Mi-séance Paris : le CAC40 revient vers l'équilibre

Mi-séance Paris : le CAC40 revient vers l'équilibre
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Boursier.com, publié le jeudi 24 septembre 2020 à 12h00

LA TENDANCE

En nette baisse en matinée dans le sillage de Wall Street hier soir, le marché parisien revient proche de l'équilibre à la mi-journée avec un CAC40 qui ne cède plus que 0,15% à 4.795 points. La volatilité reste élevée sur les places boursières dans un climat de plus en plus incertain, tant sur le front sanitaire avec la multiplication des mesures de restriction pour faire face à une nouvelle vague épidémique de coronavirus en Europe, que sur le front politique aux Etats-Unis, où la course à la présidentielle promet d'être très tendue et serrée et où les nouvelles mesures de soutien budgétaire à l'économie américaine se font toujours attendre.

Du côté des bonnes nouvelles, le moral des chefs d'entreprise en Allemagne s'est amélioré pour le cinquième mois d'affilée en septembre, selon l'enquête de l'institut Ifo. L'indice de confiance des milieux d'affaires allemands est ainsi ressorti à 93,4 points, contre 92,6 le mois précédent. Le consensus était toutefois positionné à 93,8. En France, l'indice du climat des affaires s'est aussi amélioré en septembre, pour atteindre son plus haut niveau depuis février. La nouvelle baisse de la monnaie unique profite par ailleurs aux places européennes.

Enfin, la bataille entre Veolia et Suez continue à faire couler beaucoup d'encre, les dirigeants des deux parties ne mâchant plus leurs mots, à l'image des dernières déclarations d'Antoine Frérot ce matin à la suite de la décision de Suez de loger son activité Eau France dans une fondation de droit néerlandais pour les quatre années à venir afin de la rendre "inaliénable"...

VALEURS EN HAUSSE

* Trigano s'envole de près de 10% à 116,1 euros à l'ouverture du marché parisien, les investisseurs saluant le quatrième trimestre exceptionnel du groupe spécialisé dans les véhicules et d'équipements de loisirs. Sur la période, la firme a vu son chiffre d'affaires bondir de 33,7% à 627,9 millions d'euros. Sur l'exercice, les ventes limitent ainsi leur repli à -6,2%, à 2,183 milliards d'euros. "La reprise est forte pour toutes les catégories de produits, seules les activités directement liées au tourisme international et marginales pour Trigano sont en recul", a souligné le management. Pour Portzamparc, Trigano a "atomisé" ses attentes et celles du consensus. Surtout, le discours pour les trimestres à venir est très positif (sans guidance). De quoi rester à l''achat' sur la valeur avec une cible rehaussée de 120 à 140 euros. Gilbert Dupont passe de son côté à l''achat' en visant 140,5 euros.

* Peugeot et Renault confirment leur rebond, en hausse respective de 1,5% et 0,6%.

VALEURS EN BAISSE

* Solutions 30 cède 5% à 15,6 euros au lendemain d'une publication intermédiaire résiliente et de l'optimisme affiché par la direction pour les prochains mois. Sur les 6 premiers mois de l'exercice, le groupe a réalisé un Ebitda ajusté de 41,5 ME contre 40,6 ME un an plus tôt, pour un chiffre d'affaires en hausse de 14,1% (+6,9% en organique) à 363,7 ME. Reflétant le repli limité de la marge d'Ebitda ajusté, l'Ebit ajusté s'établit à 21,8 ME, soit 6% du chiffre d'affaires. Il intègre 8,6 ME de dotations aux dépréciations et provisions opérationnelles. Le résultat net part du Groupe atteint 10,5 ME, en baisse de -32%. Le Groupe affiche une trésorerie nette (hors IFRS16) de 45,9 ME à fin juin 2020, contre une dette nette de 3 ME à fin décembre 2019. Fort des performances du semestre, Solutions 30 confirme un niveau de croissance organique soutenue au 3è trimestre. A ce stade et sans nouvelle dégradation de la situation, le Groupe est confiant dans sa capacité à réaliser un exercice en croissance à deux chiffres et rentable.

* Guerbet (-2,3% à 27,2 euros) après les résultats. Au 30 juin, le chiffre d'affaires de s'élève à 363,7 ME en repli de 9,2% par rapport au 1er semestre 2019. Le Résultat opérationnel s'établit à 25,4 ME contre 22,4 ME. Il représente 7% du chiffre d'affaires vs. 5,6%. Le résultat net s'élève à 8,2 ME contre 19 ME au 30 juin 2019. Guerbet anticipe un chiffre d'affaires sur le second semestre globalement comparable à celui du 1er semestre, en baisse d'environ 12% vs 2019 à taux de change constant. Sur cette base, le groupe prévoit un EBITDA pour l'exercice 2020 autour de 14% du chiffre d'affaires.

* Suez (-4% à 14,3 euros). Le Conseil d'administration de Suez, qui s'est tenu hier, a acté plusieurs décisions après que Veolia eut proposé à Engie de racheter au prix de 15,5 euros l'action les 29,9% de sa participation dans Suez. A ce projet considéré comme hostile par Suez, le Conseil d'administration réplique avec un projet de protection de ses actifs, notamment en plaçant Suez Eau France dans une fondation pour 4 ans. Dans ce cadre juridique, Suez Eau France et ses actifs seront "inaliénables".

* Veolia (-1,4% à 18,1 euros). Antoine Frérot, PDG de Veolia, a une nouvelle fois défendu son projet de rachat de Suez tout en taclant son homologue après la décision de Suez de placer 'Suez Eau France' dans une fondation de droit néerlandais pour 4 ans afin de la rendre "inaliénable". "Les dirigeants de Suez ont trahi leur entreprise, leurs actionnaires et même la France", a déclaré le dirigeant au micro de 'BFM Business'. "Les dirigeants de Suez font disparaître chaque jour une partie de leur entreprise... Ils défendent leur poste plutôt que leur entreprise". "L'offre actuelle est toujours valable. Compte tenu du coup fourré d'hier soir, j'étudie toutes les solutions possibles", a également indiqué Antoine Frérot. Le relèvement de l'offre à Engie fait partie des options, y compris avant le 30 septembre, a précisé le patron de Veolia. "Il y a urgence à décider, à la fin du mois de septembre, l'offre sera caduque". En cas d'échec, Antoine Frérot n'exclut toutefois pas le lancement d'une OPA pure et simple.

* Airbus (-1,8% à 60,6 euros) pourrait devoir faire face à un nouveau report de livraisons. Delta Air Lines discute en effet avec le géant européen pour repousser la réception de 40 avions initialement prévue cette année. Selon les sources proches du dossier citées par 'Bloomberg', le partenaire d'Air France KLM espère également renforcer ses liquidités en levant 750 millions de dollars grâce à un accord de cession-bail pour neuf Airbus qu'il doit encore recevoir.

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