Ouverture Paris : dans le rouge

Ouverture Paris : dans le rouge©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 26 février 2021 à 09h30

LA TENDANCE

LA TENDANCE

La tendance est à la baisse ce vendredi matin sur les marchés financiers, à l'image du CAC40 qui se repliait dès l'ouverture de plus de 1%, avant de limiter son retard à 0,7% à 5.745 pts. Le sursaut alimenté par la Fed en milieu de semaine aura donc tourné court rapidement... Les taux longs continuent de se tendre à plus de 1,6% sur les emprunts à 10 ans américains. Wall Street du coup a rechuté lourdement emmené par les technologiques hier soir. Ce matin, en Asie, la baisse est de 3,99% à Tokyo, -3,5% à Hong Kong et Bombay et de -3% à Taiwan.

WALL STREET

Le Dow Jones corrige de 1,75% à 31.402 pts, après un gain de 1,35% hier soir. Le Nasdaq abandonne 3,52% à 13.119 pts. Le S&P 500 cède 2,45% à 3.829 pts. Le baril de brut WTI se replie plus modestement de 0,1% à 63,2$ sur le Nymex après sa récente remontée.

ECO ET DEVISES

D'après le dernier rapport gouvernemental aux États-Unis, le PIB du quatrième trimestre a progressé sur un rythme de 4,1%, niveau proche des attentes du consensus (+4,2%), contre une précédente estimation de 4%. Il s'agit de la seconde des trois estimations du PIB trimestriel américain. Rappelons que la croissance américaine avait atteint un record de plus de 33% sur le troisième trimestre 2020, après un plongeon expliqué par la crise sanitaire. L'indice de prix rattaché au PIB a grimpé sur un rythme de 2,1% au quatrième trimestre, contre 2% de consensus.
Les commandes américaines de biens durables du mois de janvier se sont établies quant à elles en vive croissance de 3,4%, contre un consensus de 1% et une hausse de 0,5% un mois plus tôt. Hors transport, les commandes se sont améliorées de 1,4% en janvier, contre 0,6% de consensus et 1,1% un mois avant.
Les inscriptions au chômage ont davantage reculé que prévu la semaine passée aux Etats-Unis. Le Département américain au Travail vient ainsi en effet d'annoncer, pour la semaine close au 20 février, que les inscriptions au chômage ont atteint 730.000, en repli de 111.000 par rapport à la lecture révisée de la semaine antérieure de 841.000. Le consensus était positionné à 825.000.
Les taux longs ont continué de se tendre sur le marché US pour dépasser les 1,6% sur le papier à 10 ans. Le pétrole revient sur les 66$ le brent. L'euro pointe à 1,2165/$.

AU MENU DU JOUR

Europe :
- Taux de chômage en Italie. (10h00)
- Indice préliminaire italien des prix à la consommation. (11h00)
Etats-Unis :
- Balance du commerce international de biens. (14h30)
- Revenus et dépenses des ménages. (14h30)
- Indice manufacturier PMI de Chicago. (15h45)
- Indice du sentiment des consommateurs américains mesuré par l'Université du Michigan. (16h00)

BROKERS

Crédit Suisse est neutre sur Safran avec un cours cible ramené à 97 euros.
Société Générale conserve Unibail en ciblant un cours de 63 euros.
Berenberg est à l'achat sur Capgemini avec un cours cible qui passe de 144 à 160 euros.
AlphaValue passe à 'alléger' sur Nexity avec un objectif de cours de 37,50 euros.

VALEURS EN HAUSSE

Teleperformance (+5%) a fait état d'une très bonne résilience des résultats financiers en 2020. Le chiffre d'affaires s'affiche à 5,732 milliards d'euros, en hausse de 11,6% à données comparables et de 7% à données publiées, avec une accélération à +23,3% à données comparables au 4ème trimestre 2020. L'EBITA courant ressort à 735 millions d'euros, soit un taux de marge sur CA de 12,8%, avec une marge de 15,7% sur le second semestre 2020 identique à celle 'pré-Covid' du 2nd semestre 2019. Le résultat net part du groupe se monte à 324 millions d'euros. Le cash-flow net disponible ressort à 487 millions d'euros, en vive hausse de 52% par rapport à 2019. Le dividende par action proposé est de 2,40 euros, stable en comparaison de 2019.
Le groupe évoque également une forte dynamique commerciale soutenue par une "forte digitalisation de l'environnement" : 26% de l'activité est réalisée auprès de clients acteurs majeurs de l'économie numérique, contre 21% en 2019.
Fort d'un développement commercial dynamique en 2020 et de l'accélération continue de sa transformation, Teleperformance aborde l'année 2021 avec confiance et vise une croissance organique d'au moins 9%, un taux de marge d'EBITA courant sur chiffre d'affaires supérieur à 14% et l'intégration de la société Health Advocate dans le groupe au cours du 2ème trimestre.
L'activité du 1er semestre 2021 bénéficiera en particulier de la très bonne dynamique commerciale enregistrée tout au long de l'année 2020 et d'un effet de base favorable lié au début de la crise sanitaire mondiale en mars 2020.
Teleperformance maintient également ses objectifs financiers 2022, reflet de sa confiance dans l'avenir pour répondre efficacement à l'évolution permanente des besoins de ses clients. Le groupe vise un chiffre d'affaires d'environ 7 milliards d'euros, incluant des acquisitions dans les services à forte valeur ajoutée, pour un taux de marge d'EBITA sur CA voisin de 14,5%.

Technip Energies : +4%. Le groupe a communiqué aujourd'hui la performance financière de la Société pour l'ensemble de l'exercice 2020 (non audité) qui a été préparée sur la même base que les informations financières historiques publiées dans le prospectus de la Société daté du 9 février 2021.
Les États financiers combinés audités de la Société pour l'exercice clos le 31 décembre 2020 seront disponibles en mars 2021. L'information financière relative à l'exercice 2020 de la Société présentée ci-dessous diffère des informations financières relatives à l'activité de Technip Energies dans le communiqué de presse publié le 24 février 2021 par TechnipFMC plc uniquement en raison de l'application de normes comptables et de base de préparation différentes. TechnipFMC détient à ce jour 49,9% du capital de la Société.
Le Chiffre d'affaires ajusté de 2020 a augmenté de 9% par rapport à l'exercice précédent, ce qui démontre la force du modèle économique de la société et la bonne exécution des projets malgré un environnement difficile. La montée en puissance du projet Arctic LNG 2 et la poursuite de l'exécution d'un portefeuille de projets en phase de procurement et de construction ont plus que compensé la baisse des revenus de Yamal LNG et contribuent à la croissance sur l'exercice. La Marge d'EBIT Récurrent Ajustée a diminué de 120 points de base pour atteindre 5,9% en raison de la baisse attendue de la contribution des projets en phase d'achèvement, y compris du projet Yamal LNG, partiellement compensée par la bonne exécution du reste du portefeuille de projets et des initiatives de réduction des coûts. Ces mêmes facteurs sont à l'origine d'une baisse de 10% de l'EBIT récurrent ajusté par rapport à l'exercice précédent.
Le Résultat net ajusté a augmenté de 78% par rapport à l'exercice précédent pour atteindre 220 millions d'euros, notamment du fait d'un taux d'imposition effectif sensiblement inférieur.
En fin d'exercice 2020, le carnet de commandes s'élevait à 2,1 fois le chiffre d'affaires ajusté.
Le chiffre d'affaires ajusté pour l'exercice 2020 a augmenté de 8,8% par rapport à l'exercice précédent, pour atteindre 6.014,5 millions d'euros, grâce à une forte croissance de l'activité Projets, partiellement impactée par une baisse du chiffre d'affaires de l'activité TPS. La croissance au niveau de l'exécution des projets est due à la montée en puissance du projet Arctic LNG 2, et à la croissance de l'activité sur des projets aval au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie-Pacifique, ainsi que sur des projets offshore en Afrique. Le chiffre d'affaires ajusté de TPS a diminué de 11,9% par rapport à l'exercice précédent. L'activité commerciale à cycle court dans le domaine de la technologie ayant ralenti en raison de retards dans les décisions d'investissement des clients.
La marge brute ajustée a diminué de 1,7% par rapport à l'exercice précédent pour atteindre 838,4 millions d'euros, en raison d'une contribution plus faible des projets en phase d'achèvement, notamment Yamal LNG, et seulement partiellement compensée par la montée en puissance des projets à un stade d'avancement moins élevé. L'impact sur la marge brute ajustée a été largement atténué par la croissance du chiffre d'affaires par rapport à l'exercice précédent et par l'effet positif d'un accord résultant d'une action en justice s'élevant à 102,9 millions d'euros.
Les frais généraux et administratifs ont diminué de 10% par rapport à l'exercice précédent pour atteindre 364,2 millions d'euros, grâce au programme de réduction des coûts initié en 2020, qui continuera à faire l'objet d'une attention soutenue de la part du management.
Les dépenses de recherche et développement de 38,1 millions d'euros ont été consacrées à la poursuite du développement du portefeuille de technologies, avec une activité significative dans les domaines de la transition énergétique de l'hydrogène et de la chimie durable. En outre, les investissements se sont poursuivis dans les initiatives de digitalisation afin d'améliorer l'exécution des projets et la fourniture de services. Les dépréciations, restructurations et autres charges se sont établies à 96,3 millions d'euros pour l'exercice 2020 et se composent principalement de coûts ponctuels liés au programme de réduction des coûts, de coûts de scission et de frais liés à la Covid-19.

Saint-Gobain (+3%) Le chiffre d'affaires du Groupe a progressé à données comparables de +4,8% au second semestre (dont un effet volumes de +3,4% et un effet prix de +1,4%), limitant le repli à -3,8% sur l'année. En réel, le chiffre d'affaires recule de -2,5% au second semestre (-10,4% sur l'année), avec un effet de change de -4,1% (-2,7% sur l'année) et un effet périmètre de -3,2% (-3,9% sur l'année) reflétant les cessions dans le cadre de "Transform & Grow" et l'acquisition de Continental Building Products.
Le chiffre d'affaires 2020 s'établit à 38,128 milliards d'euros (42,573 MdsE en 2019).
Le résultat d'exploitation progresse au second semestre de +15,8% en réel à 2,028 MdsE et de +22,4% à structure et taux de change comparables, limitant le repli sur l'année à respectivement -15,8% et -12,3%. La marge d'exploitation du Groupe progresse à 10% du chiffre d'affaires au second semestre 2020 (8,4% au second semestre 2019), soit 7,5% sur l'année (contre 8,0% en 2019).
L'EBITDA augmente de +13,3% au second semestre à 2,78 MdsE, limitant le recul à -9,3% sur l'année. La marge d'EBITDA du Groupe progresse à 13,7% au second semestre 2020 (11,7% au second semestre 2019), ainsi que sur l'ensemble de l'année à 11,6% (11,4% en 2019).
Le résultat opérationnel s'établit à 1,432 MdE en 2020 (2,553 MdsE en 2019).
Le résultat net courant (hors plus et moins-values, dépréciations d'actifs et provisions non récurrentes significatives) ressort à 1,470 MdE, en baisse de -23,2%. Sur le second semestre 2020, il atteint un record historique à 1 198 ME, en progression de +23,4% par rapport au second semestre 2019.
Le résultat net part du Groupe s'inscrit à 456 ME (1,406 MdE en 2019).
Les investissements corporels et incorporels (industriels) sont en baisse de -32% à 1,236 MdE, au-delà de l'objectif de baisse de plus de 500 ME. Ils reculent en pourcentage des ventes à 3,2% (4,3% en 2019). Pour autant, le Groupe a été vigilant pour consacrer une part aux investissements de capacités additionnelles afin de préparer la croissance future, avec 371 ME, principalement dans les domaines suivants : Industrie de la construction et Sciences de la vie, solutions de façade et de gypse en pays émergents (Mexique, Inde et Chine).
Le cash flow libre s'accroît de +63,9% à un niveau record de 3,044 MdsE, à 8% du chiffre d'affaires (4,4% en 2019), avec un taux de conversion de cash flow libre en hausse à 81% (44% en 2019), notamment grâce à une nette amélioration du Besoin en Fonds de Roulement (BFR), à la baisse des investissements industriels et au recul des charges hors exploitation. Le BFR d'exploitation s'établit à 18 jours de chiffre d'affaires à fin décembre 2020 à un niveau historiquement bas (27 jours à fin décembre 2019, bénéficiant environ pour moitié d'un gain structurel et pour moitié d'un gain exceptionnel).
L'endettement net s'inscrit en forte baisse à 7,2 MdsE fin 2020 (10,5 MdsE fin 2019), principalement grâce à la génération d'un cash flow libre en croissance significative, au classement comptable en passifs destinés à la vente de l'endettement des sociétés en cours de cession pour 0,15 MdE, ainsi qu'au montant des cessions nettes des acquisitions pour environ 1,2 MdE. La cession de la participation de 10,75% du capital de Sika pour un montant de 2,4 MdsE s'est en effet traduite par un gain net en cash de 1,5 MdE. Hors IFRS 16, l'endettement net se replie à 4,1 MdsE fin 2020 (7,3 MdsE fin 2019). L'endettement net s'élève à 39% des fonds propres (capitaux propres de l'ensemble consolidé), contre 53% au 31 décembre 2019.
Le ratio "dette nette sur EBITDA" s'établit à 1,6 (1,1 hors IFRS 16) contre 2,2 (1,8 hors IFRS 16) au 31 décembre 2019.
Au second semestre 2020, le Groupe a réduit le nombre de titres en circulation à 530 millions à fin décembre 2020 (542 millions à fin décembre 2019)
Le Conseil d'administration de la Compagnie a décidé de confirmer sa proposition pour l'Assemblée Générale du 3 juin 2021 de distribuer en espèces un dividende de 1,33 euro par action. Ce dividende représente 48% du résultat net courant, soit un rendement de 3,5% sur la base du cours de clôture au 31 décembre 2020 (37,5 euros). La date de détachement ('ex date') est fixée au 7 juin. La mise en paiement du dividende interviendra le 9 juin 2021.
Le Conseil a confirmé par ailleurs le maintien de sa politique de dividende qui privilégie un paiement en espèces et vise un taux de distribution normalisé de 35% à 40% du résultat net courant, taux dépassé pour le dividende au titre de 2020 dans le contexte de la pandémie.

Une semaine après la cyberattaque subie par le Groupe Beneteau (+2%), le 19 février, les efforts conjoints de ses équipes et d'experts informatiques externes permettent d'envisager un redémarrage progressif des activités de production de certaines usines dès le vendredi 26 février.
Le Groupe poursuit ses investigations pour trouver des solutions au rétablissement de son système informatique dans un mode de fonctionnement normal et sécurisé.
Une information complémentaire sur ce sujet sera communiquée mercredi 17 mars, à l'occasion de la publication des résultats de l'exercice 2019-2020 (16 mois) ainsi que des perspectives pour l'exercice du 1er janvier au 31 décembre 2021.

SES remonte de 1% avec Verallia, Sanofi et TechnipFMC

VALEURS EN BAISSE

Miliboo (-7%) a publié son chiffre d'affaires au titre du 3è trimestre (période du 1er novembre 2020 au 31 janvier 2021), et des 9 premiers mois de l'exercice 2020-2021.
L'activité de Miliboo, sur ce trimestre, franchit un nouveau cap en atteignant 11,9 millions d'euros de revenus, en croissance organique de +41% par rapport à la même période l'an passé. Le 3e trimestre est traditionnellement le plus fort de l'année, et cette performance est d'autant plus remarquable que la base de comparaison était exigeante (pour rappel +33% de croissance au 3e trimestre 2019-2020). En France (86% de l'activité), Miliboo enregistre un chiffre d'affaires de 10,2 ME (7,3 ME au 3e trimestre 2019-2020), en hausse de +39%, tiré principalement par les ventes sur son site en propre. Les boutiques affichent une activité solide et résiliente malgré leur fermeture durant la quasi-intégralité du mois de novembre. A l'international les ventes s'établissent à 1,7 ME en progression de +49%.
Sur les 9 premiers mois 2020-2021, le chiffre d'affaires s'élève à 30,2 ME, en hausse de +34%. Cette performance provient à la fois d'un fort accroissement des volumes vendus, ainsi que d'un effet prix favorable, conséquence d'une demande accentuée sur les produits des segments les plus élevés des différentes gammes et d'actions promotionnelles limitées. Ainsi, la marge brute reste également très bien orientée sur ce trimestre.
Sur cette même période, le panier moyen est passé de 260 à 267 euros, en hausse de 2,7 points. Le trafic sur l'ensemble des sites Internet a progressé de +11%, atteignant 7,1 millions de VU, reflétant un bon taux de conversion des visites en chiffre d'affaires. En France, le volume des ventes des 9 premiers mois 2020-21 s'élève à 25,8 ME (+32%). Il a été principalement alimenté par les commandes réalisées sur le site Internet et par la bonne dynamique des boutiques qui ont enregistré une hausse sensible de leur activité. Les ventes à l'export, principalement l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne, ont progressé quant à elles de +45%.
Le début du 4ème trimestre voit la très bonne dynamique de croissance se poursuivre. La vigilance reste toujours portée sur la disponibilité de l'offre, compte tenu de tensions toujours existantes sur la chaîne logistique internationale. L'ensemble des unités de production des fournisseurs fonctionne à plein rendement.
Miliboo affirme ainsi sa confiance sur sa capacité à délivrer des résultats en forte progression en poursuivant l'optimisation de ses coûts opérationnels ainsi qu'en s'appuyant sur un budget publicitaire conséquent issu du partenariat media-for-equity signé avec le groupe M6 (TV/ Radio/ actifs digitaux) pour accompagner sa croissance sur les 15 prochains mois.

SopraSteria (-6%) a publié des comptes 2020 encore soutenus par la transformation digitale, démontrant avec une forte capacité de résistance dans un contexte 2020 difficile. Le recul organique du chiffre d'affaires consolidé a été contenu à seulement 4,8%, alors que la pandémie de COVID-19 et la cyberattaque d'octobre 2020 ont eu un impact négatif sur l'activité estimé à environ 10 points de croissance. Les mesures d'adaptation prises ont permis de limiter la baisse du taux de marge opérationnelle d'activité à 1 point (7% vs 8% en 2019).
Le résultat net part du Groupe s'est élevé au final à 106,8 ME, contre 160,3 ME en 2019. Le flux net de trésorerie disponible a été très solide à 203,5 ME, contre 229,3 ME en 2019. Le taux de transformation du résultat opérationnel d'activité en cash est stable à 51%. La dette financière nette a diminué de 17,2% à 425,6 ME pour représenter 29% des capitaux propres du Groupe.
Le dividende proposé sur l'exercice 2020 est de 2 euros par action.

McPhy : -4% avec Elior, Vallourec

Valeo : -3% suivi de Eramet, Casino (-2,5%) avec CGG

M6 : -2% avec Scor, Korian, Airbus, STM, SoiTec, Safran, Atos

Le chiffre d'affaires du Groupe Lagardère (-2%) s'élève à 4,439 milliards d'euros en 2020, soit une évolution de -38,4% en données comparables (7,211 MdsE en 2019).
Le Résop Groupe s'établit à -155 millions d'euros (378 ME en 2019). Au second semestre, le Résop Groupe est positif de 63 ME, marquant une forte amélioration de +281 ME par rapport au 1er semestre. Cela témoigne à la fois des efforts de réduction des coûts entrepris dès le début de la crise sanitaire et de la profitabilité de Lagardère Publishing.
Le résultat avant charges financières et impôts (RACFI) s'établit à -549 ME (411 ME en 2019), incluant des éléments non récurrents/ non opérationnels pour -336 ME.
Le résultat net s'élève à -688 ME, dont -660 ME pour la part du Groupe (-15 ME en 2019). Le résultat net ajusté - part du Groupe s'affiche à -330 ME en 2020.
Le free cash-flow du Groupe hors variation de BFR s'élève à -239 ME en 2020. Il est à l'équilibre au second semestre (+3ME, en amélioration de +245 ME par rapport au premier semestre).
La variation du BFR est de -17 ME en 2020 (+34 ME à fin décembre 2019), avec un très fort redressement au second semestre à +252 ME (-269 ME au 1er semestre 2020).
L'endettement net se réduit de 315 ME au second semestre, avec une dette nette à 1,733 MdE au 31 décembre 2020, par rapport à un montant de 2,048 MdsE au 30 juin 2020.
La situation de liquidité du Groupe est solide, avec 1,637 MdE de liquidités disponibles au 31 décembre 2020, dont 687 ME de trésorerie et placements financiers et 950 ME de montant non tiré sur la ligne de crédit syndiqué).
Compte tenu du recentrage stratégique, l'équilibre du Groupe repose sur ses deux branches principales, Lagardère Publishing et Lagardère Travel Retail, pour lesquelles les effets de la crise sanitaire sont très différents.
Pour l'année 2021, l'environnement demeure incertain dans un contexte d'atténuation progressive de la pandémie de Covid-19. Le Groupe poursuit ses efforts de maîtrise des coûts sur l'intégralité du groupe.

Engie (-2%) a dévoilé des comptes 2020 en repli mais mise sur une forte amélioration de ses performances financières cette année. L'entreprise, qui annonce également le retour du dividende, a réalisé un résultat opérationnel courant de 4,6 milliards d'euros, en baisse de 21,3% en brut et de 16,4% en organique, pour un chiffre d'affaires de 55,8 MdsE, en recul de 7,2% (-5,7% en organique). Le résultat net est déficitaire à hauteur de 1,5 milliard d'euros, conséquence de dépréciations d'actifs de 2,9 milliards d'euros liées à ses actifs nucléaires en Belgique ainsi que de l'extension de la comptabilité en juste valeur à un contrat de gaz européen et à ses actifs liés (0,5 MdE).
La performance financière globale en 2021 devrait s'améliorer significativement après une année 2020 impactée par la Covid-19, dans l'hypothèse d'absence de nouvelle mesure de confinement majeur et d'un assouplissement progressif des mesures de restriction au cours de 2021. Pour l'exercice en cours, Engie prévoit un résultat net récurrent part du Groupe compris entre 2,3 et 2,5 milliards d'euros. Cet objectif repose sur une fourchette indicative d'EBITDA de 9,9 à 10,3 milliards d'euros et de ROC de 5,2 à 5,6 MdsE.
En ce qui concerne les cessions, le groupe s'attache à les exécuter à un rythme soutenu pour simplifier le Groupe, générer de la valeur et réaffecter les produits de cession vers les priorités stratégiques. L'objectif de RNRpg défini prend en compte des cessions, en plus des transactions signées précédemment telle que la cession d'EVBox, pour environ 2 milliards d'euros ayant un effet dilutif sur le ROC pouvant atteindre 0,1 milliard d'euros.
Au niveau des investissements, Engie prévoit d'investir entre 5,5 et 6 MdsE en investissements de croissance, dont plus de 90% dédiés aux Renouvelables, aux Infrastructures et aux activités Asset-based des Solutions Clients, ainsi que 4 milliards d'euros dans les investissements de maintenance et le financement des provisions nucléaires belges.
Engie continue de viser une notation crédit "strong investment grade" et un ratio dette économique nette sur EBITDA inférieur ou égal à 4,0x sur le long terme. Le management informera le marché sur le plan de mise en oeuvre de sa nouvelle orientation stratégique et fournira des indications à moyen terme le 18 mai 2021.
Le Conseil d'Administration a réaffirmé la politique de dividende du Groupe, avec une fourchette de 65 à 75% de ratio de distribution sur la base du résultat net récurrent part du Groupe. Pour 2020, le Conseil d'Administration a proposé d'établir le ratio de distribution à 75%, dans le haut de la fourchette. Cela se traduit par un dividende de 0,53 euros par action, qui sera soumis à l'approbation des actionnaires lors de l'Assemblée Générale du 20 mai.

PSB Industries (-2%) Le chiffre d'affaires consolidé du groupe s'élève à 150,1 millions d'euros en 2020, en retrait de -25,7% (-24,5% à taux de change et périmètre constant), dont 51% réalisé hors de France. Les activités du groupe ont été fortement marquées par la crise sanitaire mondiale qui a entraîné la fermeture partielle ou totale de ses sites industriels et de toute la chaîne de valeur (fournisseurs, clients et distributeurs). Compte tenu des mesures de distanciation sociale en vigueur dans le monde, les marchés finaux restent fortement affectés avec de fortes disparités géographiques et sectorielles.
Mécaniquement, la performance opérationnelle se contracte significativement. Le groupe a mis en place dès mars 2020 un plan de réduction de coûts (-7,0 ME de coûts variables et -7,3 ME de coûts fixes par rapport à 2019) qui lui a permis de réduire de 16,6 % le coût des ventes grâce à une forte agilité industrielle permettant de maintenir un EBITDA positif de 5,9 ME (3.9% du chiffre d'affaires) tout au long de l'année 2020. Sous l'effet du plan d'économies et de la reprise progressive de l'activité, l'EBITDA a connu une forte amélioration au 2e semestre (6,8% du chiffre d'affaires) par rapport au 1er semestre (1% du chiffre d'affaires). Le groupe a par ailleurs maintenu les dépenses indispensables au déploiement de son plan stratégique (SAP, refonte de la stratégie d'offre, direction Opérations, modernisation du traitement de surface et dynamique Eco-conception).
Le résultat opérationnel, avant écart d'acquisition de PSB Industries, ressort à -7,1 ME après prise en compte de 11,3 ME d'amortissements comptables. Le groupe a procédé à une dépréciation comptable de ses actifs incorporels pour un montant de 12,5 ME afin de tenir compte du ralentissement provisoire d'activité, générant un résultat opérationnel de -19,8 ME. Le résultat net des activités poursuivies est de -21,6 ME. Le résultat net part du Groupe, intégrant une perte de 24 ME au titre des activités non conservées (dont -22 ME non cash liés aux amortissements et dépréciations) s'élève à -45,6 ME.
Dans ce contexte hors normes, le groupe a par ailleurs piloté de manière très fine sa liquidité à travers une gestion stricte du besoin en fonds de roulement lui permettant de générer au titre des activités poursuivies, un flux de trésorerie d'exploitation positif de 14,9 ME (en retrait de seulement 19% par rapport à 2019). Après prise en compte des investissements 2020 (9,6 ME), le free cash flow opérationnel s'établit à +4,8 ME (+5,0 ME en 2019).
La structure financière du groupe ressort à un niveau de solidité et de flexibilité historique. La dette financière nette s'élève à 5,9 ME (13,2 ME au 31 décembre 2019), soit une réduction de 55,3%. Les capitaux propres 2020 après prise en compte de la perte de l'année 2020 s'établissent à 102,7 ME. Le groupe, avec une trésorerie disponible de 88,7 ME, dont 50 ME de lignes de crédit tirées par précaution, n'a pas sollicité de PGE.
PSB Industries, confiant dans la reprise à terme du marché du Luxe et de la Beauté, a renforcé en 2020 son équipe de management. Une nouvelle organisation, globale, qui porte au coeur de sa feuille de route l'éco-transition du packaging Luxe et Beauté, dédiée au déploiement et à la promotion d'une offre produit a été officialisée début 2021.
Malgré un contexte sanitaire incertain et une visibilité 2021 très réduite, fort des mesures 2020, le Groupe anticipe une amélioration progressive de sa profitabilité opérationnelle annuelle dès 2021.

Carmat (-1%) lance une augmentation de capital avec suppression du droit préférentiel de souscription des actionnaires et avec délai de priorité de 5 jours de bourse à titre irréductible des actionnaires, d'un montant initial de 50 ME pouvant être porté jusqu'à 57,5 ME en cas d'exercice intégral de la clause d'extension.

Advenis (-1%) a enregistré un chiffre d'affaires 2020 de 69,5 millions d'euros, en baisse de -16,3% (-13,6 ME) par rapport à l'exercice 2019.
Ce repli tendanciel concerne les trois pôles du Groupe. Il s'explique par l'impact de la crise sanitaire -qui n'était que partiel sur le chiffre d'affaires du 1er semestre- couplé aux dynamiques spécifiques des différentes activités du Groupe.
En Gestion d'Actifs, Gestion Privée & Distribution, la baisse du chiffre d'affaires est de -11% ou -4,6 ME. La collecte SCPI a diminué de -25% en 2020 et la baisse d'activité est encore plus marquée en Gestion Privée. Cela a été en partie compensé par le fait qu'Advenis REIM a réalisé 325 ME d'investissements en Europe en 2020.
Les Services Immobiliers connaissent un recul marqué de leur chiffre d'affaires de -22,8% ou -5,2 ME. Il s'explique à la fois par l'impact du contexte sanitaire sur l'activité de conseil et transactions, et, par des cessions d'immeubles, qui ont généré des honoraires transactionnels exceptionnels importants en 2019, et de moindres honoraires récurrents en 2020.
Le chiffre d'affaires du pôle Production Immobilière est en baisse de -20,2% (ou -3,8 ME).

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