Ouverture Paris : calme plat en attendant la BCE

Ouverture Paris : calme plat en attendant la BCE
Vue générale du Palais Brongniart, place de la bourse.

Boursier.com, publié le jeudi 10 septembre 2020 à 09h30

LA TENDANCE

La tendance est stable ce jeudi matin en Bourse de Paris, à 5.045 pts sur le CAC40, en attendant la réunion de rentrée de la BCE cet après-midi... Après la grande purge qui a secoué les valeurs technologiques US, la cote américaine a opéré un sursaut technique hier soir. Le DJ a repris 1,6% à 27.940 pts et le S&P500 a grimpé de 2,02% à 3.399 pts, alors que le Nasdaq s'est redressé de 2,71% à 11.142 pts.
En Europe aussi, la tendance était mieux orientée hier, alors que les opérateurs attendent donc de pied ferme le communiqué monétaire et la conférence de presse de la BCE de ce jeudi. Tandis que les derniers indicateurs macro-économiques soulignent que la reprise "post-Covid" patine en Europe, la banque centrale pourrait se montrer ouverte à de nouvelles mesures de soutien, même si aucun geste concret n'est attendu dès cette semaine par les économistes...
Rappelons que les marchés s'étaient enfoncés dans le rouge ces dernières séances, sous le poids des valeurs technologiques qui ont corrigé après l'euphorie du mois d'août, en particulier à Wall Street. La tendance avait aussi été alourdie par un regain des tensions commerciales après des propos offensifs de Donald Trump sur un possible "découplage" des économies américaine et chinoise. Pour mémoire, le Nasdaq avait atteint le 2 septembre dernier un record historique à 12.056 points, avant de subir des prises de bénéfices appuyées. Il gagne encore plus de 23% depuis le début 2020...

ECO ET DEVISES

Elément nouveau encourageant, le gouvernement américain est sur le point de mettre fin aux contrôles renforcés de certains passagers internationaux pour le COVID-19 et d'abandonner les exigences selon lesquelles les voyageurs en provenance des pays ciblés doivent arriver dans quinze aéroports américains désignés, selon des responsables américains, des responsables de compagnies aériennes et un document gouvernemental consulté par l'agence Reuters.
Ces changements prendront effet dès lundi prochain. Des représentants américains ont cependant déclaré que cette date pourrait être décalée. Le document consulté par Reuters révèle que le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américain "change de stratégie et va donner la priorité à d'autres mesures sanitaires afin de réduire les risques de contamination lors des voyages." Il y est ajouté que des 675.000 personnes contrôlées dans les quinze aéroports, "moins de 15 ont été testées positives au COVID-19."
Le baril de brut WTI a regagné aussi 3,5% sur le Nymex à 38$, alors que le Brent est de retour au-dessus des 40$ à 40,80$ ce jeudi matin. Sur les devises ce matin, l'euro se reprend sur les 1,18/$ entre banques à 1,1825/$.

INDICATEURS ECONOMIQUES A SURVEILLER

Etats-Unis :
- Indice des prix à la production. (14h30)
- Inscriptions hebdomadaires au chômage. (14h30)
- Rapport hebdomadaire du Département à l'énergie sur les stocks pétroliers domestiques. (17h00)
Europe :
- Communiqué de politique monétaire de la BCE. (13h45)
- Principal taux de refinancement de la BCE. (13h45)
- Conférence de presse de la BCE. (14h30)

VALEURS EN HAUSSE

Chargeurs (+13%!) Le spécialiste de la fabrication de films de protection des surfaces, de produits techniques et textiles a vu son EBITDA être multiplié par plus de deux au premier semestre, à 71,2 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 518,5 millions d'euros, en croissance de 59% (+54,4% en organique). Cette performance remarquable est portée par les ventes de Chargeurs Healthcare Solutions au 2ème trimestre, qui atteignent 253,9 millions d'euros, essentiellement réalisées en Europe. Le résultat net atteint 28,9 millions d'euros contre 8,3 ME un an plus tôt, dont 29 ME en résultat net part du Groupe, tiré par la forte augmentation du ROPA.
"Dans un contexte persistant d'incertitude sanitaire, économique et géopolitique, Chargeurs est en mesure de confirmer sa vision stratégique de long terme, soutenue par les résultats obtenus au cours des dernières années et l'engagement de référence du Groupe Familial Fribourg. Après un millésime 2020 inédit, marqué par certains besoins exceptionnels, nous faisons l'hypothèse prudente d'une année 2021 plus atone et plus volatile que les prévisions des instituts économiques, le plein effet mondial des plans de relance étant plutôt attendu à compter de 2022. Enfin, le Groupe annonce qu'il prépare son nouveau plan stratégique, "Leap Forward 2025", qui prendra le relais du programme "Game Changer" et sera présenté en mars 2021. Ce plan, appuyé par un bilan solide, actera le changement de dimension du Groupe, et visera entre 1 et 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires à l'horizon 2025 avec une forte rentabilité des capitaux engagés", affirme Michaël Fribourg, PDG de Chargeurs.

Les produits des activités du 1er semestre 2020 de Touax (+8%) s'élèvent à 81,3 ME contre 79,5 ME au 1er semestre 2019, soit une progression de 2,3%.
L'EBITDA du groupe s'établit à 22,6 ME au 30 juin 2020, en hausse de 41% comparé au 1 er semestre 2019 grâce à la progression de l'ensemble des activités.
Le résultat opérationnel courant s'établit à 10,8 ME, en hausse de 94%.
Le résultat net part du Groupe du 1er semestre 2020 est positif à 2,5 ME contre une perte de -2,5 ME un an plus tôt.
Au 30 juin 2020, les ratios de Gearing et de Loan to Value du Groupe s'établissent respectivement à 1,68x et 54% contre 1,62x et 54% au 31 décembre 2019.

Valneva (+5%) a signé un nouveau contrat d'une durée maximale de trois ans avec le Département américain de la Défense pour la fourniture de son vaccin contre l'encéphalite japonaise IXIARO. Ce nouveau contrat porte sur une période de trois ans (une première année ferme et deux années supplémentaires via des options) pour une valeur de 61 millions de dollars la première année. Le Département américain de la Défense a ensuite la possibilité d'acheter le vaccin pour une valeur de 76 millions à 105 millions de dollars sur deux ans. Les livraisons du vaccin pour la première année vont débuter au quatrième trimestre 2020.

AKKA (+4%) a enregistré un chiffre d'affaires de 778 ME au premier semestre 2020, en baisse de 12,7%, soit 20,3% sur une base organique. La performance du Groupe au cours du premier semestre 2020 a été pénalisée par les effets négatifs de la crise de la COVID-19 sur la demande et par les mesures de confinement à travers le monde à partir de mars 2020. AKKA a atteint un point bas en mai 2020 et connaît depuis une reprise progressive de son activité.
La perte opérationnelle du Groupe s'élève à -66,1 ME, conséquence directe de la crise de la COVID-19. AKKA a enregistré 52,4 ME de coûts non récurrents, dont 46 ME liés à la crise de la COVID-19 consacrés aux mesures visant à préserver la santé des employés, des coûts dus au chômage partiel et des provisions pour créances clients, ainsi que 6,8 ME liés au déploiement de Fit-2 Clear Now, le plan de performance du Groupe.
Le coût de la dette financière nette est de 9,3 ME au 30 juin 2020 (contre 8 ME au 30 juin 2019). Cela inclut 5,6 ME d'intérêts sur les emprunts, stables par rapport à 2019 sur une base organique. La perte nette consolidée du Groupe s'élève à - 57,4 ME au S1 2020.
La santé financière d'AKKA a été préservée pendant la crise. Le Groupe a pris des mesures immédiates en prêtant attention aux besoins en fonds de roulement. En outre, AKKA a bénéficié de mesures de report de charges mises en oeuvre dans la plupart des pays où le Groupe opère.
En conséquence, et malgré la baisse très importante du chiffre d'affaires, le Free Cash-Flow opérationnel du Groupe s'est élevé à 46,4 ME au premier semestre 2020, contre -51,1 ME au premier semestre 2019. Fin juin, AKKA avait bénéficié d'un report des dettes sociales et fiscales de 85 ME. Ce montant devrait s'élever à 100 ME et sera rééchelonné sur les 24 à 36 mois à venir selon les pays. Le rééchelonnement de 70% de ces 100 ME est d'ores et déjà garanti.
La trésorerie nette s'élevait à 317,1 ME au 30 juin 2020, y compris un décaissement de 369,8 ME pour l'acquisition de Data Respons. Elle était de 469,2 ME au 31 décembre 2019. Les efforts du Groupe pour préserver la trésorerie ont permis un gearing de 136%. Le leverage financier du Groupe au 30 juin 2020 était de 3,73x (dette nette / EBITDA après IFRS 16), ce qui est nettement inférieur à son covenant fixé à 4,5x. La dette nette au 31 décembre 2020 devrait être globalement stable par rapport au niveau de fin juin.
AKKA a continué à se concentrer sur la préservation de sa capacité de financement et travaille en parallèle sur un nombre limité d'options concrètes afin de respecter ses engagements financiers de fin d'année. En incluant la facilité de crédit renouvelable non utilisé, la capacité de financement du groupe dépasse 622 ME.
Le chiffre d'affaires d'AKKA devrait continuer de s'améliorer progressivement au cours du second semestre 2020. AKKA confirme que la demande s'améliore régulièrement et que le Groupe poursuit sa dynamique positive avec des clients de taille moyenne. Après un point bas d'activité atteint au cours du deuxième trimestre de l'année, AKKA s'attend à ce que la reprise graduelle se poursuive au cours du S2 2020. Le chiffre d'affaires du T3 2020 devrait s'améliorer séquentiellement et le T4 2020 devrait être sensiblement plus élevé que le T3.
Le résultat opérationnel d'activité d'AKKA devrait être positif en 2020, grâce à l'engagement continu des clients et aux mesures mises en oeuvre à partir du S1 2020.
Le Groupe accélère sa transformation au S2 2020. AKKA a accéléré le déploiement de son plan de performance Fit-2 Clear Now qui vise à réduire les coûts de production et de fonctionnement du Groupe et à adapter son offre aux secteurs et compétences les plus prometteurs. Fit-2 Clear Now se traduira par un plan de réduction drastique des coûts pour améliorer les opérations mondiales et AKKA bénéficiera d'un profil de marge nettement amélioré à moyen terme, au fur et à mesure du déroulement du plan. Les objectifs de Fit-2 Clear Now sont les suivants :
1. Accroître la valeur ajoutée du Groupe en accélérant son repositionnement et en améliorant les compétences en digital ;
2. Optimiser les coûts de production en déployant les compétences à faible valeur ajoutée dans les pays à faibles coûts et en se concentrant sur les compétences les mieux valorisées dans les pays matures ; et
3. Réduire les coûts d'exploitation en redimensionnant l'organisation et la portée du contrôle, en particulier en Allemagne, et en se concentrant sur l'excellence opérationnelle pour améliorer les marges.
Les mesures prises au cours du premier semestre donnent déjà des résultats. Ces mesures se traduiront par une réduction de la base de coûts du S2 2020 d'environ 15 ME, soit 30 ME sur une base annuelle. Le déploiement de Fit-2 Clear Now ayant été accéléré au cours du S2, AKKA devra supporter sur cette période des coûts non récurrents de même ampleur que ceux du S1. Cela inclut le coût du plan social que le Groupe a prévu en Allemagne. Certaines étapes clés ont déjà été franchies dans ce processus et la restructuration devrait être mise en oeuvre au cours du T4 de cette année. AKKA travaille à des mesures additionnelles avec l'ambition de porter la réduction de sa base de coûts annuels à environ 45 ME au cours des 12 prochains mois.
AKKA est resté concentré sur la préservation de sa capacité de financement et a progressé dans sa recherche de différents moyens pour renforcer son bilan. Le Groupe est en train de choisir parmi un nombre restreint d'options précises pour respecter ses engagements financiers de fin d'année.

Faurecia : +3% avec AST, Akwel

Valeo : +2% avec Peugeot, Somfy, Rallye, Elis, ADP

Au premier semestre 2020, le chiffre d'affaires consolidé des filiales opérationnelles de Viel & Cie (+2%) s'est élevé à 505,5 millions d'euros, contre 435,3 millions d'euros sur la même période en 2019, en hausse de 16,1% à cours de change courants. A cours de change constants, le chiffre d'affaires consolidé s'établit à 500,7 millions d'euros en hausse de 15%.
Le résultat d'exploitation consolidé s'est établi à 58,1 millions d'euros, contre 36,2 millions d'euros sur la même période en 2019, soit une hausse de 60,4% en raison principalement de la hausse du chiffre d'affaires. A cours de change constants, le résultat d'exploitation s'inscrit en hausse de 58,6% par rapport au premier semestre 2019.
Le résultat financier a enregistré une perte de 6,3 millions d'euros au premier semestre 2020 contre une perte de 3,3 millions d'euros sur la même période en 2019. Cette variation s'explique notamment par un résultat de change négatif ainsi qu'une hausse de la charge nette d'intérêts.
Ainsi, le résultat net consolidé de VIEL & Cie s'inscrit en hausse de 50,1% à 52,8 millions d'euros au premier semestre 2020 contre 35,2 millions d'euros sur la même période en 2019. La contribution des sociétés associées et des coentreprises enregistre une progression de 10,3% participant ainsi à la hausse du résultat net consolidé.
Le résultat net part du groupe enregistre une hausse de 50,5% au premier semestre 2020 comparé à 2019 et s'élève à 37,2 millions d'euros, contre 24,7 millions d'euros en 2019. A cours de change constants, le résultat net part du groupe est en hausse de 49,2%.

Casino (+1%) Le conseil d'administration de Companhia Brasileira de Distribuição (GPA), filiale du groupe Casino au Brésil, a approuvé le lancement d'une étude en vue de séparer son activité de cash and carry (Assaí) d'avec le reste de ses activités. L'objectif d'une telle opération est d'optimiser le potentiel d'Assaí, d'une part, et des activités de distribution alimentaire plus traditionnelles de GPA et Éxito, d'autre part.
Cette opération leur permettra de fonctionner de manière autonome, de se concentrer sur leurs modèles d'entreprise et sur les opportunités de leurs marchés respectifs. Elles bénéficieront par ailleurs d'un accès direct aux marchés de capitaux et aux différentes sources de financement, créant ainsi davantage de valeur pour leurs actionnaires.
A l'issue de cette opération, le Groupe Casino, qui détient actuellement une participation de 41,3% au capital de GPA, détiendrait alors 41,3% de GPA et une participation identique dans la nouvelle entité Sendas Distribuidora S.A. (Assaí).

Alors que l'industrie du voyage traverse une période de turbulences, la distribution via NDC (New Distribution Capability) est plus que jamais une priorité stratégique pour Air France-KLM (+1%) et Amadeus... Aujourd'hui, le groupe Air France-KLM et Amadeus annoncent un accord de distribution NDC innovant. Celui-ci prévoit que l'offre NDC d'Air France-KLM pourra être accessible aux agences de voyages via la plateforme Amadeus et les solutions Amadeus compatibles avec NDC. Pour accéder au contenu d'Air France-KLM diffusé via NDC, les agences devront signer des accords bilatéraux avec Air France-KLM d'une part et Amadeus d'autre part...

Engie : +1% avec Gecina, Dassault Aviation

Le Conseil d'Administration de Suez (stable) considère l'approche hostile de Veolia incompatible avec l'intérêt de la société et de ses parties prenantes. Il confirme le caractère fortement créateur de valeur du plan stratégique de Suez en tant que société indépendante.
Le Conseil apporte son plein soutien à l'équipe de direction. Le Groupe informera prochainement le marché sur les progrès du plan 'SUEZ 2030' et mène des réflexions visant à accélérer ce plan dans l'intérêt de l'ensemble des parties prenantes.
Le Conseil d'Administration a revu l'avancement du plan 'SUEZ 2030' et a réitéré à l'unanimité sa totale confiance dans le plan stratégique de SUEZ en tant que société indépendante et dans l'équipe de direction de la société pour mener ce projet industriel, fortement créateur de valeur.
Ce plan conforte SUEZ comme leader mondial des services à l'environnement, le prépare aux opportunités de croissance de demain en tant que société agile, innovante et à forte composante technologique. Ce plan a le soutien de ses clients, des collectivités et de son corps social.
La forte création de valeur de ce plan s'appuie en priorité sur l'accélération de la croissance organique, l'amélioration de la performance opérationnelle et la rotation du portefeuille. La qualité du portefeuille d'actifs de SUEZ, ainsi que les références de valorisation extériorisées par des transactions, récentes et à venir dans le programme de rotation d'actifs, conduit à une valeur significativement supérieure au cours actuel.
Le Conseil d'Administration a conclu que le prix proposé par Veolia à Engie se situait à un niveau très significativement inférieur à la valorisation intrinsèque de Suez.

Au titre du premier semestre, Neurones (stable) affiche un résultat opérationnel de 8,7% du chiffre d'affaires à comparer à 9,1% au 1er semestre 2019 hors plus-value de cession. La trésorerie nette a augmenté de 46,6 ME sur un an et s'élève au 30 juin 2020 à 228,9 ME.
A 15,1 ME, le résultat net du semestre est supérieur à celui au 30 juin 2019 qui était de 14,1 ME hors plus-value de cession nette d'impôt, principalement grâce à la hausse du résultat financier.
Dans un contexte économique toujours très incertain, Neurones confirme ses prévisions pour l'ensemble de l'année 2020 avec un chiffre d'affaires d'au moins 495 ME et un résultat opérationnel d'au moins 8%.

VALEURS EN BAISSE

Pour le 1er semestre 2020, marqué par l'épidémie de Covid-19, les ventes du Groupe Jacquet Metals (-6,6%) se sont établies à 726 millions d'euros, inférieures de -17,9% à celles du 1er semestre 2019 (-26,1% au 2e trimestre).
La marge brute s'élève à 161 ME, soit 22,2% du chiffre d'affaires (23,1% au 1er semestre 2019).
L'Ebitda courant est de +19 ME et 2,6% du chiffre d'affaires contre 47 ME et 5,3% du chiffre d'affaires au 1er semestre 2019.
Le groupe a enregistré au 1er semestre des amortissements de 17,7 ME et des dotations aux provisions représentant 11 ME, majoritairement liées aux plans d'économies.
Après ces amortissements et provisions, le résultat opérationnel du 1er semestre s'élève à -7,5 ME. Le résultat net part du Groupe est de -15 ME.

Transgene : -2% avec Vallourec, BioMerieux, DBV

Sur le semestre, les ventes de Boiron (-1%) sont en recul de 1,2% à 253,6 ME, sous l'effet de deux évolutions très contrastées, à savoir un recul de 16,5% de l'activité en France, sur les médicaments à nom commun (-21%) et sur les spécialités (-6,6%), et une progression de 20,8% du chiffre d'affaires à l'international - essentiellement en Amérique du Nord. Le résultat opérationnel du premier semestre 2020 s'élève à 1.496 KE et est en baisse de 4.498 KE par rapport à 2019. Il est fortement impacté par la prise en compte de l'estimation des coûts relatifs au projet de réorganisation des activités en France.
Ce projet, annoncé le 11 mars 2020, entraînerait l'arrêt du site de production de Montrichard près de Tours, la fermeture de 12 établissements de préparation-distribution sur 27 en France (Avignon, Belfort, Brest, Grenoble, Limoges, Niort, Paris-Bois d'Arcy, Paris-Ivry, Pau, Rouen, Strasbourg et Toulon), le redimensionnement des équipes de production et de préparation-distribution sur les sites conservés, et la réorganisation des équipes commerciales. Ce projet aurait pour conséquence la suppression de 646 postes et la création de 134 postes.

Au cours du 1er semestre 2020, Esso (-1%) a traité 7,3 millions de tonnes de pétrole brut, en baisse de -3,9% par rapport au 1er semestre 2019. Les raffineries du groupe ont assuré la continuité de leurs opérations pendant la crise pandémique en adaptant la marche des unités en fonction de l'évolution de la demande. Le chiffre d'affaires consolidé s'élève à 5,2 milliards d'euros alors que les ventes de produits raffinés s'élèvent à 11,3 millions de m3, en baisse respectivement de 28% et de 12% par rapport au 1er semestre 2019. Cette contraction s'explique par la forte baisse du prix du pétrole brut et la chute de la demande. Dans un marché intérieur en baisse de 16% selon les statistiques publiées par le Comité Professionnel du Pétrole, les quantités vendues par le groupe sont en baisse de 12%.
Le résultat opérationnel du groupe est en perte de 661 ME et comprend des effets stocks négatifs pour 413 ME et une dépréciation exceptionnelle d'actifs de 140 ME. Au 1er semestre 2019, le gain opérationnel de 5 ME comprenait des effets stocks positifs pour 143 ME.
Hors effets stocks et autres éléments d'ajustement, le résultat opérationnel ajusté de l'exercice est une perte de -107 ME incluant des effets de change opérationnels négatifs pour 8 ME (-138 ME au 1er semestre 2019 avec des effets de change positifs pour 2 ME).
Le résultat financier est positif de 6 ME (13 ME au 1er semestre 2019) et comprend 7 ME de dividendes de sociétés non consolidées.
Après prise en compte des impôts courants et différés, le résultat net du groupe est une perte de -633 ME (+16 ME au 1er semestre 2019).
Au 30 juin 2020, les capitaux propres du groupe s'élèvent à 310 ME. La position financière nette est positive de 123 ME. Les engagements de retraite non préfinancés s'élèvent à 1,182 MdE au 30 juin 2020.

TechnipFMC : -1% avec LVMH, Coface, Orange et Neoen

Linedata (stable) affiche au premier semestre 2020 un EBITDA de 18,4 ME, en diminution de 14,6% par rapport au 1er semestre 2019. La baisse de 3,1 MEUR de cet indicateur s'explique, d'une part, par la contraction du chiffre d'affaires semestriel (-7,4% à 78,5 ME) et d'autre part, par la volonté de Linedata de conserver ses talents et d'accélérer les grands chantiers de transformation des offres du groupe.
C'est ainsi que de nombreuses ressources de consulting et d'études ont pu être réaffectées à des projets R&D stratégiques pour l'avenir. Ce chiffre intègre également pour 1 MEUR de frais de restructuration. La marge d'EBITDA se situe à 23,4% en baisse limitée de 2 points par rapport au 1er semestre 2019.

A la suite de l'annonce du 29 juillet 2020, Air Liquide (stable) a signé un accord avec Sasol en vue de l'acquisition du plus grand site de production d'oxygène au monde situé à Secunda en Afrique du Sud. Outre des bénéfices en matière de sécurité, de fiabilité et d'efficacité, la solution proposée par Air Liquide permettra, avec le concours de Sasol, de viser une réduction des émissions de CO2 associées à la production d'oxygène de 30 % à 40 % d'ici à 2030.
Selon les termes de cet accord, Air Liquide détiendra et exploitera les 16 unités de séparation des gaz de l'air de ce site, correspondant à une capacité de 42.000 tonnes/jour, en complément de l'unité que le Groupe y opère déjà actuellement. A la suite de cette acquisition, Air Liquide fournira différents gaz aux activités de Sasol dans le cadre d'un contrat de fourniture de long terme d'une durée initiale de 15 ans.

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