Mi-séance Paris : le CAC40 reste en perte de vitesse

Mi-séance Paris : le CAC40 reste en perte de vitesse
salle de marché

Boursier.com, publié le jeudi 25 mars 2021 à 12h00

LA TENDANCE

LA TENDANCE

Le CAC40 a repris le chemin de la baisse ce matin et abandonne 0,2% autour de 5.935 points vers la mi-journée. Mis à part la séance de la veille à l'équilibre, le CAC40 recule de 2% sur 5 jours. Les craintes sanitaires en Europe associées au déploiement compliqué de la vaccination freinent toujours les espoirs de rebond économique et suscitent ce freinage sur les marchés actions alors que les investisseurs ne veulent guère prendre de risques à ce stade.

Aux Etats-Unis, les interventions de Jerome Powell, président de la Fed, et Janet Yellen, Secrétaire au Trésor, cette semaine, n'ont pas créé de surprise. Powell a minimisé encore le risque d'inflation et jugé la poussée des prix transitoire, réaffirmant la politique ultra-accommodante de la banque centrale américaine. Yellen a également adopté un discours prudemment optimiste, relevant la solidité de la reprise économique, soutenue notamment par la politique budgétaire. Les opérateurs attendent par ailleurs prochainement un nouveau package de relance musclé de l'administration Biden, allant de 3.000 à 4.000 milliards de dollars, pour rénover les infrastructures et soutenir l'économie et l'emploi, tout en réduisant les inégalités et en luttant pour préserver le climat. Ce package aura une contrepartie fiscale sans doute conséquente, visant les grandes entreprises et les plus riches Américains.

VALEURS EN HAUSSE

* Carrefour progresse encore de 2,7% à 15,5 euros, toujours porté par son expansion au Brésil. A l''achat' sur le dossier, UBS explique que les actionnaires du distributeur ont fait savoir qu'ils souhaitaient que davantage de capital soit restitué par le biais de rachats d'actions, tandis que la direction a mis en avant des opportunités de fusions et d'acquisitions pour créer davantage de valeur à long terme. Bien que la banque helvète ne considère pas l'opération brésilienne comme une fusion-acquisition importante, elle pense que cette dernière est réalisée à un multiple attrayant, permet des synergies élevées, et renforce considérablement la compétitivité de l'entreprise.

* Quadient s'adjuge 4% à 22 euros, sur un plus haut de 13 mois. La valeur est soutenue par une note d'Oddo BHF qui est passé de 'neutre' à 'surperformer' sur le titre de l'ancien Neopost. Malgré le récent rerating, la valorisation demeure particulièrement faible à 4,4x l'EBITDA 2021 estimé et 7,4x l'EBIT, justifiée par une séquence bénéficiaire dégradée depuis 8 ans.

* Hexaôm gagne 6% à 42 euros, les investisseurs saluant les solides résultats du constructeur de maisons individuelles. Le groupe a dégagé l'an passé un bénéfice net annuel de 19,7 ME, en hausse de +6,5%, pour des revenus en progression de 4,8%, à 881,8 ME. Le résultat opérationnel s'améliore de 7% à 29,1 ME. Hexaom anticipe la poursuite de la croissance de son activité en 2021. Cette croissance, principalement tirée par les nouveaux métiers du Groupe, devrait permettre l'atteinte d'un objectif de chiffre d'affaires proche du milliard d'euros à fin 2021.

* Aubay (+5,5% à 39,5 euros) a décidé de proposer à l'Assemblée Générale un dividende de 0,66 euro par action au titre de 2020, soit un ratio de distribution de l'ordre de 33% du résultat net. Pour mémoire un acompte de 0,33 Euro a déjà été versé en novembre 2020. Les objectifs pour 2021 sont un chiffre d'affaires compris entre 440 ME et 450 ME avec une marge opérationnelle d'activité entre 9,5% et 10,5%.

VALEURS EN BAISSE

* Vinci cède 1,5% à 86,6 euros et ne profite guère de la note de la Deutsche Bank qui a débuté la couverture du géant du BTP et des concessions avec un avis 'achat' et un objectif de 101 euros. Vinci reste une histoire de reprise à court terme axé sur la macroéconomie (autoroutes, aéroports et construction) et la banque anticipe un taux de croissance annuel moyen du bénéfice par action de 30% sur la période 2020-2025. Quant à la valorisation, elle constitue un point d'entrée attractif selon le courtier.

* Société Générale recule de 1,4% à 21,8 euros. Jefferies a rehaussé son objectif de cours de 27 à 30 euros ('achat').

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