Mi-séance Paris : la planète finance attend Jerome Powell

Mi-séance Paris : la planète finance attend Jerome Powell©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 27 février 2018 à 12h00

LA TENDANCE

Le CAC40 va-t-il parvenir à boucler une sixième séance consécutive dans le vert? Rien n'est moins sûr même si l'indice parisien évolue à l'équilibre à la mi-journée, à 5.343 points. Wall Street devrait donner le 'la' alors qu'une vague d'indicateurs de conjoncture est attendue cet après-midi outre-Atlantique. Mais c'est surtout l'audition du nouvel homme fort de la banque centrale américaine, Jerome Powell, par les parlementaires américains, qui sera scrutée de près. Les marchés tenteront d'en savoir plus sur les intentions du nouveau patron de la Fed. Trois ou quatre hausses de taux cette année ? C'est l'une des principales questions que se posent actuellement les marchés alors que la première économie mondiale tourne à plein régime et que la Fed a besoin de marge de manoeuvre en cas de nouvelle crise. Côté entreprises, Akka Technologies se distingue après la présentation de son nouveau plan stratégique. A l'inverse, Safran n'est guère recherché après ses comptes annuels.

VALEURS EN HAUSSE

* DBV Technologies (+6,6% à 39,1 euros). La publication des résultats provisoires de phase IIb avec Viaskin Milk dans le traitement de l'allergie au lait de vache conforte Bryan Garnier dans sa recommandation positive sur le dossier, avec un objectif relevé de 90 à 100 euros. Le dossier figure toujours parmi la liste des valeurs préférées de l'analyste. Les données de tolérance sont solides et la population qui a le mieux répondu est celle des enfants de 2 à 11 ans, note l'analyste Hugo Solvet, qui rehausse de 20 à 30% la probabilité de succès du patch. Il attendra la mise en place de la phase III pour appliquer une probabilité supérieure, typiquement dans la zone des 50 à 60% lorsqu'un candidat atteint ce stade.

* Cerinnov Group (+4,7% à 7,2 euros) sur Alternext, suite à la présentation de son chiffre d'affaires annuel. A 14,1 ME, les revenus de 2017 du spécialiste des équipements pour les industries céramique et du verre s'inscrivent en retrait marqué par rapport à 2016, exercice qui s'était soldé par des ventes records de 18,7 ME. Cette contreperformance n'est pas totalement une surprise : le groupe avait prévenu que son activité s'inscrirait en repli sur l'année écoulée, du fait notamment de l'allongement du cycle de décision chez ses clients. Bien que déçu par le niveau de chiffre d'affaires 2017, ressorti sensiblement inférieur à ses estimations (17 ME), Portzamparc estime la valorisation actuelle attractive pour se positionner.

* Akka Technologies (+4,4% à 57 euros). Le plan stratégique de moyen terme (Clear 2022) est plutôt bien accueilli par les opérateurs si l'on en juge par l'évolution du titre. L'annonce de ce plan stratégique surprend positivement par son objectif de marge ambitieux alors que le bon track-record du groupe en matière de M&A crédibilise les ambitions aux États-Unis, explique Oddo BHF. Seul risque, un appel au marché en cas d'opération significative mais l'objectif du doublement des BPA (soit une croissance de +15% par an) couvre une éventuelle dilution. Le titre bénéficie d'une légère prime sur le secteur en VE/EBIT fwd 12 mois, justifiée par une meilleure croissance des BPA, souligne le courtier, qui maintient son conseil 'achat' et son objectif de 60 euros.

* Rémy Cointreau (+1,8% à 112,3 euros). Le dossier revient en grâce chez Berenberg, qui passe de conserver à acheter sur le titre, en visant 128 euros contre 102 euros précédemment. Une demande en croissance et une offre limitée constituent le rêve de tout producteur, souligne l'analyste. C'est exactement ce qui est en train de se passer pour le cognac, avec une reprise de la demande sur le segment haut de gamme en Asie, qui intervient au moment où les stocks de flacons de plus de 10 ans d'âge sont au plus bas de 20 ans. Pas besoin d'avoir une boule de cristal pour deviner ce qu'il va se passer : la hausse de prix va faire son retour dans le secteur, et Rémy Cointreau, qui réalise 80% de son résultat opérationnel avec cet alcool, est le meilleur joueur pour en profiter.

* Vivendi (+1,2% à 21,3 euros). Clap de fin pour la procédure amiable, rendez-vous au contentieux. Mediaset a annoncé hier, comme cela était pressenti, que la justice italienne a mis fin à la tentative de médiation avec Vivendi, faute d'accord. Les deux groupes se déchirent depuis l'été 2016 au sujet d'un accord signé quelques mois plus tôt qui aurait dû transférer la télévision payante de l'Italien au Français.

* AccorHotels (+0,3% à 48,1 euros). Barclays garde le cap sur le titre. Dans une étude diffusée ce matin, la banque recommande à ses clients de "surpondérer" le titre, avec un nouvel objectif de cours relevé de 50 à 53 euros. Le bureau d'études a intégré dans sa recherche les résultats publiés la semaine dernière et les enseignements d'un roadshow mené avec le management. Barclays considère toujours que la société est un oiseau rare dans le secteur, avec une structure désormais légère exposée à 80% à la reprise cyclique en Europe et en Asie. Le dossier devrait dégager une croissance annuelle du résultat opérationnel supérieure à la moyenne au cours des prochaines années, alors qu'il affiche une valorisation intéressante sur ses comparables.

VALEURS EN BAISSE

* Safran (-0,5% à 89,5 euros). Objectifs atteints ou dépassés en 2017. Le groupe s'attaque désormais à l'intégration de Zodiac et lance un vaste programme de rachat d'actions doté de 2,3 milliards d'euros. Il présentera en septembre prochain ses objectifs intégrant la nouvelle filiale. Plusieurs analystes s'inquiètent de l'impact de la norme comptable IFRS 15.

* Gecina (-5% à 145,7 euros). Ivanhoé Cambridge a mandaté Goldman Sachs pour vendre 3,2 millions d'actions qu'il détient via la construction accélérée d'un livre d'ordres. Elles représentent environ 4,2% du capital. Aux dernières rumeurs, les actions ont été vendues à 146,50 euros pièce, soit une décote de 4,5%, assez classique dans ce type d'opération. Le produit représenterait ainsi 468,8 ME pour la filiale de la CDPQ.

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