Ouverture Paris : début de semaine en baisse

Ouverture Paris : début de semaine en baisse
Vue générale du Palais Brongniart, place de la bourse.

Boursier.com, publié le lundi 22 février 2021 à 09h30

LA TENDANCE

Le marché parisien se replie de 1,15% ce lundi matin à 5.705 pts, après une semaine dernière globalement positive de plus de 1,2%, mais bridée par la zone des 5.800 pt. Une tendance qui reste donc fragile sur fond de tension des taux longs en raison du risque de regain d'inflation dans le monde. Après avoir progressé en séance, la Bourse de New York a d'ailleurs réduit ses gains vendredi soir, pour finir proche de l'équilibre, voire en léger recul pour le S&P 500. Le taux souverain à 10 ans américain a continué de se tendre, atteignant 1,35% en séance contre 0,9% fin 2020 et au plus haut depuis un an. En Asie, la prudence est aussi de mise avec un net repli de la bourse de Shanghai (-3,1%) mais Tokyo monte de 0,46% sur le Nikkei.
De son côté, le bitcoin poursuit sa chevauchée fantastique en direction des 60.000$. La capitalisation de la reine des crypto-monnaie dépasse donc désormais nettement les 1.000 milliards de dollars !

WALL STREET

A la clôture, le Dow Jones a donc fini stable à 31.494 points, tandis que l'indice large S&P 500 a cédé 0,19% à 3.906 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a grapillé 0,07% à 13.874 pts.
Sur la semaine écoulée, le DJIA a progressé de 0,1%, mais le S&P 500 a cédé 0,7% et le Nasdaq a glissé de 1,6%.

ECO ET DEVISES

Les investisseurs américains tablent toujours sur l'adoption prochaine du plan de relance de 1.900 milliards de dollars de Joe Biden, actuellement examiné par le Congrès américain. L'annonce jeudi d'une forte hausse des inscriptions au chômage, pour la 2e semaine d'affilée, a renforcé ces attentes... Vendredi, le président américain a laissé entendre qu'il était ouvert à discuter de la réduction de son plan, tout en s'interrogeant sur ce qui pourrait en être retiré. "Je suis prêt à écouter leurs idées sur comment faire un package meilleur et moins cher. J'y suis ouvert", a dit Joe Biden à l'occasion d'une visite dans une usine Pfizer de fabrication du vaccin contre le Covid-189.
Il a toutefois ajouté : "les critiques trouvent mon plan trop grand, que 1.900 Mds$ c'est trop... Je leur demande : "Qu'est ce que je dois couper ? Qu'est ce qu'ils veulent que je retire ? Est-ce qu'on devrait renoncer à investir 20 Mds$ pour vacciner la nation ?"
De son côté, la secrétaire au Trésor Janet Yellen a défendu un plan de relance de grande ampleur, qui pourrait selon elle permettre de retrouver le plein emploi "d'ici un an"..."Nous pensons qu'il est très important d'avoir un plan d'aide important qui s'attaque à la douleur que cela a causé (ndlr : la crise) - 15 millions d'Américains en retard sur leur loyer, 24 millions d'adultes et 12 millions d'enfants qui n'ont pas assez à manger, des petites entreprises en faillite", a ainsi affirmé Mme Yellen à la chaîne 'CNBC'.
"Je pense que le prix à payer pour faire trop peu est beaucoup plus élevé que le prix à payer pour faire quelque chose de grand. Nous pensons que les bénéfices dépasseront largement les coûts à long terme", a-t-elle poursuivi.
Plusieurs responsables de la Réserve fédérale ont eux aussi souligné ces derniers jours que la lutte contre le chômage était prioritaire par rapport aux craintes liées à l'inflation et au creusement du déficit budgétaire Dans le compte-rendu ("Minutes") de la dernière réunion de la Fed, publié mercredi soir, les membres du Comité de politique monétaire ont ainsi noté que "l'évolution des prix relatifs pourrait faire augmenter temporairement la mesure de l'inflation, mais il est peu probable que cela ait un effet durable".

Le pétrole pointe sous les 64$ le brent ce matin, après avoir bondi de 25% depuis le début de l'année, dans l'espoir d'une reprise économique vigoureuse d'ici à la fin 2021 grâce aux campagnes de vaccination contre le coronavirus. Selon le 'Wall Street Journal', l'Arabie saoudite pourrait annoncer son intention de revenir sur ses coupes unilatérales de 1 million de barils supplémentaires par jour, lors de la prochaine réunion mensuelle de l'Opep+ en mars.
En outre, la récente ouverture de Joe Biden en faveur d'une possible reprise des négociations sur le dossier nucléaire iranien pourrait bouleverser le marché pétrolier, si l'Iran était à nouveau autorisé à exporter son pétrole. Enfin, la vague de froid historique qui a paralysé le Texas et une partie de la production pétrolière américaine, est en train de s'estomper, faisant espérer un redémarrage des installations pétrolières dans les prochains jours
L'once d'or cote ferme à 1.785$ et l'euro gagne 0,2% à 1,2125$.

AU MENU DU JOUR

INDICATEURS ECONOMIQUES :
Etats-Unis :
- Indice des indicateurs avancés du Conference Board. (16h00)
Europe :
- Indice Ifo allemand du climat des affaires. (10h00)

VALEURS EN HAUSSE

Ose : +5% avec Europcar

Icade (+4,5%) a annoncé un Chiffre d'affaires 2020 à 1,4 MdE (-5,4% vs 2019). Le Cash-flow net courant ressort à 358 ME, soit 4,84 euros/action, au-dessus de la guidance d'octobre 2020. L'ANR EPRA (NTA) est à 93,2 euros/action, +1,1% avant prise en compte du dividende. Le dividende 2020 est stable à 4,01 euro/action.
Le Backlog est de 1,4 MdE, en hausse de +14%, porté par le résidentiel (+21%). Les perspectives sont jugées positives pour 2021 avec un Cash-Flow Net Courant - Groupe / action 2021 attendu en croissance de ~+3%, (hors effet des cessions 2021). Le dividende 2021 est anticipé en hausse de 3% avec un payout en ligne avec 2020 (83%) et une quote part de PV de cessions, le tout "dans un contexte de situation économique et sanitaire stable".

Ateme : +1,5% avec Erytech, TFF, Gensight, Transgene

IDI (+1%) a saisi l'opportunité de la cession par FFP, actionnaire historique, de la totalité de son bloc de 10,03% du capital, pour réaliser un rachat d'actions à effet relutif pour tous les actionnaires. Cette opération permet également à Julien Bentz, Managing Partner de l'équipe d'investissement, Tatiana Nourissat et Marco de Alfaro de renforcer significativement leur position au capital de l'IDI. D'autres investisseurs, dont Grégoire Chertok, membre du conseil de surveillance de l'IDI depuis 3 ans, ont pris des participations complémentaires.
"FFP est un actionnaire historique de l'IDI de long terme qui a souhaité sortir pour concrétiser la création de valeur de son investissement dans l'IDI. Au nom de tous les actionnaires, je tiens à les remercier pour leur soutien précieux et indéfectible toutes ces années. Cette sortie de bloc est réalisée dans un cadre profitable pour tous les actionnaires de l'IDI, avec un rachat d'actions présentant non seulement un effet relutif, mais aussi la montée au capital des équipes, alignant encore davantage leurs intérêts avec ceux des actionnaires. Ainsi plus de 5% du capital de l'IDI sera détenu par ses équipes. Enfin, d'autres investisseurs viennent compléter le dispositif avec la même approche de long terme", commente Christian Langlois-Meurinne, Président du Groupe IDI. Bertrand Finet, Directeur Général de FFP ajoute : "Nous tenons à féliciter l'équipe de l'IDI pour la croissance de la Société depuis des années et leur capacité à sélectionner des PME de qualité et à les développer. Après 30 ans de relations d'affaires, cette opération permet à FFP de concrétiser sa création de valeur. Nous nous réjouissons de donner l'occasion à des managers-clés de devenir des actionnaires significatifs de la Société"
L'IDI a donc signé le 19 février un accord en vue du rachat hors marché de 266.667 actions IDI auprès de FFP. Cette décision a été préalablement autorisée par son Conseil de Surveillance, sur la base d'un rapport établi par Associés en Finance en qualité d'expert indépendant.
Le rachat sera réalisé au prix de 37,5 euros par action IDI, soit avec une décote de 11,55% par rapport au cours de clôture du 18 février 2021 et de 6,92% par rapport au cours moyen pondéré par les volumes des six derniers mois.
L'acquisition sera financée avec la trésorerie disponible de l'IDI.
Les actions rachetées seront affectées aux objectifs d'annulation et de couverture d'allocations d'actions aux salariés.

Casino (+0,5%) : La société Companhia Brasileira de Distribuição (GPA), filiale du groupe Casino au Brésil, a obtenu :
- le 10 février, l'autorisation de la cotation des actions émises par la société Sendas Distribuidora SA (Assaí) sur le Novo Mercado de la B3 SA - Brasil, Bolsa, Balcão ;
- et, le 12 févier, l'autorisation de la cotation des American Depositary Securities (ADSs) d'Assaí sur le New York Stock Exchange.

Voltalia : +0,5% avec CNP, Xilam et Ipsos.

VALEURS EN BAISSE

Valeo recule de 4% avec Tarkett et McPhy

Faurecia (-3,5%). À l'occasion de son Capital Markets Day, Faurecia dévoile ses objectifs de moyen terme. Le groupe table sur une production automobile mondiale de 82,3 millions de véhicules en 2022 et de 90,9 millions en 2025. Cela représente une croissance annuelle moyenne de 5,2% entre 2020 et 2025. Dans ce cadre, il vise cash-flow net cumulé de plus de 4 milliards d'euros d'ici à 2025 avec une surperformance annuelle moyenne des ventes supérieure à 500 pb sur la période 2020-2025 pour atteindre près de 25 milliards d'euros de chiffre d'affaires à cet horizon. La marge opérationnelle devrait dépasser les 8% à cette date...
Grâce à sa position unique dans le domaine des solutions à hydrogène zéro émission, Faurecia s'imposera comme un leader de la mobilité hydrogène avec 500 millions d'euros de ventes en 2025 et plus de 3,5 milliards d'euros de ventes en 2030 (y compris Symbio à 100%).
La stratégie d'allocation du cash-flow net de Faurecia est confirmée, avec 40% dédiés aux dividendes et aux rachats d'actions et 60% dédiés au désendettement et aux acquisitions bolt-on. Avec une structure financière saine et en poursuivant son désendettement, le Groupe affichera un ratio dette nette/EBITDA en fin d'année d'environ 1x à partir de 2022.
"Le groupe devrait fortement surperformer le marché au cours des cinq prochaines années, et Faurecia est particulièrement bien placé sur les segments à forte croissance des véhicules haut de gamme, électriques et utilitaires, ainsi qu'en Chine", affirme Patrick Koller, directeur général de Faurecia.

Renault : -3% suivi de GTT, Gl Events, Navya

Valneva (-2,6%) a annoncé aujourd'hui avoir initié une étude visant à évaluer l'homogénéité des lots cliniques de Phase 3 de son candidat vaccin à injection unique contre le chikungunya, VLA1553.
Cette étude sera conduite en parallèle de l'étude pivot de Phase 3 déjà en cours, VLA1553-301, qui porte notamment sur la détermination de la séroprotection sur la base de critères immunologiques.

Balyo : -2,5% avec Solutions30, Wendel, TechnipFMC, Axway

Beneteau (-1,7%) a détecté dans la nuit du 18 au 19 février l'intrusion d'un logiciel malveillant sur certains de ses serveurs. Par mesure de précaution, l'ensemble des systèmes d'information a été déconnecté afin d'éviter toute propagation. Plusieurs unités de production, notamment en France, vont devoir ralentir ou arrêter leur activité de production pendant quelques jours.
"Accompagnées par des experts et les autorités compétentes, les équipes du groupe sont pleinement mobilisées pour traiter les conséquences de cette attaque. Dans un premier temps, la mise en place de systèmes et d'application de back up permettra de redémarrer l'activité en mode sécurisé mais dégradé. Parallèlement, les investigations seront poursuivies afin de restaurer complètement l'ensemble des systèmes du groupe" commente la direction.
A ce stade, les impacts de cet incident sur le résultat d'exploitation sont couverts par les polices d'assurance souscrites par le groupe.
La Direction Générale du groupe Beneteau remercie ses clients et ses fournisseurs pour leur compréhension et leur soutien, ainsi que l'ensemble des équipes du Groupe pour leur réactivité et leur engagement.
Une information complémentaire sera diffusée jeudi 25 février à l'occasion de la publication du chiffre d'affaires de l'exercice clos au 31 décembre 2020.

Safran : -1,5% suivi de Schneider, Klepierre, Lagardere et STM

Atos (-0,5%) annonce avoir finalisé l'acquisition de Profit4SF, société néerlandaise de conseil en technologie et gestion d'entreprise spécialisée dans les implémentations Salesforce pour ses clients aux Pays-Bas. Avec cette opération qui fait suite à celles d'Eagle Creek et Edifixio en 2020, Atos réaffirme sa volonté de développer son expertise dans les technologies Salesforce à travers le monde.
Sur le plan opérationnel, cette acquisition permettra d'améliorer l'offre Salesforce d'Atos en renforçant son équipe de consultants expérimentés, réunis au sein sa nouvelle Practice Globale Salesforce. Les clients d'Atos peuvent ainsi bénéficier d'un accompagnement personnalisé pour profiter de tous les avantages de la plus grande plate-forme de gestion de la relation client au monde. Fondé en 2013 et basé à Utrecht, Profit4SF compte plus de 30 employés, qui possèdent collectivement plus de 160 certifications Salesforce. Reconnue comme un partenaire Salesforce Platinum aux Pays-Bas, l'entreprise a fait ses preuves dans la mise en oeuvre réussie de projets Salesforce pour ses clients, en s'appuyant sur son large portefeuille de services allant du conseil au développement, en passant par l'intégration et le support.

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