Mi-séance Paris : le CAC40 se rapproche des 6.600 points

Mi-séance Paris : le CAC40 se rapproche des 6.600 points©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 11 juin 2021 à 12h00

LA TENDANCE

LA TENDANCE

Et encore un plus haut depuis plus de 20 ans ! Le CAC40 a repris sa lente mais sûre marche en avant ce matin, les investisseurs continuant de ne faire que peu de cas du chiffre de 5% d'inflation aux Etats-Unis en comparaison à l'an dernier. L'indice parisien progresse ainsi de 0,5% à 6.580 points. Il progresse encore d'environ 1% sur la semaine.

La Bourse de New York a fini dans le vert jeudi, malgré l'annonce de cette nette accélération des prix à la consommation aux Etats-Unis en mai, au plus haut depuis 2008... L'indice S&P 500 a même signé un nouveau record en clôture. Les investisseurs semblent s'être ralliés à la thèse de la Réserve fédérale et de la BCE, qui jugent temporaire la poussée de l'inflation observée à la sortie de la crise du coronavirus. Les taux d'intérêts se sont détendus malgré les tensions inflationnistes, tandis que le dollar a reculé légèrement par rapport à un panier de devises.

VALEURS EN HAUSSE

* En tête du CAC40, Renault grimpe de 5,4% à 36,3 euros.

* LVMH gagne 1,8% à 669,7 euros. Bryan Garnier a revalorisé LVMH de 650 à 685 euros ('achat').

* EDF gagne 2,6% à 12 euros. Le flux acheteur sur l'électricien national est à relier à une note d'UBS qui a rehaussé à 'acheter' sa recommandation sur le titre tout en remontant son cours cible de 13 à 15 euros. "Penchez-vous vers l'idée que les négociations sur la réforme d'EDF aboutiront à une conclusion positive cette année, malgré des rapports médiatiques contradictoires", affirme le broker. Les conditions de marché se sont aussi nettement améliorées mais ne se reflètent pas encore dans les cours, ce qui signifie que les arguments en faveur d'une position longue sur l'action restent solides même si la restructuration complète ne répond pas aux attentes, souligne UBS.

* bioMerieux progresse de 3% à 93,5 euros. La société est soutenue par plusieurs notes d'analystes dont une de Berenberg qui a rehaussé à 'conserver' son opinion sur le titre malgré un objectif réduit de 110 à 95 euros. Dans une étude consacrée au secteur du diagnostic, le broker affirme que l'industrie offre de solides attraits à moyen terme, même si l'image à court terme est brouillée par des comparaisons difficiles en raison de l'impulsion donnée par la pandémie. Si plusieurs sociétés ont du lancer des avertissements sur résultats alors que la pandémie a créé des bases de comparaisons difficiles pour les 9 à 12 prochains mois, les valorisations offrent maintenant quelques opportunités sélectives et le marché surperformait avant la crise, souligne le courtier. Stifel est de son côté passé à l''achat' sur la valeur en visant 105 euros.

* Scor bondit de 6% à 27,6 euros après avoir annoncé hier soir un accord surprise avec Covéa visant à mettre fin au conflit qui oppose les deux groupes depuis plusieurs années. Ce protocole d'accord transactionnel a pour objectif de créer les conditions pour un retour à des relations mutuellement bénéficiaires sur le long terme. Il doit également permettre aux deux acteurs "de renouer les relations de confiance et de soutien réciproque qui ont été les leurs durant de longues années". Concrètement, Covéa s'est engagé à consentir à Scor une option d'achat des titres qu'elle détient, transférable à tout tiers désigné par Scor, dans le respect de la règlementation, à un prix d'exercice de 28 euros par action et pendant une durée de 5 ans, afin que Scor puisse organiser cette sortie au mieux de ses intérêts. Covéa bénéficiera pendant tout le temps de sa détention, des dividendes attachés à ses titres.

* AB Science reprend 9% à 7,65 euros. Les résultats de l'étude AB12005 du masitinib dans le cancer du pancréas ont été présentés à la réunion annuelle 2021 de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO) début juin. Il apparaît que le masitinib associé à la gemcitabine confère un bénéfice de survie globale significatif de +1,8 mois par rapport au bras contrôle, correspondant à une réduction significative du risque de décès de 54% (p = 0,005) chez les patients ayant une tumeur localement avancée et souffrant de douleur. D'autre part, le masitinib associé à la gemcitabine augmente la survie médiane sans progression (SSP) de 3,6 mois, ce qui correspond à une réduction significative de 54% du risque de progression de la maladie (p = 0,004) chez les patients ayant une tumeur localement avancée et souffrant de douleur. En revanche, aucun bénéfice de survie n'est observé dans la population globale de l'étude, qui inclut des patients métastatiques.

VALEURS EN HAUSSE

* Amundi et Société Générale (-1,3% à 26 euros) annoncent avoir signé, en avance sur le calendrier initialement envisagé, le contrat cadre en vue de l'acquisition de Lyxor par Amundi. Les deux groupes sont entrés en négociation exclusive le 7 avril dernier. La finalisation de cette transaction est attendue en fin d'année 2021 (au plus tard en février 2022), sous réserve d'obtention préalable des autorisations des autorités réglementaires et de la concurrence compétentes.

* Peu d'autres baisses significatives sur le CAC40. Les bancaires BNP Paraibas et Crédit Agricole reculent aussi d'environ 0,5%.

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