Ouverture Paris : Capgemini/Altran en vedette !

Ouverture Paris : Capgemini/Altran en vedette !©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 25 juin 2019 à 09h30

LA TENDANCE

Prudente hier, la Bourse de Paris est animée ce mardi matin par les dernières opérations financières, à commencer par le rapprochement spectaculaire entre Capgemini et Altran. Le CAC40 reste lui prudent, en repli de 0,15% à 5.512 pts. D'un point de vue macroéconomique, les questions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis sont en suspens en attendant le G20 d'Osaka en fin de semaine, au cours duquel doit avoir lieu une rencontre entre les présidents américain, Donald Trump, et chinois, Xi Jinping.
Les opérateurs gardent aussi un oeil inquiet sur la situation dans le détroit d'Ormuz, toujours tendues depuis l'attaque de pétroliers et la destruction d'un drone américain... Dans le cadre de ce bras de fer entre l'Iran et les Etats-Unis, Washington a annoncé lundi soir une série de sanctions supplémentaires contre des dirigeants iraniens. Celles-ci visent notamment le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et son bureau, et pourraient durer "des années", a indiqué Donald Trump. Les Etats-Unis vont geler des milliards d'actifs iraniens supplémentaires, a précisé le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin...

WALL STREET

A la clôture, l'indice Dow Jones a fini à l'équilibre lundi soir (+0,03%) à 26.727 points, tout près (à 0,4%) de son record de 26.828 pts inscrit en octobre 2018. L'indice large S&P 500 a cédé 0,17% à 2.945 pts après avoir inscrit un record jeudi dernier, et le Nasdaq Composite a lâché 0,32% à 8.005 pts, ce qui le place à 1,8% de son précédent record du 3 mai dernier. En Europe, l'EuroStoxx 50 a cédé lundi 0,33% et à Paris, le CAC 40 a reculé de 0,12% à 5.521 pts.
La semaine dernière, les indices US ont inscrit une troisième hausse hebdomadaire consécutive, avec un bond de 2,4% pour le Dow Jones, de 2,2% pour le S&P 500 et de 3% pour le Nasdaq en 5 séances. C'est la Réserve fédérale qui a soutenu la tendance, en ouvrant la voie à de futures baisses de ses taux directeurs. La BCE et la Banque du Japon ont elles aussi signalé la semaine dernière de possibles nouveaux assouplissements à venir, en cas de ralentissement prononcé de l'économie mondiale...

ECO ET DEVISES

Sur le marché des changes, le dollar poursuit son recul, revenant au plus bas depuis trois mois, depuis les annonces accommodantes de la Fed mercredi dernier. L'euro grimpe à 1,1390$.
Après un gain de près de 10% pour le brut léger américain (WTI) la semaine dernière, le contrat à terme de juillet sur le WTI campe à 57,50$ sur le Nymex, tandis que le Brent revient à 64,60$.
Dans ce contexte international toujours très tendu, l'or a poursuivi son "rally", montant à 1.424$ l'once pour le contrat à terme d'août sur le Comex, après un bond de 4% sur la semaine dernière. Le métal jaune est désormais remonté au plus haut depuis près de 6 ans, en août 2013, profitant des tensions géopolitiques, mais aussi du plongeon des taux d'intérêts et de la faiblesse du dollar, qui redonnent du lustre à la valeur-refuge.

Par ailleurs, le patron de la Fed, Jerome Powell, s'exprimera de nouveau ce mardi en public, et pourrait détailler les projets de la Fed en matière de baisses de taux. Donald Trump s'en est d'ailleurs une nouvelle fois pris à la Fed lundi dans deux tweets cinglants. Le président américain a accusé la Fed de "ne pas savoir ce qu'elle fait",d'être "un enfant têtu" et d'"avoir tout raté !". Il a reproché à l'institut d'émission d'avoir augmenté les taux d'intérêt "beaucoup trop vite" et a affirmé que si elle avait pris les bonnes décisions, l'indice Dow Jones "afficherait des milliers de points de plus et le PIB de 4 voire 5%".

A suivre aux Etats-Unis ce mardi :
- Indice S&P Corelogic Case-Shiller des prix de l'immobilier. (15h00)
- Indice des prix de l'immobilier de la Federal Housing Finance Agency (FHFA). (15h00)
- Ventes de logements neufs. (16h00)
- Indice de confiance des consommateurs du Conference Board. (16h00)
- Indice manufacturier de la Fed de Richmond. (16h00)

VALEURS EN HAUSSE

Capgemini (+6%) le géant français du conseil et des services informatiques a annoncé le lancement d'une OPA amicale sur le spécialiste du conseil en ingénierie et de la R&D Altran Technologies (+21%), à 14 euros par action.
L'opération s'élève à 3,6 milliards d'euros, avant prise en compte de la dette financière nette d'Altran, évaluée à 1,4 MdE, soit 5 MdsE en valeur totale d'entreprise.
L'offre publique d'achat amicale a été validée à l'unanimité par les conseils d'administration des deux sociétés, ont-elle précisé dans un communiqué commun. Capgemini a également précisé qu'il avait déjà signé un accord pour l'acquisition d'un bloc de 11% du capital d'Altran auprès d'actionnaires, via la société d'investissement Apax Partners.
Le nouvel ensemble avoisinera les 17 milliards d'euros de chiffre d'affaires (13,2 MdsE de ventes pour Capgemini en 2018, et 2,9 MdsE pour Altran) et emploiera plus de 250.000 collaborateurs dans le monde. Les sociétés précisent que ce rapprochement aura un impact immédiatement relutif (positif pour le bénéfice par action: NDLR), évalué à plus de 15% sur le résultat normalisé par action avant mise en oeuvre des synergies. "En 2023, après prise en compte des synergies, la relution devrait dépasser 25%", ont-elles ajouté.
Créé en 1967 par Serge Kampf, sous le nom de Sogeti, Capgemini s'est hissé en plus de 50 ans au premier rang français des services et de l'ingénierie informatique, puis parmi les leaders mondiaux du conseil avec le rachat en 2000 de la branche Conseil d'Ernst & Young. De son côté, Altran a été fondé en 1982 par Alexis Kniazeff et Hubert Martigny, et employait à la fin 2018 environ 46.700 salariés à travers le monde. Par leur mariage, les deux groupes entendent donner naissance à "un leader mondial de la transformation digitale des entreprises industrielles et de technologie". Capgemini a souligné les complémentarités des activités des deux groupes. "La complémentarité et la puissance de nos expertises sont des atouts majeurs", a ainsi expliqué Paul Hermelin, le PDG de Capgemini, cité par le communiqué.
"Cette acquisition va nous permettre de devenir un partenaire stratégique de nos clients, à même de leur permettre de tirer tous les bénéfices du déploiement du cloud, de l'internet des objets, de l'Edge computing , de l'intelligence artificielle et de la 5G".
Les deux sociétés mettent notamment en exergue leurs expertises combinées dans "l'industrie intelligente", à savoir l'accompagnement des acteurs industriels dans leur transformation numérique.
Capgemini et Altran attendent désormais plusieurs autorisations réglementaires avant de mener à bien cette acquisition. Il s'agit notamment du CFIUS, chargé d'analyser les acquisitions d'entreprises aux Etats-Unis, où Capgemini a acquis en 2018 la société LiquidHub, un spécialiste du conseil en transformation digitale, pour environ 400 ME.

Genfit (+3%) a signé un accord de licence et de collaboration avec Terns Pharmaceuticals, une société biopharmaceutique internationale basée aux Etats-Unis et en Chine, dédiée au développement de nouvelles combinaisons thérapeutiques pour le traitement des maladies du foie. Selon les termes de l'accord, Terns bénéficiera, dans la région de la Chine élargie (Grande Chine), des droits de développement et de commercialisation d'elafibranor, le composé propriétaire de Genfit pour le traitement de la stéatohépatite non-alcoolique (NASH) et de la cholangite biliaire primitive (PBC). Selon les termes de l'accord de licence, Genfit percevra de la part de Terns un paiement initial d'un montant de 35 millions de dollars, et pourra recevoir jusqu'à 193 M$ en paiements supplémentaires lors du franchissement d'étapes cliniques, réglementaires et commerciales. Terns obtient les droits exclusifs de développement, d'enregistrement et de commercialisation d'elafibranor en Chine continentale, Hong Kong, Macau et Taiwan (Grande Chine) pour le traitement de la NASH et de la PBC. Au lancement commercial d'elafibranor pour le traitement de la NASH dans la région de la Chine élargie, Genfit pourra recevoir de Terns des royalties d'un coefficient moyen à deux chiffres ('mid-teen percentage royalties') sur base des ventes réalisées dans ce territoire.
Dans le cadre de l'accord, Genfit et Terns entreprendront également des projets de R&D communs dans le domaine des maladies du foie, incluant notamment le développement d'elafibranor en combinaison avec des composés propriétaires de Terns.
"L'ancrage profond de Terns aux Etats-Unis et en Chine lui confère un avantage pour la conduite des processus réglementaires et de développement nécessaires à l'obtention des autorisations et pour préparer un lancement commercial optimum et une croissance des ventes à long terme dans la région de la Chine élargie. Les nouvelles réglementations actuellement instaurées en Chine devraient par ailleurs accélérer et faciliter l'approbation de nouveaux traitements innovants développés par des sociétés domestiques ou internationales", explique Genfit.

Pharmagest : +2% avec Manutan, NRJ Group, Recylex, Korian et Tessi

Gaussin (+1%) a annoncé la signature d'une licence exclusive et renouvelable de 2 ans avec la Société d'Etat Qatar Railways Company (QRC), portant sur le programme de gestion de flotte FMP. Le contrat inclut des droits d'entrée initiaux, "d'un montant confidentiel", applicables à une exclusivité couvrant le territoire du Qatar. Qatar Rail est la société nationale du Qatar qui supervise la construction, l'exploitation et la maintenance du réseau ferroviaire intégré et ultra-moderne du Qatar, d'une valeur de plusieurs milliards de dollars, dont la première ligne (la Ligne Rouge) a déjà été mise en service. Qatar Rail est également en charge de projets pour la Smart City de Lusail et le transport ferroviaire longue distance, qui fait la liaison avec le réseau ferroviaire régional.
Parallèlement à l'octroi de cette licence en faveur de Qatar Rail, Gaussin entreprendra des études sur la simulation de la circulation et la supervision de la flotte de véhicules, pour les premiers et derniers kilomètres du transport autonome et électrique. L'accent sera placé sur des applications dans le secteur semi-privé, tels que le projet de Smart City Lusail, la Coupe du Monde 2022 de la FIFA, le transport entre les stations de métro et les stades, ou encore l'Université de Doha.

Erytech (+1%). La société a conclu un accord de collaboration avec SQZ Biotechnologies (SQZ), société de thérapie cellulaire développant des traitements innovants dans de multiples domaines thérapeutiques, pour mettre au point de nouveaux agents de modulation immunitaire à partir des globules rouges (GR). Selon les termes de l'accord, Erytech accorde à SQZ une licence mondiale exclusive pour le développement de thérapies immunomodulatrices spécifiques aux antigènes et utilisant des approches basées sur les GR. La combinaison de la plateforme d'ingénierie cellulaire exclusive et polyvalente de SQZ, Cell Squeeze, avec la propriété intellectuelle d'Erytech liée aux produits thérapeutiques à base de GR, vise à permettre le développement rapide d'un vaste portefeuille de nouveaux produits immunomodulateurs dans de multiples indications.
Erytech pourrait recevoir jusqu'à 57 millions de dollars en combinant paiement initial et paiements d'étapes potentiels liés au développement réglementaire et commercial du premier produit mis au point avec succès par SQZ en vertu de cette collaboration. Erytech pourrait également bénéficier de royalties progressives sur les ventes futures et jusqu'à un total de 50 M$ en paiements d'étapes commerciaux pour chaque nouveau produit approuvé ou chaque nouvelle indication approuvée.
Basé sur la plateforme Cell Squeeze, le programme principal de SQZ met à profit ses capacités uniques d'ingénierie cellulaire pour créer des cellules présentant des antigènes et générer des traitements de tumeurs solides spécifiques aux antigènes. SQZ développe également des traitements dérivés d'érythrocytes pour induire une modulation immunitaire spécifique aux antigènes pour des troubles multiples. Les programmes de tolérance immunitaire de SQZ comprennent la tolérance des porteurs d'antigènes (TAC) pour le diabète de type 1, un programme appuyé par JDRF T1D, le fonds américain de recherche sur le diabète de type 1, ainsi que des TAC conçus pour traiter les patients atteints de troubles immunitaires supplémentaires.

Boiron : +1% avec Eramet, Savencia, Ipsen, Safran et Thermador

SMCP (+0,5%) annonce être en négociations exclusives en vue d'acquérir De Fursac, un leader français du luxe accessible pour homme. Avec cette acquisition, SMCP renforcerait sa présence sur un marché en forte croissance, celui du luxe accessible pour homme où le Groupe développe déjà avec succès la marque Sandro Homme.
Le groupe entrerait, par ailleurs, dans un nouveau segment. SMCP mettrait à profit son savoir-faire à l'international et dans le digital ainsi que sa plate-forme de développement pour accélérer la croissance du Groupe De Fursac. La réalisation de l'opération est envisagée avant la fin du troisième trimestre 2019, après la réalisation de la procédure d'information-consultation du CSE et sous réserve de l'obtention de l'autorisation des autorités de la concurrence compétentes et autres conditions usuelles.

VALEURS EN BAISSE

Iliad : -5% dégradé par Bernstein. Le broker a dégradé le titre de l'opérateur télécoms d''achat' à 'neutre', estimant que la reprise modeste des revenus au cours du second semestre 2019 semble être déjà pricée et que le ratio rendement/risque est équilibré. Les perspectives de croissance et les investissements "normalisés" sont les principaux moteurs de la valorisation, selon le courtier, qui coupe son objectif de 199 à 123 euros.
Orange reste le premier choix du broker dans le secteur. L'analyste évoque un "havre de paix" qui permet d'éviter de nombreux risques politiques, d'investissements et d'endettement auxquels sont confrontés ses pairs. D'autant que le titre se négocie avec une décote...

SQLI : -3% avec AST et Vallourec

Société Générale : -2% suivi de BNP Paribas, Crédit Agricole et Natixis, alors que la décollecte massive se poursuit chez H2O Asset Management suite à la suspension de la notation d'un des fonds de la société de gestion britannique en raison d'inquiétudes sur la liquidité de certains actifs détenus en portefeuille et d'un potentiel conflit d'intérêt. Selon les données récoltées par Bloomberg, les flux sortants sur six fonds H2O ont atteint 1,4 milliard d'euros sur la seule journée de vendredi. Sur trois jours, la décollecte sur les six fonds dépasse les 3 MdsE...

Klépierre (-1%) a placé, le 24 juin, un emprunt obligataire de 600 millions d'euros à échéance du 1er juillet 2030, avec un coupon annuel de 0,625%. Cette obligation a été émise avec une marge de 45 points de base au-dessus du taux de swap à 11 ans, correspondant à une prime de nouvelle émission négative, soit une marge inférieure à la marge interpolée sur le marché secondaire pour cette maturité. Il s'agit de la plus faible marge jamais atteinte par une foncière cotée européenne sur cette maturité.
Souscrit 2,8 fois, cet emprunt obligataire a été placé auprès d'investisseurs internationaux long terme, de premier plan, principalement basés en France, en Allemagne, au Japon et au Royaume-Uni. Le produit de cette opération sera alloué au remboursement de dettes arrivant à échéance en 2019 et 2020.
Cette nouvelle émission s'inscrit dans la stratégie de financement du Groupe, visant à garantir une position de liquidité élevée, la réduction du coût de la dette et l'allongement de sa durée moyenne.
BNP Paribas, Natixis (B&D), NatWest Market, Santander, Société Générale and SMBC Nikko ont agi en qualité de teneurs de livre associés sur cette émission...

Casino : -1% avec Carrefour, Bouygues, TechnipFMC, Vicat et Renault.

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