Mi-séance Paris : une quatrième hausse se profile pour le CAC40

Mi-séance Paris : une quatrième hausse se profile pour le CAC40
salle de marché

Boursier.com, publié le jeudi 14 février 2019 à 12h00

LA TENDANCE

Le CAC40 semble bien parti pour aligner une quatrième séance de hausse. Les 5.100 points ont même été dépassés dans la matinée grâce à une salve de publications annuelles très majoritairement bien accueillie. L'indice parisien n'a plus clôturé au-dessus de ce seuil depuis le 13 novembre dernier. Vers la mi-journée, la hausse se modère un peu, +0,4% à 5.095 points. Airbus, Legrand, Renault, Cap Gemini, Schneider Electric, Imerys et même Air Liquide désormais... Tous ces titres s'affichent en hausse après leurs publications.

Outre les publications rassurantes, les investisseurs sont aidés par les derniers signaux plutôt encourageants concernant les discussions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. La hausse inattendue des exportations chinoises le mois dernier donne du baume au coeur à ceux qui anticipent un faible impact du conflit commercial sur l'économie mondiale... Les chiffres mensuels du commerce extérieur chinois montrent en effet une hausse inattendue de 9,1% sur un an des exportations en janvier, alors que les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse de 3,2%. Les importations, elles, ont baissé de 1,5%, un recul bien plus limité qu'attendu puisque mais le consensus tablait sur une chute de 10%.

En outre, selon l'agence Bloomberg, qui cite des sources non identifiées, le président américain, Donald Trump, envisage de repousser de 60 jours l'ultimatum fixé à la Chine pour la conclusion d'un accord commercial. Là encore, c'est ce que souhaitent entendre les marchés, qui ne font pas grand cas, en revanche, du PIB de l'économie allemande qui a calé en fin d'année dernière, comme confirmé ce matin...

VALEURS EN HAUSSE

* Airbus (+4% à 108,5 euros) a annoncé jeudi des résultats meilleurs que prévu au quatrième trimestre, qui ont toutefois été ternis par l'annonce de l'arrêt de son programme emblématique de très gros porteur A380, lancé il y a une douzaine d'années. Le leader européen de l'aéronautique, l'espace et la défense a annoncé pour le quatrième trimestre un Ebit ajusté de 3,096 milliards d'euros, en hausse de 56% sur un an, après avoir accéléré son rythme de livraisons d'appareils à la fin de l'année afin de rattraper son retard. Le chiffre d'affaires du groupe a pour sa part progressé de 11% à 23,3 milliards. Les analystes tablaient sur un Ebit ajusté de 2,292 milliards avec un chiffre d'affaires de 22,372 milliards, selon un consensus réalisé par Reuters. Le consensus établi par Airbus tablait pour sa part sur un Ebit ajusté de 2,36 milliards et un chiffre d'affaires de 22,818 milliards. Airbus table sur 880 à 890 livraisons d'appareils en 2019 avec une hausse de 15% de son résultat d'exploitation.

* En tête du CAC40, Legrand gagne 7,7% à 56,4 euros. Avec +4,9% de croissance organique de ses ventes en 2018, le groupe dépasse l'objectif qu'il s'était fixé pour l'année qui était proche de +4%. L'effet de l'accroissement du périmètre de consolidation est également très soutenu à +7,8%. Hors effet de change, la croissance du chiffre d'affaires ressort ainsi à +13% en 2018, son meilleur niveau depuis 2006. Le résultat opérationnel ajusté progresse de +9,7%, à plus de 1,2 MdE, et la marge opérationnelle ajustée avant acquisitions atteint 20,2% du chiffre d'affaires, en ligne avec l'objectif 2018 qui était compris entre 20% et 20,5%. Le résultat net part du Groupe est en forte hausse de +23,3% et le cash-flow libre normalisé progresse de +21,5%, pour représenter 14,9% du chiffre d'affaires.

* Schneider Electric (+6% à 67,6 euros) : Le chiffre d'affaires s'inscrit à 25,7 milliards d'euros, +7% en organique avec un EBITA ajusté en hausse organique de 10% à 3,9 milliards d'euros, soit une marge de 15,1%, en amélioration organique de 50 points de base. Le Résultat net s'inscrit à un niveau record de 2,3 milliards d'euros, en hausse de +9%. Le dividende proposé ressort à 2,35 euros par action, en hausse de +7%.

* Renault (+2,5% à 58 euros) a dévoilé un chiffre d'affaires en repli de 2,3 % à 57,42 MdsE. A taux de change comparables, le chiffre d'affaires aurait été en hausse de 2,5 %. La marge opérationnelle du Groupe, à 3,61 MdsE, représentant 6,3% du chiffre d'affaires contre 6,6% en 2017. Hors impact IFRS 15, la marge opérationnelle aurait été de 6,5 %, en retrait de 0,1 point par rapport à 2017. Le résultat d'exploitation du Groupe ressort à 2,99 MdsE, contre 3,81 MdsE un an plus tôt. Cette baisse s'explique notamment par l'impact de la crise en Argentine et de provisions liées au programme de dispense d'activité de fin de carrière en France. Enfin le résultat net atteint 3,45 MdsE contre 5,31 MdsEs. Ce repli provient principalement de la moindre contribution de Nissan, en baisse de 1,28 MdE. Cette dernière avait notamment bénéficié en 2017 de produits non récurrents à hauteur de 1 021 millions d'euros.

* Nexans (+3,7% à 28,8 euros) : Le résultat net part du Groupe ressort à 14 millions d'euros contre 125 millions d'euros en 2017. Le Conseil d'Administration proposera à l'Assemblée Générale des actionnaires la distribution d'un dividende au titre de l'exercice 2018 de 0,30 euro par action.

* Cap Gemini (+2,6% à 101,7 euros) : Le résultat net part du Groupe ressort par voie de conséquence à 730 millions d'euros pour l'année 2018, en baisse par rapport aux 820 millions d'euros enregistrés en 2017 du fait de la charge d'impôt plus élevée. Le bénéfice par action (non dilué) pour l'exercice 2018 est de 4,37 euros. Le résultat normalisé par action est de 5,74 euros et s'établirait à 6,06 euros en retraitant la charge transitoire d'impôt ce qui représente un niveau proche (-3%) de celui de l'année 2017. Le free cash-flow organique s'établit en hausse à 1.160 millions d'euros et dépasse l'objectif de 1.000 millions d'euros visé en début d'année. Le Groupe bénéficie sur l'exercice 2018 d'une amélioration de 65 millions d'euros de son besoin en fonds de roulement liée à une baisse de 2 jours du délai moyen de recouvrement des créances clients (DSO).

* Imerys (+7% à 48,2 euros) : Le résultat courant net, part du Groupe, par action , s'inscrit en hausse de +6,2% à 4,5 euros. Le résultat net, part du Groupe progresse de +52% à 559,6 ME en 2018 (368,2 ME en 2017).

* Air Liquide (+0,2% à 106,7 euros) : Le résultat net part du Groupe s'établit à 2.113 millions d'euros en 2018, en progression de +4,2% par rapport au résultat net "récurrent" de 2017 qui exclut les éléments exceptionnels et l'impact de la réforme fiscale américaine qui étaient sans effet sur la trésorerie. Il est en hausse de +8,7% en excluant également l'effet change.

VALEURS EN BAISSE

* Crédit Agricole (-0,9% à 98 euros) : le résultat net part du Groupe publié est de 4,4 MdsE (3,649 MdsE en 2017), soit une progression de +20,6%. Hors éléments spécifiques, le résultat net part du Groupe sous-jacent augmente de +12,2% par rapport à celui de l'ensemble de l'année 2017, à 4,405 MdsE, au-dessus de l'objectif fixé dans le cadre du Plan à Moyen Terme Ambitions 2020 (4,2 MdsE), qui est atteint avec un an d'avance. Le bénéfice par action sous-jacent atteint 1,39 euro par action, en hausse de +13,8% par rapport à celui de l'ensemble de l'année 2017.

* Unibail WFD (-4,6% à 144,6 euros) : Le résultat net récurrent par action ajusté est de 12,92 Euros, au-dessus des prévisions, en croissance de +7,2% par rapport à 2017. Les loyers nets à périmètre constant progressent de +4% en Europe continentale, soit +260 points de base au-dessus de l'indexation, +3,4% au Royaume-Uni et -1,6% aux Etats-Unis. Le coût moyen de la dette est de 1,6% avec une maturité moyenne de 7,5 années. L'actif net réévalué (ANR) EPRA se situe à 221,80 Euros, en hausse de +5,1%.

* Air France-KLM redonne 1,5% à 10,22 euros alors que la Commission européenne a autorisé le projet d'acquisition du contrôle en commun de Virgin Atlantic par Air France-KLM, Delta et le groupe Virgin. La Commission est parvenue à la conclusion que l'opération ne poserait pas de problème de concurrence au sein de l'Espace économique européen. La décision porte sur le projet d'acquisition, par Air France-KLM, d'une participation de contrôle conjoint de 31% dans Virgin Atlantic Limited, qui conduira à l'acquisition du contrôle en commun de Virgin Atlantic par Air France-KLM, Delta Air Lines Inc. et le groupe Virgin.

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