Mi-séance Paris : le CAC40 peine à maintenir le rythme

Mi-séance Paris : le CAC40 peine à maintenir le rythme
Trader stupéfait sur le floor du New York Stock Exchange.

Boursier.com, publié le jeudi 30 avril 2020 à 12h00

LA TENDANCE

Le CAC40 a dépassé les 4.700 points ce matin, un niveau qui n'avait pas été revu depuis le 11 mars dernier ! Le rebond entamé depuis le 16 mars approche désormais les 1.000 points. En milieu de journée, le CAC40 peine à maintenir le rythme et ne progresse plus que de 0,3% à 4.685 points.

Il faut dire qu'hier, l'indice parisien s'est quelque peu enflammé en fin de séance, sous l'impulsion des indices américains et de l'idée que Gilead avait la solution au problème Covid-19. L'espoir d'un traitement est désormais présent et les investisseurs continuent de s'y raccrocher malgré les mauvaises nouvelles macro-économiques qui se poursuivent et les perspectives toujoirs aussi floues des entreprises pour les prochains mois.

Le rendez-vous du jour, à la mi-journée, sera celui de la BCE. Peu d'éléments nouveaux à attendre sans doute, mais le marché serait déçu si l'institution ne s'aligne pas sur la démarche de la Réserve fédérale, qui a réaffirmé qu'elle reste prête à agir en cas de besoin pour soutenir l'économie américaine.

VALEURS EN HAUSSE

* Michelin (+0,5% à 90,6 euros) : Au 1er trimestre 2020, dans un contexte de crise liée au COVID-19, les ventes ressortent en baisse de 8,3% à 5,33 milliards d'euros. Pour amortir les effets financiers de la crise économique majeure qui s'annonce, le groupe a mis en oeuvre dès mi-mars le pilotage hebdomadaire de l'équilibre offre / demande pour maîtriser les stocks, une baisse des investissements de 500 millions, une réduction de 330 millions d'euros du dividende proposé au vote des actionnaires, ainsi que le gel du programme de rachat d'actions au-delà des engagements fermes pris pour 2020 et qu'une réduction des coûts de structure. À ce jour, l'évolution de la pandémie et ses impacts économiques restent encore trop incertains pour établir avec fiabilité des prévisions de marché et un scénario de résultat associé, estime Michelin. Néanmoins, dans un contexte de forte baisse des cours de matières premières, le groupe s'attend à un effet net prix-mix /matières premières renforcé qui lui permettra de légèrement atténuer l'impact beaucoup plus prononcé de la baisse des volumes.

* Safran (+1,8% à 88,9 euros) : Le chiffre d'affaires du 1er trimestre 2020 de ressort à 5,383 MdsE en données ajustées, en baisse de -398 ME soit -6,9% par rapport à la même période de 2019. L'impact a commencé à se matérialiser en mars sur l'activité de Safran. Le groupe évoque un plan d'adaptation en cours pour faire face à la forte baisse de l'activité ainsi qu'à la perspective d'une reprise progressive.

* Airbus reprend 3,3% à 60,4 euros, porté par les nouveaux engagements du gouvernement à soutenir le groupe aéronautique.

* Suez (+1,5% à 10,75 euros) évalue l'impact du Covid-19 sur la croissance organique du chiffre d'affaires au premier trimestre à environ -2 points de pourcentage. Le chiffre d'affaires atteint 4,198 Milliards d'Euros en recul de -0,3% (+0,5% en organique). L'EBITDA s'élève 676 ME au 31 mars 2020, en baisse organique de -1,5% et de -2% à changes constants. Les effets de change sont défavorables à hauteur de -19 ME. L'EBIT s'élève à 231 ME, en baisse organique de -14,9% et de -16,2% à changes constants. Les effets de change s'élèvent à -15 ME. L'impact du Covid-19 sur l'EBITDA et l'EBIT au premier trimestre est estimé à environ -60 ME.

* LafargeHolcim (+3% à 38,7 euros) a connu un bon début d'année, les performances du premier trimestre étant restées en avance sur les résultats de l'année dernière jusqu'à la mi-mars, date de l'impact de COVID-19 qui s'est propagé au-delà de la Chine dans toutes les régions commerciales. Néanmoins, les résultats du premier trimestre sont restés résistants avec un chiffre d'affaires en repli de 3,3% à 5,293 MCHF et un EBIT récurrent en recul de 2,6% par rapport à la même période de l'année précédente, tous deux à périmètre constant, à 262 MCHF.

* Orange (+1% à 11,3 euros) a dévoilé des résultats trimestriels en ligne avec les attentes du marché et explique ne pas voir de "déviation significative" par rapport à ses objectifs financiers annuels. Le chiffre d'affaires progresse de 1% à base comparable à 10,4 milliards d'euros, tiré par une solide croissance de l'Afrique et Moyen Orient et une progression du segment Entreprises, de la France et de l'Europe. Les revenus ont ainsi augmenté de 6,2% dans la région Afrique-Moyen-Orient et de 0,5% en France où l'opérateur dit avoir enregistré un premier trimestre record sur la fibre. L'Ebitdaal ("Ebitda after leases") s'améliore de 0,5% à 2,6 milliards d'euros et l'EBITDAaL des activités télécoms est en hausse de 0,1%.

* Valneva (+26% à 4 euros) et le géant américain Pfizer, ont annoncé aujourd'hui leur collaboration pour le développement et la commercialisation du vaccin de Valneva contre la maladie de Lyme, actuellement en essais cliniques de Phase 2 ! Valneva pourra recevoir des paiements d'un montant total de 308 millions de dollars dont un paiement initial de 130 millions de dollars, des paiements d'étape de 35 millions liés à l'avancée du développement du produit et jusqu'à 143 millions de dollars de paiements additionnels liés aux premières étapes de commercialisation du produit.

VALEURS EN BAISSE

* Société générale (-5,5% à 14,75 euros) a publié ce jeudi une perte nette de 326 millions d'euros au premier trimestre sur fond de correction des marchés financiers. L'établissement, qui a avancé de 6 jours la date de publication de ses résultats trimestriels, indique que ses activités de banque de financement et d'investissement ont accusé une perte nette de 537 millions d'euros sur le trimestre. Le groupe explique que ses activités de marché ont été impactées par "les dislocations de marché exceptionnelles de la fin du trimestre liées au COVID-19". Le produit net bancaire a chuté de 16,5% entre janvier et mars à 5,17 milliards d'euros. Pour 2020, Société générale a confirmé son objectif de baisse des frais généraux, tout en ajoutant que la banque prévoit de réduire ses coûts de 600 à 700 millions d'euros en plus cette année.

* Lagardère (-1%) a fait état d'un chiffre d'affaires de 1,361 milliard d'euros au premier trimestre, en repli de 10,4% en données consolidées et de 12,5% en données comparables.

* TF1 (-1,2%) : Le chiffre d'affaires consolidé du premier trimestre 2020 s'élève à 493,9 ME de 10,8%. Hors effet périmètre, le chiffre d'affaires du groupe TF1 est en baisse de -8,5%. Après une performance en ligne avec nos attentes sur les mois de janvier et février, cette baisse s'explique par l'annulation progressive à compter du mois de mars de nombreuses campagnes publicitaires dans un contexte de crise lié au Covid-19. Le résultat opérationnel courant s'élève à 42 ME en recul de 20,9 ME. L'impact de la crise sur les 15 derniers jours de mars se traduit par une baisse du chiffre d'affaires publicitaire de l'ordre de 35 à 40 ME, générant un manque à gagner en marge brute d'environ 10 ME. Le résultat net part du Groupe s'établit à 24 ME en recul de 16,6 ME.

* NRJ Group (-1%) enregistre au 1er trimestre 2020 un chiffre d'affaires hors échanges de 79,6 ME, en baisse de 13,2 % par rapport au Ier trimestre 2019. NRJ souffre de la chute des investissements publicitaires des annonceurs qui a débuté dès l'annonce des mesures de confinement continue au 2ème trimestre 2020 avec la poursuite de celui-ci.

* Bénéteau (-1,2% à 6,15 euros) : le résultat opérationnel courant (ROC) est, comme lors des exercices passés, négatif au terme du 1er semestre. Cette année, il ressort en baisse de 5,3 ME, à -8,7 ME. La perte nette ressort à -12,1 ME. Le groupe a redémarré la production sur trois sites depuis le 27 avril et prévoit la reprise progressive de l'activité sur l'ensemble de l'outil industriel d'ici mi-mai. Pour les divisions Bateau et Habitat, les annulations de commandes enregistrées à ce jour sont annoncées comme " relativement faibles et principalement constituées par des reports sur l'exercice prochain ". Toutefois, le groupe n'a pas suffisamment de visibilité à ce jour pour mesurer l'impact qu'aura eu la suspension de ses activités de production sur les comptes de l'exercice en cours. Beneteau travaille d'ores et déjà sur un nouveau plan stratégique qui repose sur une adaptation forte des produits et de l'organisation industrielle aux marchés futurs, et sur la reformulation du rôle qu'il ambitionne de jouer dans le monde de la plaisance et de l'habitat de loisirs. Une première vision de ce nouveau plan stratégique sera présentée le 9 juillet 2020 lors de la communication du chiffre d'affaires à 9 mois de l'exercice 2019-2020.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.