Ouverture Paris : timide hausse pour le CAC40, semaine chargée en vue

Ouverture Paris : timide hausse pour le CAC40, semaine chargée en vue©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 11 juin 2018 à 09h30

LA TENDANCE

Le fiasco du G7 ne semble pas perturber les investisseurs alors que débute une semaine riche en événements. Si les tensions commerciales restent vives entre les Etats-Unis et ses partenaires européens et canadiens, les investisseurs ont désormais les yeux tournés vers Singapour, où Donald Trump et Kim Jong-un doivent se rencontrer en tête-à-tête mardi pour évoquer la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Les marchés surveilleront également de près les décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale, de la Banque centrale européenne et de la Banque du Japon qui se réunissent toutes cette semaine. La Fed devrait augmenter ses taux pour la deuxième fois de l'année tandis que l'Institution basée à Francfort pourrait fournir des indications sur l'arrêt de sa politique de rachat d'actifs (le fameux QE) et sur une éventuelle première hausse de taux d'ici la mi-2019.

Sur le front des valeurs, les plus gros décalages sont provoqués par des notes d'analystes ce matin. Quant au CAC40, il avance timidement de 0,13% à 5.458 points après 30 minutes d'échanges.

ECO ET DEVISES

Pas grand-chose à se mettre sous la dent sur le front macro pour ce début de semaine. L'indicateur du climat des affaires dans l'industrie, calculé par la Banque de France, perd deux points en mai, à 100, et retrouve ainsi son plus bas niveau depuis octobre 2016. La BdF anticipe par ailleurs toujours une croissance de l'économie française de 0,3% au deuxième trimestre. Une prévision qui reste inférieure à celle de l'Insee, qui dans sa dernière note de conjoncture publiée en mars, visait une hausse du PIB de 0,4%.

VALEURS EN HAUSSE

* Rémy Cointreau (+1,7% à 125 euros). L'action du groupe de spiritueux est soutenue par deux ajustements au sein du consensus. Berenberg a relevé son objectif de cours de 128 à 132 euros en restant à l'achat. Jefferies, quant à lui, a revalorisé la maison mère de Rémy Martin à 120 euros contre 105 euros dans le viseur précédemment, en restant à "conserver".

* STMicroelectronics (+1% à 21,2 euros). Ça pourrait encore bouger dans l'industrie des semi-conducteurs. Dialog Semiconductor serait entré en négociations avec Synaptics en vue d'une éventuelle fusion avec ce spécialiste américain des pavés tactiles. Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier, précise que les discussions sont en cours et qu'il n'est pas certain qu'elles aboutissent. Le fondeur allemand a une valorisation boursière d'environ 1,15 milliard d'euros tandis que celle de Synaptics, dont les actions ont bondi de 15% après la publication de l'information, est évaluée à 1,6 milliard de dollars (1,36 milliard d'euros).

* Total (+0,4% à 52,7 euros), bien aidé par une note d'analyste. Jefferies est en effet passé de "conserver" à "achat" sur la major pétrolière. Le broker, qui anticipe une hausse des cours du brut compte tenu des nombreux risques pesant du côté de l'offre, met en avant le fort rendement des flux de trésorerie disponibles de Total et la haute qualité de l'activité 'downstream' qui offre une protection contre une éventuelle baisse du pétrole.

VALEURS EN BAISSE

* Bolloré (-3,5% à 4 euros). Les secousses du jour sur le titre sont à relier avec la décision de HSBC de dégrader le titre. De source de marché, le bureau de recherche a coupé son opinion d'"acheter" à "conserver" sur le groupe de Vincent Bolloré, en abaissant simultanément de 4,90 à 4 euros son objectif de cours. Avec ce geste de HSBC, plus aucun broker n'est désormais à l'achat sur le dossier Bolloré. Et le cours cible moyen est ramené à 4,5 euros au sein du consensus.

* Eiffage (-1,5% à 94,8 euros), alors que Barclays a dégradé sa recommandation à "pondération en ligne" contre "surpondérer".

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