Mi-séance Paris : les publications de résultats annuels entretiennent la tendance positive

Mi-séance Paris : les publications de résultats annuels entretiennent la tendance positive©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 24 février 2021 à 12h00

LA TENDANCE

LA TENDANCE

Le CAC40 reste en légère hausse et se rapproche à nouveau des 5.800 points. Il progresse de 0,25% en fin de matinée autour de 5.795 points. Les publications de résultats annuels continuent à apporter leur soutien avec davantage de bonnes surprises que de déceptions.

Au lendemain d'une journée très volatile, Wall Street va tenter de retrouver davantage de sérénité ce mercredi. Les futures sur les trois grands indices pointent vers une ouverture en légère hausse. Très attendu hier, le patron de la Fed Jerome Powell, peu sensible au risque inflationniste, a confirmé la posture très souple de la Banque centrale, qui communiquera clairement et très en amont avant tout changement dans le rythme des rachats obligataires.

Le leader de la Fed a confirmé qu'aucun 'tapering' (réduction des achats obligataires) n'est pour l'heure dans les tuyaux et que les objectifs de la banque en matière économique sont encore éloignés. De quoi atténuer les inquiétudes des opérateurs les plus anxieux vis-à-vis de la récente remontée des taux obligataires sur fond de pressions inflationnistes avec la reprise de la première économie mondiale.

Le Nasdaq sera particulièrement surveillé alors que l'indice de la Tech américaine a reculé cinq fois au cours des six dernières séances. Le mouvement de consolidation sur des valeurs qui ont connu une formidable ascension l'an passé, et dont le niveau de valorisation inquiète, semble amener à se poursuivre au profit des sociétés davantage exposées à la reprise de l'activité économique telles que les banques, les acteurs du tourisme et du transport ou de l'énergie.

VALEURS EN HAUSSE

* Stellantis (+2,5% à 13,6 euros) bénéficie du soutien de Citi qui a repris la couverture du dossier avec un avis 'achat' et une cible de 20 euros. Les estimations du consensus ne semblent encore pas refléter pleinement les avantages de la fusion, mais on peut s'attendre à des améliorations significatives au cours des six prochains mois, affirme le courtier américain. L'analyste Angus Tweedie estime que le consensus 2021 au niveau de l'Ebit est plus de 15% trop bas. Il considère également que l'accent mis par Stellantis sur les petits véhicules le rend moins exposé aux perturbations structurelles que ses pairs.

* Le Crédit Agricole progresse de 2,1% à 11,6 euros, le titre de la banque porte ses gains depuis le début de l'année à près de 12%, contre une progression d'environ 4% pour le CAC40. L'action est soutenue par plusieurs notes d'analystes, dont une de JP Morgan qui a relevé à 'surpondérer' sa recommandation sur le dossier et vise désormais 15,5 euros contre 12 euros précédemment. Le ratio rendement/risque de la banque française "est très attractif", avec une croissance des revenus plus forte et un potentiel de distribution plus élevé qui n'est pas totalement pris en compte, détaille JPM. Barclays a également revalorisé le titre de 12,1 à 14 euros tout en restant à 'surpondérer' sur la valeur, l'une de ses préférées dans le secteur. Enfin, Jefferies a ajusté son objectif de 12,1 à 13,4 euros ('achat').

* Fnac Darty bondit de 10% à 52 euros, les investisseurs appréciant le retour du dividende ainsi que la nouvelle feuille de route de "l'agitateur culturel". Le groupe, dont le résultat opérationnel courant a atteint 215 ME l'an passé pour un chiffre d'affaires en hausse de 0,6% (en données comparables) à 7,49 milliards d'euros, va proposer le versement d'un dividende de 1 euro par action. Très attendu, le nouveau plan stratégique 'Everyday' a donc été dévoilé. Ce nouveau plan prend s'appuie sur la performance du modèle omnicanal, renforcé par le précédent plan stratégique 'Confiance+' et éprouvé par la crise liée à la Covid. Fnac Darty vise à faire croître son chiffre d'affaires, qui viendra principalement d'une accélération de la croissance des ventes en ligne et de la poursuite des opportunités de développement sur les marchés porteurs, et à augmenter sa marge brute principalement grâce au modèle de vente par abonnement des services, fortement générateur de marge, qui permettra de plus que compenser les effets dilutifs induits du mix produits/services vendus en ligne moins favorable et du développement de la franchise.

* bioMérieux gagne 5% à 114 euros. Le spécialiste du diagnostic in vitro a dévoilé, au titre de son exercice 2020, un résultat opérationnel courant contributif de 613 millions d'euros, en hausse de près de 58%, pour un chiffre d'affaires de 3,118 milliards d'euros, en croissance organique de 19,7%. Le cash-flow libre a atteint 328 ME contre environ 150 ME en 2019. Des résultats en ligne, voire légèrement supérieurs aux attentes des analystes. Le management anticipe cette année une croissance comprise entre 5% et 8%, à taux de change et périmètre constants, avec une croissance solide au premier semestre 2021 qui devrait être similaire à la tendance du quatrième trimestre 2020. Le résultat opérationnel courant contributif 2021 devrait être en ligne avec celui de 2020 à taux de change courants.

* Scor (+1%) a absorbé le choc de la pandémie de Covid-19 en dégageant un résultat net de 234 millions d'euros en 2020, et propose un dividende de 1,80 euro par action. "L'année 2020 a été marquée par le choc historique et global de la pandémie de Covid-19 mais aussi par une série de catastrophes naturelles ainsi que par des sinistres industriels et commerciaux de grande ampleur. Scor a passé avec succès ce stress test grandeur nature, démontrant une nouvelle fois la résilience de son modèle économique et sa faculté à absorber les chocs. Le Groupe a accompli sa mission, honorant tous ses engagements envers ses clients et contribuant à la protection des personnes et des biens affectés par ces sinistres, tout en parvenant à dégager des résultats de qualité" commente le groupe.

* Accor gagne 1,5% à 34,7 euros après la publication de comptes annuels sans grande surprise. Durement touché par la crise, le géant de l'hôtellerie a vu son Ebitda tomber à -391 millions d'euros en 2020 pour un chiffre d'affaires de 1,621 milliard d'euros, en baisse de 54,8% à périmètre et change constants (pcc), et de 60% en données publiées. La perte nette atteint 1,99 milliard d'euros contre un bénéfice de 464 ME un an plus tôt. Le free cash-flow récurrent est négatif à -727 ME sous l'effet de la perte d'excédent brut d'exploitation et de la variation du besoin en fonds de roulement. Très surveillé dans l'industrie, le RevPAR affiche une baisse de 62%, dont 66,2% au quatrième trimestre. Étant donné la consommation de liquidité enregistrée en 2020 et l'incertitude portant sur la reprise de l'activité, le Conseil d'Administration a décidé de proposer à la prochaine Assemblée Générale des Actionnaires le 29 avril 2021 de ne pas verser de dividende.

VALEURS EN BAISSE

* Plus forte baisse du CAC40, Carrefour reperd 1,8% à 14,46 euros.

* Vivendi cède 1,4% 29,2 euros, sur de nouvelles prises de bénéfices après sa récente envolée jusqu'à 32,35 euros.

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