Mi-séance Paris : le CAC40 se stabilise sous les 5.700 points

Mi-séance Paris : le CAC40 se stabilise sous les 5.700 points©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 10 février 2021 à 12h00

LA TENDANCE

Les 5.700 points ont été franchis en début de séance par le CAC40 qui est monté jusqu'à 5.719 points ce matin. Vers la mi-journée, la stabilité l'emporte avec un indice parisien autour de 5.690 points, soutenu quand même par les dernières publications trimestrielles et opérations financières avec le retrait de la cote de Natixis envisagé par sa maison-mère BPCE.

La cote américaine hésite avant bourse ce mercredi, en timide progression suite aux nouveaux sommets du Nasdaq inscrits hier soir à plus de 14.000 pts. Les investisseurs anticipent l'adoption d'un vaste plan de relance outre-Atlantique, avec un soutien budgétaire qui devrait accompagner la croissance et un déploiement parallèle des vaccins contre le nouveau coronavirus. Le président Joe Biden a déclaré hier être en accord avec une proposition des législateurs démocrates visant à limiter ou supprimer graduellement l'accès des plus aisés aux aides programmées dans le cadre du plan de 1.900 milliards de dollars. Le projet prévoit des chèques de stimulus de 1.400$ pour les Américains gagnant jusqu'à 75.000$ et les ménages aux revenus inférieurs à 150.000$. Biden est aussi en relation avec les dirigeants républicains au sujet du plan. Il doit par ailleurs s'entretenir avec certains dirigeants d'entreprises (Walmart, Gap, JPMorgan...) à propos des salaires minimums ou encore des infrastructures.

VALEURS EN HAUSSE

* La Société Générale enchaîne une huitième séance consécutive dans le vert à la faveur d'un copieux gain de 3,6% à 18 euros. Les investisseurs semblent retenir le positif de la publication de la banque rouge et noire, mettant notamment de côté les faibles performances de l'activité de trading. Le groupe financier a enregistré, au quatrième trimestre, un bénéfice net de 470 millions d'euros, en repli de 28,1% pour un produit net bancaire en recul de 6% à 5,838 milliards d'euros. Le consensus tablait sur un profit de 323,9 ME. Le coût net du risque s'est inscrit à 689 millions d'euros contre 954 ME estimés par les analystes. Sur l'ensemble de 2020, la SocGen affiche une perte nette part du groupe de 258 millions d'euros, le premier résultat déficitaire de la banque depuis trois décennies. Malgré une seconde partie d'année 2020 mieux orientée, le groupe n'est pas parvenu à compenser les lourdes pertes enregistrées en début d'exercice sur fond de crise sanitaire. Une période marquée par d'importantes dépréciations dans les activités de marché et un bond des provisions pour risque de crédit. Pour 2021, Société générale table sur une légère croissance des revenus, ainsi qu'une diminution du coût du risque et confirme son objectif d'un taux de distribution de 50% du résultat net part du groupe sous-jacent. Le groupe proposera à l'assemblée générale au printemps le paiement d'un dividende de 0,55 euro par action en numéraire puis prévoit pour la fin de l'année un plan de rachat d'actions d'un montant équivalent à celui consacré au dividende, soit environ 470 millions d'euros.

Natixis (+7,60% à 3,98 euros) : BPCE va déposer un projet d'offre publique visant les 29,3% du capital de Natixis qu'elle ne détient pas au prix de 4 euros par action Natixis (dividende attaché). BPCE a annoncé son intention de mettre en oeuvre une procédure de retrait obligatoire visant la totalité des titres non détenus par elle dans l'hypothèse où les actionnaires minoritaires ne détiendraient pas plus de 10% du capital et des droits de vote de la Société à l'issue de l'offre.

* BNP Paribas gagne encore 1,8% à 44,7 euros.

* TechnipFMC gagne 3% à 8,52 euros. Technip Energies, à quelques jours de son entrée en Bourse par spin-off, vient de remporter un méga contrat de 13 Mds$ en compagnie de son partenaire japonais Chiyoda, au Qatar, pour augmenter de plus de 40 % la production de gaz naturel liquéfié du pays. La partie du projet confiée à la coentreprise franco-japonaise totalise donc 13 milliards de dollars, dont la moitié pour Technip. Elle consiste en la livraison de quatre unités géantes de liquéfaction de gaz - d'une capacité de 8 millions de tonnes de GNL par an chacune - et d'infrastructures associées. Les nouvelles installations qataries seront reliées au plus grand gisement de gaz naturel au monde , le champ offshore North Field, que le Qatar partage avec l'Iran. Le North Field East Project représente un investissement total de 29 milliards de dollars.

* Worldline s'adjuge 1,8% à 76,2 euros en matinée à Paris. Le titre du spécialiste des services de paiements électroniques grimpe dans le sillage de son concurrent néerlandais Adyen qui flambe de près de 10% à Amsterdam. Le groupe batave évolue sur un plus haut historique en bourse après avoir dévoilé des comptes trimestriels supérieurs aux attentes des analystes et rehaussé son objectif de marge de long terme au-dessus de 65%, contre 55% précédemment. Adyen a enregistré un EBITDA de 236,8 millions d'euros au second semestre pour des revenus nets de 379,4 ME. Dans l'ensemble, la pandémie a contribué à ce qu'Adyen traite 174,5 milliards d'euros de paiements sur la période, soit une augmentation de 29% sur un an avec le bond des dépenses en lignes des ménages coincés chez eux par les mesures de confinement.

VALEURS EN BAISSE

* Ubisoft trébuche de 6% à 78,5 euros, sanctionné malgré un troisième trimestre record avec plus d'un milliard de net bookings. L'éditeur de jeux vidéo a en effet resserré vers le bas ses objectifs 2020-2021 et sa très belle performance était largement anticipée par le marché. Si la pandémie de coronavirus a permis de stimuler la demande auprès de joueurs contraints de rester chez eux, elle a également retardé le développement de nouveaux jeux vidéo, et conduit Ubisoft, face aux difficultés du télétravail en octobre dernier, à décaler les sorties de Far Cry 6 et Rainbow Six Quarantine sur l'exercice 2021-2022. Afin de refléter la très bonne performance du troisième trimestre ainsi que les mises à jour récemment annoncées du calendrier de lancement de certains jeux et contenus additionnels, le management vise désormais un net bookings entre 2,22 et 2,28 MdsE contre 2,2-2,35 MdsE précédemment et un résultat opérationnel non-IFRS entre 450 et 500 ME, soit le milieu de la fourchette visée auparavant (entre 420 et 520 ME), nettement en deçà du consensus de 496 ME. Pour l'année à venir, le groupe se contente d'indiquer à ce stade une nouvelle croissance de ses revenus avec des messages qui incitent clairement à la prudence quant au niveau de rentabilité, explique Midcap Partners. 2021-2022 pourrait donc confirmer son statut d'année de transition. Dans cette optique, le courtier maintient son avis 'neutre' et son objectif de 75 euros.

* Air Liquide (-1% à 136 euros) a dégagé l'an passé un résultat opérationnel courant de 3,79 milliards d'euros, en repli de 0,1% en publié mais en hausse de 3,6% en comparable, pour un chiffre d'affaires de 20,485 milliards d'euros, en retrait de 1,3% en données comparables. La marge opérationnelle s'améliore de 120 points de base à 18,5% et le résultat net récurrent augmente de 1,5% à 2,341 MdsE. Des résultats légèrement supérieurs aux attentes du marché. Le groupe a par ailleurs renoué avec la croissance au quatrième trimestre.

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