Ouverture Paris : encore en légère hausse

Ouverture Paris : encore en légère hausse
Vue générale du Palais Brongniart, place de la bourse.

Boursier.com, publié le vendredi 07 mai 2021 à 09h30

LA TENDANCE

LA TENDANCE

Le CAC40 est encore ferme ce vendredi, alignant une troisième séances de progression (+0,10% à 6.362 pts), aidé par la Bourse de New York, où le Dow Jones a inscrit un nouveau sommet historique, tandis que le Nasdaq est parvenu à rebondir après 4 séances de baisse, malgré les craintes d'inflation qui continuent de préoccuper les investisseurs, alors que la reprise économique s'accélère et que le marché de l'emploi s'améliore aux Etats-Unis.

WALL STREET

A la clôture, l'indice Dow Jones a progressé de 0,93% à 34.548 points, un nouveau record donc, tandis que l'indice large S&P 500 a avancé de 0,83% à 4.201 pts. En recul pendant une partie de la journée, le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a finalement rebondi de 0,37% à 13.632 pts. Le Nasdaq a ainsi mis fin à une série de 4 séances de baisse, mais il perd encore 3,6% par rapport à son dernier record du 26 avril, à 14.138 pts...
La totalité des 11 indices sectoriels du S&P 500 ont fini dans le vert jeudi, à commencer par les biens de consommation de base (+1,3%) et les financières (+1,4%). Les services de communication (+1,1%) et les technologiques (+1%) ont rebondi, et le secteur de la santé, qui avait pesé en début de séance, s'est hissé près de l'équilibre en fin de séance (+0,07%).
Les fabricants de vaccins contre le Covid-19 ont subi une forte pression vendeuse, après la proposition américaine d'une levée temporaire des protections de la propriété intellectuelle pour ces vaccins. Après un début de séance en chute de 3% à 5%, les titres se sont repris par la suite. A la clôture, Pfizer (-1%), BioNTech (-1,6%) Moderna (-1,4%), AstraZeneca (-0,3%) ont reculé, mais Johnson & Johnson (+0,47%) et Novavax (+0,45%) ont progressé.

ECO ET DEVISES

Les investisseurs ont pris connaissance de nouveaux indicateurs de conjoncture confirmant la vigueur de la première économie mondiale, ce qui a continué à alimenter les craintes d'un dérapage de l'inflation dans les prochains mois et donc d'un resserrement de la politique monétaire...
Les inscriptions hebdomadaires au chômage sont ainsi retombées sous la barre des 500.000 pour la première fois depuis le début de la pandémie de coronavirus. Pour la semaine close au 31 avril, ces inscriptions ont atteint 498.000, en recul de 92.000 par rapport à la lecture révisée à la hausse de la semaine antérieure de 590.000. Le consensus était positionné à 538.000.
La moyenne à quatre semaines s'établit à 560.000, en repli de 61.000, et également au plus bas depuis la mi-mars 2020. Enfin, le nombre de chômeurs indemnisés sur la semaine close le 24 avril atteint 3,69 millions, en hausse de 39.000 sur sept jours (3,62 millions de consensus).

Des chiffres d'autant plus surveillés qu'ils sont dévoilés à la veille du rapport mensuel sur l'emploi. Selon le consensus, 978.000 créations d'emplois non agricoles sont attendues, contre 916.000 en mars. Certains économistes tablent même sur un million de créations de postes le mois dernier. Réponse à 14H30 !

Concernant l'inflation, les craintes restent latentes, d'autant plus que la plupart des matières premières évoluent sur des niveaux plus observés depuis de longues années. Pourtant, les responsables de la Fed (à l'exception de Robert Kaplan) multiplient les déclarations rassurantes... Le vice-président de la Fed, Richard Clarida, a ainsi réaffirmé mercredi soir qu'il n'était pas encore temps de commencer à parler de réduire le programme de rachat d'actifs de la banque centrale (120 Mds$ par mois actuellement). "Nous sommes encore loin de nos objectifs, et dans notre nouveau cadre, nous voulons voir des progrès réels et pas seulement des prévisions de progrès", a déclaré Clarida à la chaîne 'CNBC'.
Le patron de la Fed d'Atlanta, Raphael Bostic, a lui aussi déclaré jeudi qu'il était trop tôt pour réduire le programme d'achat d'actifs et a dit qu'il ne pensait pas que la Fed discuterait de ce sujet ni de relever ses taux lors de sa prochaine réunion de la mi-juin. Même si les créations d'emplois dépassaient 1 million pour avril, cela ne changerait pas la donne pour la Fed, a-t-il ajouté, soulignant qu'il manque encore 8,5 millions d'emplois par rapport à la situation précédant la crise sanitaire.
Le président de la Fed de Chicago, Charles Evans avait lui aussi estimé mercredi que le risque de spirale inflationniste était un hypothèse "lointaine", et avait ajouté que la politique monétaire de la Fed devrait rester inchangée pendant "un certain temps".
En revanche, Robert Kaplan, qui s'était déjà distingué il y a quelques jours, a répété jeudi qu'il "aimerait entamer des discussions pour parler du tapering plutôt tôt que tard". Selon le président de l'antenne de Dallas de la Fed, les achats de titres par la Fed peuvent "créer des excès et des déséquilibres".

Du côté des changes, L'euro remonte à 1,2075$ dans les échanges interbancaires. Le Brent pointe à 68,30$ en légère baisse. Le Bitcoin recule aussi à 56.180$. L'once pointe à 1.820$ (+2%).

VALEURS EN HAUSSE

Sur le T1, le chiffre d'affaires de Europcar (+9%) est de 356 ME, en baisse de -36%, reflétant toujours l'impact des restrictions de déplacements en Europe.
L'EBITDA Corporate est de -44 ME au 1er trimestre 2021 contre -64 ME au 1er trimestre 2020.
Le Résultat avant impôt est de -82 ME contre -135 ME au T1 2020. La société a une vision prudente sur le T2 2021, qui reste affecté par la pandémie et sur le S2 2021 en raison de campagnes de vaccination dont la mise en place est plus lente que prévu, de mesures de confinement et de restrictions des déplacements, ainsi que d'un trafic aérien longue distance qui reste extrêmement limité.
Par conséquent, Europcar n'est pas aujourd'hui en mesure de donner une prévision pour l'exercice 2021. Néanmoins, il prévoit une croissance de son chiffre d'affaires en 2021, comme illustré par la reprise actuelle du marché américain...

Valneva rebondit de 5% avec Albioma

Nacon : +3% avec ALD, SES

JC Decaux : +2,5% suivi de Innate et Guillemot

Au 31 mars 2021, Cellectis (+2,2%), incluant Calyxt, disposait de 231 M$ en trésorerie, équivalents de trésorerie, actifs financiers courants et de trésorerie bloquée consolidés, dont 211 M$ sont attribuables à Cellectis hors Calyxt. Cela se compare à 274 M$ de trésorerie, équivalents de trésorerie, actifs financiers courants et trésorerie bloquée consolidés au 31 décembre 2020, dont 244 M$ étaient attribuables à Cellectis hors Calyxt.
Cette diminution nette de 43 M$ reflète principalement (i) un flux net de trésorerie de 41 M$ utilisés par les activités d'exploitation, d'investissement et de location-financement de Cellectis, (ii) 10 M$ de flux net de trésorerie utilisés par les activités d'exploitation et acquisitions d'immobilisation corporelles et de location-financement de Calyxt et (iii) un impact FOREX défavorable de 4 M$ partiellement compensés par un produit de 12 M$ issu de l'exercice d'options de souscription d'actions de Cellectis.

McPhy remonte de 2% avec Nokia, Mauna Kea

AKKA (+2%) a enregistré un chiffre d'affaires de 385,2 ME au T1 2021, en baisse de -9,6% ou -15,3% à périmètre constant pro forma. Lee groupe de conseil en ingénierie et services R&D constate que cela représente une nette amélioration par rapport à la baisse de -26,6% enregistrée au T4 2020 (pro forma constant), bien que la base de comparaison soit encore difficile ce trimestre.
La croissance séquentielle des revenus depuis le T3 2020, qui reflète l'amélioration progressive de l'activité, s'est quand même légèrement poursuivie au T1 2021, avec des revenus en hausse de 2,9% par rapport au T4 2020. Comme prévu, l'Amérique du Nord a enregistré une baisse séquentielle de -6,8% de son chiffre d'affaires en raison du repositionnement stratégique initié pour orienter l'activité vers des projets à forte valeur ajoutée.

Ubisoft : +1,5% avec Elis, Gl Events, Vicat, Airbus, Euronext

Delta Plus Group (+1,5%) a vu son chiffre d'affaires progresser de +20,3% au premier trimestre 2021 et atteignent 81,5 millions d'euros.
Le groupe a bénéficié d'un effet de périmètre positif, lié à l'intégration de ERB Industries (USA), société acquise en décembre 2020, et des sociétés Alsolu (France) et Artex (Allemagne) acquises en début d'année 2021.
A périmètre et taux de change constants, la croissance organique du chiffre d'affaires consolidé s'élève à +9,6% sur le premier trimestre 2021.

Getlink : +1% suivi de Colas, Eurazeo, Amundi, Navya, Carrefour, Sodexo, Safran, Bic

Crédit agricole (stable) a annoncé ce vendredi des résultats trimestriels en nette hausse, portés par le dynamisme des activités de marchés et le reflux du coût du risque.
Le véhicule coté du groupe Crédit agricole a réalisé sur les trois premiers mois de l'année un bénéfice net part du groupe de 1,045 milliard d'euros, en forte progression de 63,9% par rapport au premier trimestre 2020. Son produit net bancaire (PNB) avance de 5,6% sur un an à 5,493 milliards d'euros.
Pour les activités de banque de financement et d'investissement (BFI), les trois premiers mois de l'exercice se soldent par une croissance de 13,6% du PNB sous-jacent à 1,366 milliard d'euros. La hausse des revenus atteint 17,4% pour la division de banque de marché et d'investissement, à 708 millions.
Les activités de taux fixes, changes et matières premières (FICC) affichent de leur côté une croissance de 13,5% sur un an et leur meilleur premier trimestre depuis 2016.
Les comptes trimestriels font part aussi d'un recul du ratio de solvabilité CET1 à 12,7% fin mars, contre 13,1% fin décembre, ce que CASA explique par l'impact des provisions de dividendes et celui du débouclage progressif du mécanisme "Switch" de garanties le liant aux caisses régionales du Crédit agricole.
Le coût du risque a parallèlement baissé de 38,2% par rapport au premier trimestre 2020, à 384 millions d'euros. CASA ne donne pas d'indication chiffrée sur son évolution à venir mais son DG, Philippe Brassac, a assuré lors d'une conférence de presse en ligne qu'il n'était pas "un élément de stress pour la trajectoire du groupe".

VALEURS EN BAISSE

Le chiffre d'affaires de Rubis (-5%) sur le premier trimestre est de 987 ME, soit -24%.
Dans la distribution de carburants, le premier trimestre 2021 s'est présenté dans le prolongement du quatrième trimestre 2020, avec la poursuite des restrictions à la mobilité provoquant l'atonie des secteurs tourisme et aviation à l'échelle mondiale. Les volumes distribués sont en retrait de 6%.

Casino (-3,5%) a publié un chiffre d'affaires de 7,1 milliards d'euros au premier trimestre, stable à données comparables et en progression de 6,5% sur deux ans, porté par les enseignes de proximité et une forte croissance de l'e-commerce. L'EBITDA après loyer progresse de 34 millions d'euros par rapport au premier trimestre 2020, à 189 millions d'euros.
Sur le segment France retail, le chiffre d'affaires ressort à 3,4 milliards d'euros, en baisse de 6,4% sur un an.
Après avoir vendu ses magasins déficitaires et remis ses enseignes dans le vert, le distributeur s'est concentré sur la croissance et l'expansion, avec notamment l'ouverture de 115 magasins de proximité sur le trimestre et le développement de l'e-commerce alimentaire. "Ces leviers de croissance, qui constituent un axe fort de différenciation stratégique, poursuivront leur accélération dans les prochains trimestres", explique la direction du distributeur.

Klépierre (-3,3%) a vu ses revenus locatifs bruts reculer de 10,3% à 266,4 millions d'euros au premier trimestre, période au cours de laquelle les activités du leader européen des centres commerciaux ont été affectées par des décisions administratives emportant la fermeture des commerces dans les pays européens où Klépierre est présent, à l'exception de l'Espagne et de la Suède. Les magasins dans les centres commerciaux du groupe ont été fermés en moyenne l'équivalent de 1,5 mois. Aujourd'hui, 55% du portefeuille est ouvert et près de 95% des magasins (en loyers) devraient avoir rouvert d'ici à la fin mai.

Le chiffre d'affaires de Vilmorin & Cie (-2,5%), correspondant au revenu des activités ordinaires, s'élève à la fin du troisième trimestre de l'exercice 2020-2021, à 1.105,6 millions d'euros, en progression de 4,1% à données courantes et de 10,3% à données comparables par rapport au 31 mars de l'exercice passé.
Au cours du troisième trimestre, la branche Semences Potagères réalise un chiffre d'affaires de 212,2 millions d'euros, en léger recul de 1,7% à données courantes et en progression sensible à données comparables : +3,6%, sur une base de comparaison élevée. L'activité réalisée par les Semences de Grandes Cultures au cours du troisième trimestre est en augmentation significative : 337,7 millions d'euros, soit +1,3% à données courantes et +7,3 % à données comparables.
Cette très bonne performance à l'issue des neuf premiers mois de l'exercice permet à Vilmorin & Cie de revoir à la hausse l'objectif de progression de son chiffre d'affaires Semences de Grandes Cultures pour l'exercice 2020-2021. Ainsi, Vilmorin vise désormais une progression comprise entre 9% et10 % à données comparables par rapport à l'exercice précédent pour cette activité, contre une croissance de 5% à 6% visée précédemment.
Le groupe révise donc à la hausse ses objectifs en termes de chiffre d'affaires et de marge opérationnelle courante pour l'exercice 2020-2021. Ceux-ci correspondent désormais à une progression du chiffre d'affaires consolidé comprise entre 6% et 8% à données comparables, contre une croissance de 4% à 6% visée précédemment, et à un taux de marge opérationnelle courante compris entre 8,5% et 9%, intégrant un effort de recherche qui devrait être supérieur à 260 millions d'euros.
En outre, Vilmorin & Cie confirme anticiper une contribution des sociétés mises en équivalence - principalement AgReliant (Amérique du Nord. Grandes Cultures), Seed Co (Afrique. Grandes Cultures) et AGT (Australie. Grandes Cultures) - de l'ordre de 22 millions d'euros.

Tessi (-1,6%) a réalisé au 1er trimestre 2021 un chiffre d'affaires consolidé de 115,7 ME, soit +6,8%, qui intègre pour la première fois la contribution de la société Proformation à hauteur de 2,3 ME, suite à la prise de participation majoritaire réalisée en février 2021.
À données proforma, la croissance ressort à +5,9%, sous l'effet de la bonne orientation des activités et d'une base de comparaison favorable à partir de mi-mars liée au confinement mis en place en 2020...

Aperam (-1%) a annoncé des expéditions d'acier de 493 milliers de tonnes au 1er trimestre 2021, en hausse de 14% par rapport à des expéditions d'acier de 431 milliers de tonnes au 4ème trimestre 2020. L'EBITDA ajusté est de 175 millions d'euros au 1er trimestre, comparé à 109 millions d'euros au 4ème trimestre 2020. Le Bénéfice net ressort à 116 millions d'euros, contre 101 millions d'euros au 4ème trimestre 2020.
Le Bénéfice de base par action s'inscrit à 1,45 euros, contre 1,26 euros au 4ème trimestre 2020.
Le flux de trésorerie générés par l'exploitation ressort à 106 millions d'euros, comparé à 106 millions d'euros au 4ème trimestre 2020. Le flux de trésorerie disponible avant dividendes s'est élevé à 58 millions d'euros, rapporté à 88 millions d'euros au 4ème trimestre 2020.
La dette financière nette s'établit à 56 millions d'euros au 31 mars contre 67 millions d'euros au 31 décembre 2020.

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