Ouverture Paris : le CAC40 marque une pause

Ouverture Paris : le CAC40 marque une pause
Vue générale du Palais Brongniart, place de la bourse.

Boursier.com, publié le vendredi 06 novembre 2020 à 09h30

LA TENDANCE

Après 5 séances de hausse, les marchés semblent avoir besoin de souffler ce vendredi, à l'image du CAC40 qui est stable à 4.980 pts ce vendredi... Cette nuit, la dernière conférence de presse de Donald Trump a confirmé que le président sortant ne lâcherait pas l'affaire facilement, malgré un scrutin présidentiel qui est en train de tourner à la faveur de son rival Joe Biden. Trump, qui met en cause depuis des semaines l'intégrité du scrutin en raison du nombre élevé de votes par correspondance, a une nouvelle fois dénoncé de nombreuses "fraudes", sans en apporter pour autant la preuve, multipliant les recours en justice...
Sur les marchés en Asie ce matin, la tendance est plus prudente, même si la bourse de Tokyo monte encore de 0,9%. Seoul et Hong Kong sont stables et Shanghai en repli de 0,8%

WALL STREET

La Bourse de New York a signé jeudi soir sa 4e séance de hausse d'affilée, alors que le décompte des voix se poursuit aux Etats-Unis pour départager Joe Biden et Donald Trump dans la bataille pour la Maison Blanche. Joe Biden est en avance selon les résultats partiels, mais Donald Trump a d'ores et déjà engagé de nombreuses procédures de contestation judiciaire... Dans ce contexte politique tendu, la Fed a maintenu le statu quo sur sa politique monétaire, tout en se montrant prête à agir davantage si nécessaire, pour contrer les dégâts économiques de la crise sanitaire.
A la clôture, l'indice Dow Jones a grimpé de 1,95% à 28.390 points (après un gain de 5% de lundi à mercredi), tandis que l'indice large S&P 500 a bondi de 1,95% à 3.510 pts (après +5,2% sur 3 séances), et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a gagné 2,59% à 11.890 pts (après +6,7% sur 3 séances). Plus tôt, en Europe, l'EuroStoxx 50 avait gagné 1,72% et le CAC 40 avait fini en hausse de 1,24%.
En 4 séances, Wall Street a plus que comblé ses pertes de la semaine dernière, lorsque le DJIA avait chuté de 6,5%, le S&P 500 de 5,6% et le Nasdaq de 5,5%. Quel que soit le nom du prochain président américain, les marchés saluent la perspective d'un Congrès divisé à Washington, avec un Sénat qui resterait contrôlé par les Républicains, minimisant les risques de réformes anti-marché en cas de victoire de Joe Biden.

ECO ET DEVISES

Le dollar a accéléré son recul face aux principales devises mondiales, victime de l'appétit du risque qui pousse les investisseurs vers les marchés d'actions... Le billet vert avait à l'inverse progressé dans les semaines précédant l'élection aux Etats-Unis, faisant office de valeur refuge. L'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises) a cédé 0,8% à 92,59 points, proche de ses plus bas niveaux depuis deux ans, tandis que l'euro pointe à 1,1830$ (+0,90%).

Au-delà de l'élection présidentielle, les marchés ont salué le résultat attendu des législatives. Le Congrès devrait ainsi rester divisé entre les Démocrates, qui garderaient le contrôle de la Chambre des représentants, et les Républicains qui maintiendraient leur majorité au Sénat.
Une telle situation est considérée comme favorable aux marchés financiers, car elle diminue le risque de hausses d'impôts et de changements réglementaires majeurs prévus par Joe Biden, et qui affecteraient en priorité les valeurs technologiques et les valeurs de la santé...

La Fed a répété de son côté qu'elle se tenait prête à renforcer son soutien à l'économie si nécessaire, en "utilisant toute la gamme de ses outils pour soutenir l'économie américaine en ces temps difficiles". Son président, Jerome Powell, a déclaré lors da sa conférence de presse que la reprise de l'économie américaine avait ralenti à l'automne, après avoir profité dans un premier temps du soutien de la politique budgétaire et de la réouverture d'une partie des entreprises.
"Le rebond global des dépenses des ménages résulte en partie des aides financières et de l'augmentation des indemnités chômage, qui ont apporté un soutien essentiel à de nombreux individus et familles", a-t-il ajouté en ajoutant que la récente résurgence des cas de Covid-19 était "particulièrement préoccupante". "Une reprise économique complète est improbable tant que les gens n'auront pas confiance dans la possibilité de reprendre en sécurité un large éventail d'activités", a poursuivi Jerome Powell.

Les investisseurs guettent désormais les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis en octobre, qui seront publiés ce vendredi. Le consensus table sur 600.000 créations de postes non-agricoles et sur un taux de chômage de 7,7%. En attendant le rapport officiel, l'enquête ADP sur le secteur privé a été décevante, en faisant état mercredi de 365.000 créations de postes dans le privé le mois dernier, alors que le consensus était logé à 650.000.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage, publiées jeudi, ont baissé moins que prévu, ressortant à 751.000, en retrait de seulement 7.000 par rapport à la semaine antérieure, alors que le consensus était positionné à 735.000 inscriptions. La moyenne à quatre semaines s'établit à 787.000, en repli de 4.000, mais elle reste très supérieure à ce qu'elle était avant la crise du coronavirus.

VALEURS EN HAUSSE

Scor (+6%) Les primes brutes émises du Groupe atteignent 12.283 millions d'euros au cours des 9 premiers mois de 2020, en hausse de 2,3% à taux de change constants par rapport aux neuf premiers mois de 2019 (+1,9% à taux de change courants).
SCOR Global P&C enregistre des primes brutes émises en hausse de 2,9% à taux de change constants par rapport aux neuf premiers mois de 2019 (+1,9% à taux de change courants). La rentabilité technique de SCOR Global P&C au cours des 9 premiers mois de 2020 a été impactée par la pandémie de Covid-19 et par une série de catastrophes naturelles, ce qui se traduit par un ratio combiné net de 100,7%.
SCOR Global Life enregistre une croissance de ses primes brutes émises de 1,9% à taux de change constants par rapport aux neuf premiers mois de 2019 (+1,9% à taux de change courants). SCOR Global Life affiche une marge technique de 5,8% au cours des 9 premiers mois de 2020, après prise en compte de l'impact de la pandémie de Covid-19.
SCOR Global Investments dégage un rendement des actifs de 2,6% au cours des 9 premiers mois de 2020.

Elior Group (+6%) en amont de la publication de ses résultats annuels le 25 novembre 2020, fait le point sur ses activités, l'impact de la COVID-19 et annonce ses résultats financiers préliminaires non audités pour l'année 2019-2020 avant application de la norme IFRS 16. :
Le Chiffre d'affaires est de 3.967 milliards d'euros, à comparer à 4.923 milliards en 2018-2019, soit une décroissance organique de 19,7%.
L'Ebita ajusté des activités poursuivies du groupe ressort à -71 ME, à comparer à 176 ME l'an dernier.
L'impact de la COVID-19 est estimé à 1.003 ME sur le chiffre d'affaires et 268 ME sur l'Ebita ajusté. L'impact sur l'EBITA ajusté de la perte de chiffre d'affaires (drop-through) sur l'année est de 27%, inférieur au 30% annoncé.
Hors impacts de la COVID-19, des grèves en France et des sorties de contrats volontaires en Italie et la réduction du périmètre du contrat Tesco au Royaume-Uni, la croissance organique de l'exercice 2019-2020 est de +1,7%.
La liquidité disponible au 30 septembre 2020 est de 630 ME, à comparer à 709 ME au 30 juin 2020.
La dette nette s'élève à 767 ME au 30 septembre, à comparer à 539 ME l'an dernier et à 563 millions d'euros au 31 mars 2020.

Rubis (+5%) a enregistré une baisse de 32% de son chiffre d'affaires du troisième trimestre 2020 à 922 ME. Sur 9 mois, le chiffre d'affaires recule de 25% à 2,973 milliards d'euros.
Rubis souligne que le troisième trimestre 2020, toujours marqué par la Covid-19, témoigne d'un fort rebond chez Rubis Énergie en distribution et activités associées. Ainsi, les volumes du troisième trimestre sont en retrait limité de de 4 % par rapport à 2019 à structure comparable et hors aviation, encore significativement impactée. Néanmoins, la configuration des prix internationaux (- 45 %) est restée favorable en distribution, autorisant une bonne croissance des marges unitaires (+ 10 %)
Au total, les volumes commercialisés en distribution finale sur le troisième trimestre reculent quand même de 12% à 1.235.000 mètres cubes.

Technicolor (+3%) Le chiffre d'affaires sur 9 mois se monte à 2,23 milliards d'euros. Il est en baisse de -18% à taux constants, incluant une baisse des Services de Production (41,2)%, des Services DVD (21,3)% et de Maison Connectée (4,8)%.
L'Ebitda ajusté est de 106 millions d'euros, en baisse de -46,6% à taux constants, reflétant des améliorations opérationnelles et financières dans toutes les activités, en particulier dans Maison Connectée, et d'autre part la baisse des Effets Visuels Film & Séries TV, principalement due à l'arrêt du tournage en direct, et des volumes d'activité dans les Services DVD.
L'Ebita ajusté est une perte de -65 ME, en baisse de -63 ME à taux courants, atténué par la baisse des D&A et des réserves.

Tikehau : +2% avec Manitou, Rallye, Thales, CNP, Legrand, ALD, SG, FFP

AXA : +1,5% avec Veolia, Klepierre, Crédit Agricole, Transgene, Amundi, et Eiffage

Erytech Pharma (+1%) a fait le point sur ses avancées cliniques et financières. La perte nette pour les 9 premiers mois de 2020 s'élève à 53,6 millions d'euros, soit une hausse de 10,3 millions d'euros (+24%) par rapport à l'année précédente, sous l'effet de l'accroissement de 4,7 millions d'euros (+10%) de la perte d'exploitation et la diminution de 5,6 millions d'euros du résultat financier. Le creusement de la perte d'exploitation de 4,7 millions d'euros résulte de l'augmentation de 6 millions d'euros des dépenses de développement préclinique et clinique, principalement liées aux charges encourues pour l'essai de phase 3 dans le cancer du pancréas, de la diminution de 2,3 millions d'euros des frais généraux et administratifs, liés à la fin des dépenses relatives à la mise en place du site de production encourues pour l'essentiel en 2019, et à la baisse de 1 million d'euros des revenus, dont 0,9 million d'euros correspondent au paiement reçu à la signature de l'accord de licence avec SQZ Biotechnologies en juin 2019, qui ne s'est pas reproduit en 2020.

Carmila (+1%) Pour faire face à la 2ème vague de la pandémie de Covid 19, de nouvelles mesures de restriction ont été récemment prises dans différents pays européens, en particulier en France et en Espagne. En France, le gouvernement a décidé la fermeture des commerces non-essentiels à compter du 31 octobre, et en Espagne et en Italie, le renforcement des mesures fait également l'objet de décisions régionales.
Le 30 juillet 2020, Carmila annonçait s'être fixé un objectif de variation de son résultat récurrent pour 2020 dans une fourchette comprise entre -14% et -18% ; ces perspectives étant envisagées dans l'hypothèse où aucune mesure de reconfinement ni de fermeture de sites au public n'ait lieu au second semestre 2020.

VALEURS EN BAISSE

Natixis (-6%) L'établissement du Groupe BPCE a dévoilé hier soir des résultats inférieurs aux attentes des analystes tout en annonçant vouloir sortir du capital de sa filiale de gestion H2O, qui a fait beaucoup de tort à la banque ces derniers mois. Le titre trébuche de plus de 6% en début de séance à Paris.
Natixis, qui a changé de directeur général en août dernier, a ainsi indiqué que des discussions ont été engagées entre les deux parties "sur une possible cession graduelle de la participation de Natixis IM dans H2O AM et sur une reprise ordonnée de la distribution par la société de gestion sur une période de transition jusqu'à fin 2021". La banque possède 50,01 % du capital de son affilié.
Natixis a aussi annoncé un repositionnement de son activité de dérivés actions pour réduire l'exposition aux risques. Fin 2018, la banque avait essuyé des pertes dans cette activité sur les marchés asiatiques. Le groupe a également fait part du lancement d'un programme de réduction de coûts qui doit lui permettre d'économiser 350 ME d'ici à 2024. ll se traduira notamment par des réductions d'effectifs, mais il n'y aura pas de départ contraint, assure le management.
Au troisième trimestre, la banque a vu son résultat net chuter de 91% à 39 millions d'euros pour des revenus en repli de 16% à 1,762 milliard d'euros. Les revenus des activités de marché ont particulièrement déçu, avec notamment des revenus issus du trading actions limités à 34 ME contre 60,2 ME de consensus. Le niveau de coût du risque sous-jacent s'est amélioré par rapport au deuxième trimestre, malgré une hausse des provisionnements sur le secteur de l'énergie ainsi qu'une hausse des prêts non-performants par rapport à l'année précédente.

JCDecaux (-5%) Le chiffre d'affaires ajusté pour le troisième trimestre 2020 est en baisse de -41,5 % à 541,2 ME comparé à 925,8 ME troisième trimestre 2019.
En excluant l'impact négatif lié à la variation des taux de change et l'impact négatif lié aux variations de périmètre, le chiffre d'affaires organique ajusté est en baisse de -37,9%.
Par géographie, la France et le Reste de l'Europe ont enregistré des signes de reprise, principalement dans le Mobilier Urbain.
L'amélioration durant le 3ème trimestre en Chine Continentale des activités exposées aux audiences domestiques, ces dernières ayant presque été de retour au niveau d'avant la crise de la Covid-19, principalement les métros et les aéroports domestiques, a été compensée par la faible performance de l'activité aéroportuaire liée au trafic international qui reste très affecté.
L'Amérique du Nord, le Reste du Monde et le Royaume-Uni ont été les régions les plus touchées sur les 3 segments d'activité.

PSB Industries (-1%) affiche au 30 septembre un chiffre d'affaires de 151,6 ME, en retrait de -24,3% à taux de change et périmètre constants. Le troisième trimestre 2020, avec un recul de -13,5% à taux de change et périmètre constants par rapport à 2019, affiche une reprise sensible des activités par rapport au deuxième trimestre 2020 (en recul de -46,7%). Le groupe précise que cette accélération assez homogène sur l'ensemble des marchés et géographies tend à se stabiliser depuis le mois de septembre.

Lagardere : -2% avec P&V, Esi Groupe, Neurones et Bonduelle

STM : -1,5% suivi de LDC, SoiTec, Virbac, Ubisoft, Sanofi, AST Groupe, Sanofi, Eurazeo, L'Oreal et Publicis

Cellectis (-1%) incluant Calyxt, disposait fin septembre de 308 M$ en trésorerie, équivalents de trésorerie, actifs financiers courants et de trésorerie bloquée consolidés, dont 278 M$ sont attribuables à Cellectis hors Calyxt. Cela se compare à 364 M$ de trésorerie, équivalents de trésorerie, actifs financiers courants et trésorerie bloquée consolidés au 31 décembre 2019, dont 304 M$ étaient attribuables à Cellectis. Cette diminution nette de 56 M$ reflète principalement (i) un encaissement de 28 M$ au premier trimestre 2020 de la part de Servier dans le cadre de la modification de l'accord de licence, de développement et de commercialisation en mars 2020 et (ii) 21 millions de dollars d'un syndicat bancaire formé par un groupe de banques sous la forme d'un Prêt Garanti par l'Etat ("PGE"), et (iii) un impact FOREX favorable de 3 M$, qui a été compensé par (ii) 79 M$ de flux nets de trésorerie utilisés par les activités d'exploitation, d'investissement et de location-financement de Cellectis, (iii) 31 M$ de flux nets de trésorerie utilisés par les activités d'exploitation et acquisitions d'immobilisation corporelles de Calyxt. "Nous estimons que notre trésorerie, nos équivalents de trésorerie, nos actifs financiers courants et comptes de trésorerie bloquée consolidés au 30 septembre 2020 seront suffisants pour financer chacune des activités de Cellectis et de Calyxt jusque dans l'année 2022" précise le groupe.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.