Mi-séance Paris : le CAC40 reste en baisse

Mi-séance Paris : le CAC40 reste en baisse©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 14 décembre 2017 à 12h00

LA TENDANCE

Le CAC40 reste en baisse et abandonne 0,4% en milieu de journée à 5.378 points. Comme le marché s'y attendait, la Réserve fédérale américaine a relevé ses taux directeurs de 25 points de base lors de sa réunion de décembre, hier soir. Il s'agit de la troisième augmentation des taux en 2017, fixés désormais entre 1,25% et 1,50%. Les investisseurs avaient intégré cette hausse qui n'a pas causé de grande surprise. La Fed a relevé ses prévisions de croissance économique pour 2018, mais ne prévoit pas de relever ses taux plus de trois fois l'an prochain, alors que certains craignaient une accélération du rythme des tours de vis. De son côté, la BCE devrait maintenir ses taux aujourd'hui. L'actualité tourne encore autour des OPA avec le caractère désormais hostile de l'offre d'Atos sur Gemalto ou la reprise de cotation d'Aufeminin.com après l'offre de TF1.

VALEURS EN HAUSSE

* Aufeminin.com (+22% à 38,29 Euros) : s'envole logiquement alors que la cotation avait été suspendue en cours de séance lundi suite à l'annonce d'une offre du groupe TF1 pour reprendre la participation (78,4% du capital) du groupe Axel Springer au prix de 38,74 euros.

* Peugeot (+1,5%) et Renault (+0,7%) sont les deux principales hausses du CAC40. Le marché automobile européen est resté bien orienté en novembre, affichant une croissance de 5,9%, soit la même progression qu'en octobre. L'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) précise toutefois que novembre 2017 comptait un jour ouvré de plus que novembre 2016. Du côté des constructeurs, PSA, qui a finalisé début août le rachat à General Motors du pôle européen Opel-Vauxhall, affiche encore une croissance impressionnante de 79,6% (UE+Islande, Norvège et Suisse), dont +20,8% pour Peugeot. Moins spectaculaire mais toujours solide, la croissance de Renault atteint 9,5% en novembre (+4,8% pour la seule marque Renault). Son partenaire Nissan a en revanche vu ses immatriculations reculer de 6,2% le mois passé.

VALEURS EN BAISSE

* Safran perd 2,3% à 85,6 euros. Dassault Aviation a enterré hier son programme de bimoteur Falcon 5X, qui aurait dû entrer en service en 2016 mais dont le développement avait pris tant de retard que l'appareil avait réalisé son vol inaugural en juillet dernier avec des moteurs non-définitifs. Un échec dû aux réacteurs Silvercrest de Safran, qui n'ont jamais atteint les performances prévues.

* Nexans perd 6,5% à 48,5 euros. Le bureau d'études Barclays a ramené sa recommandation de surpondérer à pondération en ligne, pour un objectif réduit de 61 à 54 euros, ce qui explique l'accès de faiblesse. Malgré cette défection, 63% des analystes qui suivent le dossier conservant un avis positif. L'objectif moyen se situe à 57,77 euros.

* LafargeHolcim (-1% à 45,2 euros) a mis fin aux discussions avec Pretoria Portland Cement, annoncées le 27 octobre, relatives à une éventuelle transaction en Afrique.

* Atos perd 2,7% à 130 euros et Gemalto -0,6% à 46,87 Euros. Il n'aura fallu que deux jours pour que l'offre de rachat de Gemalto par Atos passe du statut d'amicale à hostile. Le spécialiste des cartes à puce et de la sécurité numérique a éconduit hier la SSII et son offre à 46 euros par action. Trop chiche, trop risquée, trop imprécise, a estimé hier soir le conseil d'administration, qui taxe Atos d'opportunisme, alors que Gemalto traverse une passe délicate qui a fait chuter son cours de bourse. Par-dessus tout, le conseil regrette de ne pas avoir été sollicité en amont pour évoquer l'opération, jugeant que l'offre n'est ni amicale, ni coopérative. Atos a présenté son projet comme amical, dans le sens où il a été soumis fin novembre à Gemalto avant d'être rendu public. Le montant proposé et les modalités du rapprochement n'ont par contre fait l'objet d'aucune concertation. La frontière est parfois ténue entre l'offre amicale et l'offre hostile. Mais cette séparation n'a quasiment plus lieu d'être depuis cette nuit, car Atos a annoncé maintenir son offre à 46 euros, et poursuivre les préparatifs en vue du dépôt d'une OPA formelle. En d'autres termes, le prédateur signale à sa proie qu'il ira au bout de la chasse, avec son consentement ou pas. Pour autant, il propose toujours d'ouvrir des discussions et va répondre point par point à l'argumentaire de Gemalto pour s'opposer à la transaction.

* Airbus (-0,60% à 85,73 euros) : le rythme de production de l'A380 d'Airbus devrait descendre à six ou sept unités par an, a confirmé le directeur des opérations, même si rien de définitif n'a été décidé. L'objectif est de conserver une charge en atelier jusqu'à de nouvelles commandes. Le groupe réunit aujourd'hui son dernier conseil de l'année, où il sera question de l'avenir de Tom Enders et de Fabrice Brégier, qui sont sur la sellette depuis quelques semaines, notamment à cause des enquêtes en cours sur un vaste système de pots-de-vin. Toutefois, il est possible que rien ne soit annoncé à l'issue de la réunion, du moins sur ce plan là.

* Zodiac Aerospace (-0,2% à 24,8 euros) : le chiffre d'affaires a reculé de -6,9% en organique au premier trimestre du nouvel exercice, à 1,077 MdE. Sur l'exercice entier, la société s'attend à un léger recul de ses ventes à périmètre et taux de change constants.

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