Ouverture Paris : les publications semestrielles se poursuivent

Ouverture Paris : les publications semestrielles se poursuivent©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 27 juillet 2020 à 09h30

LA TENDANCE

Après une fin de semaine sous tension, le CAC40 tente de limiter son retard à 0,5% ce lundi dans un marché calme, de retour à 4.930 pts. Malgré la pression venue des Etats-Unis et des marchés européens, les places financières de la zone Asie Pacifique ont débuté la semaine sans faire de vagues, en hausse de 0,2% à Shanghai et de 0,7% à Seoul, alors que la bourse de Tokyo a rouvert en recul de 0,16% après un long week-end de 4 jours au Japon. A Paris, les comptes semestriels continuent d'être publiés par les groupes cotés avec du bon (Showroomprivé) et du moins bon (Faurecia)... L'or continue de se distinguer, au plus haut, au-dessus des 1.900$ l'once, tandis que l'euro culmine sur les 1,17/$ entre banques.

WALL STREET

Le S&P500 a perdu 0,62% à 3.216 pts, alors que le Nasdaq Composite a abandonné à 0,94% à 10.363 pts. Le DJIA a reculé de 0,68% à 26.470 pts. C'est surtout le groupe Intel qui a déprimé la tendance en chutant de plus de 16% au lendemain de ses annonces de retard de développement de son processeur de nouvelle génération...
Les marchés ont par ailleurs continué de surveiller les tensions croissantes entre les Etats-Unis et la Chine. Le ministère chinois aux Affaires étrangères a demandé aux USA de fermer leur consulat à Chengdu, dans le centre du pays, après que Washington a exigé de la Chine la fermeture de son consulat à Houston... Les tensions qui portaient déjà sur le commerce, l'épidémie du nouveau coronavirus, ou encore le contrôle accru de Pékin sur Hong Kong prennent une tournure inquiétante depuis plusieurs jours sur fond de campagne présidentielle américaine qui semble mal partie pour Donald Trump à 100 jours du scrutin.

ECO ET DEVISES

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a affirmé que les Etats-Unis et leurs alliés devaient faire preuve de "moyens plus créatifs et affirmés" pour contraindre le Parti communiste chinois à changer sa manière de faire. Il s'agirait selon lui de "la mission de notre temps". Depuis la librairie Nixon à Yorba Linda en Californie, Pompeo a donc taclé la Chine avec vigueur. "Le président Nixon a dit une fois qu'il craignait d'avoir créé un Frankenstein en ouvrant les portes du monde au PCC, et nous y sommes", a même insisté Pompeo qui a réitéré les accusations sur les pratiques commerciales de Pékin, ses violations des droits de l'homme et ses efforts pour "infiltrer" et espionner l'Amérique.
Pompeo s'est aussi ému du fait que l'armée chinoise soit devenue "plus forte et plus menaçante". "Nous devons inciter la Chine à évoluer (...) par des moyens plus créatifs et affirmés, parce que les agissements de Pékin menacent notre peuple et notre prospérité", a lancé Pompeo. "Si le monde libre ne change pas, la Chine communiste nous changera", s'est alarmé le secrétaire d'Etat...
Sur le marché du pétrole, le baril de brent reste ferme et stable sur les 43$. L'once d'or culmine à plus de 1.900$, à 1.905$. Côté devises, l'euro rejoint les 1,17/$ entre banques...

VALEURS EN HAUSSE

Showroomprivé (+9%) a fortement réduit ses pertes au premier semestre, renouant même avec un EBITDA positif. Sur les six premiers mois de l'année, le spécialiste de la vente en ligne enregistre ainsi un EBITDA de 7 millions d'euros contre -23,2 ME un an plus tôt pour un chiffre d'affaires net stable à 302,7 millions d'euros, grâce à une croissance au deuxième trimestre de +19% venant compenser le repli de -20% sur les trois premiers mois de l'exercice.
La marge brute s'élève à 112,4 millions d'euros en hausse significative de 23,7 ME. Elle ressort à 37,1% du chiffre d'affaires contre 29,4% sur le 1er semestre de l'exercice précédent. Cette évolution positive de la marge brute valide les décisions stratégiques du Groupe. Elle s'est de plus accompagnée d'une réduction des charges opérationnelles de 5,8 ME (6,6 ME avant amortissement) conformément aux objectifs du plan Performance initiée en 2018.
Après dotations aux amortissements et aux provisions, le résultat opérationnel avant coût des paiements en actions et autres produits et charges opérationnels reste en territoire négatif à -1,6 million d'euros, mais en nette amélioration sur un an, alors que le résultat net du Groupe atteint -6,6 ME contre -41,4 ME au premier semestre 2019.

Solocal : +3% avec Navya, Abionyx, ID Logistics

Colas : +2% suivi de Linedata, Somfy

Immobilière Dassault (+2%) Au cours du 1er semestre 2020, les revenus locatifs d'Immobilière Dassault ont progressé de 2,17% par rapport au 1er semestre 2019. Ils s'élèvent à 10,5 ME, portés notamment par la relocation de l'immeuble 36 avenue Pierre 1er de Serbie à Paris à partir du 2ème trimestre 2019.
Le résultat opérationnel ressort à 56,6 ME au 30 juin 2020 contre 15,4 ME au 30 juin 2019, en forte hausse sous l'effet de l'appréciation du patrimoine immobilier qui génère un impact positif sur le résultat de 48,8 ME, contre 7,9 ME au 1er semestre 2019.
Cet ajustement positif s'explique par deux effets opposés, l'effet favorable de nouveaux accords locatifs et, en sens contraire, une hypothèse de prudence renforcée notamment sur les actifs de commerce et d'hôtellerie en raison de la crise sanitaire.
La valeur hors droits du patrimoine est évaluée à 763,5 ME, soit une hausse de 6,9% par rapport aux 714,3 ME au 31 décembre 2019.
Sur la base des capitaux propres consolidés part groupe au 30 juin 2020, l'actif net réévalué hors droits s'élève à 465,3 ME contre 418,4 ME au 31 décembre 2019.
L'ANR Ajusté hors droits s'élève à 69,59 Euros par action au 30 juin 2020, en hausse de 11% par rapport à son niveau du 31 décembre 2019.
La dette financière nette ressort à 285,1 ME au 30 juin 2020, contre 279 ME au 31 décembre 2019.
Le ratio Loan-To-Value ressort à 34,92% de la valeur du patrimoine, en amélioration par rapport à 36,55% au 31 décembre 2019 et largement en-dessous de la limite des 50% qu'Immobilière Dassault s'est engagée à respecter...

Verallia : +2% avec DS, SII, Lectra

Total : +0,5% suivi de Infotel, Trigano et LafargeHolcim

VALEURS EN BAISSE

Gl Events : poursuit sa chute de 5% dans un secteur de l'événementiel mis KO par la crise, suivi de Air France KLM (-4,5%)

Faurecia (-4%) L'équipementier automobile, guère épargné par la pandémie de Covid-19 au premier semestre, anticipe le retour à une rentabilité et une génération de trésorerie solides au 2nd semestre. Il vise une marge opérationnelle d'environ 4,5% des ventes et des cash-flows nets d'environ 600 millions d'euros sur la période, avec des ventes d'environ 7,6 milliards d'euros (avec une hypothèse de baisse de la production automobile mondiale d'environ 15% durant la période).
Pour atteindre ces objectifs, Faurecia poursuivra le déploiement de mesures pour renforcer davantage la résilience, améliorer la génération de trésorerie et maintenir une structure financière saine. Le groupe compte notamment optimiser son empreinte industrielle avec un budget de restructuration d'environ 230 millions d'euros pour l'exercice (contre 132 ME en 2019, hors Clarion), réduire ses Capex d'environ 40% sur l'exercice (contre 685 ME en 2019) et diminuer le coût brut de la R&D de 10% à 15%.
Sur les six premiers mois de l'exercice, le groupe a essuyé une perte nette de 433 millions d'euros pour des ventes de 6,17 MdsE, en baisse de 31,2% en données publiées et de 35,4% à périmètre et taux de change constants. La plupart des régions a surperformé de façon significative le marché local, mais le mix géographique défavorable conduit à une légère sous-performance au niveau du Groupe, précise Faurecia. Le déficit opérationnel atteint 114 ME contre un profit de 645 ME un an plus tôt. Des résultats déficitaires mais légèrement meilleurs qu'anticipés par le marché.
Enfin, le management confirme son ambition de rentabilité et de génération de trésorerie pour 2022 avec des perspectives de ventes revues en baisse. Il table ainsi sur une marge opérationnelle à 8% des ventes et de cash-flow net à 4% des ventes, avec des revenus supérieurs à 18,5 milliards d'euros (contre 20,5 MdsE précédemment, dans un marché mondial désormais estimé à 82 millions de véhicules, encore inférieur à 2019).

Plastic Omnium : -3% avec Getlink, Elis, Sodexo, Inventiva

Accor : -2% suivi de Thales, Akka, Spie, Safran, Lagardere

Atos (-1,7%) Le chiffre d'affaires semestriel du groupe Atos s'est établi à 5.627 millions d'euros, en baisse de 2,8% à périmètre et taux de change constants. Dans le contexte du Covid-19, le chiffre d'affaires du Groupe n'a que faiblement diminué grâce à un positionnement solide dans la plupart des Secteurs.
Les prises de commandes sont en hausse de 9,4%, avec un ratio prise de commandes sur chiffre d'affaires de 112%, contre 121% au deuxième trimestre. Le résultat d'exploitation pour le premier semestre 2020 atteint 362 millions d'euros. La marge opérationnelle s'inscrit à 450 millions d'euros, soit 8% du chiffre d'affaires. Des décalages temporaires sur le besoin en fonds de roulement portant le flux de trésorerie disponible à -172 millions d'euros.
Le Bénéfice Normalisé par Action Dilué est de 2,93 euros.
Le Groupe confirme tous ses objectifs pour 2020, qui restent basés sur le scenario macroéconomique d'une reprise progressive au deuxième semestre 2020 et en 2021, ainsi que sur les échanges quotidiens de la Direction avec les clients du groupe :
Evolution organique du chiffre d'affaires : entre -2% et -4% ;
Taux de marge opérationnelle : de 9% à 9,5% du chiffre d'affaires ;
Flux de trésorerie disponible : 0,5 milliard d'euros à 0,6 milliard d'euros.

Atos a annoncé par ailleurs aujourd'hui entrer en négociations exclusives avec les actionnaires de digital.security en vue de l'acquérir. digital.security, une filiale du groupe Econocom, est un acteur indépendant de premier plan dans le domaine de la cybersécurité en France et au BeLux. Cette opération stratégique consolidera la position de leader des services de cybersécurité d'Atos en France avec 500 experts dédiés et renforcera sa place de numéro 1 en Europe.
Atos bénéficiera de l'expertise de 250 consultants en cybersécurité et des connaissances spécifiques de digital.security en matière d'Internet des Objets (IoT), créant ainsi des synergies importantes avec les activités et les clients d'Atos - tandis que digital.security bénéficiera de la vaste expertise d'Atos et de ses classements de premier plan dans le domaine des services de sécurité gérés (Managed Security Services).

Valeo : -1,5% avec Vinci, CNP, Natixis et TechnipFMC

Le revenu total d'Edenred (-0,5%) au S1 est ressorti à 696 millions d'euros, en baisse de 4,8% en données comparables et de 10,4% en données publiées par rapport au 1er semestre 2019. Le chiffre d'affaires opérationnel est en recul de 4,6% en données comparables, dont +6,6% au premier trimestre et -15,4% au deuxième trimestre
Fort rebond en juin : -9% en données comparables après -19% et -18% en avril et mai.
L'EBITDA atteint 255 millions d'euros, en baisse de 12,8% en données organiques et de 17,8% en données publiées Génération de Free Cash Flow de 113 millions d'euros, contre -13 millions d'euros au 1er semestre 2019 grâce à un allongement temporaire de la durée de rétention des fonds alloués aux utilisateurs, lié aux conséquences de la crise sanitaire
Le Resultat net part du Groupe est de 100 millions d'euros.
Confirmation du plan d'économies de 100 millions d'euros en 2020 et de l'ajustement sélectif à la baisse des investissements prévus cette année.
Objectif d'EBITDA 2020 compris entre 540 millions d'euros et 610 millions d'euros.
Objectif d'un ratio de dette nette/EBITDA inférieur à 2,8 à fin décembre 2020.

BIC (-0,5%) a pris acte de la décision de la Commission Européenne de clore la procédure en manquement qu'elle avait initiée en 2012 contre les Pays-Bas, ainsi que les plaintes déposées par BIC en 2018 contre la France et l'Allemagne pour défaut de surveillance de la sécurité du marché des briquets.
BIC regrette cette décision qui prive d'effet utile la Directive Relative à la Sécurité Générale des Produits (DSGP). Ces procédures visaient en effet à remédier au fait que deux tiers des modèles de briquets en Europe, dont une très large part importés, ne sont pas conformes aux normes de sécurité en vigueur provoquant ainsi des dizaines de milliers d'accidents graves chaque année dans l'UE.
"Cette situation illustre le problème, largement reconnu par la Commission elle-même à l'occasion de ses projets de réforme et par d'anciens Commissaires, de l'inefficacité de la surveillance de la sécurité des produits disponibles sur le marché européen, telle que conçue par la DSGP ", commente BIC.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.