Mi-séance Paris : le CAC40 recule encore malgré des publications encourageantes

Mi-séance Paris : le CAC40 recule encore malgré des publications encourageantes©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 22 octobre 2020 à 12h00

LA TENDANCE

La bourse de Paris reste en nette baisse mais limite la casse en fin de matinée. Le CAC40 chutait en effet jusqu'à 1,4% ce matin en passant sous les 4.800 points et ne perd plus que 0,5% en fin de matinée autour de 4.825 points. Le rythme des publications trimestrielles s'accélère et profite globalement aux valeurs concernées. Tout cela dans un contexte sanitaire qui n'incite pas à la prise de risques, d'autant que l'absence de progrès tangibles dans les discussions sur le nouveau plan de relance aux Etats-Unis pèse sur la tendance.

Donald Trump a accusé mercredi les responsables du Parti démocrate de faire preuve de mauvaise volonté dans les discussions sur un nouveau plan de soutien à l'économie américaine, ce qui a ravivé les doutes des investisseurs après des déclarations évoquant pourtant des progrès. On ignore pour l'instant si les pourparlers vont se poursuivre et la perspective de voir le Congrès adopter des mesures avant l'élection présidentielle du 3 novembre se fait de plus en plus floue.

Côté sanitaire, près des deux tiers des Etats américains dépassent désormais le seuil d'alerte de 100 nouveaux cas pour 100.000 habitants sur une semaine et en Europe, les restrictions visant à freiner la propagation de la maladie continuent de se multiplier de la Pologne au Portugal.

VALEURS EN HAUSSE

* Pernod Ricard (+2,5% à 144,4 euros) a dit jeudi espérer renouer avec la croissance de ses ventes au second semestre de son exercice 2020-2021 après un premier trimestre marqué par une amélioration séquentielle de ses ventes.

* STMicroelectronics avance désormais de 1,2% à 29,3 euros alors que le fabricant de semi-conducteurs a une nouvelle fois rehaussé son objectif de revenus annuels. Le management prévoit désormais un chiffre d'affaires net au point médian des prévisions antérieures, soit environ 9,97 milliards de dollars, matérialisant une croissance de 4,3% en variation annuelle, avec une marge d'exploitation à 2 chiffres. Sur le trimestre clos le 26 septembre, la firme a enregistré un chiffre d'affaires net de 2,67 milliards de dollars, une marge brute de 36%, une marge d'exploitation de 12,3% et un résultat net de 242 millions de dollars, soit 0,26 dollar par action après dilution. Des résultats globalement en ligne avec le consensus.

* Edenred se distingue après son point trimestriel avec un titre en hausse de 2,2% à 41,55 euros. Les opérateurs apprécient le fait que le spécialiste des solutions de paiement dans le monde du travail ait renoué avec la croissance organique dès le 3ème trimestre. Sur la période, le groupe a dégagé des revenus de 357 millions d'euros, en hausse de 0,5% en données comparables après un deuxième trimestre en repli de 15,5%. En ligne avec ses estimations, le groupe confirme son plan d'économies de 100 millions d'euros en 2020. Il a par ailleurs resserré son objectif d'EBITDA 2020, désormais compris entre 550 millions d'euros et 600 millions d'euros (contre 540 à 610 ME), et ce malgré les nouvelles incertitudes liées à la crise sanitaire en Europe.

* En tête du CAC40, Schneider Electric (+2,9% à 109,1 euros) a rehaussé ses objectifs annuels après un solide troisième trimestre. Le fabricant de matériel électrique, dont les produits vont des chargeurs électriques pour voitures à la robotique industrielle, a dégagé un chiffre d'affaires de 6,458 milliards d'euros au troisième trimestre, en repli de 2,8% mais en hausse organique de 1,3%. Le consensus était positionné à 5,95 MdsE. Fort de ce trimestre meilleur que prévu, le management vise désormais une baisse de 5% à 7% de son chiffre d'affaires 2020, contre un repli de 7% à 10% prévue en juillet, alors que la marge d'EBITA ajustée est anticipée entre 15,1% et 15,4%, contre 14,5%-15,1% précédemment. Le groupe demeure toujours engagé sur son ambition de marge d'EBITA ajusté d'environ 17% en 2022.

* Hermès (+1,4% à 811 euros) renoue avec la croissance au troisième trimestre. Le sellier a réalisé un chiffre d'affaires de 1,8 milliard d'euros sur la période, en hausse de 7% à taux de change constants et de +4% à taux de change courants. Les ventes ont été portées par la forte activité dans les magasins du groupe (+12% à taux de change constants), la dynamique de l'Asie et une amélioration sensible dans toutes les autres régions.

VALEURS EN BAISSE

* Dassault Systèmes trébuche de 3% à 151,6 euros, sanctionné après son léger avertissement sur les revenus non-IRFS 2020. Si l'éditeur de logiciels a confirmé son objectif de BNPA non-IFRS compris entre 3,70 et 3,75 euros, soit 3% à 5% de croissance à taux de change constants, il ne vise plus qu'un chiffre d'affaires non-IRFS de 4,44 à 4,46 MdsE, soit en hausse de 11% à +12% à taux de change constants, contre 12 à 13% visés précédemment. Il table également sur une marge opérationnelle comprise entre 29,8% et 30%, contre 29,3% à 29,4% auparavant.

* Mercialys (-5% à 4,3 euros) ne distribuera pas d'acompte sur dividende ordinaire au titre de l'exercice 2020. La foncière assure vouloir poursuivre sur les prochains mois ses efforts de maintien de ses équilibres bilanciels, en se concentrant sur le recouvrement des loyers dus, le contrôle des coûts et les arbitrages de portefeuille.

* Sur le CAC40, Total reste en baisse de près de 2%. Airbus et Safran perdent encore environ 1,5%.

* Vinci (-2%) a remporté deux contrats supplémentaires pour la ligne ferroviaire City Rail Link à Auckland, en Nouvelle-Zélande pour une valeur totale de 825 millions de dollars néozélandais, soit environ 485 millions d'euros.

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