Ouverture Paris : le CAC40 défend les 5.800 pts

Ouverture Paris : le CAC40 défend les 5.800 pts
Vue générale du Palais Brongniart, place de la bourse.

Boursier.com, publié le jeudi 04 mars 2021 à 09h30

LA TENDANCE

LA TENDANCE

Le CAC40 défend la zone des 5.800 pts ce jeudi, en baisse de 0,25% à 5.815 pts, malgré la pression venue de Wall Street et des marchés asiatiques, alors que les arbitrages continuent de peser sur les valeurs de technologies sur fond de tension persistante des taux d'intérêt, malgré les propos qui se veulent rassurants des banquiers centraux américains et européens concernant le risque de retour de l'inflation.
Par ricochet, dans la zone Asie-Pacifique, Shanghai a perdu ce matin plus de 3%, Hong Kong -2,4% et Tokyo -2,1%...

WALL STREET

A la clôture, le Dow Jones a cédé 0,39% à 31.270 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 1,31% à 3.819 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a perdu 2,7% à 12.997 pts.
Seuls trois des onze indices sectoriels du S&P 500 ont fini dans le vert, l'énergie (+1,7%), les financières (+0,7%) et les industrielles (+0,07%). Comme mardi, les grandes "technos" ont pesé sur la cote, à l'instar d'Apple (-2,45%), Microsoft (-2,7%), Salesforce (-3,5%), Amazon (-2,8%) ou Tesla (-4,8%). Signe du retour de l'aversion au risque, l'introduction en Bourse de l'assureur santé en ligne Oscar Health s'est soldée par une chute de 10,7%.

ECO ET DEVISES

Sur les marchés obligataires US, la hausse des taux est repartie de plus belle mercredi, après trois séances de détente. Alors que le plan de relance de 1.900 milliards de dollars proposé par Joe Biden est examiné par le Sénat à partir de ce mercredi, les marchés continuent de se demander s'il n'est pas surdimensionné et s'il va entraîner un emballement haussier des prix dans les prochains mois.
Le rendement du T-Bond à 10 ans a frôlé le seuil de 1,50% en séance avant de finir à 1,48%, en hausse de 9 points de base, non loin de son pic de 1,54% atteint jeudi dernier en séance, son plus haut niveau depuis janvier 2020. Le rendement du T-Bond à 30 ans a terminé à 2,28% (+6 point de base). En février, les taux souverains américains à 10 et 30 ans avaient connu leur plus forte poussée haussière depuis 2016. Fin décembre, l'emprunt d'Etat US à 10 ans rapportait 0,9% et le 30 ans 1,66%.

En Europe, le rendement du Bund allemand à 10 ans est remonté de 6 pdb à -0,29% malgré des signes émanant de la BCE, qui ne semble pas s'inquiéter d'un risque inflationniste. De même, la Réserve fédérale américaine ne croit pas à un retour durable de l'inflation. Le président de la Fed, Jerome Powell, s'est efforcé de rassurer les marchés la semaine dernière, affirmant que la banque centrale n'a aucune intention de resserrer sa politique monétaire avant longtemps, et estimant que l'économie américaine est loin d'avoir surmonté la crise sanitaire. Il s'est montré peu préoccupé par une flambée durable de l'inflation, laissant entendre que les prix pourraient connaître temporairement un passage au-dessus de l'objectif de 2% de la Fed sans déclencher de remontée des taux directeurs.
Dans son dernier Livre Beige, publié mercredi soir à deux semaines de sa réunion des 16 et 17 mars, la Fed a estimé que l'économie américaine avait continué de croître à un rythme modeste en début d'année, avec des entreprises se montrant optimistes pour les mois à venir, au vu de l'accélération de la campagne de vaccination contre le Covid-19. Toutefois, la situation sur le marché du travail reste contrastée, avec une amélioration lente de l'emploi, relève la banque centrale.
Concernant l'inflation, question qui agite actuellement les marchés financiers, la Fed a apporté des éléments contrastés : Elle note que certains détaillants et industriels ont pu relever leurs prix de vente, mais que de nombreux autres n'ont pas été en mesure de le faire...

Après 3 séances de correction, les cours du pétrole ont rebondi mercredi, alors que les membres de l'Opep+ se réunissent en réunion plénière ce jeudi pour décider de l'évolution de leur niveau de production à partir du 1er avril.
Le contrat à terme d'avril sur le baril de pétrole brut WTI a regagné 2,6% à 61,28$ sur le Nymex, remontant au-dessus de la barre des 60$, tandis que le Brent d'échéance mai a repris plus de 2% à 64,30$. A respectivement 63,81$ et 67,70$ le baril, les deux contrats de référence avaient touché jeudi dernier des niveaux oubliés depuis le 8 janvier 2020, avant de se replier à partir de vendredi.
Les vingt-trois membres de l'Opep+ se retrouvent donc ce jeudi en réunion plénière, pour statuer sur leur niveau de production à partir du mois d'avril. La hausse des prix du brut et les espoirs de reprise de la demande mondiale pourraient les inciter à accroître leur production. L'Arabie saoudite pourrait ainsi cesser de réduire unilatéralement sa production de 1 million de barils par jour, comme elle l'avait fait en février et mars. En outre, d'autres membres du groupe, dont la Russie, pourrait réclamer une hausse d'au moins 500.000 bj. Certains experts envisagent donc une rallonge assez importante, de 1,5 à 2 millions de barils par jour au total à partir d'avril, ce qui pourrait entraîner une rechute des cours du brut.

A SURVEILLER AUJOURD'HUI

Europe :
- Bulletin économique de la BCE. (10h00)
- Ventes de détail en Italie. (10h00)
- Ventes européennes de détail. (11h00)
- Taux de chômage européen. (11h00)
Etats-Unis :
- Etude Challenger concernant les destructions de postes annoncées. (13h30)
- Productivité non-agricole révisée. (14h30)
- Inscriptions hebdomadaires au chômage. (14h30)
- Commandes industrielles. (16h00)

La parité euro / dollar atteint 1,2065 ce matin. L'once d'or se traite 1.715$.

BROKERS

Barclays repasse de 'surpondérer' à 'pondération en ligne' sur Vivendi en ciblant un cours de 31 euros.
JP Morgan surpondère Airbus avec un cours ajusté à 120 euros.
AlphaValue repasse d'achat à 'accumuler' sur Kering en ciblant un cours de 632 euros et accumule Total.
Stifel repasse à acheter sur Neoen en visant 59 euros.
JP Morgan passe à 'surpondérer' sur Safran avec un cours cible de 136 euros.

VALEURS EN HAUSSE

Maisons du Monde : +5,5%. Majorelle Investments monte au capital de Maisons du Monde... La plateforme d'investissement fondée en 2020 par Gabriel Naouri et co-controlée avec Daniel Kretínský a doublé sa participation dans le spécialiste des articles de décoration et de mobilier et détient désormais 10% du tour de table. Majorelle Investments entend soutenir, comme elle l'a fait depuis juillet 2020 dans un dialogue actif et productif avec le conseil d'administration et le management, la stratégie de transformation et de croissance de Maisons Du Monde. Au regard de sa position d'actionnaire de référence, Majorelle Investments pourra solliciter la nomination d'un ou de plusieurs membres au conseil d'administration de la société.

Albioma (+5%) Le chiffre d'affaires s'est établi à 506,7 millions d'euros, stable par rapport à l'exercice précédent. Hors effet prix des combustibles (-13 millions d'euros) et l'effet change lié à la dégradation du réal brésilien (-7,1 millions d'euros), il est en progression de 4%.
L'EBITDA de l'exercice progresse de 13%, à 206,4 millions d'euros.
La dette financière brute consolidée hors IFRS16 est en baisse en lien avec les remboursements des emprunts relatifs aux projets mis en service (IED, nouvelles centrales photovoltaïques). Elle s'élève à 901 millions d'euros à fin 2020, contre 938 millions d'euros à la fin de l'exercice 2019. La dette projet est de 789 millions d'euros (contre 834 millions d'euros à fin 2019). Le ratio dette nette/EBITDA 12 mois glissants s'améliore à 3,8x au 31 décembre 2020 (comparé à 4,3x au 31 décembre 2019).
La trésorerie du Groupe, incluant les dépôts de garantie, s'élève à 129 millions d'euros au 31 décembre 2020 contre 165 millions d'euros au 31 décembre 2019. La dette financière nette consolidée est de 772 millions d'euros (contre 773 millions d'euros à fin 2019).
Malgré le contexte économique dégradé, le Groupe n'a pas eu besoin de solliciter d'aides d'État mises en place pour soutenir les entreprises en difficulté, ni de tirer sur ses lignes de crédit court terme. Le Groupe conserve des moyens adaptés à la poursuite de son développement.
Le Conseil d'Administration proposera à l'Assemblée Générale des actionnaires la distribution d'un dividende de 0,80 euro par action, en hausse de 14% par rapport à 2019, avec option pour le paiement de 50% en actions nouvelles. Cette proposition s'inscrit dans le cadre d'une politique de croissance du dividende avec un objectif de distribution de l'ordre de 50% du résultat net part du Groupe hors exceptionnels.
Pour 2021, le Groupe annonce des objectifs d'EBITDA de 206 à 216 millions d'euros et de résultat net part du Groupe de 53 à 59 millions d'euros.
Le Groupe envisage d'engager entre 600 et 800 millions d'euros d'investissements sur la période 2021-2025 en conservant une structure financière solide.

Le résultat opérationnel 2020 de Neurones (+4%) représente de 9,9% du chiffre d'affaires à comparer à 9,6%, hors plus-value de cession, en 2019.
Se situant à 30,9 ME, le résultat net part du groupe est en légère croissance alors qu'il était de 30,8 ME en 2019.
Le cash-flow libre a augmenté à 55,2 ME vs. 47 ME.
La trésorerie nette progresse de 47,6 ME, pour s'établir à 265,9 ME.
Les prévisions 2021 seront annoncées lors de la publication du chiffre d'affaires du 1er trimestre.
Pour rattraper les années sans ou avec un faible dividende, et remercier les actionnaires de leur fidélité, le Conseil d'Administration proposera à l'Assemblée Générale du 3 juin la distribution d'un dividende exceptionnel de 2 Euros par action.

Neoen : +4% avec Balyo

M6 : +3% alors que le groupe Vivendi regarde de près le dossier que pourrait céder le groupe allemand Bertelsmann

Quadient : +2,5% avec SMCP et TFF

Le chiffre d'affaires consolidé de Vilmorin & Cie (+2,5%) du 1er semestre 2020-2021, clos au 31 décembre 2020, s'élève à 525,7 millions d'euros, en progression de +7,1% à données courantes et de +14% à données comparables.
Après prise en compte des coûts de destruction et de dépréciation des stocks, la marge sur coûts des ventes s'établit à 279,9 ME et représente 53,2% du chiffre d'affaires total, en augmentation de 1,2 point par rapport au 1er semestre de l'exercice précédent ; elle bénéficie principalement, sur ce semestre, de la hausse des marges en Semences Potagères et sur l'activité Produits de Jardin.
Les charges opérationnelles nettes s'établissent à 285,4 ME, en baisse significative de 16,6 ME à données courantes par rapport au 1er semestre de l'exercice 2019-2020, dans le contexte de la continuation de la crise sanitaire (frais de déplacements, événements commerciaux, etc.), qui n'avait en revanche pas impacté le 1er semestre de l'exercice précédent. Le résultat opérationnel semestriel fait apparaître une perte limitée à 5,5 ME au 31 décembre 2020, en forte amélioration de 41,2 ME par rapport à la perte du 1er semestre 2019-2020 . La marge opérationnelle, traditionnellement négative à l'issue du 1er semestre, s'établit à -1% (-9,5% au 31 décembre 2019).
Le résultat net semestriel affiche une perte à hauteur de -31,9 ME, attribuable en totalité à la part du groupe, et en amélioration de +31,5 ME par rapport au 1er semestre de l'exercice 2019-2020.
A fin décembre 2020, la structure bilancielle est fortement influencée par la saisonnalité du cycle annuel d'activité. Net de la trésorerie et équivalents de trésorerie (227,8 ME), l'endettement financier s'élève à 1,196 milliard d'euros, dont une part non courante de 843,2 ME. Les capitaux propres - part du groupe s'établissent à 1,09 MdEE et les intérêts minoritaires à 27 ME.

Nexans : +1,5% avec EDF et Engie

Nicox (+1,5%) a annoncé que son partenaire Ocumension Therapeutics avait reçu l'approbation des autorités réglementaires chinoises (Center for Drug Evaluation of the National Medical Products Administration) pour conduire la partie chinoise de l'étude clinique en cours de phase 3 Denali pour le NCX 470 pour la réduction de la pression intraoculaire (PIO) chez les patients atteints de glaucome à angle ouvert ou d'hypertension oculaire.
Principal candidat médicament en développement clinique de Nicox, NCX 470 est un nouvel analogue de prostaglandine donneur d'oxyde nitrique (NO) qui fait l'objet d'un accord de concession de licence exclusif avec Ocumension Therapeutics pour les marchés chinois, de Corée et d'Asie du Sud-Est.

Sanofi (+1,5%) La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a accepté d'examiner la demande supplémentaire de licence de produit biologique (sBLA, supplemental Biologics License Application) relative à Dupixent (dupilumab) comme traitement additionnel de l'asthme modéré à sévère non contrôlé des enfants âgés de 6 à 11 ans. Dupixent est actuellement approuvé pour le traitement d'entretien additionnel de l'asthme modéré à sévère à phénotype éosinophilique ou dépendant des corticoïdes par voie orale, chez les patients âgés de 12 ans et plus. La FDA devrait rendre sa décision le 21 octobre 2021. Une demande d'approbation dans le traitement de l'asthme des enfants âgés de 6 à 11 ans devrait être soumise aux autorités réglementaires de l'Union européenne dans le courant du premier trimestre de 2021.

GTT (+1%) et son partenaire chinois Beijing Gas Group (BGG) ont conclu un nouvel accord de coopération en relation avec le terminal GNL de Tianjin Nangang, actuellement en construction dans sa première phase. Ce nouvel accord couvre principalement la collaboration pour les phases II et III du terminal, qui incluent la construction de six nouveaux réservoirs terrestres de stockage de GNL de dernière génération d'une capacité de 220.000 m3.

VALEURS EN BAISSE

2CRSi (encore -6%). La société Blade SAS, spécialiste du cloud PC à destination des joueurs de jeux vidéo, a été placée hier en procédure de redressement judiciaire par le Tribunal de commerce de Paris. 2CRSi apporte des informations à ses actionnaires suite à l'ouverture de cette procédure de redressement judiciaire au bénéfice de son client.
2CRSi indique que dans tous les contrats liant les deux sociétés, les serveurs fournis restent la propriété de 2CRSi jusqu'à ce que l'intégralité des loyers ou échéances soit payée par Blade. Ainsi, 2CRSi dispose de la capacité de reprendre des serveurs correspondant à 30,2 millions d'euros de commandes réalisées en 2017, 2018 et 2020.
Ces serveurs que 2CRSi pourrait reprendre sont des serveurs de calcul à base de cartes graphiques (GPU) très haut de gamme et des serveurs de stockage. Etant donné la pénurie de composants électroniques et plus spécifiquement de cartes graphiques depuis la fin de l'année 2020, il s'agit d'équipements très recherchés sur le marché et 2CRSi a déjà reçu des marques d'intérêt de plusieurs clients pour les serveurs concernés.
"Une procédure de revendication va être engagée par 2CRSi sans délai, conformément aux dispositions légales afin de récupérer ces matériels dont le Groupe reste propriétaire", indique 2CRSI.
Dans le cadre de la procédure collective de Blade SAS, 2CRSi est susceptible de ne pas être en mesure de recouvrer tout ou partie des sommes dues par le client au titre des contrats en cours mentionnés plus haut. Les créances correspondantes dans les comptes consolidés au 28 février 2021 se montent à 10,8 ME (intérêts compris).
La dette financière correspondant au financement des contrats avec Blade SAS s'élève à 3,7 ME. En outre en 2019, 2CRSi avait participé à l'augmentation de capital de Blade SAS en investissant 2 ME par compensation de créances correspondant à des intérêts dus par Blade dans le cadre d'un contrat de vente de matériel. Avec l'entrée de Blade en procédure collective, cet investissement sera intégralement déprécié.
A ce jour, 2CRSi n'a connaissance que d'une procédure concernant Blade SAS. La filiale américaine, Blade Corp, est également cliente historique de 2CRSi.
En 2020-2021, les commandes livrées à l'ensemble du groupe Blade devraient représenter un total de 17 ME. Certains serveurs de calcul, pour un montant de 9,3 ME et faisant partie de la commande confirmée en avril 2020, ont fait l'objet de reports successifs à l'initiative de Blade et n'ont pas été livrés à ce jour.
Si 2CRSi a accompagné Blade dans son développement en lui fournissant depuis 2017 une infrastructure de serveurs haute performance à consommation énergétique réduite, le groupe Blade représente, grâce au travail réalisé depuis 2 ans pour élargir et diversifier le portefeuille clients, environ 10% des livraisons du Groupe.
La part de commande non-livrée à Blade, combinée à des décalages de commandes liés au contexte sanitaire, conduit 2CRSi à recentrer son objectif de chiffre d'affaires pour l'exercice clos le 28 février 2021. Celui-ci devrait être compris entre 162 et 175 ME (170 à 200 ME précédemment visés).
"Ces commandes récentes associées à la solide dynamique commerciale actuelle permettent d'aborder l'exercice 2021/22 avec confiance", affirme néanmoins 2CRSI.

Ekinops : -4% avec Eramet, Abionyx, Lysogène et Soitec (-3%)

En 2020, le chiffre d'affaires de Vivendi (-3%) s'est élevé à 16,09 milliards d'euros, en hausse de +1,2%. Cette augmentation résulte principalement de la progression d'Universal Music Group (UMG), de Groupe Canal+ et d'Editis, partiellement compensée par le ralentissement des autres activités, principalement Havas Group et Vivendi Village, impactées par les conséquences de la crise sanitaire. A taux de change et périmètre constants, le chiffre d'affaires est presque stable (-0,6%) par rapport à 2019.
Le résultat opérationnel ajusté (EBITA) s'élève à 1,627 MdE, en augmentation de +6,6% par rapport à 2019. A taux de change et périmètre constants, l'EBITA augmente de +3,7%, essentiellement grâce à la progression d'UMG et de Groupe Canal+. Le résultat opérationnel (EBIT) s'élève à 1,468 MdE, en progression de +6,3% par rapport à 2019.
Les autres charges et produits financiers sont un produit net de 589 millions d'euros (65 ME en 2019). En 2020, la réévaluation des participations dans Spotify et Tencent Music Entertainment s'élève à un montant net de 591 ME (139 ME en 2019). En outre, Vivendi a reçu en 2020 un complément de prix de 56 ME au titre de la cession de GVT réalisée en 2015, à la suite du dénouement favorable d'un contentieux fiscal au Brésil.
L'impôt dans le résultat net est une charge nette de 575 ME, contre un produit net de 140 ME en 2019. Hors l'impact du produit d'impôt courant de 473 ME comptabilisé en 2019 à la suite de la décision favorable du Conseil d'Etat concernant l'utilisation des créances d'impôt étranger en sortie de régime du bénéfice mondial consolidé, l'impôt dans le résultat net a augmenté de 242 ME en 2020. La part du résultat net revenant aux intérêts minoritaires s'élève à 167 ME (34 ME en 2019). Cette hausse de 133 ME correspond essentiellement à la part du consortium mené par Tencent dans le résultat net d'UMG à compter du 31 mars 2020.
Le résultat net, part du groupe est un bénéfice de 1,44 MdE (1,26 euro par action de base), contre 1,583 MdE en 2019 (1,28 euro par action de base). Hors le produit d'impôt courant de 473 ME concernant l'utilisation des créances d'impôt étranger en sortie de régime du bénéfice mondial consolidé enregistré en 2019, le résultat net, part du groupe progresse de 29,7%.
Le résultat net ajusté est un bénéfice de +1,228 MdE (1,08 euro par action de base), contre 1,741 MdE en 2019 (1,41 euro par action de base), en baisse de 29,5%. En 2019, il comprenait le produit d'impôt courant de 473 ME concernant l'utilisation des créances d'impôt étranger en sortie de régime du bénéfice mondial consolidé.
Au 31 décembre 2020, l'endettement financier net de Vivendi a augmenté de 889 ME à 4,953 MdsE. Il est précisé qu'en cas de distribution de 60% du capital d'UMG, qui devrait impliquer le remboursement par ce dernier de l'emprunt qu'il a contracté auprès de Vivendi, et compte tenu des 2,8 MdsE reçus de la vente de 10% supplémentaires du capital d'UMG à un consortium mené par Tencent, la dette nette pro-forma du Groupe s'établirait à 0,3 MdE, sur base du bilan au 31 décembre 2020.
Vivendi dispose par ailleurs de capacités de financement importantes. Au 31 décembre 2020, les lignes de crédit confirmées du Groupe étaient disponibles à hauteur de 3,3 MdsE. Au 31 décembre 2020, la durée moyenne "économique" de la dette financière du groupe est de 4,8 années (5,3 années au 31 décembre 2019).
Les fonds propres consolidés de Vivendi s'élevant à 16,431 MdsE, le taux de gearing du Groupe (rapport de la dette nette aux fonds propres) s'établit à 30% au 31 décembre 2020.
Bien que les impacts de la pandémie du Covid-19 soient plus sensibles pour certains pays ou métiers que pour d'autres, sur l'exercice 2020, Vivendi a su faire preuve de résilience et s'adapter pour continuer de servir au mieux et divertir ses clients, tout en réduisant ses coûts pour préserver ses marges. Les activités ont montré une bonne résistance, en particulier celles de la musique et de la télévision payante. En revanche, comme anticipé, les autres activités telles que Havas Group et Vivendi Village (en particulier les spectacles vivants) ont été affectées par les effets de la crise sanitaire. Editis a bénéficié d'un fort rebond de son activité depuis juin 2020 en France.
Vivendi analyse en permanence les conséquences actuelles et potentielles de la crise. Il est difficile actuellement de déterminer comment elle impactera ses résultats sur l'exercice 2021. Les métiers liés à la publicité et au spectacle vivant risquent d'être plus impactés que les autres.
Le Groupe reste néanmoins confiant quant à la capacité de résilience de ses principaux métiers. Il continue de mettre tout en oeuvre pour assurer la continuité de ses activités, ainsi que pour servir et divertir au mieux ses clients et ses publics, tout en respectant les consignes des autorités de chaque pays où il est implanté.
Depuis le 1er janvier 2020, Vivendi a acheté 96,52 ME de ses propres actions (8,14% de son capital), représentant un montant de 2,35 MdsE, dont 23,02 ME d'actions dans le cadre du précédent programme de rachat et 73,5 ME d'actions dans le cadre du programme en cours.
Au 3 mars, Vivendi détient 100,44 ME d'actions d'autocontrôle, représentant 8,47% du capital.
Par ailleurs, l'Assemblée générale annuelle des actionnaires du 22 juin se prononcera sur la proposition d'un dividende ordinaire de 0,60 euro par action au titre de l'exercice fiscal 2020. Il représente un rendement d'un peu moins de 2%. Le détachement du coupon interviendrait le 23 juin pour une mise en paiement le 25 juin.

Renault : -2% suivi de Navya, STM, Elior, Valeo

Vallourec : -1,5% avec ADP et Trigano

Mersen : -1% suivi de Chargeurs, Atari, Alstom, Michelin et Faurecia

Aviva va bien sortir du marché italien en vendant ses activités locales à CNP Assurances (-1%) et à Allianz. Comme le laissaient entendre les derniers bruits de couloir, l'activité d'assurance vie revient au groupe français pour 543 millions d'euros et celle d'assurance générale au géant allemand pour 330 millions d'euros.
Aviva prévoit d'utiliser le produit de l'opération pour réduire sa dette, investir dans la croissance à long terme et retourner une partie du capital excédentaire aux actionnaires. Les transactions sont soumises aux conditions de clôture habituelles, y compris les approbations réglementaires et antitrust, et devraient être finalisées au cours du second semestre 2021.

Thalès (-0,5%) a dévoilé des résultats 2020 en net retrait, affectés par la crise sanitaire, mais anticipe un rebond de la plupart de ses activités cette année. L'équipementier pour l'aérospatiale, la défense et la sécurité a enregistré en 2020 un bénéfice opérationnel de 1,35 milliard d'euros, en baisse de 33% (-34% en organique), pour un chiffre d'affaires en repli de 7,7% (-10,4% en organique) à 16,98 milliards d'euros. Des données globalement conformes aux attentes du marché. Le résultat net consolidé, part du Groupe, ressort à 483 ME, en repli de 57% tandis que le free cash-flow opérationnel s'établit à 1,057 MdE. Le taux de conversion du résultat net ajusté, part du Groupe, en free cash-flow opérationnel atteint 113% (98% en 2019). Cette solide performance traduit notamment les actions mises en oeuvre depuis 2019 dans le cadre de l'initiative " Cash " et les effets cash du plan global d'adaptation à la crise.
Les prises de commandes ont décliné de 3% à 18,47 MdsE et le ratio book-to-bill est supérieur à 1, soutenant l'accélération de la croissance en 2022.
Pour l'année en cours, le groupe anticipe un chiffre d'affaires compris entre 17,1 et 17,9 milliards d'euros (17,99 MdsE de consensus), et une marge d'Ebit comprise entre 9,5% et 10%, contre 8% sur l'année 2020.
Le Conseil d'administration a décidé de proposer la distribution d'un dividende de 1,76 euro par action (contre 2,65 euros en 2019), correspondant à un taux de distribution de 40% du résultat net ajusté, part du Groupe.

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