Mi-séance Paris : le CAC40 s'enrhume pour de bon

Mi-séance Paris : le CAC40 s'enrhume pour de bon
Contrôle de température en Chine, à Pékin, dans la station de métro de Xizhimen, face à l'épidémie de coronavirus.

Boursier.com, publié le lundi 27 janvier 2020 à 12h00

LA TENDANCE

Prononcée dès l'ouverture, la baisse s'amplifie sur les marchés boursiers européens à la mi-journée. A Paris, le CAC40 perd plus de 2% sous les 5.900 points. L'Asie avait donné le ton ce matin avec un fort recul des indices boursiers après un week-end où les contaminations du coronavirus chinois se sont accélérées. D'après la Commission nationale de Santé chinoise, plus de 2.700 personnes ont désormais été contaminées pour 81 victimes en Chine.

Logiquement, compte-tenu des valorisations boursières élevées, les marchés sont nerveux à l'idée que le virus chinois s'étende dans le monde. Dans l'immédiat, cela perturbe les secteurs du transport, du tourisme et du luxe, les premiers à subir des ventes sur les marchés. Les valeurs qui avaient fortement progressé ces derniers mois subissent aussi plus facilement des prises de bénéfices.

C'est dans ce contexte tendu que les géants américains de la "tech" vont dévoiler leurs résultats cette semaine : Apple, Microsoft, Facebook et Amazon publient à partir de demain mardi... Le fabricant de "puces" Intel a déjà publié vendredi des résultats et des prévisions très supérieurs aux attentes du marché.

VALEURS EN HAUSSE

* Aucune hausse sur le CAC40 et pas de progressions significatives sur le SBF120.

* Ipsen grappille 0,5% à 64,4 euros après avoir décroché de 23,4% en clôture vendredi suite à l'annonce de la suspension de l'administration du traitement aux patients recrutés dans l'étude globale de phase III (PVO-1A-301) destinée à évaluer l'efficacité et la sécurité du palovarotène chez les patients atteints de fibrodysplasie ossifiante progressive ainsi que dans les études d'extension de phase II en cours. Ipsen est actuellement en train d'estimer l'impact financier de ces récents développements, notamment sur ses perspectives financières 2022, et les mettra à jour dans le cadre de la publication de ses résultats annuels pour 2019 en février prochain.

Ce lundi, Société Générale maintient tout de même son conseil acheteur, tout en ajustant son objectif de cours de 111 à 80 euros. Parmi les spécialistes recensés par Bloomberg, six restent acheteurs (ou conseils équivalents), contre six à conserver et quatre à la vente. L'objectif moyen à 12 mois est légèrement supérieur à 90 euros. Vendredi, Gilbert Dupont, Midcap Partners et Portzamparc avaient dégradé le dossier. JP Morgan affichait pour sa part un avis à 'sous-pondérer', alors que Jefferies maintenait son conseil à 'conserver'.

VALEURS EN BAISSE

* Renault cède encore 2,1% à 35,5 euros, en repli pour la cinquième séance consécutive. 'Neutre' sur le dossier, UBS ne voit pas la rentabilité de Renault dans le segment automobile rebondir à court terme en raison du manque de nouveaux produits et des coûts de mise en conformité aux nouvelles normes d'émissions de CO2. En conséquence, le courtier réduit nettement ses estimations de résultats et n'anticipe pas de retour à un FCF positif avant 2023. UBS ne conseille toutefois pas de 'vendre' l'action alors que l'analyste ne prévoit pas de rupture de l'alliance avec Nissan dans les 12 prochains mois et pense que le cours de l'action reflète actuellement des résultats trop pessimistes. Néanmoins, il ne voit aucun catalyseur positif clair à court terme : le nouveau DG (dont le nom se fait attendre) ne présentera probablement pas son plan stratégique avant l'été... L'objectif est réduit de 50 à 38 euros.

* Parmi les plus fortes baisses du CAC40 Kering perd 4% à 550 euros et LVMH 3,5% à 1 euros. Le secteur du luxe est directement impacté par la baisse des flux touristiques, en particulier de la clientèle asiatique. Hermès plie aussi de 5%.

* Air France décroche aussi -6% à 8,38 euros. Le syndicat des tour-opérateurs français (Seto), qui regroupe qui l'essentiel des tour-opérateurs français, a recommandé l'arrêt des voyages organisés vers la Chine, du fait de l'épidémie de coronavirus.

* Le contexte pèse aussi sur le secteur hôtelier avec AccorHotels en baisse de 4%.

* STM rend 5 % à 26,3 euros, rattrapé par des prises de bénéfices. Le titre s'était encore distingué la semaine dernière, au plus haut depuis 2002.

* Seb recule de près de 6% à 121,8 euros, victime d'une dégradation de la firme HSBC, qui vient de passer d'un avis d'achat à une recommandation à 'conserver'. L'intermédiaire abaisse par ailleurs de 179 à 150 euros son objectif de cours. Parmi les spécialistes recensés par Bloomberg, huit sont à l'achat et six à conserver (ou conseils équivalents). Aucun avis vendeur n'est à déplorer. L'objectif moyen à 12 mois se situe à 157,9 euros.

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