Ouverture Paris : difficile d'aller plus haut?

Ouverture Paris : difficile d'aller plus haut?©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 02 novembre 2017 à 09h30

LA TENDANCE

Les points grappillés, ces dernières séances, par le CAC40 pour se hisser au-dessus des 5.500 points, sont conservés ce matin à l'ouverture où l'indice parisien progresse à nouveau quelque peu (+0,05% à 5.517 points). Les investisseurs cherchent matière à aller plus haut encore, alors que la saisons des publications trimestrielles a été positivement saluée. C'est au niveau des banques centrales que les regards seront de nouveau tournés : la Fed a laissé ses taux inchangés hier soir, c'était prévu, et a confirmé la vigueur de l'économie américaine. La quasi-totalité des économistes s'attend à un nouveau tour de vis monétaire lors de la réunion du 13 décembre prochain. Il s'agira selon toute probabilité de la dernière action d'envergure de Janet Yellen, la patronne de l'institution. Donald Trump doit en effet annoncer aujourd'hui qui dirigera la Fed à partir de février prochain, et ne conservera pas Yellen. Son successeur sera selon toute vraisemblance Jerome Powell. Fin du suspense à 20h00 ce soir.

WALL STREET

La Bourse de New York a fini en ordre dispersé mercredi, entamant avec un optimisme prudent le mois de novembre, après sa forte progression d'octobre. La Fed a maintenu ses taux directeurs inchangés, tout en faisant un portrait flatteur de l'économie américaine. L'approche de la publication des chiffres de l'emploi en octobre, attendus vendredi, a rendu les investisseurs attentistes. Le Dow Jones a gagné à la clôture 0,25% à 23.435 points, tandis que l'indice large S&P 500 a progressé de 0,16% à 2.579 pts et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a reculé de 0,17%, finissant à 6.716 pts.

ECO ET DEVISES

En Europe, les PMI flash manufacturiers d'octobre sont attendus en France (9h50), Allemagne (9h55) et zone euro (10h00) notamment. Les chiffres de l'emploi allemand d'octobre (09h55) et la décision de la BoE sur ses taux directeurs (13h00) sont aussi en vue. Aux Etats-Unis, l'étude Challenger concernant les destructions de postes (12h30), les inscriptions hebdomadaires au chômage (13h30) et la productivité trimestrielle (13h30) complètent l'agenda.

La parité euro / dollar atteint 1,1645 ce matin. Le baril de Brent se négocie 60,56$ et le WTI 54,40$. L'once d'or se traite 1.274$ (+0,4%).

VALEURS EN HAUSSE

* Orange (+0,14% à 14,24 Euros) :avec quelques mois de retard, l'opérateur téléphonique se lance dans la banque sur internet mobile. A partir de ce jeudi, Orange Bank lance une offre de banque gratuite sur mobile, avec pour ambition de séduire 2 millions de clients sur 10 ans.

* Alstom (+0,05% à 34,91 Euros) : le groupe fait partie des cinq sociétés retenues dans la première sélection réalisée par les autorités britanniques dans le cadre d'un contrat de modernisation du matériel ferroviaire évalué à 2,75 milliards de livres (environ 3,1 milliards d'euros). Ou plutôt des quatre sociétés retenues puisque le futur partenaire du français, Siemens, en fait aussi partie. Bombardier, Hitachi et Patentes font également partie de la "shortlist". Les nouveaux trains doivent commencer à circuler en 2026.

* Bureau Veritas (+0,15% à 22,85 Euros) : la société vient de réaliser l'acquisition de Primary Integration Solutions, ("PI"), un leader américain des services liés à la mise en exploitation et à la gestion des risques opérationnels des centres de données. L'entreprise emploie 117 personnes et a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 20 ME en 2016.

VALEURS EN BAISSE

* Sanofi (-2,15% à 78,81 Euros) : le groupe a dégagé des résultats assez proches des attentes au troisième trimestre 2017, mais ses revenus sont décevants, notamment à cause de la poursuite du recul de sa puissante franchise diabète. Le management a d'ailleurs dégradé ses prévisions pour les perspectives de ventes de la spécialité d'ici la fin 2018.

* Airbus (-1,15% à 86,39 Euros) : la France compte profiter de la crise qui secoue Airbus pour renforcer son emprise sur l'industriel, écrit le 'Handelsblatt', qui avait révélé un peu plus tôt que le numéro deux du groupe, le français Fabrice Brégier, cherchait à exploiter la crise pour bouter son patron Tom Enders hors de l'entreprise.

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