Préouverture Paris : fin de semaine au calme

Préouverture Paris : fin de semaine au calme
graphique bourse trader

Boursier.com, publié le vendredi 14 mai 2021 à 08h30

LA TENDANCE

LA TENDANCE

La Bourse de Paris qui a réussi a clôturer la séance en légère hausse jeudi, termine la semaine dans le calme avec moins de pression grâce au rebond de Wall Street hier soir... La Bourse de New York a refait une partie de ses pertes de la veille, entraînées par l'annonce d'un sursaut de 4,2% des prix à la consommation aux Etats-Unis en avril sur un an, au plus haut depuis 13 ans... Jeudi, les prix à la production ont eux aussi montré une accélération en avril, à 6,2% sur un an. En Asie, le rebond est général avec des gains de plus de 2% à Tokyo, de 1,7% à Hong Kong et d'un peu plus de 1% à Seoul et Shanghai.

WALL STREET

Après trois séances difficiles, l'indice Dow Jones a repris jeudi 1,29% à 34.021 points en clôture (après -1,99% mercredi), tandis que l'indice large S&P 500 a regagné 1,22% à 4.112 pts (après -2,15%), et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a avancé de 0,72% à 13.124 points (après -2,67%). Les trois indices ont cependant terminé sous leurs plus hauts du jour, ayant gagné en début de séance environ 1,6%. Le Nasdaq affiche encore une perte de 7,1% par rapport à son précédent record du 26 avril, à 14.138 pts.
Dix des onze indices sectoriels du S&P 500 ont progressé jeudi, à l'exception de l'énergie, qui a perdu 1,3%. Les secteurs défensifs et cycliques ont soutenu la cote, à l'image des industrielles (+1,9%) et des financières (+1,8%), ces dernières étant favorisées par des taux d'intérêts plus élevés. Les valeurs de croissance, visées par les récents dégagements ont progressé plus modestement, comme les technologiques (+1,3%), les services de communication (+0,8%) et les biens de consommation discrétionnaires (+0,7% après -3% mercredi).

ECO ET DEVISES

Les investisseurs continent de s'interroger sur l'ampleur et la durée du regain d'inflation observé à l'occasion de la reprise économique aux Etats-Unis. Beaucoup craignent que la Réserve fédérale ne soit forcée de relever ses taux directeurs pour éviter une surchauffe, malgré les nombreuses dénégations des responsables de la Fed à ce sujet.
Jeudi, les marchés ont donc pris connaissance des prix à la production aux Etats-Unis en avril, qui ont progressé de 0,6% sur un mois (contre +0,3% de consensus de place) et de 6,2% sur un an, soit la plus forte hausse depuis la création de la statistique... Hors alimentaire et énergie, le 'PPI core' a grimpé de 0,7% sur un mois et de 4,1% en glissement annuel.
Mercredi, l'annonce d'une hausse plus forte que prévu des prix à la consommation (+4,2% sur un an, au plus haut depuis 13 ans) avait entraîné une aversion au risque sur les marchés boursiers.

L'accélération des prix, qui accompagne assez logiquement la reprise "post-Covid", n'a pas fait changer la Fed de son cap. Le vice-président de la banque centrale américaine, Richard Clarida, s'est dit mercredi "surpris" de l'ampleur de la hausse des prix, mais il l'a néanmoins jugée temporaire, confirmant la position actuelle de la Fed consistant à maintenir son soutien de façon prolongée.
Raphael Bostic, le président de l'antenne d'Atlanta de la Fed, est allé dans le même sens en soulignant que l'économie américaine traversait une "période de transition" entre la crise du Covid et la reprise progressive de l'activité après la pandémie. "On observe donc logiquement des perturbations de l'offre comme de la demande, aussi bien pour la main d'oeuvre que pour les biens et les services, a-t-il expliqué, et "nous allons observer beaucoup de volatilité des prix".

Malgré les craintes liées à l'inflation, les marchés ont bien accueilli jeudi la publication des derniers chiffres hebdomadaires de l'emploi, qui rassurent après la grosse déception sur les chiffres mensuels d'avril (+266.000 créations de postes au lieu d'un million attendu...)
Sur la semaine achevée le 8 mai, les inscriptions au chômage ont chuté pour la première fois à leur niveau précédant la pandémie de coronavirus. Le Département américain au Travail a ainsi annoncé que ces inscriptions ont atteint 473.000, en recul de 34.000 par rapport à la semaine précédente (lecture révisée) et alors que le consensus était positionné à 490.000.
Sur les marchés obligataires, où les taux s'étaient brusquement tendus mercredi, le calme est un peu revenu. Le rendement du T-Bond américain à 10 ans pointait jeudi soir à 1,65% (-4 points de base) et le taux du "30 ans" revenait à 2,40% (-1 pdb).

Du côté des changes, l'euro pointe à 1,2090$ dans les échanges interbancaires.
Les cours du pétrole brut, qui avaient atteint mercredi un plus haut depuis plus de deux mois marquent une pause. Le baril de brut léger américain WTI a terminé en recul de 3% à 63,85$ sur le Nymex pour le contrat à terme de juin, tandis que le Brent revient à 67$ (contrat de juillet).
Ce repli coïncide avec l'annonce d'un redémarrage du réseau de Colonial pipeline, qui a désorganisé depuis vendredi dernier la distribution de carburants aux Etats-Unis, entraînant des pénuries dans certaines stations services, où se sont rués les Américains.
Enfin, sur le marché des "cryptos", le bitcoin qui a souffert de la volte-face spectaculaire d'Elon Musk qui n'acceptera finalement pas le paiement de ses voitures Tesla en bitcoins, en raison de son caractère énergivore, campe sous la barre des 50.000$.

VALEURS A SUIVRE

Tivoly a réalisé sur le premier trimestre, un chiffre d'affaires consolidé de 21,2 ME, en progression de +17% à taux de changes et périmètre constants par rapport au premier trimestre 2020. A taux de changes réels, l'activité progresse de +15,2%.
L'activité du premier trimestre 2021 est très forte en Europe notamment dans le Consumer qui est porté par des prises de parts de marchés et par la forte croissance de la demande dans le Bricolage et le Pro.
Des signes encourageants de reprise se présentent dans l'industrie que ce soit en Europe ou en Amérique. En Asie, l'activité progresse sur l'ensemble des marchés.

Wendel : Le chiffre d'affaires du premier trimestre 2021 d'IHS Towers, dont Wendel est actionnaire, s'élève à 362 M$, en hausse de 8,7% par rapport au premier trimestre 2020.
La croissance organique atteint 14,6 %, portée par l'augmentation du nombre total de tours détenues et gérées, de nouveaux locataires, de nouveaux amendements aux contrats existants et les clauses d'inflation des prix.
Les principaux marchés d'IHS Towers enregistrent une bonne progression, avec des taux de croissance organique à deux chiffres au Nigéria, en Afrique sub-saharienne et en Amérique latine.

Crédit Agricole : Après approbation des comptes de l'exercice clos le 31 décembre 2020, l'Assemblée générale ordinaire de Crédit Agricole S.A. a décidé la distribution d'un dividende de 0,80 euro par action.
Afin de répondre aux recommandations de la Banque centrale européenne en date du 15 décembre 2020 encadrant le paiement du dividende en numéraire et en accord avec elle, il a été proposé à l'Assemblée générale de se prononcer sur la possibilité de verser le dividende soit en numéraire, soit en actions ; le choix pour l'une des deux options étant exclusive de l'autre.
Les actionnaires de Crédit Agricole S.A. ont approuvé très largement cette proposition.
Les conditions de détermination du prix d'émission des actions nouvelles à émettre en paiement du dividende prévoit que ce prix ne peut être inférieur à 90 % de la moyenne pondérée des cours cotés lors des vingt séances de bourse précédant le jour de l'Assemblée, diminuée du montant net du dividende faisant l'objet de la quatrième résolution et arrondi au centime d'euro supérieur.
Réuni à l'issue de l'Assemblée générale, le Conseil d'administration a décidé, en application de la délégation votée par l'Assemblée, d'appliquer une décote de 5% sur la valeur de l'action dans le cadre du possible paiement du dividende en action. Ainsi, le prix d'émission des actions nouvelles est de 11,28 euros, sur la base d'une moyenne pondérée des cours des 20 dernières séances à 12,67 euros, et incluant cette décote de 5% sur le cours hors dividende.
L'option pour le paiement du dividende en actions devra être exercée entre le 20 mai 2021 et le 3 juin 2021 inclus. A défaut d'exercice de l'option, le dividende sera payé uniquement en numéraire.
Pour les actionnaires qui n'auront pas opté pour un versement du dividende ordinaire en actions, le dividende sera mis en paiement en numéraire à compter du 9 juin 2021.
La livraison des actions nouvelles pour les actionnaires qui auront opté pour le paiement du dividende en actions interviendra à compter de la même date.

Genkyotex, société biopharmaceutique leader des thérapies NOX, annonce aujourd'hui son niveau de trésorerie au 31 mars 2021 de 3,8 millions d'euros. La trésorerie et les équivalents de trésorerie procurent à la société une visibilité financière jusqu'à la fin du mois de juillet 2021.
Le 24 mars, la société avait annoncé qu'elle avait levé 5 ME par le biais d'une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires en France. Suite à cette augmentation de capital, le principal actionnaire de la Société, Calliditas Therapeutics AB (publ), détient 90,2% du capital social et des droits de vote de la société.

Genomic Vision, société de biotechnologie qui développe des outils et des services dédiés à l'analyse et au contrôle des modifications du génome, annonce aujourd'hui avoir terminé avec succès le premier volet d'un accord de recherche en trois parties pour la caractérisation génétique des banques de cellules de Sanofi.
En 2019, Genomic Vision a initié la première partie d'un partenariat avec Sanofi Genzyme (l'unité mondiale de soins spécialisés de Sanofi) pour caractériser les lignées cellulaires transformées pour la bio-production et pour comparer sa technologie propriétaire de peignage moléculaire aux autres méthodes d'analyse.
Les résultats obtenus dans cette première étape, confortent la démarche de Genomic Vision et ouvrent la voie à une meilleure compréhension de la caractérisation génétique des lignées cellulaires transformées.
Le peignage moléculaire avec les gammes de produits FiberVision fournit une visualisation à l'échelle d'une molécule des schémas d'intégration transgéniques avec une sensibilité élevée et des résultats quantitatifs, sans biais lié à l'amplification. Cela permet de contrôler avec précision la qualité des lignées cellulaires et d'évaluer leur stabilité tout au long du processus de fabrication, une étape essentielle dans le développement et la production de nombreux produits biologiques, notamment les particules virales, les protéines thérapeutiques recombinantes, les anticorps monoclonaux, et de contribuer à la production de vaccins.
En parallèle, Genomic Vision continue de travailler avec d'utres industriels du consortium NIST (U.S. National Institute of Standards and Technology) pour développer des outils de contrôle de qualité à utiliser dans les thérapies basées sur l'édition du génome.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.