Ouverture Paris : en légère baisse avant Trump

Ouverture Paris : en légère baisse avant Trump©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 08 mai 2018 à 09h30

LA TENDANCE

Alors que la journée n'est pas chômée en bourse de Paris ce 8 mai, la tendance est en baisse légère de 0,10% à 5.525 pts. La journée risque en effet de se jouer... après la clôture du marché, avec l'annonce prévue par Donald Trump de la sortie (ou non) des Etats-Unis de l'accord nucléaire iranien de 2015, annonce prévue à 20H00 heure de Paris (14H00 à New-York). En attendant, les marchés ont entamé la semaine sur une note positive hier, toujours soutenus par des chiffres de l'emploi US rassurants publiés vendredi, ainsi que par les valeurs énergétiques après la progression du baril de brut léger américain WTI au-dessus des 70$, sur fond de tensions avec l'Iran et le Venezuela... et dans l'attente de Donald Trump !

WALL STREET

A la clôture, le Dow Jones a avancé lundi de 0,39% à 24.357 points, tandis que l'indice large S&P 500 a gagné 0,35% à 2.672 pts, et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a avancé de 0,77% à 7.265 pts. La semaine dernière, le DJIA et le S&P 500 avaient reculé d'environ 0,2% chacun, tandis que le Nasdaq avait au contraire gagné 1,2% en 5 séances.

ECO ET DEVISES

L'euro revient à 1,1920$, après un passage sous 1,19$ hier.
Les taux US, qui ont nettement progressé depuis début avril sur fond d'accélération de l'inflation, se sont calmés après la réunion de la Fed des 1er et 2 mai derniers. La banque centrale américaine a en effet pris acte que l'inflation approchait de son objectif de 2%, mais pour autant, la Fed n'a pas manifesté d'impatience à relever ses taux au-delà des 3 tours de vis déjà anticipés cette année par les marchés.
Le cours du baril de brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) qui a bondi de 1,5% à plus 70$ pour le contrat à terme de juin sur le Nymex hier soir revient juste sous cette barre en attendant Trump ce soir. Le Brent de la Mer du nord a progressé à plus de 76$ le baril hier soir avant de revenir lui aussi ce matin à 75,50$ sur quelques prises de profits.

VALEURS EN HAUSSE

MND : +3% avec Neopost

Air France KLM +2%. Le titre tente un rebond après sa chute de près de 10% hier dans la foulée de la démission du patron du groupe à la suite de la consultation interne. Le gouvernement a par ailleurs refroidi le marché en déclarant qu'il ne viendrait pas à la rescousse financière de la compagnie aérienne. L'intersyndicale d'Air France n'aurait pas l'intention de déposer de nouveau préavis de grève selon certaines sources...

SoiTec : +2% avec Edenred et Tikehau

Elior : +0,5% en compagnie de Lagardere et de Atari et Iliad

Vivendi : stable. Le groupe s'est dit satisfait dans un communiqué de la nomination d'Amos Genish comme CEO de Telecom Italia par le Conseil d'administration qui s'est réuni lundi. Vivendi, premier actionnaire de Telecom Italia avec 23,94% des actions ordinaires, a réaffirmé au passage son engagement industriel de long terme à l'égard de l'opérateur télécoms.
Vivendi soutient le plan industriel 2018-2020 présenté par Amos Genish le 12 mars 2018, et voté à l'unanimité par le Conseil. "Il veillera attentivement à ce que le plan soit mis en place dans son intégralité et dans toute sa cohérence, et il surveillera que les mesures engagées pour améliorer la rentabilité de l'opérateur et qui portent déjà leurs fruits, soient poursuivies".
Rappelons que la liste présentée par le fond activiste Elliott a obtenu vendredi les 2/3 des sièges au conseil d'administration de Telecom Italia, affaiblissant l'influence que détenait jusque-là Vivendi, premier actionnaire de l'opérateur télécoms italien. 49,84% des actionnaires présents à l'assemblée ont ainsi voté en faveur de la liste d'administrateurs indépendants d'Elliott, tandis que 47,18% ont voté pour celle de Vivendi.
Vivendi qui reproche à Elliott de chercher des solutions de court terme, avait demandé aux actionnaires de soutenir la stratégie d'Amos Genish qui prévoit notamment de gros investissements dans le contenu numérique, une modernisation de l'organisation interne et un plan pour ramener la note de crédit du groupe en catégorie non spéculative.
Vivendi entendait veiller attentivement à ce qu'Amos Genish reçoive des administrateurs proposés par le fonds activiste américain Elliott "toutes les assurances et garanties que le plan industriel 2018-2020 puisse être mené à bien dans son intégralité et dans toute sa cohérence" avait déclaré le groupe tricolore.

VALEURS EN BAISSE

LafargeHolcim -2%. Le cimentier a fait part d'une hausse du chiffre d'affaires de 3,1% sur une base comparable, malgré l'impact d'une météo défavorable et moins de jours ouvrables sur le trimestre. L'Ebitda sous-jacent ressort en baisse de 7,7% par rapport au 1er trimestre 2017 sur une base comparable. Le groupe confirme au passage ses objectifs pour l'exercice 2018.
Sur base comparable, le chiffre d'affaires net a progressé de 3,1%, à 5.830 millions de francs suisses, porté par l'augmentation des volumes de ciment au 1er trimestre. L'Ebitda sous-jacent a reculé de 7,7% sur une base comparable à 700 MCHF, affecté par un hiver exceptionnellement rigoureux en Amérique du Nord et en Europe.
Globalement, les tendances sous-jacentes du marché observées fin 2017 se sont poursuivies durant les trois premiers mois de 2018. L'Amérique latine a poursuivi son développement positif, avec une croissance de son chiffre d'affaires et de son résultat. En Amérique du Nord, le Groupe est bien positionné pour profiter des bonnes conditions de marché, en dépit d'un hiver exceptionnellement rigoureux. Les solides performances de la Chine et de l'Inde ont contribué à la progression de la région Asie-Pacifique. En revanche, la région Moyen-Orient et Afrique a sous-performé, avec des conditions difficiles sur certains marchés. En Europe, où la demande sous-jacente a été bonne, la performance du 1er trimestre reflète de mauvaises conditions météorologiques, un nombre réduit de jours ouvrables et un niveau plus élevé de maintenance afin de préparer la haute saison.
La Stratégie 2022 - "Building for Growth" a été lancée en mars et le Groupe est désormais pleinement engagé dans sa mise en oeuvre. Notre récente acquisition ciblée dans le secteur des granulats et du béton prêt-à-l'emploi au Royaume-Uni a créé de la valeur immédiatement, tandis que des plans d'expansion sont en cours d'exécution sur nos marchés en croissance tels que l'Inde et l'Argentine. De nouveaux progrès ont été réalisés en vue de simplifier notre organisation, avec la mise en place d'un système de gestion de la performance intégralement aligné sur la stratégie.
Le Groupe confirme ses objectifs 2018 d'une croissance de 3 à 5% du chiffre d'affaires et d'une augmentation plus que proportionnelle de l'Ebitda sous-jacent, d'au moins 5% sur base comparable.
En Amérique latine, la demande devrait progresser dans la plupart des pays. La croissance du marché devrait se poursuivre en Amérique du Nord, portée par la demande résidentielle et non résidentielle.
Le Groupe table sur une demande soutenue du marché en Inde, alimentée par la croissance des infrastructures et du logement, alors que les conditions de marché favorables devraient se poursuivre en Chine. En Asie du Sud-Est, l'environnement de marché restera dans l'ensemble difficile, malgré des perspectives de demande encourageantes.
L'environnement est positif pour le secteur des matériaux de construction sur la plupart des marchés européens.
Globalement, les perspectives sont contrastées pour la région Moyen-Orient et Afrique qui reste pénalisée par des marchés difficiles.
Lors de l'Assemblée générale du 8 mai 2018, le Conseil d'administration proposera aux actionnaires la distribution d'un dividende de 2 francs suisses par action, inchangé par rapport à 2017.

Technip FMC : -2% avec M6 et Colas

Recylex : -1%. L'établissement public industriel et commercial SNCF Réseau a saisi le Tribunal administratif de Marseille d'une requête visant à faire condamner conjointement les sociétés Recylex S.A. avec RETIA S.A.S.A.U. au paiement de l'ensemble des sommes nécessaires à la "remise en état globale" du domaine public ferroviaire du secteur de l'Estaque à Marseille.
Cette demande est estimée à ce jour par la SNCF Réseau à un montant global de 70 millions d'euros et porte notamment sur :
-Les travaux de réfection de l'ensemble du Tunnel des Riaux et du Tunnel du Rio Tinto pour respectivement 17,1 millions d'euros et 33,4 millions d'euros,
-La démolition et la reconstruction du Viaduc de Vauclair (11,4 millions d'euros), reliant ces deux tunnels, situé sur un terrain appartenant à la SNCF et qui n'a jamais été le support d'aucune installation industrielle,
-Le renouvellement de la voie et du ballast dans ces tunnels et sur ce viaduc (8,1 millions d'euros).
Une partie du Tunnel des Riaux est située sous un terrain en cours de réhabilitation (d'une superficie de 15 hectares) propriété de Recylex S.A. et le Tunnel du Rio Tinto est situé sous un terrain réhabilité (d'une superficie de 33 hectares) propriété de la société RETIA S.A.S.A.U.
Pour rappel, Recylex précise que la voie ferroviaire SNCF Miramas-l'Estaque, achevée en 1915, est plus que centenaire et a été construite postérieurement au début de l'exploitation industrielle du site de l'Estaque surplombant celle-ci, par la société Rio Tinto à compter de 1883, puis par la Société des Produits Chimiques de Marseille (SPCM) entre 1890 et 1914.
Déjà en 2001, la SNCF avait sollicité un constat de prétendus dommages, sans recherche d'imputabilité, mené par un expert judiciaire désigné par le Tribunal Administratif de Marseille, qui n'avait pas permis d'établir un quelconque lien entre l'état des ouvrages de la SNCF et les exploitations industrielles passées sur les terrains surplombant ces ouvrages.
Recylex S.A. s'étonne de cette procédure, initiée devant le même tribunal, plus de 10 ans après l'établissement du rapport de constat de l'expert.
Recylex S.A. entend fermement contester cette demande et défendre ses intérêts dans le cadre de cette procédure qui vise, selon Recylex S.A., à faire supporter les coûts de rénovation d'une ligne ferroviaire vétuste par les derniers industriels ayant exploité le site de l'Estaque.

* Cellectis stable. La société a présenté ses résultats pour le premier trimestre 2018. Au 31 mars 2018, Cellectis disposait de 282,1 M$ de trésorerie, équivalents de trésorerie et actifs financiers courants à comparer aux 297 M$ au 31 décembre 2017. Cette diminution de 14,9 M$ est notamment générée par les flux de trésorerie consommés par les activités opérationnelles pour 20 M$, la trésorerie nette générée par les activités d'investissement pour 0,6 M$ partiellement compensé par les flux de trésorerie générés par les activités de financement dues à l'exercice d'option de souscription d'actions Cellectis et Calyxt au cours de la période pour 3,5 M$ et l'effet de change latent favorable lié aux fluctuations de taux sur les comptes de trésorerie et équivalents de trésorerie ainsi que sur les actifs financiers courants pour 2,2 M$.
Cellectis s'attend à ce que la trésorerie, les équivalents de trésorerie et les actifs financiers additionnés au produit net de l'augmentation de capital soient suffisants pour financer ses opérations jusqu'en 2021.

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