Mi-séance Paris : le retour des tensions entre les Etats-Unis et la Chine renvoie le CAC40 sous les 5.000 points

Mi-séance Paris : le retour des tensions entre les Etats-Unis et la Chine renvoie le CAC40 sous les 5.000 points©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 24 juillet 2020 à 12h00

LA TENDANCE

Nouveau retour sous les 5.000 points pour le CAC40 qui perdait plus de 2% dans la matinée. Vers la mi-journée, l'indice de la bourse de Paris recule de 1,25% autour de 4.970 points.

Il faut dire que les tensions entre les Etats-Unis et la Chine repartent de plus belle... Le ministère chinois des Affaires étrangères a indiqué avoir demandé vendredi aux Etats-Unis de fermer leur consulat à Chengdu, dans le centre du pays. Une réponse à Washington, qui a sommé cette semaine Pékin de fermer son consulat à Houston, au Texas, "dans le but de protéger la propriété intellectuelle américaine et les informations privées des Américains". Les fermetures de consulats illustrent le degré alarmant de dégradation des relations entre les deux plus grandes économies du monde, les États-Unis essayant d'enrayer la montée en puissance de leur rival. Le président Donald Trump et ses collaborateurs ont intensifié leurs attaques contre la Chine à l'approche de l'élection américaine de novembre, accusant Pékin d'espionnage, avec notamment l'épineux dossier Huawei, et même d'avoir été à l'origine de la pandémie de coronavirus.

Le secrétaire d'État américain Michael Pompeo est allé jusqu'à déclarer ces dernières heures que le président Xi Jinping et les dirigeants chinois tentaient de "tyranniser à l'intérieur et à l'extérieur de la Chine" dans leur quête d'une hégémonie mondiale. Les observateurs estiment aussi que l'administration Trump n'a pas choisi de faire de la Chine un ennemi par hasard. La cote du président sortant n'est pas bonne, et il est même devancé par son concurrent, le probable futur candidat du Parti démocrate Joe Biden, qui creuse l'écart dans les enquêtes d'opinion pour la présidentielle de novembre.

VALEURS EN HAUSSE

* Deux valeurs seulement dans le vert sur le CAC40 : Total gagne 0,5% et Publicis prolonge sa hausse de 0,9% à 29,1 euros dans le sillage de sa publication de la veille supérieure aux attentes.

* Egide gagne 4%. Le chiffre d'affaires consolidé non audité du groupe pour le premier semestre s'est élevé à 17,27 millions d'euros, en hausse de 16,1% par rapport au premier semestre 2019.

* Lisi (+4,4% à 18,90 euros) a enregistré un chiffre d'affaires de 636,7 millions d'euros au premier semestre, en recul de -28,2% par rapport à l'an dernier. A taux de change et périmètre constants, le chiffre d'affaires est en retrait de -25,7%. Les effets de la crise COVID-19 ont été surtout perceptibles au 2e trimestre qui a affiché un recul de -43,7% par rapport à la période correspondante de 2019. Grâce à la flexibilité de la main d'oeuvre mise en place de longue date au sein du Groupe, la masse salariale a été immédiatement ajustée d'environ -20% au 1er semestre dont près de la moitié provient des mesures gouvernementales (-9,8%). Conjugué à un plan drastique d'économies, l'excédent brut d'exploitation courant (Ebitda) reste à 2 chiffres (13,3%). Le résultat opérationnel courant demeure positif et atteint 22,5 ME. A 3,5%, la marge opérationnelle perd 4,7 points par rapport à la même période de l'exercice précédent, sous le poids des amortissements (9,2% du chiffre d'affaires) liés aux importants programmes d'investissements des années précédentes.

* Gécina (+4%) a fait part au S1 d'une croissance à périmètre constant des loyers à +3,6% pour les bureaux (+7,7% en incluant les livraisons) et de +2,9% au total. L'encaissement des loyers au premier semestre de l'ordre de 95% à date. Le groupe publie ainsi un ANR EPRA de reconstitution (NRV) en hausse sur un an de +3,9% à 191,7 euros par action (+3,9% sur 1 an). L'ANR EPRA de continuation (NTA) est quant à lui en progression sur un an de +5,4% à 175 euros par action (+5,4% sur 1 an).

VALEURS EN BAISSE

* Dassault Systèmes perd 4,3% à 147,3 euros. La pression vendeuse sur l'action est alimentée par une note de Bryan Garnier qui a dégradé le dossier à 'vendre' tout en réduisant sa 'fair value' de 140 à 136 euros. Si Dassault Systèmes est bien placé pour atteindre ses objectifs 2020 et renouer avec la croissance en 2021, les multiples VE/EBIT restent environ 30% supérieurs à ceux de SAP pour 15% de revenus tirés des abonnements au cloud, en croissance de 13%, contre 30% pour le groupe allemand avec une croissance de 20%.

* GL Events plonge de 7,6% à 10,68 euros après avoir fait état d'une activité divisée par deux au premier semestre à 266,8 ME. Sur le seul deuxième trimestre, le chiffre d'affaires s'est effondré de 79% à 53,6 ME.

* Thales recule de près de 4% à 68,5 euros après des résultats semestriels en net retrait, fortement marqués par l'impact de la pandémie du Covid-19. " Comme prévu, la baisse du chiffre d'affaires et des résultats s'explique à la fois par la forte contraction du marché de l'aéronautique civile et par l'impact des mesures sanitaires sur la production et l'exécution des projets ", souligne le groupe. Sur les six premiers mois de l'année, le leader européen de l'électronique de défense a ainsi vu son Ebit fondre de 57% (-63% en variation organique) à 348 ME pour des revenus en repli de 5,4% (-13,6% en variation organique) à 7,8 MdsE. Le résultat net consolidé, part du Groupe, ressort à 65 ME, en baisse de 88%, alors que le Free cash-flow opérationnel est négatif à hauteur de -471 ME. Le consensus, fourni par la société, attendait un Ebit de 347 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 7,7 milliards d'euros.

* STM reperd 3% à 25,8 euros. Le titre n'avait pas confirmé sa hausse hier malgré une publication initialement bien accueillie.

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