Mi-séance Paris : le CAC40 tente de rebondir

Mi-séance Paris : le CAC40 tente de rebondir©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 27 juin 2018 à 12h00

LA TENDANCE

Mêmes causse mêmes effets. Le marché parisien peine à rebondir, toujours plombé par les tensions commerciales entre les Etats-Unis et ses principaux partenaires. A la mi-séance, le CAC40 revient néanmoins proche de l'équilibre, en très léger repli de 0,07% à 5.278 points. L'indice affiche désormais un bilan négatif d'environ 0,5% depuis le début de l'année. La Chambre des Représentants des Etats-Unis a adopté hier un projet de loi durcissant les règles gouvernant les investissements étrangers, matérialisant ainsi les menaces brandies par l'administration Trump. Les secteurs automobiles, bancaires ainsi que les gros exportateurs sont une nouvelle fois les plus touchés par ces tensions. A l'inverse, les pétrolières bénéficient de la bonne tenue du brut alors que plusieurs titres sont soutenus par des notes d'analystes à l'image d'Imerys ou d'Eurofins Scientific.

ECO ET DEVISES

La confiance des ménages dans la situation économique se détériore en juin. L'indicateur synthétique, calculé par l'Insee, perd ainsi 2 points et tombe à 97, son plus bas niveau depuis août 2016. Il se situe au-dessous de sa moyenne de long terme (100). Le consensus tablait sur un indice à 100.

Aux Etats-Unis, le programme est chargé avec les commandes de biens durables (14h30), la balance commerciale (14h30), les promesses de ventes de logements (16h00) et le rapport hebdomadaire sur les stocks pétroliers domestiques américains (16h30).

La parité euro / dollar atteint 1,1636$ ce midi. Le baril de Brent se négocie 76,3$. L'once d'or se traite 1.260$.

VALEURS EN HAUSSE

* Lumibird (ex-Quantel) (+6,6% à 12,9 euro). Les investisseurs saluent le beau succès commercial obtenu par le spécialiste des lasers dans le domaine scientifique. Le groupe a remporté un contrat auprès du CEA d'un montant supérieur à 20 ME, étalé sur les quatre prochaines années, en accord avec le planning du Mégajoule.

* Eurofins Scientific (+4,4% à 471,4 euros). Le relèvement des objectifs du groupe continue de faire bouger les lignes au sein des analystes. Jefferies vient ainsi de rehausser de 500 à 525 euros son objectif sur le dossier, en passant de "conserver" à achat" au motif que la contribution du volet acquisitions se révèle plus importante que dans ses anticipations précédentes. Jefferies veut aussi refléter dans son modèle l'accélération de la croissance organique d'Eurofins Scientific à court terme, qui pourrait se traduire par une dynamique interne à +6% au deuxième trimestre pour le spécialiste des analyses microbiologiques. Concernant sa séquence bénéficiaires, le broker rehausse de 2% sa prévision de bpa pour 2018 et de 10% celle pour 2019.

* Imerys (+3,5% à 69 euros). Exane BNP Paribas est à l'origine de cette poussée de fièvre dans la mesure où le broker est passé de 'neutre' à 'surperformer' sur la valeur tout en maintenant sa cible à 82 euros. L'analyste estime que le titre a été "excessivement pénalisé" suite à un premier trimestre décevant, aux litiges concernant Talc America et à des craintes sur la croissance dans un contexte d'escalade des tensions commerciales. La faiblesse du cours des actions ne tient pas compte de la solidité du modèle d'Imerys, de son potentiel d'auto-gestion et du désendettement suite à la cession de la division Toiture.

* Kering (+1,4% à 482,1 euros). Loïc Morvan, analyste à Bryan Garnier, met à jour ce mercredi son scénario sur Kering en se penchant plus particulièrement sur l'enjeu des comptes du premier semestre 2018 qui seront présentés au marché le 26 juillet prochain. Pour l'expert, de bonnes surprises à attendre lors de cette publication tant du point de vue des revenus que des marges, ce qui le conduit à relever de 500 à 518 euros son objectif sur le dossier, toujours recommandé à "neutre" en raison d'un potentiel d'appréciation supplémentaire limité.

* Plastic Omnium (+1,3% à 38 euros) après avoir finalisé l'acquisition de la participation de 33,33% du groupe allemand Mahle dans la co-entreprise HBPO, jusqu'alors détenue à parité par Plastic Omnium, Hella et MahleBehr. HBPO est le leader mondial dans le développement, l'assemblage et la logistique des modules bloc-avant automobiles avec 20% de parts de marché mondial. L'équipementier avait annoncé en mars avoir conclu un accord lui permettant de porter sa part dans HBPO à 66,66%, accord qui valorisait l'entreprise à 350 ME. En attendant de consolider HBPO dans son modèle de valroisation, Bryan Garnier confirme son conseil 'neutre' et sa 'fair value' de 39 euros.

VALEURS EN BAISSE

* Elior (-7% à 11,94 euros). Le titre continue de décrocher. Depuis lundi, la valeur a fondu de plus de 20%! La présentation d'un nouveau plan stratégique est loin d'avoir convaincue le marché, alors que le groupe a lancé trois avertissements sur ses résultats depuis novembre dernier... Suite à cette annonce, le Crédit Suisse a dégradé le dossier de 'surperformer' à 'neutre' tout en réduisant sa cible de 18,4 à 13,9 euros.

* Rubis (-6,2% à 52,5 euros). Ce net recul est à relier avec la dégradation infligée avant bourse par Berenberg. L'intermédiaire financier est passé d'"achat" à "conserver" sur le dossier, qu'il ne valorise plus que 62 euros contre une cible fixée à 67 euros précédemment. Pour l'équipe d'analyste de Berenberg, l'atonie constatée sur la branche Stockage au 1er trimestre pourrait persister à court et moyen terme. Le broker ajuste en conséquence son tableau de prévisions en abaissant de 5-6% ses projections de bpa pour la période 2018-2019.

* Xilam (4,5% à 54,4 euros) Le titre du studio d'animation est plombé par l'augmentation de capital réalisée avec suppression du droit préférentiel de souscription dans le cadre d'un placement privé qui a été couronné de succès. La société a levé 22,33 millions d'euros en émettant 446.500 actions nouvelles d'une valeur nominale unitaire de 0,10 euro, au prix unitaire de 50 euros, prime d'émission incluse. La décote ressort à près de 15% par rapport à la moyenne des 3 dernières séances.

* Ingenico (-2% à 77,6 euros) après avoir gagné près de 6% mardi sur des rumeurs de retrait de la cote. Selon 'Bloomberg', plusieurs sociétés de capital investissement lorgnent le champion des terminaux de paiement. Dans un entretien accordé à l'agence 'Agefi-Dow Jones', Philippe Lazare explique que "la valeur en Bourse d'Ingenico ne reflète ni sa situation actuelle ni son potentiel. Tant que cette valorisation ne sera pas juste, les rumeurs de rachat se poursuivront... Lorsque notre cours était à 125 euros, il n'y avait pas de rumeurs. Quelque part, ces rumeurs confirment le fait que notre valorisation est inadéquate".

* AccorHotels (-0,3% à 41,8 euros) chercherait bien à reprendre la participation de 14,3% détenue par l'Etat français dans Air France KLM. Malgré les récents propos de Sébastien Bazin, qui avait minimisé l'intérêt du groupe hôtelier pour une entrée au capital du transporteur tout en faisant part de son souhait d'approfondir les relations entre les deux groupes, l'entreprise qu'il dirige aurait approché plusieurs partenaires potentiels. Selon le 'Financial Times', qui cite trois personnes proches des discussions, AccorHotels chercherait des partenaires européens alors que la législation de de l'Union impose qu'un transporteur ne puisse être détenu à plus de 50%, directement ou indirectement, par des capitaux extra-européens.

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