Mi-séance Paris : le CAC40 va chercher de nouveaux plus hauts

Mi-séance Paris : le CAC40 va chercher de nouveaux plus hauts
Deux traders souriants sur le floor du New York Stock Exchange.

Boursier.com, publié le lundi 14 juin 2021 à 12h00

LA TENDANCE

LA TENDANCE

Le CAC40 progresse à nouveau après avoir atteint 6.600 points en fin de semaine dernière pour la première fois depuis l'automne 2000. L'indice parisien gagne 0,3% à 6.620 points en fin de matinée et a même touché les 6.650 points ce matin. Le palmarès du CAC40 reste très calme avec des variations de cours peu prononcées qui font la part belle aux grosses capitalisations, notamment le secteur du luxe.

La cote américaine n'affiche pas de grande évolution avant bourse ce lundi. Le grand rendez-vous de la semaine sera donc pour mercredi soir, avec le communiqué monétaire de la Fed et la conférence de presse de Jerome Powell. Les marchés s'attendent à ce que la banque centrale commence à évoquer un peu plus clairement un tapering graduel (réduction des achats d'actifs obligataires), mais une annonce claire et officielle ne devrait intervenir au mieux qu'à la fin de l'été, en vue d'une mise en application en début d'année prochaine. La Fed devrait aussi confirmer mercredi soir sa vision selon laquelle l'inflation, désormais au plus haut de 13 ans aux USA, ne serait que temporaire. Bien évidemment, la Fed devrait opter pour un statu quo monétaire mercredi.

VALEURS EN HAUSSE

* En tête du CAC40, Worldline gagne 2% à 80 euros. L'actualité autour du groupe est dominée par des rumeurs concernant l'activité de terminaux de paiement issue du rachat d'Ingenico. Selon des informations dévoilées par 'Les Echos' vendredi soir, les fonds Apollo, Cerberus et Platinum Equity auraient remis des offres de rachat indicatives au cours des derniers mois, valorisant l'activité en question près de 2,5 milliards d'euros. Worldline pourrait néanmoins conserver une participation minoritaire dans la branche Terminaux, ont précisé des sources du quotidien. La vente de la division Terminaux est un important catalyseur à court terme pour le titre Worldline, affirme Bryan Garnier. Cependant, le niveau de prix évoqué n'entraînerait pas une augmentation immédiate de son cours cible, bien qu'il augmenterait de manière significative la flexibilité de Worldline pour sa ou ses prochaines opérations de croissance externe. De plus, alors que les bases de comparaison deviennent beaucoup plus faciles, et que les économies européennes s'ouvrent à nouveau, le flux de nouvelles autour de la société ne devrait être que positif pour le reste de l'année. De quoi confirmer un conseil 'achat' et un objectif de 90 euros.

* TotalEnergies progresse de 1% à 41,7 euros. Le baril de Brent dépasse désormais 73 dollars et le WTI 71 dollars.

* Orange (+0,30% à 10,45 euros) a rendu publiques vendredi les conclusions de son enquête interne sur la panne géante qui a affecté la semaine dernière les numéros d'urgence en France (15,17, 18 et 112), et qui est soupçonnée d'avoir provoqué au moins 5 décès. L'opérateur télécom (dont l'Etat détient encore 23% en direct et via bpifrance) a ainsi confirmé la thèse d'un dysfonctionnement logiciel, comme l'avait indiqué Stéphane Richard, le PDG d'Orange peu après l'incident. L'hypothèse d'un piratage informatique est donc exclu. Le 3 juin, le patron d'Orange avait présenté sur 'RTL' "les excuses d'Orange à toutes les personnes qui ont été victimes de ce dysfonctionnement".

VALEURS EN BAISSE

* Saint-Gobain (-0,4% à 56,5 euros) a procédé vendredi 11 juin à l'annulation de 5,7 millions d'actions auto détenues (un peu plus de 1% du capital), préalablement achetées sur le marché. A l'issue de cette opération, le nombre total d'actions composant le capital de Saint-Gobain s'élève à 532,6 millions et le nombre de titres en circulation atteint 530 millions d'actions.

* Vivendi cède 0,5% à 28,9 euros. L'arrivée d'Amazon dans le paysage footballistique français continue à faire jaser. Trois jours après que la LFP eut attribué au géant américain les droits de diffusion de huit matchs de L1 et de huit rencontres de L2 par journée jusqu'en 2024 (détenus auparavant par Mediapro), Canal+ se retrouve dans une situation particulièrement compliquée. La filiale de Vivendi n'a d'ailleurs pas tardé à réagir en refusant de diffuser la L1 à partir du mois d'août alors que la chaîne cryptée détient les droits de 2 matchs par journée jusqu'en 2024 après un accord de sous-licence avec beIN Sports. En cause, le montant qu'a accepté de verser Canal+ pour ces 2 matchs en 2018.

* Aucune baisse supérieure à 1% sur les valeurs du CAC40.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.