Ouverture Paris : Peugeot en hausse, ADP en berne

Ouverture Paris : Peugeot en hausse, ADP en berne©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 28 juillet 2020 à 09h30

Encore assez peu de variations ce mardi matin en bourse de Paris qui reste à l'écoute des résultats semestriels d'entreprises avec LVMH, Peugeot, Michelin ou encore ADP qui viennent de publier leurs comptes... Le CAC40 perd 0,2% à 4.926 pts. Malgré Wall Street qui s'est repris hier soir après deux séances dans le rouge, la tendance reste hésitante, alors que dans la zone Asie Pacifique, Seoul a repris 1,7%, Shanghai s'est adjugé 0,7%, mais la bourse de Tokyo a reculé prudemment de 0,26%...

WALL STREET

Hier soir, l'indice S&P500 américain s'est avancé de 0,74% à 3.239 pts, alors que le Nasdaq Composite a progressé finalement de 1,67% à 10.536 pts. Le DJIA a gagné 0,43% à 26.584 pts. Les investisseurs tablent sur un nouveau soutien budgétaire massif pour faire face à la pandémie de Covid-19, ainsi que sur la poursuite de la politique très accommodante de la Fed... La majorité républicaine au Sénat des Etats-Unis a ainsi présenté lundi sa version d'un plan de soutien de 1.000 milliards de dollars (850 milliards d'euros) à l'économie américaine pour faire face à l'épidémie de coronavirus...

ECO ET DEVISES

La présentation des grandes lignes de ce plan, élaboré en concertation avec la Maison blanche, ouvre la voie à des négociations avec les démocrates, majoritaires à la Chambre des représentants, alors que des mesures exceptionnelles d'indemnisation dont bénéficient des millions d'Américains au chômage doivent expirer en fin de semaine...
Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a affirmé que ce plan "sur mesure et ciblé", baptisé "HEALS Act", devrait permettre aux enfants de reprendre l'école, aux employés de retourner au travail et au système de santé américain de résister à une crise sanitaire qui a déjà fait 150.000 morts aux Etats-Unis. "Il faudra une coopération bipartite pour traduire ce "HEALS Act" en loi au bénéfice du peuple américain", a-t-il souligné, alors que l'Etat fédéral a déjà mobilisé 3.700 milliards de dollars depuis le début de la crise pour en atténuer son impact économique.
Le chef de file des sénateurs démocrates, Chuck Schumer, a cependant qualifié ce projet de "totalement inadapté" et dénoncé le fait qu'il reviendrait à réduire de 30% les aides fédérales aux chômeurs... D'après le Washington Post, les républicains veulent ramener à 200 dollars par semaine, contre 600 actuellement, les aides exceptionnelles allouées aux chômeurs.
Mitch McConnell a pour sa part déclaré que ce projet prévoyait des aides supplémentaires pour les chômeurs, sans fournir de chiffres, ainsi que le versement direct d'une allocation exceptionnelle de 1.200 dollars pour chaque Américain. Des incitations sont aussi prévues pour favoriser la fabrication aux Etats-Unis, plutôt qu'en Chine, de matériel de protection pour le personnel soignant. Le projet contient par ailleurs une "puissante protection juridique" pour les entreprises, afin qu'elles ne soient pas exposées à des poursuites en cas de contamination de leurs salariés, ce qui constitue une priorité pour les républicains.

Concernant justement la propagation rapide de la pandémie de Covid-19, plus de 16,2 millions de personnes ont désormais été contaminées par le Covid-19 à travers le monde, dont plus d'un quart aux Etats-Unis. Plus de 649.000 personnes sont décédées, dont près de 147.000 aux Etats-Unis. Le pays continue à enregistrer une augmentation record du nombre de cas et de décès dans plusieurs États. Robert O'Brien, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, a été testé positif, a confirmé la Maison Blanche. Le dirigeant travaille à son domicile depuis la semaine dernière...
Du côté des avancées de la recherche en laboratoire, Moderna et Pfizer ont tous les deux annoncé lundi avoir lancé des essais à grande échelle pour leurs vaccins potentiels contre le COVID-19, la maladie provoquée par le coronavirus, ce qui pourrait ouvrir la voie à leur approbation par les régulateurs et leur utilisation d'ici la fin de l'année. Les essais devraient être réalisés sur 120 sites à travers le monde et concerner 30.000 participants, notamment dans des régions fortement touchées par la pandémie...
Moderna et Pfizer font partie des groupes bénéficiant de l'aide de l'administration fédérale américaine dans le cadre d'un vaste programme de lutte contre le coronavirus.
L'action de Moderna a grimpé de 9% et le titre Pfizer a progressé de 1,6% après-clôture.

Plus de 150 vaccins potentiels sont actuellement en cours de développement, à des niveaux différents, à travers le monde. Des tests sur des humains ont été lancés pour une vingtaine d'entre eux.
Hier, Moderna a annoncé avoir reçu 472 millions de dollars supplémentaires du gouvernement américain pour le développement d'un vaccin potentiel contre le Covid-19... Le groupe, dont les résultats des essais de phase 1 du MRNA-1273, le candidat vaccin qu'il propose, ont montré la présence d'anticorps chez les 45 patients participants, sans effets secondaires graves, après deux injections sur une période de quatre semaines, a donc désormais obtenu près d'un milliard de dollars des autorités américaines. Le groupe pharmaceutique lance donc la phase 3 de l'essai cette semaine. En cas de résultats positifs, Moderna estime être en course pour fournir environ 500 millions de doses par an, et peut-être jusqu'à un milliard de doses, à partir de 2021...

En attendant, la ruée vers le métal jaune se poursuit avec une once d'or qui pointe au sommet, à 1.931$. Les cours du brut restent eux plus volatils. Le WTI cote 41,55$ et le Brent 43,55$.
Sur le marché des devises, l'euro culmine à 1,1730/$.

VALEURS EN HAUSSE

GL Events s'offre un rebond de 7% à 11,1 euros. Le spécialiste de l'événementiel bénéficie des dernières annonces du gouvernement, qui a autorisé la réouverture des foires et salons au 1er septembre, sans jauge limite (contre 5.000 personnes jusqu'ici).
"La décision a été prise en Conseil de défense (vendredi dernier, ndlr) de permettre à partir du 1er septembre l'organisation à nouveau de foires et de salons professionnels en respectant les consignes de sécurité sanitaires", a indiqué le ministre délégué au Commerce extérieur et à l'Attractivité, Franck Riester.

Mercialys (+4,5%) Au 1er semestre 2020, les loyers facturés s'établissent à 90,7 millions d'euros. Ils baissent de -3,3%.
Les centres commerciaux de Mercialys ont connu une fréquentation soutenue durant les semaines suivant le déconfinement. Après avoir reculé de -76% en moyenne par rapport à 2019 sur la période entre le 17 mars et le 10 mai 2020 (-77,9% pour le panel France), la normalisation rapide des niveaux de fréquentation post réouverture a permis d'afficher un recul limité à -12,5% par rapport à 2019 pour la période allant du 11 mai au 25 juin 2020 (-25,0% pour le panel France). La fréquentation sur les derniers jours de juin a été impactée négativement par le décalage calendaire des soldes (-25,9%), débutées le 26 juin en 2019 et seulement le 15 juillet en 2020.
Au final, la fréquentation des centres commerciaux de Mercialys cumulée sur l'ensemble du 1er semestre 2020 affiche un recul de -27,4% par rapport au 1er semestre 2019, soit une surperformance de +640pb par rapport à l'indice de référence national du CNCC (-33,8%).
L'appréciation de l'évolution du chiffre d'affaires des commerçants sur l'ensemble du 1er semestre 2020 est peu pertinente. La fermeture d'une majorité des commerces entre le 15 mars et le 11 mai rend en effet ineffectives les analyses au titre du 2ème trimestre. Mercialys note néanmoins une bonne performance des enseignes de ses centres sur la période allant du 11 au 31 mai (de la date de levée du confinement de la population et réouverture des commerces jusqu'à la fin du mois), avec un recul du chiffre d'affaires pour le mois de mai 2020 limité à -33% par rapport à mai 2019. L'activité serait donc stable si les centres n'avaient pas dû opérer de façon dégradée sur le 1er tiers du mois de mai 2020. Le chiffre d'affaires du mois de juin 2020 confirme cette tendance, avec une hausse de +0,6% par rapport au mois de juin 2019, malgré le décalage des soldes, porté par les démarches d'achats du quotidien et l'épargne disponible
Le taux de vacance financière courante s'établit à 2,5% au 1er semestre 2020, identique au niveau constaté fin 2019 (2,5%). Les revenus locatifs s'établissent à 92 ME, en baisse de -3,6% par rapport au 1er semestre 2019. Les loyers nets baissent de -3,9% à 85,6 ME.
L'Ebitda ressort à 78,1 ME, en recul de -4,2% par rapport au 30 juin 2019. La marge Ebitda demeure à un niveau élevé de 84,9% (85,3% au 1er semestre 2019). Cette évolution intègre notamment un moindre niveau de distribution perçue au titre de la participation de 20% dans l'OPCI UIR 2 (qui détient le centre de Pessac), des charges de personnel en hausse compte tenu d'un moindre niveau d'activation dans un contexte de maîtrise des projets de développement, ainsi que des efforts d'informatisation.
Les frais financiers nets retenus dans le calcul du FFO sont en nette baisse à 10,1 ME (13,3 ME à fin juin 2019). Le résultat des opérations (FFO) est stable par rapport au 30 juin 2019 à 63 ME, soit 0,69 euro par action.
La valeur du patrimoine de Mercialys s'établit à 3,522 milliards d'euros, droits inclus, en baisse de -3,1% sur 6 mois et de -6,1% sur 12 mois. A périmètre constant, la valeur du patrimoine est en baisse de -3,1% sur 6 mois et de -3,7% sur 12 mois. Hors droits, la valeur du patrimoine s'établit à 3 314,6 ME, également en recul de -3,1% sur 6 mois et de -6,1% sur 12 mois

PSA Groupe (+4,5%) a dévoilé des comptes semestriels en très forte baisse, crise du Covid-19 oblige, mais le constructeur automobile est malgré tout parvenu à maintenir un résultat net positif. Le bénéfice net des six premiers mois de l'année ressort ainsi à 595 ME contre 1,237 MdE un an plus tôt pour un chiffre d'affaires de 25,120 MdsE, en baisse de 34,5%.
Le chiffre d'affaires de la division Automobile s'établit à 19,595 MdsE, en recul de 35,5%, principalement en raison de l'effet défavorable des volumes et du mix pays (-40,5%), de la baisse des ventes aux partenaires (-0,5%) et l'effet des taux de change (-0,6%) ; inversement, le chiffre d'affaires a bénéficié de l'effet positif du mix produit (+3,4%), du prix (+0,4%) et des effets autres (+2,3%).
Le résultat opérationnel courant du Groupe s'élève à 517 ME, en chute de 84,5% avec un résultat opérationnel courant de la division Automobile qui régresse de 72,5% à 731 ME. Ce niveau de rentabilité de 3,7% a été atteint, malgré un impact significatif de la baisse des volumes, grâce à un mix produit favorable et à la baisse des coûts. La marge opérationnelle courante ressort ainsi à 2,1%, en baisse de 6,6 points sur un an. Le Free Cash-Flow des activités industrielles et commerciales s'établit à -4,704 MdsE dont -3,601 MdsE pour la division Automobile. Le Free Cash-Flow pour la division Automobile ressort positif à 153 ME en excluant le besoin en fonds de roulement.
En 2020, le Groupe prévoit un marché automobile en baisse de 25% en Europe, de 30% en Russie et en Amérique latine et de 10% en Chine. Le Groupe PSA s'est fixé l'objectif d'atteindre une marge opérationnelle courante moyenne supérieure à 4,5% pour la division Automobile sur la période 2019-2021.
"Nous sommes déterminés à réaliser un solide rebond au second semestre tout en finalisant la naissance de Stellantis d'ici la fin du 1er trimestre 2021", affirme le président du directoire Carlos Tavares.

Le CA au T2 de SES Imagotag (+4%) ressort à 67,5 ME, en progression séquentielle de +33% par rapport au 1er trimestre, mais en léger recul sur un an (-2,4%) du fait de l'interruption et du décalage de nombreux projets durant cette période.
En France, le recul de l'activité est plus marqué avec un CA de 8,2 ME à -56,5%, en raison de la rigueur des mesures de confinement, et à l'instar de toute l'Europe du sud.
L'international est en croissance de +17,9%, tirée par une performance solide en Europe du nord (Allemagne, Scandinavie) et en Amérique du Nord.
SES-imagotag tire parti de son importante couverture géographique qui renforce clairement sa résilience.
Au total, le chiffre d'affaires du 1er semestre ressort à 118,3 ME, soit -2,5% et le montant cumulé sur 12 mois à 244,5 ME, en progression de +7,2% sur un an.

Guerbet : +3% avec Imerys, BigBen, Carrefour et Faurecia

FFP (+3%) a engagé la cession de 500.000 actions Seb (-3%) représentant environ 1% du capital de la société au 30 juin. Cette opération a été réalisée dans le cadre d'un placement par voie de construction accélérée d'un livre d'ordres réservé aux investisseurs institutionnels.
Cette opération a été réalisée avec succès sur la journée du 27 juillet. Le placement a été effectué au prix de 138,5 euros pour un montant total de 69 millions d'euros.
A l'issue de l'opération, FFP détient environ 4% du capital et 5,2% des droits de vote de Seb.
FFP s'est engagée à conserver l'intégralité de sa participation pour la période expirant 120 jours après le règlement-livraison du placement, sous réserve de certaines exceptions usuelles.

Casino : +2% avec Valeo, Poxel, Eiffage

Valbiotis (+2%) a annoncé le renforcement de sa position de trésorerie avec près de 8 ME de ressources additionnelles déjà sécurisées.
Au 30 juin 2020, Valbiotis disposait d'une trésorerie de 10 913 KE (donnée non auditée), contre 8.033 KE au 31 décembre 2019. Cette position de trésorerie n'intègre pas les financements additionnels obtenus depuis cette date :
-L'encaissement de 3 M CHF au cours du mois de septembre relatif au premier paiement d'étape de Nestlé Health Science suite à la première visite du premier patient dans l'étude clinique REVERSE-IT ;
-Le produit de l'augmentation de capital réalisée auprès d'un nouvel actionnaire, AMIRAL GESTION, pour un montant brut de 2 ME, sur la base d'un prix par action de 4,50 euros extériorisant une surcote de 5,4% par rapport au cours de bourse de clôture du 16 juillet 2020 ;
-Le versement d'un Prêt Garanti par l'État (PGE) pour un montant de 3 ME.
Forte d'une structure financière renforcée et pérenne, la Société, tout en continuant les dernières étapes du développement de TOTUM-63 financées par Nestlé Health Science, qui sera aussi en charge de sa commercialisation, accélère le développement de ses programmes de recherche portant sur la réduction du LDL-cholestérol sanguin (TOTUM-070), la réduction de la pression artérielle (TOTUM-854) et la réduction de la stéatose hépatique (TOTUM-448).

Vinci : +1,5% suivi de Total, Safran, Infotel, Icade, Airbus, Saint-Gobain, EDF

Focus Home Interactive (+1%) annonce avoir été informée par FLCP & Associés au travers de sa filiale Neology Holding, Société Civile Nabuboto et Innelec Multimédia de la réalisation de la cession par Nabuboto et Innelec Multimedia de l'intégralité des 1.883.219 actions Focus Home Interactive qu'elles détenaient, soit 35,48% du capital, au profit de Neology Holding selon les modalités (de prix notamment) indiquées au sein du communiqué de presse diffusé le 8 juillet 2020.
Le Conseil de surveillance de la société s'est réuni pour décider l'évolution de sa composition. Neology Holding a par ailleurs acquis ce jour les actions Focus Home Interactive détenues par les autres membres du Conseil de Surveillance portant ainsi sa participation à 37,0%. A l'issue de cette opération, Neology Holding devient le nouvel actionnaire de référence de Focus Home Interactive.
Le Conseil de surveillance a pris acte des démissions de M. Georges Fornay, M. Christian Tellier et Mme Claire Wanctin. La Société les remercie pour leur diligence et professionnalisme dans l'exercice de leur fonction. Le Conseil de surveillance a coopté Fabrice Larue, Tanguy de Franclieu et Christophe Nobileau en tant que membres du Conseil de surveillance de Focus Home Interactive. Fabrice Larue a également été nommé Président du Conseil de surveillance, en remplacement de Denis Thébaud, démissionnaire de son mandat de Président. Le Conseil de surveillance est dorénavant composé de quatre membres : les trois membres cooptés sur proposition de Neology Holding et Denis Thébaud.

Lectra (+0,5%) Dans son rapport sur les comptes du premier trimestre publié le 29 avril 2020, le Groupe avait anticipé un fort recul du chiffre d'affaires et du résultat opérationnel au deuxième trimestre, en raison de l'épidémie de COVID-19 et de ses conséquences, en particulier l'extension des mesures de confinement dans de nombreux pays, qui ont mis au ralenti ou à l'arrêt la quasi-totalité des usines des clients de Lectra.
Les commandes de licences perpétuelles de logiciel, d'équipements et de leurs logiciels et de services non récurrents (15 millions d'euros) diminuent de 42% par rapport au deuxième trimestre 2019. La valeur annuelle des commandes de nouveaux abonnements logiciels (0,3 million d'euros), progresse de 30%.
Le chiffre d'affaires (50,5 millions d'euros) diminue de 28%.
Le résultat opérationnel (2 millions d'euros) recule de 79% et la marge opérationnelle (4%) est en retrait de 9,6 points.
Le résultat net (1,1 million d'euros) diminue de 85% à données réelles par rapport au deuxième trimestre 2019.

Michelin (+0,5%) a rapporté une baisse de 78,4% de son résultat opérationnel au premier semestre sur fond d'épidémie de coronavirus. Le résultat opérationnel des activités ressort à seulement 310 millions d'euros. Michelin s'est engagé prudemment à délivrer sur l'ensemble de l'exercice 2020 un résultat opérationnel "supérieur à 1,2 milliard d'euros", très éloigné des 3 milliards d'euros de l'année précédente...
Sur les 6 premiers mois de l'année 2020, les ventes du groupe ressortent à 9.357 millions ME, en recul de 20,6% par rapport à la même période de 2019. Le résultat net s'établit en perte de 137 millions d'euros.
Au 30 juin 2020, le cash-flow libre est de -351 millions d'euros, en progression de 241 millions d'euros, comparé à la même période en 2019. La forte diminution de l'EBITDA provoquée par la chute des volumes, est plus que compensée par la diminution du BFR d'exploitation, des investissements, des impôts payés et des acquisitions. Au 30 juin 2020, le Groupe affiche un ratio d'endettement net de 45%, correspondant à un endettement financier net de 5.510 millions d'euros, en augmentation de 326 millions d'euros par rapport au 31 décembre 2019.
"Ce qui caractérise l'environnement dans lequel nous sommes, c'est le côté très imprévisible des marchés", a commenté dans une interview à l'agence Reuters Yves Chapot, Directeur financier du groupe clermontois. "Nous avons donc travaillé sur la base d'hypothèses que nous avons voulues assez larges sur le deuxième semestre, vu notre faible capacité à prévoir au-delà de deux ou trois mois." Cet objectif, comme celui d'un cash flow libre structurel supérieur à 500 millions d'euros, s'entend "hors nouvel effet systémique lié au COVID-19" précise la direction.
Malgré les incertitudes, Michelin a tenu à reprogrammer pour les premiers jours de juin 2021 son sommet "Movin'On". Il se tiendra si tout va bien à Montréal, comme il était prévu en 2020 jusqu'à ce que le coronavirus transforme l'évènement en une série de rendez-vous digitaux...
Premier écosystème de la mobilité durable, MOvin'On est un pilier de la stratégie "Tout durable" de Michelin. Ce sommet annuel fédère ainsi des entreprises partenaires, des institutions, des ONG, des villes qui partagent la même vision : innover ensemble pour construire les solutions de mobilité de demain.
Movin'On, qui devait se tenir à Montréal en juin 2020 et devait permettre de faire le point sur les travaux en cours, a été annulé, mais a néanmoins continué à avancer en digitalisant ses actions. Des rendez-vous en ligne se sont tenus les 3 et 4 juin : plus de 1.700 experts ont activement pris part aux réflexions, 20 nouvelles communautés d'intérêt ont été lancées et 3.500 personnes ont sélectionné des startups qui vont bénéficier d'un programme de développement sur-mesure pour déployer leurs solutions innovantes de mobilité.

VALEURS EN BAISSE

Akka (-15%). Le chiffre d'affaires s'est inscrit en baisse de 12,7% au premier semestre 2020, soit de 20,3% en organique.
L'impact négatif de la baisse de la demande dû à la crise de la COVID-19 s'est matérialisé en mars et poursuivi au deuxième trimestre 2020. Son effet maximal a été atteint en mai 2020 au niveau du groupe alors qu'il était initialement attendu en avril. En conséquence, le chiffre d'affaires du deuxième trimestre est légèrement inférieur aux prévisions.
L'activité a été particulièrement faible dans les secteurs de l'Automobile et de l'Aéronautique, la plupart des sites des clients étant restés fermés une grande partie du trimestre.
Par conséquent, au premier semestre 2020, le chiffre d'affaires de ces secteurs a diminué de 26% et 13% respectivement.
Cependant, grâce à une tendance bien orientée dans les secteurs de la Défense et du Ferroviaire, le chiffre d'affaires de la Mobilité enregistre une baisse limitée à 20% au premier semestre par rapport à la même période de l'année précédente.
En raison de la baisse du chiffre d'affaires au cours du premier semestre 2020, le résultat opérationnel courant du Groupe sera négatif.
Akka a engagé, en conséquence directe de la crise de la COVID-19, un montant supérieur à 40 ME de coûts non récurrents qui auront un impact sur le résultat opérationnel.
Ces coûts comprennent des dépenses en informatique liées au déploiement du télétravail, aux mesures de chômage partiel, aux mesures sanitaires mises en oeuvre pour assurer la sécurité des collaborateurs et des clients, et des provisions pour créances clients.
La détérioration de la dette nette au cours du premier semestre a été contenue, malgré l'acquisition de Data Respons décaissée au cours de cette période. Le ratio d'endettement financier est au 30 juin 2020 autour de 4 fois...

Rexel (-4%) a annoncé des ventes de 2,820 MdsE au T2. En données comparables et à nombre de jours constant, les ventes sont en baisse de 17,7% sur la période. "Alors que la pandémie de Covid-19 se propageait dans la majorité de nos pays, le dévouement de nos employés et notre transformation digitale nous ont permis de gagner des parts de marché" souligne la direction.
Le groupe fait part d'une amélioration progressive depuis avril, avec une reprise graduelle en Europe et dans le Pacifique, tandis que l'Amérique du Nord accuse un retard.
La masse salariale a été réduite de 19,7% au T2 à la suite de mesures temporaires et d'actions structurelles.
Le FREE CASH FLOW du S1 ressort solide A 176,8 ME grâce à une gestion dynamique des stocks et des créances clients. La direction souligne le plus bas niveau d'endettement financier depuis 2008 avec un RATIO D'ENDETTEMENT à 2,59X.
Le RN au S1 s'établit au final à -439,8 ME suite à UNE DEPRECIATION DE GOODWILL DE 486 ME, reflétant principalement une baisse des volumes liée à la crise sanitaire.
La direction constate une faible visibilité sur l'évolution de l'activité au S2 avec une poursuite de de la focalisation sur la génération de FREE CASH FLOW et la GESTION DES OPEX.

ADP (-4%) a publié une perte nette de 543 millions d'euros au titre du premier semestre 2020 en raison notamment de la crise du coronavirus et a prévenu qu'un retour du trafic au niveau d'avant-crise pourrait prendre "jusqu'à 7 ans".
Le chiffre d'affaires consolidé du groupe s'est établi sur la période à 1,17 milliard d'euros, en chute de 47% sur un an, plombé par une baisse du trafic passagers de près de 58%, avec notamment une chute de 62% dans les aéroports parisiens, a précisé ADP. "La reprise sera très progressive", a commenté le PDG du groupe, Augustin de Romanet, dans le communiqué des résultats. "Un retour du trafic au niveau de 2019 est attendu entre 2024 et 2027", a-t-il ajouté...

Nanobiotix : -4% avec Balyo

LVMH (-3%) a réalisé au premier semestre 2020 des ventes de 18,4 milliards d'euros, en recul de 27%. A périmètre et devises comparables, les ventes sont en baisse de 28% par rapport à la même période de 2019. Le groupe de luxe se félicite d'une bonne capacité de résistance dans un environnement économique fortement perturbé par la grave crise sanitaire ayant entraîné l'arrêt des voyages internationaux et la fermeture des boutiques et des sites de production dans la plupart des pays durant plusieurs mois.
Le groupe d'activités Mode et Maroquinerie enregistre notamment une baisse de 24% de ses ventes à périmètre et devises comparables au premier semestre 2020 à 7,99 milliards d'euros, tout en conservant une marge opérationnelle courante de 22%.
Au second trimestre, les ventes de LVMH sont en recul de 38 % à périmètre et devises comparables par rapport à la même période de 2019. Même si des signes encourageants de reprise sont observés en juin pour plusieurs activités du groupe, les ventes sont en baisse sensible aux Etats-Unis et en Europe sur le trimestre. L'Asie connaît pour sa part une amélioration notoire des tendances, avec en particulier un fort rebond en Chine.
Le résultat opérationnel courant du premier semestre 2020 s'établit à 1,671 milliard d'euros (5,3 milliards un an plus tôt) et fait ressortir une marge opérationnelle courante de 9% (21,1% au premier semestre 2019). Les rentabilités de Louis Vuitton, Christian Dior et Moët Hennessy se maintiennent à un niveau élevé mais le bénéfice net recule à 522 millions d'euros (3,27 milliards un an plus tôt).

Nicox : -2% avec Air France KLM, Savencia, Thales

STM (-1,5%) a annoncé le lancement d'une émission d'un montant de 1,5 milliard de dollars US d'obligations senior non assorties de sûretés convertibles en actions ordinaires nouvelles ou en actions existantes de STMicroelectronics et le remboursement anticipé des obligations convertibles à coupon zéro d'un montant de 750 millions de dollars US restant en circulation à ce jour et arrivant à échéance en 2022 (ISIN : XS1638064953).
Les Obligations Nouvelles comprendront deux tranches (avec une taille minimum de 500 millions de dollars US pour chaque tranche) avec une échéance de 5 ans et une échéance de 7 ans. Il est prévu que les termes des Obligations Nouvelles contiennent les dispositions habituelles, qui permettront à la Société de satisfaire les droits de conversion des Obligations Nouvelles avec une combinaison de numéraire et d'Actions, ou de numéraire ou d'Actions uniquement, notamment à moins que la Société n'en décide autrement par le biais d'un règlement net en actions. Les produits de l'offre, nets des coûts seront utilisés par STMicroelectronics pour les besoins généraux de l'entreprise, y compris le remboursement anticipé des Obligations Convertibles 2022.
Sur le premier semestre 2020, Albioma (+3%) fait état d'une activité en hausse de 4% à 250,7 ME.
La société affiche une forte hausse de l'EBITDA à +19% soit 100,4 ME et du RNPG à 24,4 ME, +34%.
Le groupe confirme ses objectifs d'EBITDA de 200 à 210 ME et de résultat net part du Groupe de 48 à 54 ME pour l'exercice 2020 sur la base d'une prise en compte de la force majeure ALM3 et hors nouveaux effets liés au coronavirus.

Renault : -1% avec Trigano

Wavestone (stable) Au 1er trimestre de son exercice 2020/21 (du 1er avril au 30 juin 2020), Wavestone a réalisé un chiffre d'affaires de 94,4 ME, en repli de -4% par rapport au 1er trimestre 2019/20.
A taux de change et périmètre constants (hors WGroup), le cabinet enregistre une décroissance de -10%. Ce recul correspond à un retrait de l'activité de l'ordre de -15% par rapport à la situation avant l'épidémie.
Au cours de la période, Wavestone a pâti des impacts de l'épidémie de Covid-19. Pour faire face au ralentissement brutal de l'activité et atténuer en partie le coût de la sous-activité des équipes, Wavestone a recouru aux dispositifs d'activité partielle, qui ont concerné 11% des effectifs facturables du cabinet sur la période.
Au 30 juin 2020, la trésorerie disponible du cabinet était de l'ordre de 82 ME, et la dette financière nette hors dettes locatives était ramenée à environ 12 ME, contre 29,1 ME à fin mars 2020.

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