Ouverture Paris : sursaut sur les 5.000 pts

Ouverture Paris : sursaut sur les 5.000 pts
Vue générale du Palais Brongniart, place de la bourse.

Boursier.com, publié le mercredi 09 septembre 2020 à 09h30

LA TENDANCE

Les places financières tentent un petit rebond ce mercredi matin en Europe sur quelques achats à bon compte, après la rechute d'hier dans le sillage de la Bourse de New York qui s'est de nouveau enfoncée sous le poids des valeurs technologiques... A Paris, le CAC40 retrouve les 5.000 pts en hausse de 0,55%.
Sur fond de résurgence de l'épidémie de Covid-19 en Europe, le groupe AstraZeneca a annoncé hier soir la suspension de son essai clinique de phase III en raison d'un cas d'effet secondaire grave. De quoi calmer les ardeurs des plus optimistes sur le terrain sanitaire... Sur les places de la zone Asie-Pacifique ce matin, la baisse s'est malgré tout limitée autour des 1% à Shanghai Tokyo ou Hong Kong.

WALL STREET

Le Nasdaq a plongé de plus de 4%, et est entré officiellement en zone de correction, correspondant à une chute de 10% sur ses récents sommets... Les marchés s'inquiètent du regain des tensions commerciales après des propos très offensifs de Donald Trump sur un possible "découplage" des économies américaine et chinoise. Le pétrole WTI a plongé de près de 8% dans la crainte d'une croissance mondiale ralentie qui pourrait s'installer, tandis que le dollar a progressé, retrouvant son rôle de valeur refuge...
A la clôture, les principaux indices américains sont retombés à leur plus bas niveau depuis quatre semaines. L'indice Dow Jones a reculé de 2,25% à 27.500 points, tandis que l'indice large S&P 500 a lâché 2,78% à 3.331 pts et que le Nasdaq Composite a abandonné 4,1%, à 10.847 pts. Ce dernier, riche en valeurs "technos" et "biotechs" a désormais perdu 10% par rapport à ses récents sommets, ce qui correspond officiellement à une correction. Le Nasdaq avait atteint le 2 septembre un nouveau record historique à 12.056 points, avant de subir des prises de bénéfices appuyées. Mais il gagne encore près de 21% depuis le début 2020.
Du côté des valeurs, le titre Tesla a corrigé de 21%, ce qui a fait entrer ici aussi la valeur dans un marché baissier (correction de plus de 20%) avec un plongeon de 33% depuis le début du mois de septembre. La plus grosse capitalisation de Wall Street, Apple, a chuté pour sa part de 6,7%.

Après une remontée d'environ 60% des cours de Bourse depuis les points bas de mars, de nombreux experts jugent que la baisse actuelle répond à un besoin logique de consolidation des marchés d'actions. L'euphorie des mois d'été a porté les valorisations à des niveaux historiquement élevés, avec un PER (Price Earnings Ratio) de plus de 22 sur le S&P 500, très supérieur à sa moyenne sur 10 ans, de l'ordre de 15 fois les bénéfices attendus sur les 12 mois à venir...

ECO ET DEVISES

Sur le plan géopolitique, Donald Trump a jeté un froid lundi soir en évoquant un possible "découplage " des économies américain et chinoise, qui restent très dépendantes l'une de l'autre malgré le retour d'une certaine dose de protectionnisme depuis deux ans sous la présidence de Trump.
En pleine campagne électorale en vue de l'élection présidentielle du 3 novembre, le président républicain a lancé lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche : "Nous perdons des milliards de dollars et si nous ne faisions pas d'affaires avec eux (ndlr, les Chinois), nous ne perdrions pas des milliards de dollars. Ça s'appelle le découplage, donc on va commencer à y penser", a-t-il ajouté. "Si Biden gagne, la Chine gagne car la Chine prendra possession de ce pays", a-t-il ajouté, attaquant son adversaire démocrate Joe Biden.
"Quand on mentionne le mot 'découpler', c'est un mot intéressant", a-t-il ajouté, en assurant que cela ne ferait pas perdre d'argent aux Etats-Unis. Il a aussi promis de relocaliser des emplois de la Chine vers les Etats-Unis, un thème qui était déjà au coeur de sa campagne de 2016...

Parmi les autres facteurs pesant sur la cote ce mardi figure l'incertitude persistante autour du Brexit, après un regain de tension entre Londres et Bruxelles sur les relations post-Brexit. Alors qu'une nouvelle session de négociations a commencé ce mardi, le Premier ministre britannique Boris Johnson a confirmé les informations de presse publiées lundi, en fixant un nouvelle date-butoir au 15 octobre..."Si nous n'arrivons pas à nous accorder d'ici là, je ne vois pas d'accord de libre-échange entre nous", et le Royaume-Uni quittera l'UE fin décembre quoi qu'il arrive, a-t-il averti.
Ces propos ont fait chuter la livre sterling, qui avait déjà perdu près de 1% lundi. Mardi soir, la devise britannique a encore relâché 1,35% à 1,2988$, et face à l'euro elle a fléchi de plus de 1%, à 90,70 pence pour un euro.

De son côté, le dollar a profité du regain des incertitudes mondiales : l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à 6 devises de référence, s'est ainsi renforcé de 0,8% à 93,45 points. L'euro a cédé de son côté 0,3% à 1,1780$, à l'approche de la réunion de rentrée de la BCE, ce jeudi. Alors que les derniers indicateurs macro-économiques montrent que la reprise post-Covid patine en Europe, la banque centrale pourrait se montrer ouverte à de nouvelles mesures de soutien, même si aucun geste concret n'est attendu dès cette semaine par les économistes.

Les cours du pétrole ont dégringolé dans la crainte que la reprise économique mondiale ne s'essouffle, sur fond de crise sanitaire toujours présente, et de tensions commerciales aggravées entre Pékin et Washington. Le baril de brut léger américain (WTI) a plongé de 8% à 36,75$, tandis que le Brent d'échéance novembre pointe sous les 40$ à 39,75 le baril ce matin. Les deux variétés de pétrole sont désormais revenues au plus bas depuis juin dernier. L'or pointe ce matin à 1.927$ l'once...

INDICATEURS ECONOMIQUES A SURVEILLER

Etats-Unis : Rapport JOLTS concernant les ouvertures de postes (16h00)

VALEURS EN HAUSSE

SCOR (+5%) A l'occasion de sa Journée Investisseurs annuelle, le comité exécutif de SCOR, dirigé par Denis Kessler, fait le bilan de la première année du plan stratégique "Quantum Leap". Trois messages importants ressortent de cet événement.
Tout d'abord, SCOR absorbe le choc de la crise liée à la pandémie de Covid-19. Sur la base des données disponibles, des informations communiquées par ses clients à ce jour et des résultats des modèles, les déclarations de sinistres en réassurance vie apparaissent plus favorables qu'attendu et que celles enregistrées dans les comptes du premier semestre 2020. Les déclarations de sinistres en réassurance de dommages et de responsabilités se développent comme prévu.
Ensuite, même si la faiblesse des taux d'intérêt crée un certain nombre de défis pour le secteur, SCOR poursuit une stratégie de gestion d'actifs prudente qui a protégé la valeur de ses investissements depuis le début de la crise liée à la pandémie de Covid-19. SCOR réinvestit sur les marchés du crédit et dans des actifs créateurs de valeur. SCOR rappelle que sa création de valeur repose avant toute chose sur ses activités de souscription.
Enfin, SCOR a la conviction que le marché de la réassurance de dommages et de responsabilités devrait connaître une croissance soutenue assortie d'une amélioration des termes et conditions tarifaires. SCOR est bien placé pour bénéficier de l'amélioration du marché grâce à son niveau optimal de solvabilité et à la profondeur de son fonds de commerce dans le monde entier.
SCOR absorbe le choc de la pandémie de Covid-19 et confirme l'estimation de son exposition à la pandémie communiquée le 23 juillet 2020 lors de la présentation des résultats du Groupe du premier semestre 2020.

Transgene (+4%) a annoncé des premiers résultats positifs de l'essai clinique de Phase 1 de TG6002 administré par voie intraveineuse chez des patients atteints de cancers gastro-intestinaux à des stades avancés.
L'objectif de cette étude est de confirmer la bonne tolérance de TG6002 administré en dose croissante par voie intraveineuse et de fournir des premières données translationnelles relatives à cette nouvelle voie d'administration. Le comité indépendant de revue des données de tolérance s'est réuni et a recommandé la poursuite de l'essai et le passage à un niveau de dose supérieur.
TG6002 a été conçu pour associer l'action oncolytique et immunitaire du virus avec la production de 5-FU, un agent de chimiothérapie, dans la tumeur. Cette production est réalisée par la conversion du 5-FC, prodrogue du 5-FU administrée par voie orale, en 5-FU. Ce mécanisme d'action repose sur l'expression du gène breveté FCU1, intégré au génome de TG6002. Il a pour but d'atteindre des concentrations de 5-FU élevées dans la tumeur.
Le virus oncolytique TG6002 a été conçu pour détruire les cellules cancéreuses de façon directe (oncolyse), par la production de chimiothérapie (5-FU) dans la tumeur et en activant le système immunitaire du patient contre les cellules cancéreuses. TG6002 a démontré en préclinique sa capacité à réduire la taille de la tumeur d'origine et de ses métastases.

Mersen : +2% avec SQLI, BioMerieux, P&V

L'Oreal : +1,5% suivi de Danone, Pernod Ricard, Iliad, Schneider, BigBen, Argan, Total et Interparfums

Suez : +0,5% suivi de Saint-Gobain, Vivendi, AXA, LVMH, LNA et Alstom

EDF (stable) a lancé avec succès le 8 septembre 2020 deux nouvelles émissions d'obligations hybrides libellées en euros pour un montant nominal total de 2,1 milliards d'euros, consistant en :
une émission d'obligations hybrides à durée indéterminée d'un montant de 850 millions d'euros avec un coupon initial de 2,875% et une première option de remboursement anticipé au gré de la Société le 15 décembre 2026 (les "Obligations Hybrides non remboursables avant 6,5 ans"),
une émission d'obligations hybrides à durée indéterminée d'un montant de 1,250 milliards d'euros avec un coupon initial de 3,375% et une première option de remboursement anticipé au gré de la Société le 15 juin 2030 (les "Obligations Hybrides non remboursables avant 10 ans" et ensemble avec les Obligations Hybrides non remboursables avant 6,5 ans, les "Obligations Hybrides").
La société peut procéder à tout moment au remboursement en numéraire des Obligations Hybrides au cours de la période de 90 jours précédant la première date de révision du taux d'intérêt, qui est prévue dans 6,5 ans (avec une première date de révision en mars 2027) pour les Obligations Hybrides à 6,5 ans et dans 10 ans (avec une première date de révision en septembre 2030) pour les Obligations Hybrides à 10 ans, et à chaque date de versement du coupon qui suivra.
Le règlement-livraison interviendra le 15 septembre 2020, date à laquelle les Obligations Hybrides seront admises aux négociations sur le marché réglementé d'Euronext Paris.
Ces émissions marquent l'attachement de la Société au financement par les titres hybrides, en tant que composante permanente de la structure de son capital. Les fonds levés par les Obligations Hybrides seront utilisés pour les besoins généraux de la Société.
Il est prévu que les Obligations Hybrides soient admises aux négociations sur Euronext Paris. Les agences de notation ont attribué aux Obligations Hybrides une note de Baa3/BB-/BBB (Moody's/S&P/Fitch), avec 50% du montant de cette émission retenu en tant que fonds propres par les agences.

VALEURS EN BAISSE

Haulotte Group (-5%) La crise sanitaire du COVID-19 a impacté la très grande majorité des activités dans toutes les régions du monde depuis le début de l'année 2020. Dans ce contexte, Haulotte a réalisé un chiffre d'affaires semestriel de 222,7 millions d'euros, en retrait de -35% par rapport au 1er semestre 2019 (semestre record dans l'histoire du Groupe), soit une baisse de -50% de son activité sur le 2e trimestre par rapport à 2019.
Le résultat opérationnel courant (hors gains et pertes de change) est en recul de -78% à +5,2ME (soit+2,3% des ventes). Il reste positif malgré l'impact significatif de la baisse des volumes sur la marge brute, en partie compensée par une baisse importante des coûts fixes sur le 1er semestre (-15% à taux de change constant). Le résultat opérationnel est de +3,1 ME.
Le résultat net du semestre est négatif à -9,4 ME, significativement pénalisé par l'affaiblissement de la grande majorité des devises par rapport à l'euro, en particulier celles d'Amérique Latine (+17,4 ME au 1er semestre 2019).
La dette nette du Groupe (hors garanties et IFRS16) augmente de +19,5 ME, à 140,9 ME, impactée par la baisse forte et imprévue d'activité.
Dans ce contexte inédit, Haulotte a soumis à l'ensemble des prêteurs du crédit syndiqué une demande de waiver concernant le respect des ratios pour deux périodes (juin et décembre 2020), ainsi qu'une demande de prorogation d'une année supplémentaire de l'échéance du contrat de crédit, demandes qui ont été acceptées à l'unanimité et sans réserve en date du 30 juin 2020. L'échéance du contrat de crédit est ainsi portée au 17 juillet 2025.
Dans un environnement très incertain, où le manque de visibilité reste une réalité, Haulotte prévoit une baisse de ses ventes de -25% à -30% en 2020 et un résultat opérationnel courant (hors gains et pertes de change) qui devrait rester positif sur l'année.

Vallourec : -4% avec Solocal, Technicolor et DBV

Airbus (-2%). Les commandes brutes au 31 août totalisaient 370 appareils avec 303 commandes nettes, après les différentes annulations. La société a enregistré 1 nouvelle commande pour un ACJ320neo et aucune annulation en août.
En août, Airbus a livré un total de 39 appareils répartis entre 35 appareils de la famille A320 dont le premier A321neo à Gulf Air, deux A330 dont le premier A330-900 au transporteur portugais Orbest et deux A350.
Le carnet de commandes d'Airbus d'avions restant à livrer au 31 août s'établissait à 7.501, soit 524 A220, 6.091 appareils de la famille A320 (dont 6.034 A320neo), 319 A330 (dont 285 A330neo), 558 A350 XWB et 9 A380.

Beneteau (-2%) a présenté ses actions conduites au plan mondial en vue de réduire ses capacités de production et ses coûts. Beneteau estime que dans l'environnement économique actuel fortement dégradé, les segments de la voile et du moteur inboard pourraient connaître des baisses de volumes comparables à celles de la crise de 2008/2009, qui ne seraient pas compensées par une croissance des marchés liés à la navigation de proximité (dayboating).
Pour les 16 sites de moulage et de montage actifs de la division Bateau (dont 10 en France), le groupe envisage la fermeture, cession ou mise en sommeil de 4 sites : 1 aux Etats-Unis, 1 en Slovénie et 2 en France. L'activité serait par ailleurs ralentie sur 3 sites : 1 en Italie, 1 en France, et 1 en Pologne. Au plan mondial pour la division Bateau, ces mesures se traduiraient par des suppressions de postes du personnel directement affecté à la production qui entraîneraient une réduction d'effectifs de 300 à 840 personnes. En France, la densité de la couverture industrielle de la division Bateau permettrait de ne procéder à aucun licenciement d'opérateurs de production si l'ensemble des collaborateurs concernés acceptent les mesures de mobilité internes qui leur seront proposées. Parallèlement, pour ce qui concerne la main d'oeuvre indirecte de production, les bureaux d'études et les fonctions supports, la suppression de postes envisagée entraînerait une réduction d'effectifs pour l'ensemble de cette division de 380 à 460 personnes.
Pour les 8 sites de la division Habitat (7 sites en France et 1 en Italie), il est envisagé la fermeture d'un site en France et une activité très ralentie en Italie. Sur le plan de l'emploi, les suppressions de poste globales envisagées conduiraient au sein de cette division à une réduction des effectifs de 30 à 90 personnes, en fonction du niveau d'acceptation des propositions de reclassement internes qui seront faites.
Beneteau a réuni mardi son Comité de Groupe, puis chacun des Comités sociaux et économiques (CSE) des entités juridiques françaises concernées, afin de les informer de l'ouverture de la négociation d'un accord d'activité partielle de longue durée (APLD) en parallèle d'une procédure d'information-consultation en vue de la mise en oeuvre de Plans de Sauvegarde de l'Emploi.
En synthèse, pour l'ensemble du groupe, ces mesures se traduiraient par la fermeture, la cession ou la mise en sommeil de 5 sites sur 24 et une réduction des effectifs comprise entre 710 et 1.390 personnes (dans le cas où l'accord APLD serait validé en France) sur les 8.361 salariés qui étaient présents dans le groupe au 31 août 2019.
Des éléments financiers complémentaires seront communiqués le 27 octobre 2020, comprenant notamment des informations sur la façon dont se sera terminée la saison d'été pour le groupe. Il est déjà précisé que l'activité de la période du 1er septembre 2019 au 31 août 2020, et en particulier celle du dernier trimestre, aura été légèrement meilleure que la prévision annoncée le 9 juillet 2020. Il en est de même pour la situation de trésorerie financière nette au 31 août 2020.
Par ailleurs, Beneteau rappelle que l'Assemblée Générale Extraordinaire du 28 août 2020 a approuvé le changement de date de clôture de son exercice comptable qui a été décalée au 31 décembre de chaque année. Les prochains comptes publiés seront donc ceux clos au 31 décembre 2020.

ADP : -2% avec Valeo, CGG, Air France KLM, Safran, Innate, Atari et Elis

Thales : -1% suivi de Eiffage, Faurecia, Figeac Aero

Herige (-0,8%) a réalisé au premier semestre de l'exercice 2020, un chiffre d'affaires de 271,8 ME en repli de 17,5% à données comparables, principalement impacté par la crise sanitaire Covid-19. Ainsi, après une baisse significative d'activité enregistrée en mars, avril et mai suite aux mesures de confinement, de l'ordre de -37% à périmètre comparable, la dynamique commerciale active s'est traduite sur le mois de juin par une croissance de 13,6% à périmètre comparable tout en bénéficiant d'un effet rattrapage combiné à un impact calendaire favorable.
Les actions entreprises dans le cadre du plan d'économie de coûts permettent d'afficher un EBITDA en retrait limité de 4,5 ME à 12,1 ME.
Le résultat d'exploitation ressort positif à 4,7 ME contre 10,2 ME. Le résultat net part du Groupe du premier semestre 2020 représente un bénéfice de 2,2 ME contre 4,9 ME au 30 juin 2019. Au 30 juin 2020, les capitaux propres s'élèvent à 101,5 ME avec un endettement financier net de 93,9 ME.

Fleury Michon (-0,5%). Le chiffre d'affaires du premier semestre s'est établi à 376,7 ME, soit +8,0% par rapport à l'exercice précédent. Cette évolution intègre les hausses de volume sur l'activité GMS France et l'intégration du groupe Marfo en juillet 2019. En retraitant la contribution du groupe Marfo de la performance consolidée du premier semestre 2020 (périmètre constant 2019), le chiffre d'affaires progresse de +4,1%.
Le Pôle GMS France a bénéficié d'une bonne dynamique dès le premier trimestre. Cette tendance s'est confirmée au second trimestre, avec un effet volume globalement positif lié aux obligations de confinement. Les produits de charcuterie et de surimi ont enregistré en effet une forte demande en mars, avril et mai 2020. La hausse de cette demande tend toutefois à ralentir depuis le mois de juin 2020. La société Paso a, quant à elle, été négativement impactée par les effets du confinement qui a restreint l'organisation d'événements conviviaux. La performance enregistrée sur le mois de juin semble afficher une reprise de l'activité, qui reste à confirmer sur le second semestre. L'activité du Pôle intègre également le développement des ventes MDD, principalement en jambon de porc et surimi.
Le Pôle International qui est principalement porté par l'activité de catering aérien, enregistre de très faibles volumes de ventes depuis le début de la période de confinement. A périmètre constant, le Pôle affiche une nette décroissance de ses ventes au cours du premier semestre 2020 de -47,3%.
Le Pôle Ventes avec Services, principalement composé de l'activité de livraison de plateaux repas et de cocktails, a fortement souffert de l'annulation d'évènements conviviaux et de l'organisation par les entreprises du télétravail, sur la région Ile de France.
Le résultat opérationnel courant s'établit à 9,4 ME au cours du premier semestre 2020 contre -5,3 ME au cours de la période précédente. Cette amélioration est essentiellement liée à la hausse des volumes sur les activités de charcuterie et surimi, à une stabilisation des cours des matières premières, une meilleure maîtrise des coûts logistiques et de production et une réduction des coûts fixes sur l'ensemble des activités. La rentabilité opérationnelle courante du Groupe a cependant été nettement dégradée par les très faibles volumes des activités de catering aérien et de livraison de plateaux repas en entreprises.
Le résultat opérationnel consolidé, d'un montant de -3,5 ME à l'issue du premier semestre 2020, est significativement impacté par les charges non récurrentes relatives à la dépréciation des créances détenues sur les sociétés du groupe PFI et à la dépréciation de la survaleur de la société Fleury Michon Amérique, spécialisée dans le catering aérien au départ de l'Amérique du Nord.
Le résultat net consolidé est de -13,3 ME au 30 juin 2020. Il intègre notamment la charge d'impôts relative aux résultats de l'activité GMS France, le résultat financier du Groupe et l'impact des sociétés mises en équivalence.
Le résultat financier est impacté par la hausse du niveau de dette bancaire, directement liée aux dernières opérations de croissance externe, et à la diminution des placements financiers.
Le résultat des sociétés mises en équivalence est de -6,7 ME au 30 juin 2020. Le groupe italien Piatti Freschi Italia (détenu à 50%) représente un impact de -5,4 ME. Son activité a souffert des faibles volumes, notamment liés aux effets du Covid-19, conjugués à des coûts industriels encore élevés. La société espagnole Platos Tradicionales (détenue à 50%) profite de ses récents investissements et enregistre un chiffre d'affaires en hausse (+29,2%) ainsi qu'un résultat net légèrement positif. A noter également, la société Jargus, mise en équivalence au 31 décembre 2019 et en cours de liquidation, représente une charge de -1 ME.
Compte tenu des incertitudes liées notamment à la conjoncture actuelle et des marchés sur lesquels le Groupe intervient, Fleury Michon n'est pas en mesure d'apporter, à date, d'indications précises concernant sa performance opérationnelle sur l'exercice 2020. Néanmoins, les résultats opérationnels du deuxième semestre resteront probablement sous pression. Les activités ayant bénéficié du confinement (charcuterie et surimi) devraient connaitre un ralentissement, alors que les activités de catering aérien et de livraison de plateaux repas devraient continuer à enregistrer de très faibles volumes. D'éventuelles dépréciations complémentaires, notamment en catering aérien en fonction de l'évolution de la reprise du secteur, pourraientégalement venir dégraderle résultat net de l'exercice2020.
Dans sa décision du 16 juillet 2020, l'Autorité de la Concurrence a condamné Fleury Michon à une sanction pécuniaire de 14,8 ME au titre du grief d'entente sur le prix d'achat de certaines matières premières (entente à l'amont). Le groupe Fleury Michon fera appel de cette décision. Les comptes consolidés 2019 intègrent une charge non récurrente pour l'intégralité du montant prononcé. Le résultat net consolidé 2019 s'élève ainsi à -42,8 ME. Le Conseil d'administration du 22 juillet 2020 a arrêté les comptes consolidés 2019. L'Assemblée générale en charge d'approuver les comptes 2019 modifiés se tiendra le 24 septembre 2020.

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