Ouverture Paris : quasiment stable

Ouverture Paris : quasiment stable
Vue générale du Palais Brongniart, place de la bourse.

Boursier.com, publié le mercredi 24 février 2021 à 09h30

LA TENDANCE

LA TENDANCE

La valse-hésitation se poursuit sur les marchés financiers ce mercredi après une séance encore versatile hier en Europe, mais aussi aux Etats-Unis. Le CAC40 stagne à 5.780 pts ce matin, malgré le retournement de tendance favorable observé hier en séance à Wall Street. Ce matin, l'Asie a reculé assez nettement avec des replis de 1,6% à Tokyo et de plus de 2% à Shanghai, Seoul et Hong Kong.

WALL STREET

Le marché américain qui était sous pression toute la journée, a donc nettement mieux terminé la séance mardi soir... Le DJIA a clôturé quasiment stable, à +0,05% à 31.537 pts. Le S&P 500 a progressé de +0,12% à 3.881 pts. Le Nasdaq recule, mais limite largement la casse : L'indice phare des valeurs technologiques cède finalement -0,5% à 13.465 pts, après un début de journée au contact des 13.000 pts sur fond de purge des valeurs technologiques et de rotation sectorielle.
Peu sensible au risque inflationniste, le patron de la Fed Jerome Powell a confirmé la posture très souple de la banque centrale, qui communiquera clairement et très en amont avant tout changement dans le rythme des rachats obligataires.

ECO ET DEVISES

Le patron de la Fed a confirmé qu'aucun 'tapering' (réduction des achats obligataires) n'était pour l'heure dans les tuyaux et que les objectifs de la banque en matière économique sont encore éloignés... Mieux, la Fed n'entend pas resserrer sa politique monétaire, même en cas d'amélioration significative du marché de l'emploi. "Nous ne resserrerons pas la politique monétaire uniquement en réponse à un marché du travail fort", a asséné Powell.
Le grand timonier qui était très attendu mardi à l'occasion de son audition au Sénat a réaffirmé l'engagement durable de la banque centrale à maintenir une politique monétaire ultra-accommodante, aussi longtemps que cela sera nécessaire. Il juge que l'inflation reste contenue et que les perspectives économiques sont quant à elles hautement incertaines, ce qui justifie un maintien de la posture très accommodante. Le chômage est quant à lui toujours élevé et l'amélioration du marché du travail aurait ralenti, selon Powell, qui s'exprimait devant le Comité bancaire du Sénat. Dernier point plus surprenant, Powell a indiqué que la Fed étudiait attentivement la possibilité pour la banque d'émettre un "dollar digital" !

Le pétrole reste ferme à 65,25$ le brent et 61,30$ le WTI . L'euro pointe à 1,2165/$ entre banques. L'or cote 1.808$ l'once.

AU MENU DU JOUR

Etats-Unis :
- Ventes de logements neufs. (16h00)
- Rapport hebdomadaire du Département à l'énergie sur les stocks pétroliers domestiques. (16h30)

BROKERS

Citigroup est à l'achat sur Stellantis avec une cible de 20 euros.
JP Morgan repasse à 'surpondérer' sur Crédit Agricole en visant un cours de 15,50 euros.
Berenberg est acheteur sur Faurecia avec un cours cible ajusté à 60 euros et sur ADP avec un objectif qui passe à 115 euros.

VALEURS EN HAUSSE

Les comptes 2020 détaillés de Fnac Darty (+8%) font apparaître un résultat opérationnel courant de 215 ME, en recul de -78ME sur un an mais un peu supérieur à l'estimation préliminaire de 210 ME. Le taux de marge brute a atteint 29,2% en 2020, en retrait de -120 points de base par rapport à 2019
Le chiffre d'affaires 2020 est confirmé à 7.491 ME, en hausse de +1,9% en données publiées et +0,6% en données comparables, grâce à des ventes en forte croissance au 4ème trimestre à +9,6% en données comparables. La forte dynamique du digital a permis une croissance des ventes en ligne de plus de 55%, représentant 29% du chiffre d'affaires groupe.
Le résultat net part du groupe des activités poursuivies ressort à 96 ME en 2020, en baisse de 19 ME par rapport à 2019. Fnac Darty explique que cette baisse limitée provient principalement de la réduction des éléments non courants, des frais financiers et de la charge d'impôt par rapport à 2019.
Fnac Darty compte réactiver sa politique de retour aux actionnaires avec la proposition de versement d'un dividende ordinaire de 1 euro par action au titre de l'exercice 2020. Le détachement du dividende devrait avoir lieu le 5 juillet 2021 pour un paiement le 7 juillet.
Le groupe constate une tendance de chiffre d'affaires au cumul à la mi-février 2021 équivalente à celle du 4ème trimestre 2020, portée par le report des ventes dans les magasins ouverts et sur ses plateformes e-commerce. Malgré ce début d'année encourageant dans un contexte sanitaire toujours incertain, Fnac Darty demeure prudent et confirme attendre pour 2021 une légère croissance du chiffre d'affaires et du résultat opérationnel courant par rapport à 2020.
Actuellement, la crise sanitaire est toujours présente dans l'ensemble des pays où le groupe opère. Ainsi, des restrictions subsistent en France avec la fermeture des centres commerciaux de plus de 20.000 mètres carrés, et de manière plus restrictive notamment en Suisse où l'ensemble des magasins sont fermés depuis la mi-janvier.
Le groupe rappelle, par ailleurs, qu'il n'anticipe pas un retour à la normale de l'activité de Billetterie au mieux avant le second semestre 2021. Enfin, la reprise de l'activité économique en Péninsule Ibérique est attendue plus lente que dans les autres pays où Fnac Darty est présent.

bioMérieux (+6%). Le Chiffre d'affaires 2020 est ressorti à 3.118 millions d'euros, en croissance organique de 19,7% avec une solide performance commerciale au 4e trimestre, en croissance organique de 20,5%, portée par les ventes de réactifs de biologie moléculaire.
Le groupe souligne la progression annuelle de près de 58% du résultat opérationnel courant contributif qui atteint 613 millions d'euros, soit 19,6% du chiffre d'affaires.
La charge financière nette a représenté 29 millions d'euros en 2020, en légère hausse par rapport à 2019 où elle s'était élevée à 23 millions d'euros. Le coût de l'endettement financier net a représenté 25 millions d'euros en 2020, contre 21 millions d'euros l'année précédente, et les autres produits et charges financiers se sont élevés à 3,5 millions d'euros, à comparer à 2,5 millions d'euros en 2019.
Au 31 décembre 2020, le taux effectif d'impôt (TEI) du Groupe a atteint 23,2%, à comparer à 22,4% en 2019, qui avait bénéficié de l'impact positif de nouvelles dispositions fiscales sur la propriété intellectuelle aux États-Unis. En 2020, le taux a été affecté de manière légèrement défavorable par les actions de solidarité exceptionnelles qui ont dépassé le seuil de déductibilité de mécénat en France.
Au total, le résultat net part du Groupe s'est établi en 2020 à 404 millions d'euros, en hausse de 48% rapport aux 273 millions d'euros 2019.
L'EBITDA a atteint 823 millions d'euros en 2020, soit 26,4% du chiffre d'affaires, en hausse de 42% comparé aux 578 millions d'euros de 2019. Cette hausse reflète la progression du résultat opérationnel courant contributif et des dotations aux amortissements et provisions d'exploitation.
Les décaissements d'impôt ont représenté 116 millions d'euros, en hausse par rapport aux 82 millions d'euros versés l'année précédente, essentiellement du fait de la croissance des résultats.
Les décaissements liés aux investissements ont représenté environ 9% du chiffre d'affaires, soit 278 millions d'euros au terme de l'année 2020, contre 273 millions d'euros au cours de l'exercice précédent. Parmi les investissements principaux, il convient de mentionner l'accroissement de la capacité de production de BioFire à Salt Lake City.
Dans ce contexte, le cash-flow libre a atteint 328 millions d'euros en 2020 contre environ 150 millions d'euros en 2019.
Le Conseil d'administration proposera à l'Assemblée générale du 20 mai 2021 d'approuver un dividende de 0,62 euro par action, pour un montant total de 73 millions d'euros.
Dans un contexte où l'incertitude prédomine toujours, la croissance annuelle des ventes devrait s'établir entre 5 et 8% à taux de change et périmètre constants, avec une croissance solide au premier semestre 2021 qui devrait être similaire à la tendance du quatrième trimestre 2020.
Le résultat opérationnel courant contributif 2021 devrait être en ligne avec celui de 2020 à taux de change courants.

Verallia (+5%) a publié un repli limité à 1,9% de son chiffre d'affaires à 2.536 ME en 2020 (+2,1% à taux de change et périmètre constants) par rapport à 2019. L'EBITDA ajusté s'établit à 626 ME (+1,7% par rapport à 2019 et +7,6 % à taux de change et périmètre constants). La Marge d'EBITDA ajusté ressort à 24,7%, contre 23,8% en 2019. Le résultat net termine à 210 ME contre 125 ME en 2019 et le résultat par action à 1,67 euro.
Le groupe souligne la réduction de l'endettement net à 1.279 ME fin 2020, soit 2x l'EBITDA ajusté vs 2,6x à fin 2019. Le conseil d'administration proposera à l'assemblée générale des actionnaires le versement d'un dividende par action de 0,95 euro.
La direction affiche une confiance raisonnable d'atteindre dès 2021 les objectifs moyen terme de 2022, réaffirmés en juillet dernier, tout en déployant sa feuille de route ESG.

Vallourec : +4% avec Nacon, Valneva, Guillemot

Cie des Alpes : +3% avec Nexans, Mersen, SMCP, Derichebourg

Worldline (+2%) a publié un chiffre d'affaires résilient dans le contexte du Covid-19 à 2.748 millions d'euros, en recul de 4,6% en organique. L'EBO ressort à 700 millions d'euros, soit 25,5% du chiffre d'affaires à +60 points de base. Le flux de trésorerie disponible est de 349 millions d'euros, le taux de conversion de l'EBO ressort à +200 points de base (50%).
En excluant ces coûts, le flux de trésorerie du groupe a augmenté de 21,3% par rapport à 2019, représentant un taux de conversion de cash à l'EBO de 49,8% (flux de trésorerie disponible divisé par l'EBO), bien supérieur à l'objectif annuel d'atteindre environ le même pourcentage de conversion d'EBO que celui de 2019 (47,8%) et représentant une forte amélioration de +200 points de base à comparer à 2019.
Le résultat net part du groupe normalisé, hors éléments exceptionnels, s'élève à 361 millions d'euros (+61 millions d'euros par rapport à 2019) ou 13,1% du chiffre d'affaires (+50 points de base d'amélioration).
La dette nette du groupe à la fin de l'année dernière s'est élevée à 3.165 millions d'euros. La variation en 2020 de la dette nette est principalement liée au flux de trésorerie disponible généré au cours de l'année, la partie cash des acquisitions d'Ingenico et Gopay, ainsi qu'à l'ajustement de prix relié à l'acquisition de SPS.

Poxel (+2%) La société biopharmaceutique spécialisée dans le développement de traitements innovants contre des maladies métaboliques, dont le diabète de type 2 et la stéatohépatite non alcoolique (NASH), annonce aujourd'hui la résolution de son arbitrage avec Merck Serono.
Le tribunal arbitral a rejeté la majorité des demandes de Merck Serono, confirmant ainsi en grande partie la position de Poxel. En vertu de la décision arbitrale, Poxel paiera un montant d'environ 1,8 million d'euros (hors intérêts et une partie des frais juridiques d'arbitrage) à Merck Serono. La décision du tribunal est définitive, et la procédure est désormais close.
"Nous sommes satisfaits que l'arbitrage soit résolu et que la majeure partie de nos arguments aient été suivis. Le résultat n'affecte en rien notre accord avec Merck Serono et nous restons concentrés sur le développement de notre pipeline de traitements contre les maladies métaboliques", a commenté Thomas Kuhn, Directeur Général de Poxel.
Poxel publiera ses résultats annuels 2020 le 25 mars 2021. Au 31 décembre 2020, la trésorerie et les équivalents de trésorerie de la Société s'élevaient à 40,2 millions d'euros (49,4 millions de dollars).

GTT : +2% suivi de Trigano, P&V, Tikehau

Air France KLM : +1% avec Crédit Agricole, Innate, Stellantis, LNA, Korian

Le chiffre d'affaires d'Alten (stable) s'est établi à 2,33 MdsE, en baisse de 11,1% par rapport 2019. A données constantes, l'activité décroît de 12,9% (-19,5% en France ; -7,9% hors de France), fortement impactée par la crise sanitaire. Les secteurs de l'Automobile et de l'Aéronautique Civile ont été particulièrement touchés par la crise. A l'inverse, le Ferroviaire, Naval, les Sciences de la Vie et l'Energie (hors Oil & Gas) ont bien résisté et sont toujours en croissance. En conséquence, la France, l'Allemagne, la Suède, le UK et les Etats-Unis où le poids des secteurs automobile et/ou aéronautique civil est important ont subi un recul notable de leur activité sur l'année. L'Europe du Sud, la Suisse et l'Asie-Pacifique réalisent de bonnes performances.
Le résultat opérationnel d'activité s'élève à 142,4 millions d'euros, soit 6,1% du CA. Le recours aux dispositifs de chômage partiel, la maîtrise des coûts (SG&A, quasi gel des recrutements, réduction des effectifs...) ont permis de limiter le recul de la marge opérationnelle et ce malgré les coûts additionnels engendrés par la pandémie. Le résultat opérationnel s'élève à 119,2 ME (soit 5,1% du CA). Il comprend 7,9 ME de paiements en actions et 15,3 ME de coûts non récurrents principalement constitués de coûts de restructuration (7 ME), d'honoraires d'acquisition (5,8 ME) et de coûts liés aux redressements fiscaux (2,5 ME).
Après prise en compte de la charge d'impôt pour 36,9 ME, du résultat des sociétés mises en équivalence pour 1,4 ME et des intérêts minoritaires pour 0,2 ME, le résultat net part du Groupe s'établit à 98 ME.
Le free cashflow s'élève à 295,3 ME à 12,7% du chiffre d'affaires. Hors impact IFRS16, le free cash flow s'élève à 246,8 ME soit 10,6%, en hausse de 54% par rapport à 2019 (160,3 ME). Après prise en compte des variations de périmètre (122,2 ME), des autres flux de financement (3,9 ME) et en l'absence de paiement de dividendes cette année, la trésorerie nette s'établit à 195,6 ME à fin décembre 2020 (74,9 ME en 2019).
Pour accélérer son développement et se renforcer dans les secteurs et activités stratégiques, Alten poursuivra sa stratégie de croissance externe ciblée.

VALEURS EN BAISSE

Scor (-3%) a absorbé le choc de la pandémie de Covid-19 en dégageant un résultat net de 234 millions d'euros en 2020, et propose un dividende de 1,80 euro par action.
"L'année 2020 a été marquée par le choc historique et global de la pandémie de Covid-19 mais aussi par une série de catastrophes naturelles ainsi que par des sinistres industriels et commerciaux de grande ampleur. Scor a passé avec succès ce stress test grandeur nature, démontrant une nouvelle fois la résilience de son modèle économique et sa faculté à absorber les chocs. Le Groupe a accompli sa mission, honorant tous ses engagements envers ses clients et contribuant à la protection des personnes et des biens affectés par ces sinistres, tout en parvenant à dégager des résultats de qualité" commente le groupe.

McPhy : -2% avec Balyo, Technip Energies, Bonduelle, Gl Events

Accor (-1%) Dans un contexte inédit de crise mondiale liée à la pandémie de la Covid-19, le RevPAR du groupe Accor est en baisse de 62% en 2020. Ce recul sans précédent s'explique par la dégradation globale de l'environnement marquée par des mesures de confinement et de fermeture des frontières restreignant les déplacements de personnes pour lutter contre la propagation de l'épidémie.
Après un point bas observé au deuxième trimestre dans toutes les régions du monde (RevPAR en baisse de 88,2% au deuxième trimestre), l'activité s'est sensiblement améliorée au troisième trimestre, avec notamment une bonne saison estivale en Europe. Les nouvelles restrictions prises par les gouvernements européens face à la recrudescence de l'épidémie au dernier trimestre ont stoppé la reprise amorcée durant l'été. Le RevPAR du Groupe est en repli de 66,2% au quatrième trimestre ; celui de l'Europe diminue de 73,1%, alors que les autres régions poursuivent leur reprise progressive.
A fin décembre 2020, 82% des hôtels du Groupe étaient ouverts, soit plus de 4.000 unités.
Le chiffre d'affaires du Groupe de l'exercice 2020 s'établit à 1.621 millions d'euros, en baisse de 54,8% à périmètre et change constants (pcc), et de 60% en données publiées par rapport à l'exercice 2019.
L'excédent brut d'exploitation (EBE) du Groupe ressort à -391 millions d'euros au 31 décembre 2020. La sensibilité de l'EBITDA au RevPAR ressort à -18 millions d'euros pour chaque point de baisse de RevPAR au second semestre contre -19 millions d'euros au premier semestre, grâce à un meilleur contrôle des coûts.
Étant donné la consommation de liquidité enregistrée en 2020 et l'incertitude portant sur la reprise de l'activité, le Conseil d'Administration a décidé de proposer à la prochaine Assemblée Générale des Actionnaires le 29 avril 2021 de ne pas verser de dividende.

Séché : -1% avec Safran, Eramet, Colas, Lagardere, Vivendi et M6

Sanofi : inchangé avec Airbus, Thales, Atari, Sodexo, Savencia

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