Ouverture Paris : le CAC40 demeure haut perché

Ouverture Paris : le CAC40 demeure haut perché©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 29 janvier 2018 à 09h30

LA TENDANCE

Le calme revenu sur le front des devises avec l'Euro/Dollar à 1,24 ce matin, permet au marché boursier parisien de rester haut perché, à 5.530 points dans les premiers échanges de la semaine (+0,10%), sans conviction pour autant. Les valorisations élevées réclament confirmation en termes de résultats et de perspectives d'entreprises, et le verdict en la matière va tomber puisque a débuté la période des publications annuelles. D'ailleurs, la Bourse américaine devrait de nouveau donner le "la" de la tendance cette semaine, avec de nombreuses publications de résultats parmi les plus attendues et les plus scrutées : Microsoft, Facebook ou encore Apple, Alphabet et Amazon.

WALL STREET

La Bourse américaine continue de voler de records en records, malgré des valorisations jugées désormais élevées par de nombreux analystes. Les trois principaux indices ont désormais progressé sans interruption depuis début janvier (4 semaines), soutenus par de bons résultats d'entreprises (dont un bond de 10% d'Intel vendredi !), par la réforme fiscale et par le dollar faible qui favorise les multinationales américaines. Vendredi, l'annonce d'une croissance du PIB inférieure aux attentes au 4ème trimestre aux Etats-Unis n'a pas entamé l'optimisme ambiant, tandis que Donald Trump, depuis le forum économique de Davos, a appelé les entreprises étrangères à investir aux Etats-Unis. Le dollar a repris vendredi le chemin de la baisse, ce qui a soutenu les cours du pétrole. A la clôture, le Dow Jones a avancé de 0,85% à 26.616 points, tandis que l'indice large S&P 500 a pris 1,18% à 2.872 pts et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, grimpé de 1,28% à 7.505 pts.

ECO ET DEVISES

Aucun indicateur macroéconomique majeur n'est programmé aujourd'hui.

La parité euro / dollar atteint 1,2419 ce matin. Le baril de Brent se négocie 70,47$ et le WTI 66,40$. L'once d'or se traite 1.349$ (+0,01%).

VALEURS EN HAUSSE

* Metabolic Explorer (+8% à 2,50 Euros) : le titre est recherché après l'annonce de son premier projet d'usine.

* Airbus (+0,80% à 90,27 Euros) : la Commission américaine sur le commerce international (ITC) a refusé vendredi de suivre la recommandation du Département américain du commerce d'infliger des droits de douane rédhibitoires aux avions CSeries de Bombardier importés du Canada. Airbus a signé des accords pour prendre une part majoritaire dans ce programme.

* BNP Paribas (+0,20% à 68,42 Euros) : la filiale américaine a plaidé coupable de manipulation de taux de change et accepté vendredi de payer une amende de 90 M$. Le département américain de la Justice a précisé dans un communiqué que la banque française avait reconnu avoir participé à une entente sur la fixation des cours sur le marché des changes en Europe centrale et orientale, au Moyen Orient et en Afrique, sur une période allant de septembre 2011 à juillet 2013.

* ArcelorMittal (+0,17% à 30,02 Euros) : le groupe aurait scellé une alliance avec Nippon Steel pour racheter l'indien en difficultés Essar Steel, a appris le quotidien local 'Economic Times'. Initialement, les deux aciéristes auraient dû déposer des offres concurrentes. Mais ils ont changé leurs fusils d'épaule et discutent actuellement des contours d'un projet commun, ont indiqué des informateurs au journal.

* Alten (+3,50% à 83,15 Euros) : le chiffre d'affaires 2017 est en hausse de 13% à 1,975 MdE, dont 10,4% sur une base constante. Selon la société, le début 2018 est dans la lignée de 2017.

VALEURS EN BAISSE

* Sanofi (-0,33% à 73,24 Euros) : le groupe va dépenser 3,9 MdsE (45 euros par action) pour racheter Ablynx. L'opération a été unanimement validée par les deux conseils d'administration. Ablynx cote actuellement 37,12 euros. La société avait repoussé une OPA à 2,6 MdsE (28 euros par action) de Novo Nordisk en début d'année.

* Kering (-0,35% à 410,60 Euros) : Mediapart a accusé François-Henri Pinault, d'avoir validé un montage d'évasion fiscale pour rémunérer Marco Bizzarri, le patron de sa filiale Gucci. Celui-ci voulait 8 ME. Il les aura. Mediapart précise que le montage, en vigueur depuis 2010, aurait permis à Bizzarri d'éviter de verser au fisc 15 ME. Pour Kering, l'économie se chiffre à 50 ME par rapport à ce que la société aurait dû payer si elle avait versé un tel salaire en Italie.

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