Mi-séance Paris : un début de semestre rouge vif

Mi-séance Paris : un début de semestre rouge vif©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 02 juillet 2018 à 12h00

LA TENDANCE

Début de semaine, et de semestre, rouge vif à Paris. A la mi-journée, le CAC40 abandonne 1,03% à 5.269 points, toujours plombé par les tensions commerciales entre les Etats-Unis et leurs partenaires, Chine et Europe en tête. L'incertitude qui règne en Allemagne, où le ministre de l'Intérieur a donné trois jours à Angela Merkel pour infléchir sa position sur la loi qu'il souhaite adopter sur les migrants, n'a fait que renforcer l'aversion au risque des opérateurs. Ce grand flou politique de l'autre côté du Rhin entraine une nette baisse de l'euro face au dollar, repli qui ne suffit toutefois pas à soutenir les marchés actions.

Sur le front macroéconomique, les indices PMI de juin ont confirmé le ralentissement de la croissance du secteur manufacturier en France et en Europe alors que le taux de chômage s'est maintenu à 8,4% dans la zone euro en mai, au plus bas depuis décembre 2008. Au niveau des valeurs, Carrefour a signé un partenariat stratégique de long terme avec Tesco sur les achats et les services aux fournisseurs, Vente-unique.com progresse après ses résultats, Eurofins Scientific décroche après une dégradation d'analyste et Airbus pourrait avoir du mal à atteindre son objectif annuel de livraisons d'A320neo.

VALEURS EN HAUSSE

* IDI (+3,6% à 45,7 euros). Groupe Chevrillon et IDI sont être entrés en discussions exclusives avec Eurazeo, Financière de Blacailloux contrôlée par Bruno Chamoin (PDG d'Albingia) et les équipes de management représentées par la Financière de l'Elbe en vue de la cession de Financière Miro, holding de la compagnie d'assurance Albingia. Fondée en 1901 en Allemagne et présente en France depuis 1962, Albingia est aujourd'hui l'unique acteur indépendant dans l'assurance des entreprises sur le marché français.

* Vente-unique.com (+2,1% à 9,6 euros). Le titre du spécialiste de la vente en ligne de mobilier, d'articles de décoration et d'équipements de la maison est porté par la publication de comptes de bonne facture au titre du premier semestre 2017/2018 clos fin mars. L'Ebitda progresse légèrement (+4%), à 3,6 ME, soit 8,1% du chiffre d'affaires, et le résultat opérationnel courant augmente de 13% à 2,9 ME. Du côté des analystes, Midcap Partners Louis Capital Markets réitère son conseil "achat" tout en ajustant de 14,30 à 13,30 euros son objectif. Pour le bureau de recherche, les perspectives pour la fin d'exercice s'annoncent sous un jour favorable avec notamment deux très bons mois en avril et en juin.

* Casino (+1,7% à 33,8 euros). Auchan Retail, METRO et le groupe Schiever ont annoncé un accord de coopération dans les achats, à l'international et en France.

* Groupe ADP progresse de 0,3% à 194,3 euros. Le titre du gestionnaire des aéroports parisiens est soutenu par une note de JP Morgan qui a rehaussé de 'neutre' à 'surpondérer' sa recommandation sur la valeur. La banque américaine a dans le même temps porté son objectif de cours de 162 à 220 euros.

VALEURS EN BAISSE

* Eurofins Scientific (-5,8% à 448,8 euros). Kepler Cheuvreux a dégradé la valeur de 'conserver' à 'alléger', malgré un objectif de cours rehaussé de 430 à 437 euros.

* Airbus (-2% à 98,2 euros). L'objet de livraisons annuelles d'A320neo semble avoir du plomb dans l'aile. Les problèmes rencontrés par le motoriste Pratt & Whitney devraient contraindre l'avionneur européen à livrer entre 30 et 40 unités de moins que prévu en 2018. Bloomberg, qui cite des personnes proches du dossier, précise qu'Airbus comptait expédier environ 210 appareils équipés de moteurs de la filiale d'United Technologies d'ici la fin de l'année.

* Carrefour (-0,1% à 13,8 euros), alignant une sixième séance consécutive dans le rouge. L'annonce d'un partenariat de long terme dans les achats avec Tesco ne permet pour le moment pas au distributeur de redresser la barre. L'accord, qui devrait être finalisé dans un délai de deux mois, couvrira les relations stratégiques avec les fournisseurs ainsi que l'achat en commun de produits de marque propre et de biens non marchands. Berenberg se montre plutôt circonspect suite à cette annonce. Le broker note qu'il a été historiquement très difficile de réaliser des synergies d'achat lors de transactions transnationales dans le secteur de la distribution alimentaire, compte tenu des thèmes d'achat distincts et de la négociation avec des bureaux régionaux distincts.

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