9 euros.

* Airbus (-4% à 65,8 euros) travaille sur trois concepts d'avion à hydrogène, avec l'ambition d'être le premier constructeur à mettre en service un tel appareil en 2035, déclare Guillaume Faury, le président exécutif de l'avionneur européen dans un entretien au journal Le Parisien/Aujourd'hui en France daté de lundi.

* Orpea (-4% à 96 euros) annonce avoir détecté dans la nuit du 17 septembre l'intrusion d'un logiciel malveillant sur certains de ses serveurs. Les équipes de sécurité informatique, pleinement mobilisées, ont pris les mesures immédiates pour sécuriser les systèmes, isoler les serveurs concernés (moins de 1% de la totalité des serveurs) et fermer temporairement l'ensemble du réseau, empêchant ainsi la propagation du logiciel. Cette interruption volontaire a provoqué des perturbations sur les systèmes informatiques mais n'affecte en rien la continuité des soins et la vie sociale au sein des établissements, précise le groupe.

* Iliad (-3% à 164 euros) va lancer une offre publique d'achat portant sur l'intégralité des actions composant le capital social de l'opérateur de télécommunications polonais Play, pour un montant en numéraire de 39 zlotys par action (soit 2,2 milliards d'euros pour 100% du capital, et 3,5 milliards d'euros en valeur d'entreprise). Iliad a dans ce cadre conclu un accord contraignant relatif à l'acquisition d'un bloc de contrôle de 40% auprès des deux actionnaires de référence de la société au même prix unitaire (soit 39 zlotys par action) lui conférant la majorité des sièges au conseil d'administration de Play.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.