Mi-séance Paris : le CAC40 chute sur de nouveaux plus bas annuels

Mi-séance Paris : le CAC40 chute sur de nouveaux plus bas annuels©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 06 mars 2020 à 12h00

LA TENDANCE

Les indices boursiers européens imitent Wall Street qui a replongé hier ou Tokyo qui a terminé ce matin en forte baisse (-2,72%) pour toucher un plus bas de six mois et aligner sa troisième semaine consécutive de baisse. En bourse de Paris, le CAC40 abandonne plus de 4% en fin de matinée autour de 5.140 points. Il s'agit d'un nouveau plus bas annuel pour l'indice parisien, relégué 14% plus bas que son niveau du début d'année. La correction est même supérieure à 15% par rapport aux récents plus hauts de 6.111 points qui ne datent que d'environ 2 semaines.

Le coronavirus poursuit ses ravages et les investisseurs continuent de s'inquiéter pour l'économie mondiale face à sa propagation et notamment aux Etats-Unis où le congrès a validé une aide d'urgence de 8,3 Mds$, alors que 12 décès ont maintenant été constatées dans le pays.

Après la Fed cette semaine, les investisseurs attendent une éventuelle baisse du taux de dépôt de la Banque centrale européenne lors de sa réunion de politique monétaire jeudi prochain, mais beaucoup d'intervenants de marché doutent de l'efficacité d'une telle mesure pour contrer les effets du coronavirus sur l'économie. La baisse d'urgence de 50 points de base réalisée par la Fed en début de semaine n'a eu que peu d'effet sur les marchés.

VALEURS EN HAUSSE

* Aucune hausse sur le CAC40 ou sur le SBF120.

* Neurones se stabilise à 21 euros après de bons résultats annuels. Le résultat opérationnel 2019 de Neurones progresse de 16,8% à 47,1 ME et représente 10,5% du chiffre d'affaires et 9,6% hors plus-value. En croissance de 18,9%, le résultat net s'est établi à 35,2 ME, soit 6,9% du chiffre d'affaires.

VALEURS EN BAISSE

* Plus forte baisse du CAC40, Airbus dévisse de 6,6% à 100,5 euros après avoir fait état hier d'un mois de février sans commandes, qui fait tout de même - fort heureusement - suite à un excellent mois de janvier 2020.

* CGG plonge de plus de 8% désormais à 2,05 euros dans un contexte fortement déprimé par la crise sanitaire qui pousse le baril sous les 50$ le brent. Le groupe CGG a publié pour son quatrième trimestre un EBITDAs des activités conforme aux attentes de marché, à 206 M$ contre 204 M$ de consensus de place. Le groupe table sur une marge 2020 d'Ebitda d'environ 50% et un cash flow net de 175 à 200 M$. Le management se dit confiant dans l'atteinte des objectifs 2021. Pour 2020, le CA est attendu en croissance à un chiffre en milieu de fourchette, par rapport à un chiffre d'affaires 2019 retraité de 50 M$ des commissions de transferts exceptionnels et compte tenu d'un impact limité du Coronavirus (COVID-19).

* La chute du baril entraîne aussi TechnipFMC et Total en baisse de près de 4%.

* Le luxe ne fait pas mieux : LVMH et Kering perdent près de 5%.

* Les valeurs bancaires terminent une nouvelle semaine avec des baisses à deux chiffres : BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole perdant actuellement environ 5%.

* EssilorLuxottica perd 3,4% à 120,7 euros. Les objectifs financiers du groupe pour 2020 supposent que l'épidémie de COVID-19 se résorbe dans les prochains mois. Sous cette hypothèse, et hors impact de GrandVision, EssilorLuxottica s'attend à une croissance de ses ventes et de ses résultats.

* JCDecaux retombe lourdement sous les 20 euros ce vendredi, en baisse de 2,6%, au plus bas depuis le début 2013 en bourse de Paris, alors que le groupe anticipe désormais une décroissance organique de 10% au premier trimestre... Les derniers avis de brokers sont prudents, à l'image de celui d'Oddo BHF qui reste à l'achat mais avec un objectif de cours ramené de 34 à 30 euros. Barclays reste de son côté à 'sous-pondérer' avec un cours cible de 23,50 euros.

* Bonduelle (-4% à 20,5 euros) a réalisé au 1er semestre de son exercice un chiffre d'affaires de 1.442,3 millions d'euros soit une progression de 2,5% en données publiées et de +0,6% en données comparables. Les effets de change contribuent pour 1,9% à la croissance publiée du semestre avec le renforcement des dollars américain et canadien et du rouble russe. Le groupe affiche un résultat opérationnel courant à 57,2 millions d'euros soit une variation de -6,2% en données publiées et -8,3% en données comparables.

* Le secteur des transports n'est pas épargné avec Air France KLM en baisse de 5% et de 23% sur la semaine.

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