Ouverture Paris : le CAC40 rechute de plus de 1%

Ouverture Paris : le CAC40 rechute de plus de 1%©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 09 mai 2019 à 09h30

LA TENDANCE

Après son petit rebond hier, le CAC40 reperd 1,2% ce jeudi à 5.353 pts, en attendant l'arrivée de la délégation chinoise à Washington aujourd'hui dans le cadre des négociations commerciales entre les deux pays... Les marchés restent donc très prudents ce matin, alors que la presse rapporte que Pékin prépare des taxes en représailles à celles que Washington menace de lui imposer dès ce vendredi sur 200 milliards de dollars de marchandises importées...

WALL STREET

A l'issue d'une séance hésitante, l'indice Dow Jones a fini stable (+0,01%) à 25.967 points, après avoir franchi en séance les 26.000 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 0,16% à 2.879 pts et que le Nasdaq composite a lâché 0,26% à 7.943 pts. Plus tôt dans la journée, les marchés asiatiques ont fini en baisse (-1,4% pour le Nikkei à Tokyo et pour le le CSI 300 à Shanghai) tandis qu'en Europe, l'EuroStoxx 50 a progressé de 0,47% en clôture et qu'à Paris, le CAC 40 a regagné 0,4%.
Donald Trump continue de souffler le chaud et le froid sur les marchés : après avoir créé un électrochoc, dimanche dernier, en annonçant l'instauration, dès vendredi, de taxes de 25% sur 200 milliards de dollars de biens chinois importés, le président américain s'est montré plus optimiste, mercredi quant à la possibilité de parvenir à un accord commercial avec Pékin... Dans un nouveau tweet, le président américain a ainsi estimé que les Chinois, menés par le vice-Premier ministre Liu He"viennent maintenant aux U.S. pour conclure un accord", tout en les prévenant qu'ils ne pourraient pas continuer à "saigner les Etats-Unis dans les années à venir"...
Les autorités chinoises ont confirmé que le vice-Premier ministre Liu He allait bien accompagner la délégation se rendant à Washington jeudi et vendredi. Mais Pékin n'entend pas faire de concessions dans les négociations futures, malgré ces pressions insistantes de Trump...

ECO ET DEVISES

Sur le marché des changes, l'euro pointe sur les 1,12$ et le pétrole est reparti en hausse, au-dessus des 70$ le baril, après l'annonce d'une baisse surprise de 4 millions de barils des stocks de brut américains la semaine dernière.
En outre, les tensions au Moyen-Orient sont remontées d'un cran après que l'Iran a menacé de s'affranchir de certains engagements pris dans le cadre de l'accord sur le nucléaire iranien signé en 2015... Téhéran a donné mercredi un délai de 60 jours aux autres pays signataires de l'accord (Europe, Russie, Chine) pour qu'ils mettent en oeuvre leurs promesses de protéger les secteurs bancaire et pétrolier contre les sanctions américaines.
Les Etats-Unis, qui se sont retirés de l'accord il y a tout juste un an, infligeant des sanctions pétrolières à Téhéran, sont en train de déployer dans le Golfe un groupe aéronaval face à l'Iran, composé notamment d'un porte-avions et d'une force de bombardiers. Selon la chaîne israélienne 'Channel 13', Israël aurait informé les Etats-Unis d'un projet d'attaque iranienne contre des intérêts américains dans le Golfe persique.

VALEURS EN HAUSSE

LDLC : +3% avec ESSO en hausse de 2,2%

Ekinops remonte de 1,8% suivi de SII et de Tessi

Neurones : +1% avec Catana

EURO Ressources : +0,6%. Le groupe a publié aujourd'hui ses états financiers intermédiaires résumés non audités, préparés conformément aux Normes internationales d'information financière pour le premier trimestre clos le 31 mars 2019. Ces états financiers intermédiaires résumés non audités ont été arrêtés par le Conseil d'administration le 8 mai 2019. Sauf mention contraire, tous les montants sont exprimés en euros.
Au premier trimestre de 2019, EURO a fait état d'un bénéfice net en IFRS de 3,6 millions d'euros (0,057 euro par action), contre 3,9 millions d'euros (0,063 euro par action) au premier trimestre de 2018.
Les produits étaient de 5,9 millions d'euros au titre du premier trimestre de 2019, soit une hausse de 5% par rapport aux 5,6 millions d'euros enregistrés à la même période en 2018. Ces produits proviennent essentiellement de la redevance de la mine Rosebel pour un montant de 6 millions d'euros (premier trimestre de 2018 : 5,5 millions d'euros). La hausse de ces produits, qui s'explique principalement par l'affaiblissement de l'euro (0,4 million d'euros) et par l'augmentation de la production d'or avec 71.536 onces au premier trimestre de 2019 comparativement à 68.793 onces à la même période en 2018 (0,2 million d'euros), a été en partie neutralisée par un cours moyen de l'or moins élevé au premier trimestre de 2019 : 1.304 dollars américains l'once, contre 1 329 dollars américains l'once au premier trimestre de 2018 (0,1 million d'euros).
Au cours du premier trimestre de 2019, les autres redevances imputables à des tiers en Guyane française comprenaient le renversement d'une redevance à recevoir surestimée comptabilisée antérieurement de -0,1 million d'euros (premier trimestre de 2018 : produits de 0,1 million d'euros).
Au premier trimestre de 2019, EURO a comptabilisé une charge d'impôt sur le résultat de 2,3 millions d'euros, contre 1,6 million d'euros au premier trimestre de 2018. Cette hausse s'explique principalement par les écarts de conversion.
Au 31 mars 2019, le montant de la trésorerie s'élevait à 31,4 millions d'euros, contre 25,7 millions d'euros au 31 décembre 2018. Cette hausse résulte principalement de la trésorerie générée par les activités opérationnelles.

L'Oreal : +0,5% suivi de M6, Sanofi, Getlink, Innate

VALEURS EN BAISSE

ArcelorMittal : -3,3% après avoir publié ses comptes trimestriels marqués par un EBITDA qui ressort à 1,7 Mds$, en repli de 15,3% au T1, contre 2 Mds$ au T4 2018, et un recul de 34,2% sur un an, dans un contexte économique plus discuté. Le résultat net est de 0,4 Mds$. Le chiffre d'affaires trimestriel reste stable sur un an, à 19,2 Mds$. La dette nette grimpe à 11,2 Mds$. En excluant l'effet IFRS 16, elle revient à 10 Mds$, comparé à 10,2 Mds$ fin 2018.
Le maintient de la note du groupe reste une priorité de la direction qui vise une réduction de la dette nette sous les 7 Mds$, contre une prévision de moins de 6 Mds$ auparavant en tenant compte de l'effet IFRS 16.
Le premier producteur mondial d'acier a abaissé au passage sa prévision de demande sur ses principaux marchés et a expliqué être confronté au double défi d'une baisse des cours et d'importations élevées en Europe...

CGG : -3% avec Trigano et Stentys

Amundi : -2,5% suivi de STM et de Plastic Omnium

Valeo : -2% avec Crédit Agricole, Eramet, Technip, Faurecia, Vallourec, Genfit

Natixis : -1,5% avec Saint-Gobain, Renault, Edenred, LVMH

Celyad : -1%. Le groupe a publié aujourd'hui une mise à jour sur les principaux développements opérationnels du premier trimestre 2019 clos le 31 mars 2019. La société a clos le trimestre avec 40,5 millions d'euros (45,4 million de dollars) de liquidités, d'équivalents de trésorerie et de placements à court terme.
La consommation de trésorerie pour le premier trimestre 2019 s'est élevée à 8,6 millions d'euros, conformément aux attentes.
La société confirme ses prévisions antérieures selon lesquelles la trésorerie actuelle devraient être suffisants pour financer les charges d'exploitation et les besoins en investissements, compte tenu des activités actuelles, jusqu'à la mi-2020...

Atos : -1%. Le groupe a annoncé la mise en oeuvre à compter de ce jeudi 9 mai 2019 d'un mandat irrévocable avec un prestataire de services financiers indépendant (PSI) portant sur le rachat de ses propres actions dans la limite de 1.100.000 actions jusqu'au 24 juin 2019 au plus tard, pour un prix ne pouvant dépasser le plafond de 120 euros par action tel que fixé dans la 18ème résolution votée par l'Assemblée Générale Mixte du 30 avril 2019.
Ces actions sont destinées à être remises à des bénéficiaires d'actions de performance, de plans d'achat d'actions ou autres plans d'intéressement à long-terme.

Casino : -0,8%. A la suite de la parution d'articles de presse faisant état de l'annonce prochaine d'une opération de combinaison de ses actifs en Amérique Latine, Casino Guichard-Perrachon précise étudier, dans le cadre de la revue permanente de ses investissements, ses différentes options stratégiques dans cette région.
Ces réflexions n'ont abouti à aucun élément matériel qui justifierait une annonce au marché...

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