Mi-séance Paris : nouvel élan pour le CAC40

Mi-séance Paris : nouvel élan pour le CAC40
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Boursier.com, publié le vendredi 19 juillet 2019 à 12h00

LA TENDANCE

La bourse de Paris est relancée : le CAC40 a frôlé les 5.600 points ce matin mais réduit nettement ses gains vers la mi-journée (+0,2% à 5.560 points). L'hypothèse d'une baisse des taux directeurs américains de 50 points de base, qui avait nettement faibli ces derniers temps, a repris du crédit hier et redonne de l'élan aux marchés. Le président de l'antenne de New York de la Fed, John Williams, est à l'origine de ce regain d'optimisme, alors qu'il a préconisé une action forte sur les taux d'intérêt pour relancer l'inflation. Ses propos ont logiquement ravivé les espoirs d'une baisse de taux de 50 points de base le 31 juillet, à l'issue de la prochaine réunion du comité de politique monétaire (FOMC) de la banque centrale américaine. Le baromètre FedWatch de CME Group, qui mesure les attentes des investisseurs en la matière, a vu la probabilité d'une baisse de taux de 50 pdb remonter à 70% jeudi après ces déclarations ! Elle est toutefois retombée à 46% quand un représentant de la Fed de New York a minimisé la portée des déclarations de John Williams.

VALEURS EN HAUSSE

* Plastic Omnium gagne 10% à 23 euros alors que l'équipementier a revu à la baisse sa prévision de résultat opérationnel 2019. Il faut dire que l'action avait fortement baissé au cours des derniers mois, de sorte que ce warning semblait déjà pris en compte par le marché. En anticipation d'une production automobile mondiale estimée en baisse de 4,5% sur l'ensemble de l'année 2019 (soit environ 87 millions de véhicules produits en 2019 contre 91,3 millions en 2018), Plastic Omnium a renforcé son plan de réduction de coûts. Dans ces conditions de marché, le groupe a confirmé pour 2019 la surperformance de ses activités d'au moins 5 points ainsi que la génération d'un cash-flow libre d'environ 200 millions d'euros. Si l'EBITDA sera supérieur à celui de l'année précédente, le management a prévenu que le résultat opérationnel sera donc en légère baisse en comparaison des 610 millions d'euros réalisés en 2018 alors qu'il visait auparavant une légère hausse.

* Alstom gagne 0,8% à 37,7 euros. La Société Générale reste à l'achat mais avec un objectif de cours ajusté de 48 à 43 euros.

* Cybergun (+12% à 0,12 euro) devrait rembourser 60% de sa dette obligataire en actions, sur la base d'une valeur de l'action à 0,16 euro et contre un abandon du solde de la créance. Le Conseil d'administration de Cybergun s'est réuni ce mercredi 17 juillet 2019 afin d'étudier cette alternative et s'est prononcé favorablement. Il souhaiterait que celle-ci soit étudiée dans le cadre de l'Assemblée générale appelée à se réunir sur 2ème convocation le 29 juillet. Sur deuxième convocation, aucun quorum minimal n'étant requis, l'Assemblée pourra délibérer et entériner son choix. Cybergun précise qu'en cas d'accord, les porteurs d'obligations auraient alors récupéré plus de 86% de la valeur nominale de leurs obligations (à ce jour, les coupons versés représentent près de 45% de la valeur nominale). Cette renégociation de la dette obligataire ferait économiser à Cybergun, en intérêts de la dette, 0,3 million d'euros de frais financiers en 2019 puis 0,7 ME de frais financiers et 9 ME en remboursement du capital en 2020.

* Sartorius Stedim Biotech (+6% à 148 euros) a revu à la hausse ses projections de chiffre d'affaires pour tout l'exercice 2019. Le groupe prévoit désormais une augmentation du chiffre d'affaires de 12% à 16% contre 7% à 11% précédemment.

* LNA Santé gagne 7% à 45,8 euros. La performance du 1er semestre 2019, en avance sur la prévision conduit à rebaser l'objectif de croissance organique à + 4,5% et de croissance externe à + 2,5% en 2019, pour une activité Exploitation anticipée en hausse de plus de 30 ME sur un an, et à confirmer le maintien d'une marge d'EBITDA solide pour les sites à maturité, regroupés sous l'appellation du "régime de croisière" chez LNA Santé.

* Compagnie des Alpes (+3,2% à 25,3 euros) affiche, pour les 9 premiers mois de l'exercice 2018/2019, un chiffre d'affaires qui s'élève à 669,9 ME, en progression de 4,3% en données réelles retraitées et de +3% à périmètre comparable par rapport à la même période sur l'exercice précédent. La société anticipe une croissance de l'activité des Domaine skiables très légèrement supérieure à 3% sur l'ensemble de l'exercice.

VALEURS EN BAISSE

* Publicis perd 8% à 43,5 euros. Le numéro trois mondial de la publicité a revu à la baisse son objectif de croissance annuelle. Publicis prévoit désormais un revenu net "globalement stable" à périmètre et changes constants alors qu'il anticipait jusque-là une croissance 2019 supérieure à celle de l'année précédente, soit +0,8% en excluant une activité en difficultés de visiteurs médicaux, Publicis Health Solutions, cédée depuis. Publicis a également déçu sur les trois mois clos fin juin. Si la firme dirigée par Arthur Sadoun a renoué avec la croissance organique (+0,1%), le marché espérait mieux (+0,7%). Et le groupe souffre de la comparaison avec son homologue américain Omnicom dont la croissance organique a atteint 2,8% sur la période.

* Boiron (-3,8% à 39 euros) accuse un recul de chiffre d'affaires de 6,4% à 113 ME au deuxième trimestre. Cette baisse provient essentiellement de la France où les ventes ont reculé de 12%. Hors France, les ventes progressent de 3,5%. Sur le premier semestre, le chiffre d'affaires du groupe est de -8,5% et de -9,2% à taux constant. Compte tenu de la baisse du chiffre d'affaires engendrée par les attaques contre l'homéopathie et les mesures envisagées par le gouvernement français, les résultats opérationnels du premier semestre 2019 et de l'année 2019 seront en fort recul par rapport à 2018.

* Groupe Open (-3,5% à 16,7 euros) a enregistré un chiffre d'affaires de 159,5 millions d'euros sur le premier semestre 2019, en diminution de 3%. Groupe Open met en avant une diminution de l'effectif productif embarqué, une décision de réduire le recours à la sous-traitance (-2,8 ME de chiffre d'affaires) et un turn over encore élevé engendrant une baisse du taux d'occupation. Cette contre-performance conduira à un résultat opérationnel courant en retrait significatif sur la période.

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