Mi-séance Paris : le CAC40 recule malgré de belles publications semestrielles

Mi-séance Paris : le CAC40 recule malgré de belles publications semestrielles©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 24 juillet 2019 à 12h00

LA TENDANCE

Le CAC40 ne parvient pas à tenir le cap de la hausse malgré un flot de publications semestrielles de très belle facture à quelques exceptions près. L'indice parisien cède 0,5% en fin de matinée à 5.590 ponts après avoir touché hier un plus haut annuel à 5.638 points. Dassault Systèmes et PSA Groupe tirent le CAC40 vers le haut après leurs publications tandis que Nexity et Ingenico affichent les plus fortes hausses du SBF120 après un relèvement de leurs objectifs 2019.

La prudence revient à l'approche de la réunion de la Banque centrale européenne jeudi. Les économistes s'attendent à ce que la BCE prépare le terrain à un assouplissement monétaire qui interviendrait plutôt en septembre. La publication d'Indices PMI décevants en juillet en France n'arrange rien : l'activité du secteur privé a ralenti en juillet. L'Indice Flash Composite de l'activité globale dans l'Hexagone se replie en effet de 52,7 à 51,7 en juillet.

Les derniers résultats solides des entreprises américaines ont dopé Wall Street mardi soir. L'annonce de la reprise des négociations commerciales entre Pékin et Washington, avec le déplacement à Shangai lundi prochain du représentant américain au Commerce Robert Lighthizer, a ajouté une touche d'optimisme en fin de séance.

VALEURS EN HAUSSE

* En tête du CAC40, Dassault Systèmes gagne 2,8% à 138,4 euros, dopé par une solide première partie d'exercice et le rehaussement de son objectif de croissance annuelle de BPA à 11-12% (contre 9-11% auparavant). L'éditeur de logiciels, qui a justifié ce relèvement par des effets de change positifs, a également confirmé viser une marge opérationnelle d'environ 32,5% et une croissance du chiffre d'affaires d'environ 10% à 11%. Au deuxième trimestre, Dassault Systèmes a amélioré de 1,3 point de sa marge opérationnelle à 30,7% pour des revenus en hausse de 16% à 965,4 ME (+13% à change constant). Le bpa a progressé de 19% à 0,82 euro.

* PSA Groupe (+2% à 23,2 euros) bénéficie d'un record de profitabilité. Le constructeur automobile français a dégagé sur les six premiers mois de l'année un bénéfice opérationnel courant de 3,34 milliards d'euros, en hausse de 10,6%, donnant une marge opérationnelle de 8,7% (+0,9 point). Sa montée en gamme et les réductions de coûts tirées des synergies avec Opel ont compensé une baisse des ventes sur des marchés devenus plus difficiles. Au premier semestre, le chiffre d'affaires du groupe s'est tassé de 0,7% à 38,34 milliards d'euros. PSA a fait état la semaine dernière d'une chute de 12,8% de ses ventes mondiales en volume sur la période.

* Nexity (+12% à 44,3 euros) : les perspectives 2019 sont revues à la hausse. Le chiffre d'affaires et l'EBITDA sont attendus en croissance autour de +7% (contre au moins 5% précédemment). L'évolution de la part de marché du groupe dans un marché du logement neuf en France plus porteur qu'attendu en 2019 est attendue entre -2 et -4%, contre -7% anticipé en début d'année. Le groupe annonce par ailleurs un dividende par action de 2,70 euros au titre de 2019 (au moins au même niveau jusqu'en 2022). La direction a par ailleurs annoncé un dividende par action de 2,70 euros au titre de 2019 (et au moins au même niveau jusqu'en 2022).

* Nexans (+4% à 31,8 euros). A la lumière des résultats du premier semestre, le groupe prévoit pour l'année un EBITDA logé entre 360 et 390 millions d'euros hors IFRS16, ainsi qu'une dette nette consolidée de clôture - impactée par le décaissement prévisible de réorganisation - d'environ 600 millions d'euros (incluant l'effet IFRS 16 pour environ 130 ME). Compte tenu du caractère non déductible d'une part significative de la provision de restructuration (notamment en France et en Allemagne où des actifs d'impôts différés existent déjà), le résultat net pour 2019 pourrait avoisiner -110 millions d'euros, estime prudemment le groupe. semestre 2018.

* Ingenico (+7% à 83 euros) a revu à la hausse ses attentes 2019 et anticipe une croissance organique de son chiffre d'affaires supérieur à 9% (contre 6% prévu auparavant). B&A est attendu en croissance organique supérieure à 7% (contre 2% auparavant) et Retail en croissance à deux chiffres. Ingenico vise un EBITDA supérieur à 590 millions d'euros (contre supérieur à 580 millions d'euros précédemment). Cet objectif intègre 20 millions d'euros d'impact positif sur l'EBITDA relatifs au plan Fit for Growth. Le groupe anticipe plus de 285 millions d'euros d'EBITDA pour Retail (inchangé) et 305 millions d'euros d'EBITDA pour B&A (contre 295 millions d'euros auparavant). Le free cash-flow devrait désormais atteindre environ 300 millions d'euros.

* GL Events (+4% à 24 euros) : La marge opérationnelle s'élève à 11,7% contre 9,7% au 1er semestre 2018. Le résultat net part du Groupe (hors impact de la norme IFRS 16) progresse de 35% par rapport au 30 juin 2018 et s'établit à 30,4 ME.

* STMicroelectronics gagne 2,3% à 17,4 euros. Texas Instruments a publié hier soir des comptes particulièrement résistants pour son second trimestre, malgré la guerre commerciale. Les prévisions fournies ressortent également robustes. Sur le second trimestre, le bénéfice s'est élevé à 1,31 milliard de dollars soit 1,36$ par titre, contre 1,41 milliard un an avant. Les revenus ont décliné quant à eux à 3,67 milliards de dollars, contre 4,02 milliards un an plus tôt. Le consensus de place se situait pour sa part à 1,22$ de bénéfice par titre et 3,6 milliards de facturations.

VALEURS EN BAISSE

* Seb abandonne 5% à 154,5 euros après ses comptes semestriels. Le Résultat Opérationnel d'Activité (ROPA) du 1er semestre qui atteint 230 ME, en progression de 10,7%. Il intègre un effet devises de -5 ME ainsi qu'un effet périmètre (Wilbur Curtis, principalement) et méthode (IFRS 16) de +11 ME. A parités et structure constantes, le ROPA au 30 juin est en croissance de 8,1%, reflétant la vitalité de l'activité Grand Public et l'excellent momentum du Café Professionnel. Le résultat net part du groupe atteint 100 ME, en hausse de 9,8%. Sur la période, les ventes progressent de 10,3% à 3,34 MdsE. Seb se fixe comme objectif 2019 de réaliser une croissance organique de ses ventes supérieure à 7%. Sur la base des parités monétaires actuelles, et "compte-tenu d'un second semestre 2018 très exigeant", il vise une progression de son Résultat Opérationnel d'Activité publié autour de 6%.

* Tarkett plonge de 14% à 17,2 euros. Le groupe vient de décevoir une fois encore par ses annonces, dans un environnement difficile. Le chiffre d'affaires du premier semestre est ressorti à 1,412 MdE, en croissance de 7,2% par rapport au S1 2018, reflétant une légère croissance organique, un effet périmètre positif et un effet de change positif. La croissance organique est de 1,3% au S1 2019 et relativement stable au T2 avec une moindre performance des activités de revêtements de sol par rapport au T2 2018. L'EBITDA ajusté avant application de la norme IFRS 16 est ressorti à 112 ME, soit 7,9% du chiffre d'affaires, ce qui correspond à une baisse de 90 points de base par rapport à S1 2018 en raison d'un mix produit défavorable et d'un ajustement ponctuel de la provision pour dépréciation des stocks. Le résultat net attribuable aux actionnaires de la société a représenté 7,7 ME sur le S1 2019 contre 28,7 ME un an avant. Tarkett confirme des conditions de marché "mitigées" sur 2019.

* Archos décroche de 12% à 0,18 euro. Le groupe a annoncé hier soir que le partenariat stratégique conclu avec VinSmart et annoncé fin avril n'allait finalement pas être mis en place. Archos a été informé par courrier adressé par VinSmart que compte tenu de l'absence de satisfaction de certaines conditions suspensives de nature opérationnelle, il était mis un terme immédiat aux accords capitalistiques et commerciaux conclus le 29 avril 2019.

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