Mi-séance Paris : le CAC40 s'enfonce encore de près de 1%

Mi-séance Paris : le CAC40 s'enfonce encore de près de 1%©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 19 octobre 2018 à 12h00

LA TENDANCE

Même les publications trimestrielles ne soutiennent plus la tendance qui reste négative pour la bourse de Paris. Le CAC40 s'enfonce de près de 1% en fin de matinée à 5.065 points et recule à nouveau sur la semaine, le rebond de mardi ayant été largement effacé désormais. Parmi les dernières publications, Sopra Steria, Bouygues et Michelin sont sévèrement sanctionnés. La prudence est plus que jamais de mise sur les marchés alors que le scénario le plus redouté par les investisseurs semble prendre forme. A savoir le fléchissement de la croissance chinoise sous les coups de boutoirs américains. La guerre commerciale entre les deux pays et la prudence qu'elle provoque chez les acteurs économique commence en tout cas à peser : la croissance chinoise est en effet ressortie à 6,5% au troisième trimestre en rythme annualisé, son plus bas niveau depuis 2009. Wall Street en a subi les frais hier en fin de séance. Pour ne rien arranger, la Commission européenne a jugé que le projet de budget 2019 de Rome enfreignait de manière particulièrement grave les règles européennes en matière budgétaire dans une lettre remise jeudi au ministre italien de l'Economie Giovanni Tria.

VALEURS EN HAUSSE

* Seules quelques valeurs défensives affichent une légère progression parmi les valeurs du CAC40 : Danone, L'Oréal et Pernod Ricard gagnent environ 0,5%.

* Bryan Garnier a pourtant dégradé Danone d''acheter' à 'neutre' tout en réduisant sa 'fair value' de 80 à 72 euros.

* Fnac Darty se démarque avec une forte hausse de 12% à 66,4 euros. Le chiffre d'affaires de "l'agitateur culturel" atteint 1 751 millions d'euros au troisième trimestre 2018, en recul de -2,3% en données comparables et -2,2% en données publiées, ce qui est au-dessus des attentes du consensus. Le distributeur a fait face ce trimestre à une base de comparaison fortement défavorable (+6% au T3 2017) du fait de nombreux lancements de produits l'année dernière, notamment en téléphonie. Par rapport au troisième trimestre 2016, le groupe affiche des ventes en croissance de +3,6%. Le groupe a indiqué que plan stratégique Confiance+ se déploie rapidement, accompagnant l'achèvement de l'intégration Fnac Darty. Le déploiement des synergies de 130 ME devrait être finalisé, conformément à l'objectif, dès la fin de l'année 2018.

VALEURS EN BAISSE

* Bouygues chute de 10% à 32,8 euros. Le groupe a révisé les perspectives de ses activités de construction pour 2018, tout en confirmant celles de TF1 et de Bouygues Telecom. Lors de la présentation de ses résultats semestriels 2018, le groupe faisait état des difficultés de Bouygues Construction dans la finalisation de trois projets dans les Energies et Services ainsi que de Colas dans les activités de spécialités, en particulier dans le Ferroviaire en France. "Cette situation s'est dégradée au troisième trimestre 2018", a indiqué Bouygues.

* Michelin (-8% à 91,2 euros) a revu à la baisse ses prévisions de marché pour 2018, évoquant un tassement de la demande chinoise et l'impact des nouvelles normes européennes en matière d'émissions polluantes. Le pneumaticien ne prévoit plus qu'une hausse de 0,5% du marché mondial des pneus pour les voitures de tourisme, contre une projection précédente de +1,5%. Sur le seul dernier trimestre, ce marché est même attendu en baisse de 0,5%. Dans le segment des camions, le groupe anticipe désormais une contraction de 1,5% contre une augmentation de 0,5% attendue précédemment. Michelin table quand même sur un progrès du résultat opérationnel sur activités courantes supérieur d'au moins 200 ME par rapport à 2017, à taux de change constants, avec un effet net prix-mix/matières premières neutre sur le deuxième semestre et un plan de compétitivité qui compense l'inflation sur l'année.

* Les équipementiers automobiles Valeo et Faurecia sont à nouveau sanctionnés, en baisse d'environ 5%.

* Sopra Steria plonge de 24% à 91,5 euros. La société de conseil et de services informatiques a lancé un gros avertissement sur ses résultats, pénalisée notamment par les difficultés apparues dans son activité de "banking software". Elle table désormais sur un taux de marge opérationnelle d'activité d'environ environ 7,5% (soit un résultat opérationnel d'activité légèrement supérieur à 300 ME), contre un consensus de 8,5%, et sur une croissance organique du chiffre d'affaires d'au moins 4,5% pour l'année 2018, et non plus le haut de son objectif initial ("entre +3% et +5%").

* Casino reperd 4% sous les 40 euros. Le distributeur a réalisé au troisième trimestre 2018 un chiffre d'affaires de 8,9 milliards euros, en recul de -2,4% par rapport au 3e trimestre 2017, impacté par un effet de change défavorable de -7,6%. La croissance des ventes est de +5,4% en organique et de +3,3% en comparable. En France, les ventes totales s'établissent à 4,83 milliards euros sur le trimestre, en croissance de +2% en organique et de +1,9% en comparable.

* Groupe Open (-5,7% à 22,9 euros) anticipe une croissance de son chiffre d'affaires supérieure à celle de son marché ainsi que des résultats comparables à ceux de 2017. Jusque-là, la société visait une amélioration de ses résultats.

* AccorHotels perd du terrain (-2% à 40,7 euros) au lendemain d'une publication trimestrielle plutôt solide. Le groupe hôtelier a réalisé, au troisième trimestre, un chiffre d'affaires de 1,033 milliard d'euros, en progression de 22,3% en données publiées et de 7,6% en données comparables. Le revenu par chambre disponible (RevPar), principale mesure d'activité du secteur, progresse de 5,9% sur le trimestre, après une hausse de 5,6% au premier semestre, une croissance qui résulte essentiellement d'un fort effet prix (76%). Le groupe anticipe désormais un excédent brut d'exploitation dans le haut de la fourchette communiquée en juillet dernier, soit entre 700 et 720 millions d'euros.

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