Mi-séance Paris : le CAC40 peine à rebondir

Mi-séance Paris : le CAC40 peine à rebondir©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 31 mai 2018 à 12h00

LA TENDANCE

La bourse de Paris peine à rebondir malgré l'accalmie constatée sur le marché italien. Après six séances consécutives de baisse, le CAC40 se contente d'un sursaut de 0,25% à 5.440 points. Milan a pourtant nettement rebondi hier et reprend encore 1% aujourd'hui alors que les taux souverains se sont détendus à 2,7% sur le 10 ans italien. La parité euro/dollar en profite pour remonter à 1,17. La bonne nouvelle de la matinée en Europe est la remontée de l'inflation qui semble enfin se dessiner. Confirmant les données dévoilées en Espagne, en Allemagne et en France notamment, Eurostat indique que les prix à la consommation ont augmenté de 1,9% sur un an en mai, contre une hausse 1,2% le mois précédent. Le consensus tablait sur une hausse limitée à 1,6%.

VALEURS EN HAUSSE

* Les valeurs bancaires se reprennent modérément : Société Générale et Crédit Agricole gagnent environ 1%.

* Atari (+6% à 0,69 euro) reste recherché avec le lancement des précommandes de sa console, Atari VCS.

* Abivax (+5% à 6,93 euros) après avoir dévoilé de nouvelles données caractérisant le mécanisme d'action de son candidat médicament ABX464 dans le VIH et la colite ulcéreuse, actuellement en phase 2.

* Worldline (+3% à 49 euros). Le courant acheteur est attisé par un relèvement d'objectif de broker : Bryan Garnier vise à présent 50 euros sur le spécialiste des services de paiement contre 43 euros précédemment, en confirmant son opinion "achat". Le bureau de recherche justifie le coup de pouce sur sa "fair value" par l'intégration de SIX dans ses projections, dont la valorisation, synergies incluses, apporte un bonus additionnel de 7 euros par action à Worldline. Bryan Garnier note par ailleurs que la filiale d'Atos conserve un bilan de grande qualité après cette opération de croissance externe, avec un profil de "consolidateur" du marché européen du paiement toujours de mise.

* Atos (+3% à 115,3 euros) bénéficie aussi du relèvement de l'objectif de cours de Bryan Garnier : de 154 à 163 euros. Le bureau d'analyses pense qu'il est temps pour le groupe présidé par Thierry Breton de profiter de "l'effet SIX" qui a porté ces dernières semaines sa filiale dans le sillage de l'annonce de cette acquisition structurante. En intégrant dans ses projections les synergies qui devraient être dégagées d'ici 2022 par Worldline avec SIX, estimées à 110 ME en termes d'Ebitda, Bryan Garnier relève de 5% son hypothèse de bénéfice par action en 2019 pour Atos et de 6% en 2020.

VALEURS EN BAISSE

* Peu de baisses significatives sur le CAC40. Renault et PSA Groupe perdent quand même environ 1%. Les deux constructeurs se sont-ils entendus pour gonfler pendant des années le prix de certaines pièces détachées ? Tout porterait à le croire selon des documents confidentiels, obtenus par 'Mediapart' et l'EIC (European Investigative Collaborations). Utilisant un logiciel fourni par Accenture, "qui permet de réaliser des hausses de prix de façon presque indétectable", les deux constructeurs français auraient réalisé chacun des profits de plus de 100 millions d'euros par an en augmentant artificiellement le prix de certaines pièces détachées. "À partir de la fin des années 2000, Renault et PSA Peugeot Citroën ont opéré une hausse de 15% des prix des pièces détachées pour lesquelles ils sont en situation de monopole... Renault et PSA ont ainsi soutiré, au niveau mondial, environ 1,5 milliard d'euros aux automobilistes en dix ans", écrit Mediapart. Les deux groupes ont formellement nié ces accusations. Répondant au journal, Renault a indiqué ne s'être "engagé dans aucune coordination, de quelque forme que ce soit, avec PSA" et n'avoir jamais "emprunté une démarche qui puisse relever, de près ou de loin, d'une violation des règles de concurrence". De son côté, PSA "conteste totalement" ces "accusations infondées".

* Wavestone (-1,5% à 159,6 euros). L'heure est venu de jouer la prudence estime Portzamparc qui, dans une note publiée ce jeudi, abaisse de "renforcer" à "conserver" sa recommandation sur le dossier malgré un cours cible relevé de 159,7 à 166,5 euros. Pour le broker, la stratégie et son exécution restent excellents, le tout dans un contexte résolument favorable. Mais la valorisation, ainsi que la perspective d'une année de construction à l'international incitent le broker à faire une pause.

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