Préouverture Paris : calme et ferme ?

Préouverture Paris : calme et ferme ?©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 10 juin 2019 à 08h30

LA TENDANCE

Les indices boursiers promettent d'être encore fermes ce lundi en raison de la Pentecôte, jour férié sur certains pays comme en Suisse ou en Allemagne, alors que la Bourse de Paris devrait tourner au ralenti... Des indicateurs qui s'étaient orientés en hausse en fin de semaine dernière, anticipant un retour au calme entre Américains et Mexicains, mais aussi des gestes de soutien de la part des banques centrales, après des messages "colombes" de la part de la BCE et de la Fed ces derniers jours...

WALL STREET

A la clôture vendredi, l'indice Dow Jones a gagné 0,71% à 25.720 pts, tandis que le S&P 500 a progressé de 0,61% à 2.843 pts, et que le Nasdaq Composite a avancé de 0,53% à 7.615 pts.
Sur le marché des changes, sur fond d'attentes de baisses des taux de la Fed, après les récents propos de son président Jerome Powell, l'euro remonte sur les 1,13/$, malgré le message globalement accommodant de la BCE jeudi.
Les marchés continuent de miser sur une souplesse durable des banques centrales, face à la montée des barrières douanières qui menacent la croissance mondiale. Les opérateurs espèrent ainsi plusieurs baisses de taux de la Fed cette année... La prochaine réunion du 19 juin devrait cependant donner lieu à un statu quo (probabilité de 77,5% d'une fourchette de taux inchangée de 2,25-2,50% selon l'outil FedWatch du CME Group), mais les choses devraient en revanche grandement évoluer d'ici la dernière réunion monétaire de l'année, celle du 11 décembre. A cette date, selon FedWatch, la probabilité d'une baisse des taux d'un quart de point en comparaison des niveaux actuels est de 13,1%, contre 31,4% pour celle d'une baisse d'un demi-point, 34,4% pour une baisse de trois quarts de point et 16,5% pour un recul d'un point.

ECO ET DEVISES

Après les récentes menaces de Donald Trump de taxer dès le 10 juin tous les produits importés du Mexique, le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador s'était montré optimiste sur la possibilité de parvenir à un accord avec Washington finalement bouclé vendredi... Ce week-end, Trump a aussitôt fait retomber la pression en estimant samedi que Mexico allait "faire de son mieux" pour mettre en oeuvre l'accord sur l'immigration conclu la veille pour éviter une guerre commerciale entre les deux voisins. "Le Mexique va faire de son mieux et s'il le fait, ce sera un accord très efficace entre les Etats-Unis et le Mexique", a estimé le président américain sur Twitter.
Donald Trump avait annoncé dès vendredi soir qu'il renonçait à imposer des droits de douane de 5% sur tous les produits mexicains, Mexico ayant selon lui accepté de prendre des "mesures fortes" pour contenir les flux de migrants à la frontière. Donald Trump avait affiché le 30 mai dernier son intention de taxer à 5% les produits mexicains importés dès le 10 juin, puis de monter progressivement jusqu'à 25% le 1er octobre, si le Mexique n'agissait pas davantage pour contrôler les flux de migrants vers les Etats-Unis. Andrés Manuel Lopez Obrador avait toutefois déclaré qu'il s'entretiendrait avec Donald Trump "si nécessaire" et s'était dit confiant dans la capacité des deux pays à régler ce problème...
Mexico avait aussitôt envoyé à Washington une délégation, menée par le ministre des Affaires étrangères Marcelo Ebrard, pour négocier avec les responsables américains... Dans une déclaration commune signée à Washington après trois jours de pourparlers, les deux pays ont indiqué que le Mexique avait accepté d'accueillir davantage de réfugiés qui demandent l'asile aux Etats-Unis pendant l'examen de leur dossier.
Mexico a aussi promis de déployer la garde nationale à la frontière avec le Guatemala, par laquelle transitent les migrants originaires d'Amérique centrale...

Certains investisseurs espéraient que le patron de la BCE Mario Draghi aille plus loin, mais ce dernier a souligné la bonne résistance de la croissance de la zone euro au 1er trimestre (+0,4%), et a semblé exclure des baisses de taux ainsi qu'un nouveau programme de rachat d'actifs ("QE")...
La BCE a repoussé de 6 mois l'échéance d'un éventuel resserrement monétaire, au moins jusqu'à la fin du premier semestre 2020. Elle a aussi confirmé et détaillé le nouveau programme de prêts aux banques européennes, qui sera lancé en septembre.

Côté dossier chinois, Donald Trump a déclaré qu'il se prononcerait après le sommet du G20, prévu fin juin à Osaka, sur l'imposition éventuelle de nouveaux tarifs douaniers à la Chine... En attendant, l'excédent commercial de la Chine avec les Etats-Unis s'est creusé en mai, selon les données officielles publiées lundi. D'après les données des douanes chinoises, l'excédent commercial chinois vis-à-vis des Etats-Unis a atteint le mois dernier 26,89 milliards de dollars (23,76 milliards d'euros) alors qu'il s'élevait à 21,01 milliards de dollars en avril.
Sur la période janvier-mai, la Chine présente un excédent commercial avec les Etats-Unis de 110,55 milliards de dollars.
Alors que les deux pays semblaient en passe de signer un accord, Washington a relevé le 11 mai ses tarifs douaniers sur 200 milliards de dollars d'importations chinoises et menacé de faire de même sur le reste des importations chinoises, d'un montant de quelque 300 milliards de dollars...
Du côté du pétrole, le Brent remonte sur les 63,50$ et l'or pointe à 1.341$.

VALEURS A SUIVRE

Renault qui a été victime du retrait surprise de l'offre de fusion de Fiat Chrysler à 30 milliards d'euros en fin de semaine dernière sera encore très suivi ce lundi sur les marchés financiers... Le groupe italo-américain, qui a mis en cause les conditions politiques en France, a pris cette décision alors que l'Etat français avait demandé un report du vote du conseil d'administration de Renault sur le projet afin d'obtenir le soutien de Nissan... "Il est devenu clair que les conditions politiques en France ne sont actuellement pas réunies pour qu'une telle combinaison voie le jour avec succès", a déclaré FCA.
Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a réaffirmé hier dimanche qu'il était "essentiel" à ses yeux que Renault et Nissan renforcent leur alliance au moment où l'industrie automobile subit l'une des plus importantes mutations de son histoire avec le développement des véhicules électriques et connectés. S'exprimant à l'issue d'une réunion des ministres des Finances du G20 à Fukuoka, dans le sud du Japon, Bruno Le Maire a expliqué que les synergies dégagées par Renault et son partenaire Nissan contribueraient à ce que les deux groupes soient dans le peloton de tête de cette révolution technologique du 21e siècle. "L'objectif de l'Etat français a toujours été depuis le début de renforcer l'alliance entre Renault et Nissan", a-t-il déclaré à la presse. "Il est essentiel, non seulement de préserver, mais de renforcer cette alliance...", a-t-il ajouté en précisant que les modalités de ce renforcement relevaient des dirigeants de Renault et Nissan.
"Quand nous regardons ces 20 dernières années, nous voyons que cette qualité de Renault a été renforcée par le partenariat avec Nissan dans le cadre de l'alliance qui a été mise en place il y a 20 ans", a-t-il poursuivi. Dans un entretien accordé samedi à l'AFP, le ministre de l'Economie avait déclaré que l'Etat français était prêt à réduire sa participation de 15% dans le groupe au losange afin de conforter l'alliance avec Nissan....
Bruno Le Maire n'a pas précisé s'il discuterait du sujet de la participation de l'Etat dans Renault avec ses homologues japonais lors de sa visite à Tokyo ce lundi.
"C'est un horizon de long terme. Pour le moment, il est sage de s'en tenir à l'horizon de court et de moyen terme", a-t-il souligné, en précisant que le renforcement de l'alliance était la première étape de court terme avant une éventuelle consolidation ou fusion industrielle, "priorité de moyen terme"..."Il y aura nécessité de consolidation industrielle", a encore dit le ministre. "Ça ne peut être que la deuxième étape après ce renforcement de l'alliance".
"Il va de soi que s'il y a un projet de consolidation et notamment de fusion, il faut que les deux partenaires soient d'accord. C'est un respect de notre part du partenaire japonais, un respect de Nissan, de dire que si nous nous engageons dans cette fusion, dans un projet de consolidation, il est bon que les deux partenaires, Renault comme Nissan soient pleinement associés et engagés...", a-t-il ajouté.
La visite de Bruno Le Maire au Japon intervient dans une période de relations particulièrement tendues entre Renault et Nissan depuis l'arrestation de Carlos Ghosn en novembre dernier au Japon. Le ministre rencontrera à l'occasion de son déplacement au Japon des chefs d'entreprise et des responsables gouvernementaux, dont le ministre des Finances nippon, Taro Aso.

Sanofi : Dans le cadre d'une étude de phase III évaluant des adultes atteints de diabète de type 2 inadéquatement contrôlé par des agonistes des récepteurs GLP-1, Soliqua/Suliqua (insuline glargine 100 unités/ml et lixisénatide) a atteint l'objectif principal de l'étude en permettant aux patients d'obtenir une réduction statistiquement supérieure du taux de glycémie moyen (HbA1c) après 26 semaines, comparativement aux patients maintenus sous agoniste des récepteurs GLP-1.
L'étude LixiLan-G a inclus comme comparateur un agoniste des récepteurs GLP-1 administré chaque jour ou une fois par semaine. La plupart des patients passés sous un traitement par Soliqua ont atteint un taux moyen de glycémie (HbA1c) inférieur à 7%, la valeur cible recommandée par l'ADA, comparativement à ceux qui ont poursuivi leur traitement par agoniste des récepteurs GLP-1. Les patients passés sous Soliqua ont également été plus nombreux à atteindre le critère d'évaluation composite de l'étude, à savoir un taux d'HbA1c inférieur à 7%, sans épisode d'hypoglycémie symptomatique documenté (faible concentration de sucre dans le sang).

Biophytis, société de biotechnologie spécialisée dans le développement de nouveaux traitements pour les maladies liées à l'âge, annonce que Daniel Schneiderman, actuel Directeur Financier de Biophytis aux Etats-Unis, étend ses fonctions et aura désormais la charge de la Direction Financière du Groupe Biophytis SA. Par ailleurs, Jean-Christophe Montigny, Directeur Général Adjoint, quitte ses fonctions. M. Montigny restera en poste jusqu'au 24 juillet 2019 pour assurer la transition.
Stanislas Veillet, PDG de Biophytis a déclaré : "Au nom de la société, je voudrais personnellement remercier Jean-Christophe pour ses efforts et sa contribution précieuse à Biophytis au cours des dix dernières années. Il a joué un rôle essentiel, nous faisant passer d'une start-up à une société de biotechnologie au stade clinique, dotée d'un portefeuille de traitement thérapeutiques spécialisé dans les maladies liées à l'âge. Nous souhaitons à Jean-Christophe le meilleur dans ses futurs projets".

Oceasoft a conclu un accord avec ses partenaires bancaires portant sur l'obtention de franchises de paiement de ses financements moyen et long terme. Pour rappel, l'endettement financier du groupe s'établissait à 2,25 ME au 31 décembre 2018, principalement constitué de financements long terme consentis par Bpifrance au titre des activités de R&D pour un montant de 1,8 ME (prêts à taux zéro innovation) et d'un préfinancement du CIR de l'année 2017 auprès de BNP Paribas pour 315 KE.
Selon les termes de l'accord conclu, Bpifrance a accordé un différé supplémentaire d'amortissement du capital de sept trimestres sur la première tranche de financement (un million d'euros remboursable par échéances trimestrielles de 50 KE), portant paiement de la première échéance au 31 décembre 2019.
BNP Paribas a pour sa part accordé un différé de remboursement au 2 juillet 2019 du préfinancement du CIR 2017 initialement remboursable le 31 décembre 2018. Pour rappel, la société bénéficie d'une créance de 990 KE au titre du CIR des années 2016, 2017 et 2018 dont le remboursement est suspendu à une vérification de comptabilité initiée par l'administration fiscale fin 2018. Il est précisé qu'à ce jour, le droit à perception de ces crédits d'impôt n'est pas remis en cause par l'administration fiscale
Enfin, la Banque Populaire du Sud a accordé un différé de remboursement de 12 mois à compter d'avril 2019 sur le solde en principal, d'un montant de 35 KE à la date de l'accord, d'un prêt à moyen terme remboursable par échéance mensuelle de 5 KE.

Onxeo a mis en place une ligne de financement en fonds propres par émission d'actions nouvelles sur une période de 12 mois, pour un montant d'environ 9 ME sur la base des niveaux de cours actuels. Ce financement devrait étendre l'horizon de trésorerie de la société jusqu'au 3e trimestre 2020.
Les montants perçus seront affectés principalement à la poursuite des programmes de R&D de la Société et plus particulièrement au financement du développement clinique d'AsiDNA en combinaison avec d'autres agents anti-cancéreux et aux premières phases du développement préclinique et pharmaceutique d'une nouveau composé issu de la plateforme platON, ainsi que plus généralement au financement de l'activité de la société.
Nicolas Fellmann, Directeur Financier d'Onxeo, commente : Cette option de financement nous permet d'ajuster les fonds levés aux besoins réels de la société, dans des conditions financières favorables. Nous sommes très satisfaits de la relation avec Nice & Green et avons donc choisi de renouveler cette modalité de financement, tout en continuant à étudier activement toutes les possibilités de financements non-dilutifs. La flexibilité de l'approche proposée permet un financement mensuel correspondant à nos besoins pour conduire notre ambitieux programme de développement clinique d'AsiDNA en association avec d'autres agents anti-cancéreux, et entamer le développement d'un nouveau candidat issu de PlatON.
Conformément aux termes de l'accord, Nice & Green, agissant en tant qu'investisseur spécialisé qui n'a pas vocation à demeurer au capital de la Société, s'est engagé, pour une période de 12 mois, à souscrire et exercer chaque mois à l'initiative d'Onxeo, un nombre de bons de souscription d'action correspondant à un financement mensuel de 850.000 euros, soit un montant cible total de 10,2 ME.
Les actions seront émises, chaque mois, sur la base de la moyenne des cours de bourse pondérée par les volumes sur les trois jours de bourse précédant chaque émission, diminuée d'une décote maximale de 5%.
Le nombre total d'actions nouvelles à créer étant limité à 12 millions, le montant cible de 10,2 ME pourrait cependant ne pas être atteint sous certaines hypothèses d'évolution du cours de l'action (si le prix moyen pondéré par les volumes des émissions est inférieur à 0,85 euros) et le financement total reçu par la société dépendra du niveau moyen du cours de l'action sur la durée du contrat. Sur la base du cours de clôture de la séance du 5 juin 2019, soit 0,825 euros, la Société pourrait recueillir un montant total net de 9,1 ME.
Au 31 mars 2019, la société disposait d'une trésorerie de 8,3 ME lui permettant de poursuivre ses activités jusqu'à novembre 2019. Elle estime avoir besoin de 4,3 ME supplémentaires pour couvrir ses besoins de trésorerie au cours des 12 prochains mois. Dans l'hypothèse d'une utilisation en totalité de cette ligne de financement, un actionnaire détenant 1% du capital d'Onxeo avant sa mise en place verrait sa participation passer à 0,82% du capital.

Axa a annoncé le succès de l'offre secondaire de 40.000.000 actions ordinaires d'Axa SA Equitable Holdings, Inc. (EQH).
Le produit net pour Axa SA, correspondant à la cession de 40.000.000 actions d'EQH dans le cadre de l'offre, s'élevait à 834 millions de dollars américains, soit 739 millions d'euros.
A l'issue de cette cession, la participation d'Axa SA au capital d'EQH a diminué, passant de 48,3% à 40,1% du capital d'EQH.
Par ailleurs, Axa SA a consenti aux banques garantes une option permettant l'acquisition de 6 millions d'actions ordinaires d'EQH supplémentaires dans un délai de 30 jours.

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