Mi-séance Paris : le CAC40 de retour sous les 6.200 pts

Mi-séance Paris : le CAC40 de retour sous les 6.200 pts
euro monnaie devise flamme feu

Boursier.com, publié le jeudi 13 mai 2021 à 12h00

LA TENDANCE

LA TENDANCE

La pression reste forte sur les marchés depuis quelques jours sur le retour des craintes inflationnistes. La Bourse de Paris recule ce jeudi midi de 1,4%, de retour sous les 6.200 pts, à 6.190 pts. Hier soir, la Bourse américaine a creusé ses pertes dans la dernière heure de cotation, terminant sur une chute moyenne de 2% pour les principaux indices, après la publication d'une hausse de 4,2% des prix à la consommation aux Etats-Unis en avril sur un an, au plus haut depuis 13 ans ! Les taux d'intérêt se sont encore tendus après cette annonce... Le vice-président de la Fed, Richard Clarida, s'est dit "surpris" de l'ampleur de la hausse des prix, qu'il a néanmoins jugée "temporaire", confirmant la position actuelle de la Fed...

ECO ET DEVISES

Les chiffres de l'inflation en avril aux Etats-Unis ont donc réservé de mauvaises surprises, avec une envolée de 0,8% sur un mois, et de 4,2% sur un an, alors que les analystes tablaient sur des hausses respectives de 0,2% et de 3,6%. Même hors énergie et alimentation, les prix ont grimpé de 0,9% sur un mois et de 3% sur un an, bien au-dessus des attentes du consensus (+0,3% et +2,6%) et de l'objectif de 2% de la Réserve fédérale américaine.
Les prix de très nombreux produits et services ont bondi, dont les voitures d'occasion, les camions, le bois de construction, les pneus, les ordinateurs, les téléviseurs, les jouets, les meubles, les billets d'avion et l'alimentation.
Les marchés obligataires ont réagi par une brusque tension sur les taux. Le rendement du T-Bond américain à 10 ans pointait en fin de soirée à 1,69% (+7 points de base) et le taux du "30 ans" remontait à 2,41% contre 2,35% mardi soir (+ 6 pdb).

Le vice-président de la Fed,Richard Clarida, s'est dit "surpris" par ces chiffres, tout en disant s'attendre à ce que cette inflation retourne à la normale autour de 2% en 2022-2023. Il a répété que les pressions inflationnistes seraient temporaires, ajoutant que dans le cas contraire, la Fed disposait des outils nécessaires pour y faire face.
L'inflation devrait augmenter encore quelque peu avant de s'apaiser plus tard dans l'année, pense M. Clarida, selon lequel l'économie américaine et en particulier le marché du travail restent très éloignés des objectifs. La banque centrale américaine reste donc déterminée à utiliser tous ses outils pour soutenir l'économie aussi longtemps que nécessaire.
Ainsi, Richard Clarida a réaffirmé qu'une réduction des achats d'actifs de la Fed ("tapering") n'est pas d'actualité. Ces derniers jours, de nombreux autres membres de la Fed se sont exprimés dans le même sens, à l'exception de Robert Kaplan (Fed de Dallas) qui aimerait discuter dès aujourd'hui d'un "tapering".
Mercredi, Raphael Bostic, le président de l'antenne d'Atlanta de la Fed, a lui aussi réagi aux chiffres de l'inflation, en estimant que l'économie américaine traversait une "période de transition" entre la crise du Covid et la reprise progressive de l'activité après la pandémie. Une période qui implique selon lui une inflation volatile et des hésitations dans la population active. On observe donc logiquement des perturbations de l'offre comme de la demande, aussi bien pour la main d'oeuvre que pour les biens et les services, a-t-il expliqué, et "nous allons observer beaucoup de volatilité des prix".

Les cours du pétrole brut restent bien orientés. Le Brent cote proche des 68$ malgré quelques prises de profits.
Enfin, sur le marché des "cryptos", le bitcoin retombe brutalement sous les 50.000$. Explication : "Il ne sera plus possible d'acheter une Tesla en la payant avec des bitcoins", a déclaré la nuit dernière Elon Musk sur Twitter, invoquant des préoccupations environnementales pour expliquer ce revirement brutal de position de l'entreprise en l'espace de deux mois ! Le bitcoin a immédiatement chuté de plus de 10%.
L'euro se stabilise sur les 1,2070/$ entre banques.

VALEURS EN HAUSSE

Guerbet : +2% avec Navya et SES Imagotag

Argan : +1,5% suivi de Oeneo, Neoen et Beneteau qui poursuit sur sa lancée

SII (+1%) a réalisé sur l'exercice 2020/2021 un chiffre d'affaires de 654,2 ME, en baisse de 3,3%.
Au 4ème trimestre, le chiffre d'affaires renoue avec la croissance et atteint 183,6 ME, en progression de 3,8% par rapport au 4ème trimestre de l'exercice précédent.

Au 31 mars 2021, le chiffre d'affaires consolidé du groupe Pharmagest (+1%) atteint 45,27 ME, en progression de 16% par rapport au chiffre d'affaires du 1er trimestre 2020.
Les opérations de croissance externe (PANDALAB et ASCA INFORMATIQUE en 2020, et la récente création de la filiale italienne PHARMAGEST SERVIZI) contribuent favorablement au chiffre d'affaires du 1er trimestre 2021 : +3,1 ME. A périmètre comparable, le chiffre d'affaires est en progression de 8%.

Eurofins : +0,5% avec Tarkett, Infotel, STM et DS

VALEURS EN BAISSE

Genomic Vision : -7% avec Atari

Technip FMC : -6% suivi de 2CRSI

Sur le premier trimestre, le chiffre d'affaires de CNP (-5%) est ressorti à 7,9 MdsE, en hausse de 14,6% et +21,8% à périmètre et change constants. On constate une bonne dynamique de l'activité épargne/retraite sur l'ensemble des zones géographiques. Le chiffre d'affaires en Unités de Compte (UC) en France en hausse de 54,3% pour un taux d'UC de 25,4% dans la collecte.
Le Résultat brut d'exploitation est de 715 ME en diminution de 9,1% et de -1,8% à périmètre et change constants.
Le résultat net part du Groupe s'élève à 308 ME soit +2,9% et +5,6% à périmètre et change constants...

Genfit (-4%) a publié sa trésorerie au 31 mars 2021 et son chiffre d'affaires pour les trois premiers mois de 2021. Au 31 mars 2021, la trésorerie et les équivalents de trésorerie de la Société s'élevaient à 108,9 millions d'euros, contre 252 millions d'euros au 31 mars 2020 et 171 millions d'euros au 31 décembre 2020.
La baisse de trésorerie et équivalents de trésorerie entre le 31 décembre 2020 et le 31 mars 2021 tient compte notamment du rachat par la société d'une partie des obligations convertibles en actions (OCEANEs) en janvier 2021 pour un montant de 47,5 millions d'euros ainsi que les frais associés à la renégociation de la dette convertible (conseils bancaires, honoraires d'avocats, coûts d'organisation des assemblées générales...) dont le montant s'est élevé à 2,9 millions d'euros TTC, et dont une part significative a été décaissée au 31 mars 2021.

Chargeurs : : -4% avec Eramet, CGG et Icade

Nexity (-3%) a confirmé la vente de 100% du réseau d'agences immobilières Century 21 France à Arche, holding du groupe Citya, comme annoncé dans le communiqué de presse de la fin avril relatif au chiffre d'affaires et à l'activité du 1er trimestre 2021.
"Au sein de Arche, Century 21 conservera son identité, l'indépendance de sa marque ainsi que l'équipe de management", précise Nexity. Cette cession, annoncée précédemment sur la base d'une valeur d'entreprise à 100% de 84 millions d'euros, clôture le programme de revue stratégique de Nexity engagé fin 2020 et devrait être finalisée avant la fin du premier semestre 2021.

Euronext : -3% suivi de BNP, Casino, Klepierre, Crédit Agricole, Transgène

Valeo -2,5% avec Faurecia, Total, Stellantis, Renault, Bouygues

Danone (stable) a finalisé la cession stratégique de sa participation d'environ 9,8% dans Mengniu, annoncée le 12 mai 2021. L'opération s'est soldée par un produit de cession brut d'un montant de 15,4 milliards de dollars de Hong Kong, soit 1,6 milliard d'euros. Le règlement de l'opération aura lieu le 17 mai 2021.
En ligne avec l'allocation de capital disciplinée de Danone, les produits attendus de l'opération seront retournés dans leur majorité aux actionnaires au travers d'un programme de rachat d'actions dont les détails seront annoncés lors de son lancement.

FDJ (-0,5%) Le ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance, dans son arrêté du 6 novembre 2019, s'était engagé à remettre une action complémentaire pour chaque tranche de dix actions acquises par un actionnaire particulier lors de l'introduction en Bourse de La Française des Jeux, à condition qu'elles aient été conservées pendant dix-huit mois à compter du règlement-livraison de l'offre à prix ouvert le 22 novembre 2019, soit jusqu'au 24 mai 2021 inclus (arrêté de positions titres en Euroclear). Seules les actions portant le code ISIN FR0013457272 sont éligibles.
Cette attribution est automatique et gratuite. Les actions complémentaires ainsi remises seront inscrites aux comptes titres des actionnaires éligibles en date du 25 mai. Ces actions conservent la forme des actions existantes (nominative ou au porteur) ; elles donnent les mêmes droits de vote et au dividende que les actions de négociation. À l'issue de cette opération, toutes les actions FDJ porteront le même code ISIN, FR0013451333.

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