Mi-séance Paris : le CAC40 s'éloigne des 5.500 points, plombé par Trump

Mi-séance Paris : le CAC40 s'éloigne des 5.500 points, plombé par Trump©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 02 août 2018 à 12h00

LA TENDANCE

A l'instar des autres indices européens, le CAC40 fait grise mine ce jeudi en revenant à la mi-journée à 5.449 points (-0,89%), plombé par les nouveaux développements de la guerre commerciale opposant les Etats-Unis à la Chine. Dans son bras de fer avec Pékin, l'administration Trump a franchi un nouveau pas mercredi soir : la Maison Blanche a confirmé qu'elle allait proposer de taxer l'équivalent de 200 milliards de dollars d'importations chinoises à 25%, et non 10% comme évoqué jusqu'à présent. Cette manoeuvre de Washington serait destinée à infléchir les pratiques commerciales de la Chine, selon de nombreux observateurs. Mais le moins que l'on puisse dire c'est que Pékin ne se laisse pas impressionner. La puissance asiatique a tout de suite annoncé sa volonté de riposter, reflétant l'échec de la stratégie d'intimidation de Donald Trump !
La Fed a peu commenté ces éléments hier, lors d'un rendez-vous sans surprise, et sans effet sur le marché. La Réserve fédérale américaine maintient son taux des fed funds inchangé (entre 1,75 et 2%). La Banque centrale évoque notamment un taux de croissance économique "fort" et une "forte augmentation" des dépenses de consommation, tout en soulignant que "les risques pour les perspectives économiques semblent à peu près équilibrés". Tous les membres du FOMC ont voté en faveur de ce statu quo. La prochaine réunion monétaire de l'institution, qui aura lieu les 25 et 26 septembre, pourrait quant à elle probablement déboucher sur une nouvelle hausse des taux aux Etats-Unis... En tout cas, le Marché sait où il va de ce côté-ci : quatre hausses de taux en 2018. Il en reste deux à passer.
Côté valeurs, les publications des financières suscitent des arbitrages, avec la Société Générale en perdante du jour. En revanche, le titre Amundi est particulièrement recherché, tout comme Axa qui évolue en hausse après ses comptes.

ECO ET DEVISES

L'agenda macroéconomique du jour aux Etats-Unis comporte la publication de trois indicateurs relativement secondaires : l'étude Challenger sur les destructions d'emplois annoncées (13h30), les inscriptions hebdomadaires au chômage (14h30) et les commandes industrielles américaines (16h00).

En Europe, on attend la décision monétaire de la Banque d'Angleterre (13h00).

L'Euro redescend à 1,1608$ à la mi-séance. Le baril de Brent se négocie 72,22$. L'once d'or se traite à 1.217,6$.

VALEURS EN HAUSSE

Axa (+0,1% à 21,71 euros) : Le résultat courant augmente de 9% à 3,6 milliards d'euros, reflétant la croissance du résultat opérationnel ainsi qu'une hausse des plus-values nettes réalisées. Le résultat net est en baisse de 11% à 2,8 milliards d'euros ; l'amélioration du résultat courant étant plus que compensée par l'amortissement d'actifs incorporels lié à la transformation du portefeuille d'assurance vie collective en Suisse (-0,3 milliard d'euros), la variation défavorable de la juste valeur des actifs financiers et produits dérivés, ainsi que par les charges exceptionnelles liées à l'introduction en bourse d'AXA Equitable Holdings.

Amundi (+7,9% à 63,06 euros) a annoncé avoir collecté au cours du premier semestre 42,4 milliards d'euros d'encours, estime être en avance sur les objectifs de son plan stratégique à horizon 2020. Pour les six premiers mois de l'année, son résultat net ajusté, qui tient notamment compte des charges de restructuration liées au rachat de Pioneer, est ressorti en hausse de 13,6% à 492 millions d'euros.

CGG (+6,6% à 2,46 euros) publie un chiffre d'affaires de 560 M$, un résultat opérationnel de -41 M$ et un résultat net de 696 M$. Le groupe parapétrolier, qui entrevoit le bout du tunnel après des années de galère, donne aussi rendez-vous au marché le 7 novembre, date d'une journée investisseurs.

Akka Technologies (+2,4% à 63,41 euros). Le titre bénéficie d'une initiation de couverture de Berenberg, qui vise 70 euros avec une opinion fixée à "achat ".

Nexans (+0,1% à 28,20 euros) a procédé, le 1er août, au placement d'un emprunt obligataire d'un montant de 325 millions d'euros. Cette émission à taux fixe d'une durée de 5 ans (échéance 8 août 2023), est assortie d'un coupon annuel de 3,75%.

Air France-KLM poursuit sur sa lancée de la veille en grimpant de plus de 2% à 8,31 euros. HSBC relève de 9 à 11 euros son objectif de cours sur le dossier, tout en maintenant son avis à l'achat.

Carmat (+9,7% à 22,60 euros) confirme l'annonce du National Research Center for Cardiac Surgery (Astana, Kazakhstan) sur le succès de la transplantation avec un coeur de donneur du premier patient international qui avait été auparavant implanté avec la prothèse Carmat (en octobre 2017).

VALEURS EN BAISSE

Société générale (-2,5% à 37,02 euros) a publié ce jeudi des résultats qui se situent au-dessus des attentes, notamment sur les activités de marchés. Le PNB de la banque a progressé de 24,1% à 6,45 Milliards au deuxième trimestre, au-dessus du consensus de place qui se situait à 6,2 Milliards d'euros, tandis que le coût net du risque s'est limité à -170 millions d'euros. Le résultat net part du groupe a progressé de 9,3% à 1,16 Milliard d'euros sur la période contre un consensus situé à 1,15 Milliard d'euros. Le ratio Core Tier 1 ressort à 11,2%.

Cellectis (-0,5% à 24,45 euros) s'attend à ce que la trésorerie, les équivalents de trésorerie et les actifs financiers courants qui s'élèvent à 491,1 M$ au 30 juin soient suffisants pour financer ses opérations jusqu'en 2022. Au cours des seconds trimestres 2017 et 2018, la société a enregistré respectivement 9 M$ et 8,3 M$ en chiffre d'affaires et autres produits d'exploitation. Cette diminution de 0,7 M$ est principalement due à la diminution des revenus des contrats de collaboration pour 1,5 M$ dont une baisse de 0,4 M$ de reconnaissance de paiements initiaux déjà versés à Cellectis et une diminution de 1,1 M$ des remboursements de frais de recherche et développement compensée partiellement par une augmentation de 0,8 M$ du crédit d'impôt recherche.

Valneva (-3,5% à 5 euros). Le marché réagit au point semestriel du spécialiste du laboratoire. Le chiffre d'affaires total est de 59 millions d'euros au S1 2018 contre 53,9 millions d'euros au S1 2017). L'EBITDA ressort à 5,8 millions d'euros au S1 2018, en ligne avec les perspectives du Groupe d'un EBITDA situé entre 5 et 10 millions d'euros.

Iliad (-3,8% à 129,4 euros) : après la chute du titre hier (-7,7%), le groupe a précisé que le nombre d'abonnés au forfait Free en 4G avait continué de progresser au 2e trimestre en dépit d'un contexte concurrentiel qui a en revanche pesé sur ses abonnements les moins coûteux. "L'environnement a été extrêmement concurrentiel au 2e trimestre entraînant une baisse de la base d'abonnés aux Forfaits 0 et 2 Euros, mais le nombre d'abonnés au Forfait Free 4G, a, lui, continué sa progression constante", a précisé le groupe dans un bref communiqué.

Toujours dans le secteur des télécoms, Altice chute de plus de 14% à 2,47 euros suite à la publication de résultats mitigés au 2ème trimestre, malgré le regain de dynamique commerciale en France.

Publicis (-1,6% à 53,52 euros) , la plateforme créative du géant de la publicité acquiert One Digital, agence digitale basée à Sao Paulo, et tournée vers la performance et la créativité. One Digital partage la vision de Publicis Communications qui consiste à mettre la data au coeur de notre offre afin d'assurer avec succès la transformation de nos clients. Dans un monde où la technologie est de plus en plus utilisée pour faciliter les échanges entre personnes, nous renforçons notre offre de services intégrés grâce au savoir-faire technologique de One Digital, déclare Justin Billingsley, Global COO de Publicis Communications.

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