Mi-séance Paris : le CAC40 interrompt son rebond

Mi-séance Paris : le CAC40 interrompt son rebond©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 06 novembre 2020 à 12h00

LA TENDANCE

La bourse de Paris fait une pause ce vendredi, reculant d'environ 0,6% en fin de matinée. Autour de 4.955 points, le CAC40 affiche encore un rebond de plus de 7% sur la semaine et environ 350 points de repris. Les opérateurs surveillent toujours très attentivement l'évolution du décompte des votes de l'élection présidentielle américaine, l'avance de Joe Biden semblant se confirmer et la contestation grondant dans le clan de Donald Trump. Les investisseurs prendront par ailleurs connaissance avant l'ouverture des derniers chiffres de l'emploi américain.

L'issue de l'élection américaine repose sur une poignée d'Etats dans lesquels les écarts sont très faibles entre les deux candidats, alors que le dépouillement se poursuit du fait du nombre très élevé des votes par correspondance. Biden semble tout de même largement favori, malgré l'offensive juridique initiée par un Trump jusqu'au bout combatif. Les marchés relèvent pour l'heure que les républicains conserveraient le Sénat et les démocrates la Chambre des Représentants, ce qui devrait limiter les risques réglementaires et fiscaux pour les entreprises. Néanmoins, ce Congrès attendu divisé aura d'autant plus de mal à adopter un nouveau plan de relance de l'activité, alors même que la crise sanitaire n'a pourtant jamais été aussi pesante aux USA.

Les investisseurs attendent avec impatience ce jour les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis pour le mois d'octobre, qui seront publiés à 14h30 par le Département au Travail. Le consensus FactSet table sur 580.000 créations de postes non-agricoles et sur un taux de chômage de 7,7% pour octobre aux Etats-Unis, avec 875.000 créations dans le privé et 50.000 dans le secteur manufacturier. Le salaire horaire moyen est attendu en hausse de 0,2% en comparaison du mois antérieur et de 4,6% sur un an. Plus tôt dans la semaine, l'enquête ADP sur le secteur privé avait été décevante, en faisant état mercredi de 365.000 créations de postes dans le privé le mois dernier, alors que le consensus était logé à 650.000.

VALEURS EN HAUSSE

* Casino enchaîne une cinquième séance consécutive de hausse (+1,7% à 21,2 euros). On a appris hier que VESA Equity Investment (contrôlée par le milliardaire tchèque Daniel Kretínský) avait franchi en hausse le seuil de 10% du capital de Casino et détient désormais 11.035.899 actions représentant autant de droits de vote, soit 10,18% du capital et 7,38% des droits de vote de cette société. Ce franchissement de seuil résulte d'une acquisition de titres sur le marché.

* Thalès progresse de 1,4% à 63,4 euros. L'actualité autour du groupe d'électronique spécialisé dans l'aérospatiale, la défense, la sécurité et le transport terrestre est marquée par une note du Credit Suisse qui a rehaussé à 'surperformer' sa recommandation sur la valeur tout en ajustant son objectif de 78 à 80 euros. Le broker suisse pense que les niveaux de prix actuels reflètent des préoccupations sur la croissance qui sont injustifiées compte tenu des perspectives à long terme pour la défense (45% des ventes) et la sécurité numérique (18%), même en tenant compte des risques liés à la pandémie de Covid-19.

* Hexaom gagne 2,3% à 31,7 euros. Le constructeur de maisons individuelles a, comme anticipé, connu un fort effet de rattrapage sur le troisième trimestre avec un chiffre d'affaires en hausse de +15,3% à 211,5 ME. Ainsi, sur les neuf premiers mois de l'exercice 2020, le chiffre d'affaires s'élève à 610,2 ME (+1,5%). Le groupe s'attend à un chiffre d'affaires et une rentabilité sur ce second semestre 2020 en progression par rapport au premier semestre mais reste attentif à l'évolution du niveau des ouvertures de chantiers de l'activité Construction de Maisons Individuelles, encore fortement impactée par l'allongement des délais administratifs subi depuis le début de la crise sanitaire et de l'évolution du taux d'annulation qui pèseront certainement sur la production du 4ème trimestre 2020. Cet impact sera en partie compensé par une diminution des délais de construction.

* Elior se distingue en cette fin de semaine avec un titre qui bondit de plus de 6% à 3,52 euros. Le spécialiste de la restauration collective a dévoilé des comptes préliminaires annuels supérieurs aux attentes des analystes avec un Ebita ajusté des activités poursuivies de -71 ME, à comparer à 176 ME l'an dernier, pour un chiffre d'affaires de 3,967 milliards d'euros, en décroissance organique de 19,7%. L'impact de la Covid-19 est estimé à 1,003 ME sur les recettes et 268 ME sur l'Ebita ajusté. L'impact sur l'EBITA ajusté de la perte de chiffre d'affaires (drop-through) sur l'année est de 27%, inférieur au 30% annoncé précédemment. Le consensus tablait sur un Ebita ajust de -128 ME pour un chiffre d'affaires de 3,88 MdsE.

* Alstom reste en hausse de 1,7% à 39,5 euros après l'annonce de deux contrats, au Maroc et en Grèce.

VALEURS EN BAISSE

* JCDecaux perd 3,3% à 13,3 euros, sanctionné après avoir fait état d'une chute de 41,5% de son activité au troisième trimestre. En excluant l'impact négatif lié à la variation des taux de change et celui lié aux variations de périmètre, le chiffre d'affaires organique ajusté est en baisse de -37,9% à 541,2 ME. Le consensus était positionné à 616,2 ME. Le groupe n'a pas communiqué de guidance...

* Natixis casse l'ambiance dans le secteur bancaire. Après un sans-faute des autres grandes banques cotées à Paris au troisième trimestre, l'établissement du Groupe BPCE a dévoilé hier soir des résultats inférieurs aux attentes des analystes tout en annonçant vouloir sortir du capital de sa filiale de gestion H2O, qui a fait beaucoup de tort à la banque ces derniers mois. Le titre trébuche de 7% à 2,06 euros.

* Lagardère aligne une troisième séance consécutive dans le rouge en cette fin de semaine, en repli de 3,6% à 18,4 euros. Alors qu'Arnaud Lagardère a indiqué hier qu'"il n'y a pas de négociations sur une quelconque cession du groupe, pas de négociations sur un quelconque changement de la structure en commandite", en réponse à plusieurs articles de presse évoquant une éventuelle cession des activités internationales d'Hachette, la SocGen a dégradé le titre à 'conserver' avec 19,5 euros dans le viseur.

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