Préouverture Paris : encore des résultats semestriels...

Préouverture Paris : encore des résultats semestriels...©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 31 juillet 2020 à 08h30

La bourse de Paris qui a plongé hier de plus de 2% va tenter de se reprendre ce vendredi, sur fond de poursuite des nombreuses publications semestrielles... La tendance reste malgré tout prudente sur les places de la zone Asie-Pacifique, alors que les publications des GAFA ont agité les dernières heures dans un contexte sanitaire international toujours aussi pesant... La Bourse de Tokyo recule de 2,8%, Seoul glisse de 0,5%, mais Shanghai monte de 0,6% et Hong Kong s'adjuge 0,2%.

WALL STREET

La cote américaine a limité son retard hier soir avec un DJIA, qui chutait initialement de près de 2%, et qui abandonne au final 0,85% à 26.313 pts, alors que le S&P500 cède 0,38% à 3.246 pts. Le Nasdaq termine nettement mieux orienté, à 10.587 pts, en hausse de 0,43%.
Le marché avait corrigé d'entrée à l'ouverture dans le sillage des déclarations de Donald Trump qui ont semé le trouble sur Twitter, évoquant un éventuel report de l'élection présidentielle américaine ! Le président américain s'inquiète en effet des risques de fraude qui seraient liés à l'épidémie actuelle du nouveau coronavirus...
Apple, qui a publié ses comptes dans la nuit, a affiché une forme olympique, progressant dans tous ses secteurs d'activité et sur tous ses marchés géographiques, profitant des mesures de confinement imposées à travers le monde. Avec 59,7 milliards de dollars de revenus sur le deuxième trimestre et un bénéfice par action de $2,58, Apple progresse de 11% par rapport à l'année dernière. Les analystes s'attendaient à des revenus de 52,25 milliards et un bénéfice par action de 2,04 dollars.
Les ventes d'iPhone ont rapporté 26,42 milliards, soit quatre milliards de plus que les prévisions des analystes. Même des équipements passés au second plan, comme les iPad ou les ordinateurs Mac, ont connu un regain d'intérêt.
Apple se développe aussi dans son secteur des services numériques (iCloud et Apple Music), avec une progression de près de 15% à 13,16 milliards contre 11,46 milliards il y a un an.
A l'instar des autres géants des nouvelles technologies comme Amazon et Facebook qui publiaient aussi leurs résultats, Apple a donc battu les prévisions des analystes...
Parmi les autres annonces de la nuit Alphabet, la maison mère de Google, a fait état de ventes trimestrielles en recul pour la première fois depuis son entrée en Bourse il y a 16 ans.
Le déclin de 2% est cependant moins net qu'attendu.
L'action d'Alphabet est restée stable après la publication des résultats trimestriels, contre environ 1.525 dollars cette année avant le début de la crise sanitaire.
Alphabet a dégagé au deuxième trimestre 38,3 milliards de dollars, en baisse de 2% sur un an et avec une marge opérationnelle à 17% contre 24% il y a un an...

ECO ET DEVISES

Les annonces de la Réserve fédérale mercredi n'ont pas vraiment surpris, la Banque ayant comme attendu réaffirmé son engagement à soutenir l'économie face au coronavirus... La Fed a maintenu ses taux proches de zéro et indiqué qu'elle n'allait pas modifier l'objectif de taux des 'fed funds' tant que l'économie ne serait pas stabilisée. Jerome Powell, dirigeant de la Fed, a évoqué des perspectives économiques très incertaines et estimé qu'il faudrait encore un soutien monétaire et budgétaire prolongé...
Par ailleurs, à Washington, les législateurs peinent à s'entendre sur un nouveau plan de relance, alors même que des mesures exceptionnelles d'indemnisation dont bénéficient des millions d'Américains au chômage expirent en fin de semaine.

Du côté de la crise sanitaire, l'épidémie du nouveau coronavirus ne faiblit pas... Ainsi, selon l'Université Johns Hopkins, le nombre de cas confirmés dans le monde se monte désormais à 17,06 millions, dont 4,43 millions aux USA, 2,55 millions au Brésil et 1,58 million en Inde. La Russie dénombre 832.993 cas confirmés, l'Afrique du Sud 471.123 et le Mexique 408.449. La pandémie a fait 667.935 morts dans le monde, dont 150.733 aux Etats-Unis, 90.134 au Brésil, 46.046 au Royaume-Uni et 45.361 au Mexique.
Un décompte Reuters confirme le bilan américain à plus de 150.000 décès. Au moins 1.461 décès supplémentaires ont été recensés hier, un record depuis le 27 mai. 62.000 nouveaux cas de contamination ont été confirmés aux Etats-Unis. Le nombre de décès aux Etats-Unis s'est alourdi de 10.000 au cours des onze derniers jours, rythme sans équivalent en deux mois. Le Texas, qui compte 420.000 contaminations confirmées depuis le début de l'épidémie, a fait état de près de 4.300 morts ce mois-ci, contre 2.900 pour la Floride et 2.700 en Californie. Par ailleurs, les nouvelles infections en Arizona, en Californie, au Texas et en Floride ont provoqué une surcharge des hôpitaux et contraint les autorités à faire machine arrière sur la question du déconfinement. La Californie a fait état hier de plus de 11.600 cas supplémentaires, pour un total de plus de 485.000.
Sur les devises, l'euro monte encore ce matin sur les 1,19/$. Le baril de pétrole brent consolide sur les 43$ et l'or grimpe à 1.963$ l'once.

INDICATEURS ECONOMIQUES A SURVEILLER

Etats-Unis :
- Indice du coût de l'emploi. (14h30)
- Revenus et dépenses des ménages. (14h30)
- Indice manufacturier PMI de Chicago. (15h45)
- Indice révisé du sentiment des consommateurs mesuré par l'Université du Michigan. (16h00)
Europe :
- PIB flash en Espagne. (09h00)
- Indice européen flash des prix à la consommation. (11h00)
- Indice préliminaire italien des prix à la consommation. (11h00)
- PIB préliminaire flash en Europe. (11h00)
- PIB préliminaire italien. (12h00)

BROKERS

Jefferies est à l'achat sur ArcelorMittal avec un cours cible ajusté de 13 à 14 euros, conserve Ipsen avec un objectif ajusté 55 à 89 euros et conserve Saint-Gobain avec un cours cible remonté à 29,70 euros.
AlphaValue accumule Total avec un objectif abaissé à 39,40 euros, allège Arkema avec un cours cible ramené à 84,30 euros et achète LafargeHolcim avec un cours ajusté à 64,70 CHF.

VALEURS A SUIVRE

BNP Paribas dévoile des résultats supérieurs aux attentes du marché au deuxième trimestre à la faveur d'un retour à meilleure fortune dans ses activités de marché et grâce à des provisions pour mauvaises créances moins importantes que prévu. La banque de la rue d'Antin a ainsi enregistré sur la période un bénéfice net part du Groupe de 2,299 milliards d'euros, en baisse de 6,8% (-9,9% hors éléments exceptionnels) pour un produit net bancaire de 11,675 milliards d'euros, en hausse de 4,0%. Le consensus 'Bloomberg' attendait un profit net de 1,49 milliard d'euros pour des revenus de 10,85 MdsE, dont 3,22 MdsE pour la banque d'investissement (CIB). Le résultat brut d'exploitation s'établit à 4,337 MdsE (+14,5%).
Très surveillées par les opérateurs, les provisions destinées à couvrir les risques de non-remboursement de crédits ont grimpé à 1,447 milliard d'euros contre 621 ME un an plus tôt. Le consensus s'attendait toutefois à un montant plus élevé.
Dans les activités de marché, la banque retrouve des couleurs avec des revenus en forte hausse (+63,5%) entre avril et juin, tirés par les activités de taux (+153,8%) à l'instar des banques d'investissement américaines. Les revenus tirés du trading actions ont en revanche reculé davantage que prévu (-53%).
Au 30 juin 2020, le ratio "common equity Tier 1" s'élève à 12,4% en hausse de 40 points de base par rapport au 31 mars 2020 du fait de la génération organique de capital du trimestre après prise en compte d'un taux de distribution de 50% et de l'effet des aménagements règlementaires (CRR "Quick Fix").

Vinci : Dans la continuité de l'exercice précédent, VINCI affichait jusqu'à mi-mars une solide performance tant dans les concessions que dans le contracting. Après l'entrée en confinement de la France et de nombreux pays, le Groupe a subi une baisse très prononcée de son activité. Les comptes consolidés du 1er semestre 2020 font ainsi ressortir une contraction du chiffre d'affaires et une forte baisse des résultats.
Le chiffre d'affaires consolidé du 1er semestre 2020 s'élève à 18,5 milliards d'euros, en baisse de 14,9% à structure réelle par rapport à celui du 1er semestre 2019 (-17% à structure comparable ; impacts des changements de périmètre, essentiellement à l'international : +2,4% ; variations de change : -0,3%). La baisse de chiffre d'affaires ayant été plus marquée en France qu'à l'international, la part du chiffre d'affaires réalisé hors France s'est établie à 49% (44% au 1er semestre 2019).
L'EBITDA s'élève à 1.803 millions d'euros (3 625 millions d'euros au 1er semestre 2019). Il représente 9,7% du chiffre d'affaires, contre 16,7% au 1er semestre 2019.
Le Résultat Opérationnel sur Activité (ROPA), en forte baisse par rapport au 1er semestre 2019, s'établit à 267 millions d'euros.
Le Résultat Opérationnel Courant (ROC) ressort à 118 millions d'euros. Il intègre notamment l'impact des paiements en actions (IFRS 2) et la contribution négative de participations consolidées par mise en équivalence, notamment dans le secteur aéroportuaire, alors qu'elle était positive en 2019.
Le Résultat net consolidé part du Groupe affiche une perte de 294 millions d'euros et le résultat net par action ressort à -0,53 euro (respectivement 1 359 millions d'euros et 2,43 euros au 1er semestre 2019).
Le cash-flow opérationnel (avant prise en compte des investissements de développement dans les concessions) s'établit à 388 millions d'euros (823 millions d'euros au 1er semestre 2019). Il intègre une amélioration remarquable du besoin en fonds de roulement -dont la variation est habituellement négative au 1er semestre du fait de la saisonnalité des activités- grâce à un niveau d'encaissements des clients particulièrement soutenu au 2e trimestre 2020.
Le cash-flow libre ressort à -182 millions d'euros (316 millions d'euros au 1er semestre 2019). Il comprend les investissements de développement dans les concessions, en légère hausse au 1er semestre en raison des programmes déjà engagés par VINCI Airports.
L'endettement financier net consolidé ressort à 22,1 milliards d'euros au 30 juin 2020, en baisse de 2,1 milliards d'euros par rapport au 30 juin 2019.

EssilorLuxottica a réalisé un chiffre d'affaires semestriel de 6.230 millions d'euros, en baisse de 29% à taux de change réels et constants, par rapport au chiffre d'affaires du premier semestre 2019, conséquence directe des confinements liés au COVID-19 sur l'ensemble des marchés du groupe.
Cependant, une reprise séquentielle de mois en mois a suivi les réouvertures de magasins sur la plupart des marchés. La marge brute ajustée s'est établie à 56,9% du chiffre d'affaires et le résultat opérationnel ajusté à 2% du chiffre d'affaires. Le résultat net part du groupe ajusté est ressorti à 7 millions d'euros.
La société continue de surveiller prudemment l'évolution des conditions de marché alors que de plus en plus de pays sortent de confinement. A ce stade, la situation reste trop volatile pour rétablir des objectifs financiers pour l'année. Il est néanmoins probable que le troisième trimestre représentera une nouvelle période de transition sur le chemin de la normalisation.

Les encours gérés par Amundi atteignent 1.592 MdsE au 30 juin, en progression de 7% sur un an et de 4,2% par rapport à fin mars 2020. Sur le trimestre, l'effet marché est positif de +64,9 MdsE et la collecte est quasi-stable (-0,8 MdE), marquée par un redressement des flux en actifs MLT.
Les résultats d'Amundi sont maintenus à un haut niveau et confirment la solidité de son business-model. L'incidence de la baisse des marchés sur les revenus a été compensée par la réduction des charges d'exploitation, ce qui a permis de conserver un coefficient d'exploitation bas et une bonne profitabilité.
Grâce à des charges d'exploitation en baisse (-4,7%), le coefficient d'exploitation s'établit à 52,5%, et le Résultat Brut d'Exploitation atteint 588 ME.
Après contribution des sociétés mises en équivalence (Joint-Ventures asiatiques essentiellement), et à la charge d'impôt, le résultat net ajusté part du Groupe est maintenu à un bon niveau à 439 ME (-13,1% vs S1 2019). Cette baisse s'explique principalement par l'effet de la baisse des marchés sur les revenus.
Au 30 juin 2020, les capitaux propres tangibles d'Amundi s'élèvent à 2,7 MdsE, soit le même niveau qu'au 31 décembre 2019. Le ratio CET 1 atteint 17,8% au 30 juin 2020, après prise en compte de l'incidence de l'acquisition de Sabadell AM.

Altice Europe a publié pour le deuxième trimestre un bénéfice d'exploitation supérieur aux attentes du marché. Le bénéfice trimestriel avant intérêts, taxes, dépréciations et amortissements (Ebitda) a légèrement progressé de 0,3% à 1,44 Milliard d'euros, alors que le consensus s'établissait à 1,37 Milliard d'euros. Le chiffre d'affaires a reculé de 1,2% à 3,54 Milliards d'euros mais a aussi battu le consensus, de près de 100 ME.
"Le groupe a monétisé sa participation dans Altice USA et a remboursé 1,2 milliard d'euros de dette depuis avril 2020", a souligné Patrick Drahi, ajoutant que son groupe poursuivrait ses efforts de désendettement.
En France, principal marché d'Altice Europe a représenté 70% de son chiffre d'affaires l'an dernier. L'opérateur a séduit 37.000 nouveaux abonnés dans le haut débit et quelque 99.000 pour ses forfaits mobile au deuxième trimestre.
Le groupe a confirmé ses objectifs annuels pour 2020 qui passent par une croissance du chiffre d'affaires et du bénéfice brut ainsi que par une nouvelle réduction de la dette.
L'endettement net d'Altice Europe s'établissait fin juin à 29 Milliards d'euros, soit plus de 2 MdsE en moins qu'à la fin mars.

Lagardère a vu son chiffre d'affaires tomber à 2,088 milliards d'euros au premier semestre 2020, soit une évolution de - 38 % en données comparables. Après un 1er trimestre 2020 à - 13 %, toutes les activités ont été plus fortement affectées par la crise sanitaire mondiale lors du 2e trimestre.
Lagardère Publishing affiche un chiffre d'affaires semestriel de 971 ME, en baisse de - 8 %. Ce repli, lié aux mesures de confinement, s'est concentré sur les deux premiers mois du 2e trimestre. Ensuite, la branche a enregistré un mois de juin exceptionnel à + 21 % par rapport à juin 2019, porté par de nombreux best-sellers en France et à l'étranger démontrant la place éminente du livre dans les habitudes de consommation.
Lagardère Travel Retail affiche un chiffre d'affaires de 947 ME, en baisse de - 55%. La fermeture quasi-complète des réseaux aéroportuaires mondiaux, en particulier entre mi-mars et mi-juin, période la plus affectée, a entraîné une baisse du chiffre d'affaires avec un point bas atteint en avril (- 91% par rapport à 2019), comme annoncé le 30 avril 2020. "Nous avons assisté à une légère amélioration de l'activité à des niveaux d'environ - 82 % au mois de juin par rapport à 2019 et - 65% attendu pour le mois de juillet", commente Lagardère.
Le résultat opérationnel courant (Résop Groupe) du premier semestre s'établit à - 218 ME contre + 88 ME en 2019. Lagardère Publishing enregistre un Résop quasi stable de + 27 ME (+ 36 EEUR en 2019). En revanche pour Lagardère Travel Retail, le Résop est en retrait à - 209 ME contre + 46 ME en 2019. Le résultat net part du Groupe s'affiche à - 481 ME contre +52 ME en 2019.
L'endettement net s'établit à 2.048 ME au 30 juin 2020, soit une dégradation de 587 ME par rapport à décembre 2019. Les besoins de financement ont été principalement couverts par deux tirages sur la ligne de crédit syndiquée pour un montant total de 800 ME. Comme annoncé le 30 avril 2020, Lagardère a obtenu la suspension des covenants sur la ligne de 1.250 ME pour l'année 2020, assurant ainsi sa liquidité.
À noter qu'au 30 juin 2020, le groupe disposait de 1.021 ME en trésorerie et équivalents de trésorerie, soit 108 ME de plus qu'à fin décembre 2019. Lagardère estime que cette liquidité est suffisante pour couvrir ses besoins pour les 12 prochains mois, y compris dans un scénario prudent.

Le chiffre d'affaires consolidé du 1er semestre 2020 d'Assystem est en repli de 6,9% par rapport à celui enregistré au 1er semestre 2019, dont -9,4% en organique, +2,3% d'effet périmètre et +0,2% d'effet de la variation des taux de change. Le semestre a été marqué par l'impact négatif très significatif de la pandémie Covid-19 sur la croissance organique de l'ensemble des activités, principalement pendant la période de confinement généralisé en France. Le CA semestriel ressort à 229,5 ME, contre 246,5 ME un an auparavant.

Wendel : Le chiffre d'affaires consolidé S1 2020 est de 3.592,6 ME, en baisse de 10,2%. Bureau Veritas a affiché un premier semestre résilient malgré la crise tandis que IHS Towers et Constantia Flexibles ont publié des chiffres d'affaires et des niveaux de profitabilité satisfaisants.
Wendel affiche une perte nette consolidée de 279,3 ME et de 203,7 ME en part du Groupe.
Le Résultat net des activités est de 83,4 ME, en baisse de 66,9%, la contribution totale des sociétés de portefeuille a été négativement impactée par les périodes de confinement, à l'exception de Constantia Flexibles et Cromology qui affichent une contribution en hausse par rapport à l'an dernier, tandis que les frais financiers et opérationnels de Wendel ont baissé de 14,8 ME.
Le résultat non récurrent est de -142,7 ME, impacté par les éléments non récurrents enregistrés au niveau des sociétés de portefeuille.
Le total des dépréciations et écritures d'allocation de goodwill de -220 ME comprenant la dépréciation totale de l'investissement dans Tsebo.
Le Dividende est maintenu à 2,8 Euros par action, égal à l'an dernier.
L'Actif net réévalué est de 138,6 Euros en hausse de +17,3% par rapport au 31/03/2020.

L'Oreal a publié un chiffre d'affaires semestriel de 13,07 milliards d'euros (-11,7%) à données comparables et à données publiées, avec une poursuite de la croissance en Chine, à +17,5% et une forte croissance du e-commerce (+64,6%).
Les frais financiers s'élèvent à 36,5 millions d'euros.
Les dividendes de Sanofi représentent 372 millions d'euros.
L'impôt sur les résultats hors éléments non récurrents s'établit à 547 millions d'euros, soit un taux de 20,3%, inférieur à celui du premier semestre 2019.
Le résultat net hors éléments non récurrents, part du Groupe, ressort à 2.144 millions d'euros.
La Marge d'exploitation ressort à 18% et le BNPA à 3,82 euros sur la période.
La marge brute d'autofinancement s'élève à 2.668 millions d'euros. Son évolution est en ligne avec celle du résultat net. La variation du besoin en fonds de roulement ressort à 889 millions d'euros.
Les investissements, à 504 millions d'euros, représentent 3,8% du chiffre d'affaires.
Le cash-flow opérationnel s'élève à 1.274 millions d'euros.
Au 30 juin 2020, après prise en compte de la dette financière de location pour un montant de 1.858 millions d'euros, la trésorerie nette s'établit à 2.161 millions d'euros.

Après un 1er trimestre solide, les activités du Groupe Technicolor ont fait preuve de résilience face à la crise de la Covid-19 au cours du 2e trimestre. Le chiffre d'affaires consolidé du Groupe est en baisse de -18,8% à taux courant à 1,433 milliard d'euros au 1er semestre (1,764 MdE au 30 juin 2019). L'impact de la Covid-19 sur les Services de Production et les Services DVD est partiellement compensé par la surperformance du Haut Débit, notamment en Amérique du Nord (+ 15% par rapport au 1er semestre 2019).
L'Ebitda ajusté de 53 millions d'euros, en baisse de 49% à taux constants, a été impacté par la baisse des volumes d'activité, partiellement compensée par des améliorations opérationnelles et financières dans toutes les divisions, particulièrement visibles dans la Maison Connectée où l'Ebitda ajusté progresse de 126% à taux courants à 54 ME.
L'Ebita ajusté est de -67 ME est en baisse de -23 ME à taux courants. Une dépréciation de 68 ME a été comptabilisée, principalement dans les Services DVD en raison des hypothèses révisées liées à la Covid-19. Les coûts de restructuration représentent -41 ME à taux courant.
L'Ebit des activités poursuivies est une perte de -194 ME (-88 ME au 1er semestre 2019).
Le Groupe continue à se concentrer sur la réalisation des plans de réductions de coûts liés au Plan stratégique tels que précédemment annoncés, et reste en bonne voie pour atteindre plus de 160 ME d'économies au cours de l'année et 300 ME d'ici 2022.
A ce jour, 67 ME d'économies ont déjà été réalisées, avec des plans détaillés pour réaliser le reste.
Le flux de trésorerie disponible est négatif à hauteur de -286 ME, en baisse de -24 ME à taux courant. La dette nette nominale s'élève à 1,607 MdE. Elle va se réduire significativement par la restructuration de la dette prévue aux termes du plan de Sauvegarde Financière Accélérée (SFA).
Le plan de restructuration financière approuvé par les créanciers du Groupe, les actionnaires et le Tribunal de Commerce, offre un nouveau cadre de développement assurant la pérennité de Technicolor à long terme. La première tranche (environ 240 ME) de la ligne "Nouveau Financement" du plan de restructuration financière a été reçue et la seconde tranche (environ 180 ME) de la ligne "Nouveau Financement" devrait être reçue fin août par le Groupe.

Au 1er semestre 2020, le chiffre d'affaires de Thermador Groupe ressort à 187,87 millions d'euros (182,55 ME à périmètre constant). Il recule de 1,5% (-4,3% à périmètre constant).
La maîtrise des coûts de Thermador a permis de limiter l'impact sur le résultat opérationnel au 1er semestre, qui ne concède que 7,1%, à périmètre constant. Il s'établit à 23,23 ME au 30 juin 2020. En ajoutant les résultats de Distrilabo et Thermacome, il baisse de -6,6% à 23,36 ME.
Le résultat net part du groupe est de 16,47 ME (-3% en données publiées).
"Objet de toute notre attention, notre trésorerie nette se maintient à un niveau amplement suffisant (8,7 ME), malgré l'augmentation relative de notre stock (0,6 mois d'achats consommés) et le retard de règlement constaté chez un client important", indique Guillaume Robin, Président de Thermador. "En tout, les créances clients n'ont augmenté que de 7,3 jours de chiffre d'affaires. Notre dette financière de 47,5 ME (hors IFRS16) reste très raisonnable comparativement à nos capitaux propres de 222,6 ME".

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